Le PS tenté par la diversité cosmétique « à la Sarkozy »
Il y a quelque chose de pourri au royaume du PS. A quelques jours du congrès de Reims, on se demande si le premier parti de gauche n'est pas entré dans une crise profonde et durable. Les querelles entre les différents « chefaillons » nous démontrent que la rénovation du parti n'est pas à l'ordre du jour.
Et la volonté d'opposition à la droite ? L'alternance démocratique et le débat contradictoire ne sont plus prioritaires au profit de luttes larvées entre mammouths, dinosaures et lionceaux. La réalité dans la France du XXIe siècle est que le Parti socialiste ne gagne plus d'élections. Ses victoires sont le fait d'un vote sanction contre la politique de la droite et non plus le signe d'une adhésion aux valeurs qui devraient faire la gauche d'aujourd'hui.
Le PS est de plus en plus pris dans le piège de la vie politique moderne. Des élites marquées par les méthodes de la communication et du marketing avec peu de contenu et d'orientations pour l'avenir de notre pays.
Surtout, sur le terrain du renouvellement générationnel, le PS vieillit et se coupe d'une partie de la France. Et de quelle partie de la France ? Celle que le parti s'était appropriée mais a vite perdu en cours de route, apeurée par ignorance face au discours sécuritaire martelé par la droite ; celle des banlieues et des quartiers, territoires quasi inconnus du PS, au cœur desquels ils avaient pourtant su récupérer des voix.
Mohamed, Marcellin et Fatou, colleurs d'affiches et couleurs sur les affiches
Pour se donner bonne conscience et apaiser la fronde naissante, les socialistes ont été les premiers, dans les années 80, à mettre en avant des beurs venus de ces « territoires perdus de la République » par le biais d'associations issues de la « Marche pour l'égalité ». A l'époque, la « génération beurs » allait de pair avec « génération Mitterrand ».
Mais qu'en est-il aujourd'hui ? Quelle place est donnée aux « divers », ces Français que l'on préfère appeler pudiquement « minorités visibles » -alors qu'ils sont politiquement invisibles-, ces « autres » pas totalement comme « nous » ? Mohamed, Marcellin et Fatou sont-ils condamnés à n'être que des colleurs d'affiches ou, comme certains le disent ironiquement, des « couleurs sur les affiches » ?
Nombreux sont les déçus qui partent, se plaignant de n'être point considérés et respectés au nom même de cette différence qui leur est affublée. Alors que d'autres restent avec l'espoir que les choses vont changer, que le congrès de Reims sera la consécration de cette nouvelle génération, de ces nouveaux militants aux multiples compétences et cultures politiques.
Un rêve qui risque d'être source de désillusion. Car, en plagiant la diversité « à la façon Sarkozy », le PS singe une politique spectacle d'une diversité imposée, alors qu'il dispose d'un vivier de militants diversifiés. L'instrumentalisation de cette question pour en faire une diversité de casting risque de coûter cher au parti de Jaurès.
Les entreprises du CAC40 soucieuses d'afficher une « diversité Benetton »
Au lieu de s'appuyer sur ses ressources naturelles, ses adhérents et militants issus des quartiers populaires, le PS s'amuse à gadgétiser la question de la diversité. A quand le « kit diversité », financé par les entreprises du CAC40 soucieuses d'afficher une « diversité Benetton » ? Sera-t-il mis en vente au congrès du PS ?
La diversité est devenue aujourd'hui le nouveau concept à la mode promu par les partis politiques français de l'extrême gauche à l'extrême droite, se livrant ainsi à une sorte de compétition à celui qui affichera le plus grand nombre de « divers » sur ses listes de candidats aux élections.
Mais cet engouement politico-médiatique pour la « diversité à la française » ne doit pas masquer un fait majeur : la thématique de la diversité constitue le symptôme d'une crise profonde de notre système politique, en général, et des partis de gauche (PCF et PS), en particulier, révélatrice de leur incapacité à capter et surtout à représenter les nouvelles classes populaires.
La diversité obscurcit plus qu'elle ne clarifie les rapports de force, elle dépolitise les enjeux sociétaux plus qu'elle ne les politise, elle sonne le glas d'une certaine forme de sociabilité politique où les clivages sociaux étaient plus marqués : la lutte des places se substitue désormais à la lutte des classes et, pire, la lutte des races apparaît en filigrane.
