PS : Royal devant, mais « on est tous minoritaires »

Rue89 a suivi depuis le siège du Parti socialiste le vote des militants sur les motions. Résultats, réactions et décryptage.

Royal et Collomb en octobre à Toulouse (Jean-Philippe Arles/Reuters)

Après le vote sur les motions

Le quatuor de tête dans l'ordre est pressenti depuis 1h du matin, en cette nuit de jeudi à vendredi, mais tous les journalistes s'agitent rue de Solférino, au siège du PS, dès qu'un responsable socialiste daigne venir s'exprimer. Le but : en savoir plus. A l'arrivée : pas grand-chose.

Alors il faut analyser les signes. Patrick Menucci et David Assouline, cosignataires de la motion de Ségolène Royal, sont tout sourire. Les conseillers en communication de Bertrand Delanoë font grise mine, esseulés au milieu de la cour. A part le discret François Lamy, aucun soutien de Martine Aubry à l'horizon. Razzy Hammadi, bras droit de Benoît Hamon, vient très vite au devant de la presse.

Finalement les résultats quasi complets sont annoncés officiellement à 2h30 du matin. La participation s'élève à 55,39%, soit 128 978 votants. (Voir la vidéo)

  • Ségolène Royal - Motion E (29%)
  • Bertrand Delanoë - Motion A et Martine Aubry - Motion D (25%)
  • Benoît Hamon - Motion C (19%)
  • Utopia - Motion F et le Pôle écologique - Motion B (2%)



Mais les chiffres restent des chiffres, et ne présagent en rien des futures candidatures à la tête du PS. Ce jeudi, les militants votaient sur des programmes. Le 20 novembre, ils éliront une personne.

Ségolène Royal ressortira-t-elle seule du « frigidaire » ? Probable, à moins qu'elle ne laisse la place à l'un de ses lieutenants, comme Vincent Peillon. Son score pourrait en tout cas lui donner suffisamment d'avance pour ne pas avoir besoin de s'allier avec les tenants d'une autre motion (ce qui ne l'empêche pas de débaucher des personnes), même si c'est de son devoir de vainqueur d'appeler officiellement au rassemblement.

Sans oublier qu'elle a exclu mercredi ce genre de procédé, qui signifierait « un retour à la case départ » pour le PS et remettrait au goût du jour l'ancienne mode de la synthèse molle. Pour l'instant, son état-major joue l'esquive : « Seule la victoire est belle », s'est contenté de susurrer David Assouline.

Hamon et Aubry « discutent souvent »

Bertrand Delanoë, grand perdant de la nuit, devra également appliquer ce que lui et son camp ont promis durant cette campagne d'avant-congrès. François Hollande l'a fait savoir clairement plus tôt dans la journée : il refusera toute convocation d'un « camp du drap rose ». Il préfère se dispenser « de ce type de conciliabules, de surenchère ou de partie de cartes ».

Si alliance il doit y avoir, la plus probable est celle entre Martine Aubry et Benoît Hamon, seule tête de liste de premier plan à s'être déplacée à Solférino, fort d'un score qui dépasse presque ses espérances. Ce dernier s'est d'ailleurs ostensiblement et longuement entretenu à l'une des fenêtres avec François Lamy. « On discute souvent », a uniquement rapporté le fidèle de Martine Aubry.

Benoît Hamon a lui été un peu plus loin. « Mon portable est ouvert », a-t-il d'abord glissé, avant de poser ses conditions, sa condition : « Je suis plus que jamais candidat au poste de Premier secrétaire. »

Pourquoi lui ? Car « on est tous minoritaires » ! Et il fait l'analyse suivante : les militants ont voté pour le changement par rapport à la direction actuelle en mettant Ségolène Royal en tête et Benoît Hamon plus haut que prévu. C'est maintenant aux quatre autres tenants de motion de choisir entre ces deux lignes du changement.

Revoilà le « tout sauf Ségolène » ?

Une hypothèse qui, si elle se réalisait, pourrait même finalement convaincre Bertrand Delanoë, qui s'est fendu d'un communiqué au bout de la nuit. Un communiqué plein de vacuité, excepté une phrase :

« Le pôle central d'un rassemblement de toutes les forces progressistes de gauche (…) exclut toute perspective d'alliance avec un parti qui ne s'assumerait pas clairement de gauche. »

En clair, s'il s'allie avec une motion, ce ne sera pas celle de Ségolène Royal, qui, après avoir proposé le poste de Premier ministre à François Bayrou dans l'entre-deux-tours présidentiel, avait demandé au cours des municipales une union avec le MoDem « partout » où cela était possible.

Martine Aubry y verra-t-elle le seul moyen de barrer la route à Ségolène Royal, sa meilleure ennemie ? D'autant qu'elle a martelé à plusieurs reprises sa vision des choses : ce n'est pas la motion qui arrivera en tête qui triomphera, mais celle qui parviendra à rassembler.