A l'heure où un culte est quasiment voué à Barack Obama
Loin de trouver des solutions, nos responsables politiques stigmatisent de plus en plus ces populations et ne leur offrent pas cette chance tant promise d'être des acteurs de la scène politique française, si ce n'est que des rôles de figurants ethniques d'une grande messe de l'exotisme politique.
Peu de leçons ont été tirées d'une histoire riche d'enseignements citoyens : les mouvements collectifs des années 70 contre les expulsions, les grandes marches des « jeunes de cités » des années 80, les combats pour les droits civiques des enfants de l'immigration dans les années 90 et, plus récemment, les émeutes urbaines des années 2000.
A l'heure où Barack Obama est encensé par tous nos leaders politiques hexagonaux, un culte lui est quasiment voué, des comités de soutien se créent à tour de bras et fleurissent aux quatre coins de la France. Un tel engouement laisse perplexe, puisqu'à aucun moment les candidats arabes et noirs « made in France » n'ont suscité un tel enthousiasme.
Certes, les enjeux sont différents et le contexte autre, mais l'un des arguments mis en avant pour définir le candidat américain reste sa négritude et son expérience citoyenne dans les « territoires perdus de l'Amérique ».
Alors, Reims, congrès socialiste de stars ou congrès du réalisme politique prêt à accorder toutes leurs places à ces militants de terrain issus de la majorité invisible ?
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De Pépé61
Enterré vivant | 11H20 | 10/11/2008 |
La « minorité visible » est désormais celle des quelques centaines d'élus locaux, attachés à leur mandat électif comme des berniques sur des rochers. Et cette minorité n'a pas mis l'autre, celle des banlieues, de travailleurs immigrés pauvres et hacelés au rang de ses préoccupations.
Consternante cette gauche enfermée et maintenue dans ses querelles de personnes attisées par des journalistes en mal d'audience, ou qui cherchent à plaire au pouvoir.
Alors, on ressort le problème des minorités, c'est « tendance » après l'élection d'Obama. Mais le parti socialiste, tel l'orchestre du Titanic, continue sa rengaine alors que le navire coule.
à Pépé61
De mamane
Ingénieur | 10H33 | 12/11/2008 |
Le PS est le parti du paternalisme, des militants de l'immigration et des banlieues vont le diront.
Et c'est surtout le parti des trahisons, il n'y a qu'a voir comment ce parti a detourne la Marche pour l'egalite en la transformant en SOS racisme.
SOS Racisme dont le precedent president, Malek Boutih faisait clap clap a Sarkozy ministre de l'interieur quand il envoyait ses robocops et ses lois liberticides.
Quand a l'actuel president de SOS Racisme, il a ecrit un livre dont le titre est « SOS anti-racisme ».
Le PS a detourne les espoirs et les revendications de la Marche pour l'egalite, qui contrairement au mythe etait loin de n'etre composee que de « beurs » [mais faut bien diviser pour mieux regner…]
Pour ce parti, comme pour les autres, la « diversite » est venue a l'ordre du jours apres les revoltes de 2005. Le PS et les autres partie se seraient assis dessus s'il les revolte n'avaient pas eu lieu.
La vrai question est de savoir ce qu'attendent les noir-e-s, les arabes, les musulman-e-s et les habitan-es des quatiers pour former leur propre force politique qui ni ne les trahira, ni les utilisera comme caution morale ou tete de gondole>
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H22 | 10/11/2008 |
« diversité Benetton » , elle est excellente , celle la .
Je reve du jour ou tout cela sera enfin réglé et ou on ne comptera plus les parités sexuelles et de couleurs parce on ne s'en apercevra meme plus et qu'on en aura plus rien à foutre …
Comme par exemple , pour ce qui concerne la France , sur l » Ile de la Reunion ou dans n » importe quelle rame du Métro parisien…
De skalpa
actif et militant ? | 12H33 | 10/11/2008 |
La belle affaire, ce ne sont pas les premiers à faire de la diversité marketing !
Le jour où l'on ne se posera plus de questions, mais où cela se fera naturellement, il y aura peut-être moyen de se réjouir !
http://kprodukt.blogspot.com
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 12H41 | 10/11/2008 |
La messe n'est pas encore dite en ce qui concerne la représentation des minorités au sein des partis politiques. Le renouvellement des générations au PS peut déboucher sur une meilleure prise en compte de ces minorités. Encore faut-il avoir un discours clair et une politique de recrutement et de promotion d'adhérents issus de l'immigration.