Un « tout sauf Ségolène » dont chacun ne veut parler ouvertement, mais qui pourrait ressurgir à l'heure où l'ex-candidate socialiste effectue un come-back à l'ampleur inattendue.

Pendant le vote sur les motions

A l'occasion du vote ce jeudi, Rue89 fait le point sur les ambitions de chacun des six leaders socialistes pour le parti. Quel avenir pour le Parti socialiste ?

Les six leaders de motion du PS interviewés par Rue89 (Rue89)

Ce jeudi, au minimum après minuit, on saura. Pas tout, mais on saura. Et vous pourrez le vivre en direct sur Rue89. On connaîtra laquelle des six motions est arrivée en tête des suffrages des militants, qui votent de 17h00 à 22h00 dans quelque 3 200 sections. Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Martine Aubry, Benoît Hamon, tel est, dans l'ordre, le quatuor de tête selon les derniers sondages.

Mais les sondages ne font pas l'élection. Encore moins au Parti socialiste. Les instituts de sondages interrogent en effet les sympathisants, alors que ce sont les adhérents qui voteront. Le parti s'attend à une participation d'environ 60%. Un parti qui compte 233 000 adhérents, dont 65 000 ne pourront voter que s'ils se mettent en même temps à jour de cotisations.

Des cotisations qualifiées mercredi par Ségolène Royal de « taxe sur le droit de militer », selon les propos rapportés par l'AFP. Depuis La Bellevilloise, dans le XXe, à Paris, elle a affirmé que « le coût de l'adhésion ne doit plus être un obstacle » à rejoindre le PS. Avant d'ajouter :

« Je les appelle à prendre quand même leur droit à voter et à participer à l'avenir de notre parti. Nous les rembourserons, en tout cas nous trouverons une solution. »

Aucune motion ne devrait obtenir la majorité absolue

Habile manière d'attirer les votes à elle… Mais elle n'est pas la seule. Tous y sont allés de leur appel à la mobilisation depuis 48 heures. Chacun appelle à voter pour le fond, afin d'éviter les combinaisons. « Je dis la clarté, la clarté, la clarté », a martelé Bertrand Delanoë, mercredi à Strasbourg.

Mais pour la première fois depuis le début des années 1990, aucune motion ne devrait obtenir la majorité absolue. Loin de là. Si l'une d'elles recueille 30% des voix, ce sera déjà beaucoup. D'où les interrogations, nombreuses : la motion qui arrivera en tête parviendra-t-elle à discuter et rallier les autres ? Si ce n'est pas le cas, deux autres motions ou plus s'allieront-elles pour la supplanter ? Etc.

Ce vote sur les motions ne devrait donc servir qu'à déterminer les rapports de force avant le congrès de Reims, qui se déroulera du 14 au 16 novembre et comportera certainement de longues nuits de conciliabules, tant pour établir une motion majoritaire que pour se mettre d'accord sur le ou les candidats au poste de Premier secrétaire.

François Hollande, après onze année passé à la tête du PS, ne passera en revanche la main que quelques jours plus tard. Le 20 novembre exactement, nouveau jour de vote pour les militants, qui choisiront alors entre la ou les personnes en lice.

Avant le vote sur les motions

Le futur du PS est en jeu, sur le fond mais aussi concernant la vie du parti. Une question abordée par chacun des six leaders socialistes interrogés par Rue89.


Batho : « Il faut discuter
avec Besancenot et Bayrou »

L'injonction de François Hollande, qui vient d'appeler de nouveau à la discipline au sein du parti fait bondir Delphine Batho, députée proche de Royal. Pas sur le fond, mais du fait de son auteur :

« On aurait aimé que la direction actuelle fasse respecter le vote des militants pendant la campagne présidentielle ou pendant la campagne du référendum sur l'Europe, et ça n'a pas été le cas. »

Delphine Batho entend également « arrêter l'hypocrisie sur les alliances ». Ségolène Royal a été très critiquée pour avoir proposé à François Bayrou le poste de Premier ministre durant l'entre-deux tours de la présidentielle et pour avoir prôné des alliances « partout où cela est possible » au cours des municipales.

Pas de quoi ébranler le camp royaliste. Après avoir rassemblé le PS et la gauche, « nous disons et nous assumons qu'il faut discuter avec l'extrême gauche, notamment avec Olivier Besancenot, et avec François Bayrou ». Dans un seul but, battre la droite :

« La question leur est posée : est-ce qu'ils veulent être partie prenante d'un dispositif pour battre Nicolas Sarkozy en 2012, ou même pour garder les régions à gauche lors des prochaines élections régionales ? »

Et qudel résultat espère-t-elle ? « Je n'aime pas les pronostics… Le plus gros score possible ! » (Voir la vidéo)




Delanoë : « Aucun de nous au PS
n'est au-dessus du vote démocratique »

Bertrand Delanoë aussi commente la déclaration de François Hollande, qui avait donc tenu à resserrer les rênes, lors du dernier « Dimanche soir politique », l'émission de France Inter/Le Monde/i-Télé :

« Je le dis aux militants socialistes : si vous voulez que la discipline (…) soit la règle collective, votez pour une motion dont tous les signataires ont eu ce respect. »

Suivez son regard. Bertrand Delanoë le reçoit droit dans les yeux : « François a raison, c'est vraiment une caractéristique de notre motion. »

Prendre garde toutefois à ne pas trop en faire. « Quand les militants ont voté, aucune et aucun de nous n'est au-dessus du vote démocratique » : c'est vrai, Laurent Fabius ou Jean-Luc Mélenchon, qui ont fait campagne pour le non quand les militants avaient dit oui au traité constitutionnel européen, soutiennent d'autres motions.