Je n'exclus pas une réorientation fondamentale du PS sur ce plan. On verra bien après le congrès de Reims.
De mechante langue
12H43 | 10/11/2008 |
Mais est ce bien notre cher Vincent Geisser ?
Pour lui vous pouvez etre anti-capitaliste , anti-chrétien , anti-athée , anti-voiture , anti-UMP , anti-fasciste …mais , meme si vous n'etes pas anti-islam , mais que simplemnt vous soumettez l'islam au meme niveau de critique que n'importe quelle opinion , vous etes raciste .
Geisser assimile l'islam a une race .
Il est le principal importateur du concept d'islamophobie qui consiste a donner un statut spécial a l'islam en le sortant du champ critique
à mechante langue
De Lugi
10H52 | 12/11/2008 |
Et si vous associiez une critique du propos à la critique de l'auteur, votre commentaire aurait un argument, voir peut être un intérêt, voir peut être même une place dans la discussion.
Sinon moi je pourrais aussi faire la critique de méchante langue.
Méchante langue, c'est Pie(x*r)e, son frère, cousin, ou collègue.
C'est quelqu'un d'incapable de mener un débat sur le fond ou d'aligner des arguments qui tiennent la route, champion des idées préconçues et des techniques de débat sur la forme, qui balance contre-vérité et idées en kit comme si c'était l'alpha et l'oméga de la politique et de l'économie moderne.
Ca vous plait ?
De Avembe
Enseignant | 12H44 | 10/11/2008 |
Je ne comprends l'obsession d'intégrer un parti politique ! !
Si » les minotités visibles » ne sont pas satisfaites des partis politiques existant , ils n'ont qu'à créer les leurs ! ! ! ! ! ! !
marre de ces chialeries ! ! ! !
le parti socialiste ne fera RIEN de bon pour elles…
Quand les gens vont-iles ENFIN intégrer le fait que la politique est un rapport de force et que les partis ne réagissent que lorsqu'ils sont au pied du mur…
il FAUT être une FORCE de proposition …
Ex : les démocrates aux USA DOIVENT compter avec les voix Noires et Juives et bientôt les Latinos car sans eux ils ne peuvent rien gagner.RIEN
Les LATINOS ont lâcher les Républicains pour suivre Obama ! ! !
C ainsi que ça s'passe
Que « les minorités “ cessent donc leur chialeries et se BATTENT en s'organisant ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De Avembe
Enseignant | 12H48 | 10/11/2008 |
En plus les gens de la diversité c quoi ce mot…
Les Blancs sont quoi alors ?
Franch'ment ça sonne plutôt « bio-diversité »…on croirait entendre parler d'une faune…C du délire…
Les noirs , Les Arabes, les Juifs, les Asiatiques sont …les divers ! ! ! c ça ? ? ? ? ? ! ! ! ! !
C impressionnant de stupidité ! ! ! !
…bref comme la politique ! ! !
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 12H52 | 10/11/2008 |
Pour que quelqu'un suscite l'enthousiasme, suffit pas qu'il soit noir, blanc, jaune, rouge ou bleu, faut qu'il soit le meilleur. Ramener le succès d'Obama à sa couleur, je trouverais ça insultant, à sa place.
De Trevor narg
auteur | 18H54 | 10/11/2008 |
Difficile d'assumer tous ses reniements, à commencer par l'adhésion à la Ve république puis au libertalisme, à sa mondialisation, à son Europe…
Tout est à reprendre à zéro !
http://www.youtube.com/watch ? v=h7eY9-U1nd0
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 19H18 | 11/11/2008 |
« Il y a quelque chose de pourri au royaume du PS. A quelques jours du congrès de Reims, on se demande si le premier parti de gauche n'est pas entré dans une crise profonde et durable. »
DE PROFONDIS MORPIONIBUS…ON NE LES REGRETTERA PAS.
De hagalma
21H55 | 11/11/2008 |
Il n'y aura bientôt plus que des attentes catégorielles. A chaque spécificité, sa réponse attendue, sollicitée, réclamée. Bien sûr le processus est infini. Le P.S n'a pas déserté les cités, c'est le discours consummériste qui peu à peu tient lieu de lien social. Avoir de la Marque est plus fondamental que d'avoir une place. La gauche aurait déserté l'humain ? La bonne blague ! Ce sont les patrons qui ont flingué la culture ouvrière, et promu comme modèle le créateur- d'entreprise- burné-et-jouisseur. La politique spectacle ne témoigne pas tant d'une perte de valeur qu'un trop de certitude apporté par l'objet consommé : l'image, la communication, la performance qui boostent. Ni de droite, ni de gauche, chaque camp se voulant plus décomplexé que jamais vis-à-vis de l'autre camp, vis-à-vis de l'autre dans son droit-à-la-concupiscence. Sarkozy dit : « je jouis », et en face ça va dire la même chose, témoignant que l'individu est devenu à lui-même : et sa propre fin consummériste, et son propre régulateur. On peut le déplorer, moraliser, mais si c'est sans s'attaquer aux dégâts collatéraux de l'empire de l'objet, ça ne servira à rien.
De Akaz
Malfini | 02H51 | 12/11/2008 |
Avembe,
Faut savoir, si les minorités suivent ce que vous leur indiquer, c'est du communautarisme, et comme chacun sait, le communautarisme c'est mal.
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 09H20 | 12/11/2008 |
Selon Emmanuel Todd et son remarquable Après la Démocratie, le PS est l'incarnation de la dernière pyramide socio-politique ou l'élite culturelle se retrouve en nombre suffisant pour soulever à l'intérieur d'elle-même de problèmes qui ne concernent que ceux qui ont la légitimité socio-culturelle d'en débattre.
Du coup, les militants et les sympathisants qui doivent se battre tous les jours pour surmonter les mille et uns tracas de leurs vies quotidiennes, en font les frais.
Et toujours selon Todd, cela ne pourra s'arrêter que lorsque les ultra-diplômés, formés (formatés ? ) par l'enseignement dit « Supérieur » se retrouveront très nombreux au chômage, sans utilité ni revenus, pour enfin se mettre à la portée de leurs électeurs et comprendre ou sont les urgences dans la société dite civile.
Espérons qu'il y aura un autre moyen que la détresse pour amener les intellectuels à redécouvrir l'empathie.
Il serait bien que les dirigeants socialistes sauvent la maison de la ruine en pensant un peu à ceux qui aimeraient croire en eux et voter pour eux.
Il y a vraiment urgence.
Et pendant que je tape, j'entends les vomissements verbeux de Nadine Morano, qui n'a pas trouvé mieux pour faire avaler sa réécriture de l'histoire que de nous infliger un raz-de-marée logorrhéïque en faveur entre autres de la surveillance des échanges d'opinion sur la Toile.
Même Bourdin n'arrive pas à en placer une !
Comme le dit Todd : les militants gaullistes ne sont plus les fidèles d'une personnalité historique hors du commun pour être devenus les groupies d'un politicien ridicule.
L'UMP a fait les trois quarts du boulot, et ne pas en profiter est vraiment déplorable.
De Quixano David
xénophile errant | 16H12 | 12/11/2008 |
Les quadras importants du PS sont : Peillon, Montebourg, Dray, Hamon, Moscovici, Valls. (J'en oublie sûrement quelques uns)
La mère du second est algérienne, d'une famille aristocratique certes, mais le père d'Obama non plus n'était pas un simple paysan. Moscovici est né d'un père roumain. Valls a été naturalisé français. Pour finir, Dray et Hamon sont d'extraction modeste.
Cette génération de dirigeants n'est-elle pas assez visiblement diverse ?
De ZBULLE
16H32 | 13/11/2008 |
Discriminations : et moi et moi et moi… !
Depuis l'élection d'Obama, j'entends la colère qui gronde sur le retard de notre pays en matière de diversité.
« Oui, nous le pouvons » est devenu la phrase clé, celle qui a fait basculer de la mise en veille à la reprise des hostilités, et ce, à juste titre.
Mais avant de s'emballer et de donner pour exemple ce qui se passe à l'UMP, il est bon ton de se rappeler les faits et les circonstances d'un tel affichage que nous vante la majorité.
Cela fait plusieurs années que la question des discriminations fait débat au sein du PS. Les échanges ont souvent été vifs, houleux, contradictoires et ceux, et ils sont nombreux, qui se sont positionnés pour aller vite, agir, réparer cette inégalité n'ont manqués ni de courage, ni de détermination.
Certes, tout cela n'a pas conduit le PS, je le concède, à diversifier ses rangs, dans tous les sens du terme. Du moins, pas à la hauteur des faits attendus, et ils sont légitimes, je tiens à le rappeler.
Mais le PS est entré dans ce débat voilà quelques années et c'était sans doute le seul parti politique qui abordait la question, permettait à ses militants de la défendre en lui donnait les moyens d'y travailler.
Cette démarche n'est pas une futilité car aucune question de cette ordre n'avance dans la société, ne se corrige, si elle n'est pas d'abord posée et largement disséquée pour la régler.
Que peut-on dire du côté de l'UMP ? D'abord, qu'il n'y a jamais eu de débats sur cette question. C'est bien connu ; cette formation politique n'est pas très pratiquante en matière de démocratie ; ce serait plutôt l'exécution des décisions d'un chef qui s'appliquent. Mais la liberté prévoit aussi que chacun gère le collectif comme il l'entend. L'UMP est donc libre de concevoir son organisation de cette manière.
Au lendemain des présidentielles, en composant sa vitrine de gouvernement, l'UMP s'est rendue à l'évidence qu'il fallait quand même mettre un peu de couleurs, rendre en quelque sorte le décor en harmonie avec la rue. Certes, la vitrine est plutôt réussie sauf que sa composition ne repose que sur un calcul politicien et non sur un sentiment sincère et un profond du désir d'une égalité réelle, durable et ancrée dans l'avenir.
L'UMP a donc rajouter des couleurs à son tableau afin qu'une plus large partie des citoyens s'y retrouvent.
Un coup de maître qui a fait mouche tant le tableau sert d'exemple et de preuve à tous ceux qui n'ont pas osés le faire et se promènent encore avec des croûtes monocolores.
Cette démarche n'est valable que pour un temps et ne construit pas le vivre ensemble dans la durée, qui aiderait notre pays à effacer la problématique définitivement.
Toute la politique de l'UMP dit le contraire de cette parade de communication. Certains n'y verront aucun rapport et pourtant il y en a un : c'est toute une idéologie qui nous écrase ; celle de la division, de l'individualisme, du maintien en sous-développement social, culturel et intellectuelle d'une grande partie de la population.
Intégrer quelques personnes issues de l'immigration dans un gouvernement ne suffit pas à le classer dans le camp des modernes et des progressistes car faire de la politique ce n'est pas faire de l'affichage de circonstances.
Le parti socialiste n'est pas une association qui poursuit un seul objectif comme la lutte contre les discriminations par exemple. Le parti socialiste a vocation à proposer un projet politique crédible, pour tous et dans le respect de ses valeurs de justice sociale, d'égalité, de progrès et surtout d'humanisme.
Je mets en garde ceux qui verraient les promotions des personnes issus de la diversité par l'UMP comme un gage de progrès ; je leur dis de ne pas réduire leur engagement à cette seule problématique mais d'élargir leur champ vers et pour toutes celles et ceux qui attendent d'autres solutions, d'autres réformes que celles subies actuellement.
Laissons donc le PS assumer ses responsabilités ; il sait, il ne peut plus nier, il ne peut plus reculer ; il ne lui reste plus qu'à agir pour avoir demain un parti de toutes les diversités !
Je n'ai pas envie, je ne l'ai d'ailleurs jamais fait, de monter au front pour que l'on m'intègre comme un quota. J'aurai le sentiment d'y perdre ma dignité, de mettre en second plan, pour ne pas dire effacer, mes convictions, la sincérité de mon engagement et surtout, d'acquiescer une spécificité dans laquelle je ne me sens pas d'appartenance particulière.
Je sais combien le traitement de cette question est un drame psychologique personnel et collectif mais que dois-je dire à mes enfants lorsqu'ils me demandent dans quel quota ils pourraient bien s'insérer ?
Les jeunes ont déjà mis en œuvre la diversité car leur union repose d'abord sur deux points communs : leur jeune âge et l'avenir qu'ils incarnent.
Leurs codes et références sont ceux de la société dans laquelle ils vivent : la France.
Laissons leur le dernier mot ; notre engagement leur est dédié.