Mais continuer en affirmant qu'« il y a besoin d'ordre et de solidarité dans le Parti socialiste » est un peu gros pour qui a de la mémoire concernant les soutiens du maire de Paris :

  • De la mémoire quelque peu lointaine : si Lionel Jospin n'a pas bronché durant la campagne présidentielle, il a dit tout le mal qu'il pensait de Ségolène Royal sitôt la défaite actée.
  • De la mémoire très immédiate : Michel Rocard ne vient-il pas de déclarer qu'il quitterait le PS si Ségolène Royal en prenait la direction ?

C'est avec ces points communs et ces différences que Bertrand Delanoë se dirige vers le vote des militants du 6 novembre, sans donner de pronostics, mais en espérant que sa « motion arrive très nettement en tête pour rassembler l'ensemble, mais sur des bases claires ». (Voir la vidéo)




Aubry : « La démocratie participative
ne doit pas remplacer la politique »

Martine Aubry se montre également critique sur le PS, surtout lorsqu'elle évoque la campagne de la dernière présidentielle. « Le Parti socialiste n'a pas suffisamment travaillé à un projet solide et crédible », écrit-elle, avant d'ajouter face caméra : « Aujourd'hui, Solférino [le siège du PS, ndlr] est vide. »

Même si « elle en prend sa part de responsabilité » et assure ne pas viser la démocratie participative chère à Ségolène Royal, elle glisse à l'adresse de sa meilleure ennemie :

« La démocratie participative ne doit pas remplacer la politique. La politique doit donner le sens, doit donner la vision. »

Et quand on évoque son alliance avec le MoDem au deuxième tour de la municipale à Lille, c'est encore l'ex-candidate à la présidentielle, qui avait demandé dans l'entre-deux-tours à François Bayrou d'être son Premier ministre en cas de victoire, qui semble en prendre pour son grade :

« Ceux qui me le reprochent aujourd'hui sont parfois ceux qui ont fait appel au MoDem parce qu'il craignaient de ne pas être réélus sans lui, et avant le premier tour ; ou ceux qui au niveau national pensaient que, avant de réunir la gauche, on pouvait aussi se rapprocher du MoDem. » (Voir la vidéo)



A Reims, la maire de Lille et son attelage de soutiens hétéroclites (Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Jack Lang, Jean-Christophe Cambadélis…) auront fort à faire pour devancer la motion de la présidente de Poitou-Charentes. Un pronostic ? « Je ne sais pas… Vraiment… », conclut-elle dans un sourire.


Hamon : « Les problèmes sont
devant Besancenot »

Benoît Hamon change de cheval pour faire désormais cavalier seul. Il n'est plus proche de Laurent Fabius, qu'il avait soutenu durant la campagne interne pour la candidature socialiste à la dernière présidentielle. L'ancien Premier ministre a choisi de se ranger derrière Martine Aubry. N'est-ce pas un élément manquant au rassemblement de la gauche du PS ? « On aurait bien vécu avec, on vit bien sans aussi… »

« Le grand rassemblement de la gauche », de toute la gauche cette fois, en jetant « les bases d'un puissant Parti du Progrès » (écrit avec des majuscules dans la motion, comme s'il s'agissait du nom d'un futur parti) pourrait aussi attendre.

S'il a beau affirmer que « son adversaire dans la vie n'est pas Olivier Besancenot », et dire « si je dois être une arme dans le Parti socialiste, c'est contre Sarkozy », il glisse cependant :

« Il y a des limites à ce que le NPA [le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, ndlr] puisse prospérer sur la crise du PS et du PC. Ça ne durera pas, les problèmes sont franchement devant eux.

“La notoriété et la popularité, ça crée des responsabilités. Et on ne peut pas éternellement vivre sur ‘c'est pas bien ce qui se passe, ça va de plus en plus mal’ sans rien faire.”

Benoît Hamon sent qu'il “monte”, qu'il a “le vent en poupe” et espère recueillir sur sa motion, sans l'avouer publiquement, au moins 20% des suffrages des militants socialistes. Il pense ne pas être si loin des Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Martine Aubry, et être le seul à pouvoir faire consensus à la tête du parti :

“J'espère qu'on va faire un score qui va me mettre en situation d'être la colonne vertébrale de la majorité, me permettre d'être candidat au poste de Premier secrétaire et de le devenir dans quelques semaines.” (Voir la vidéo)




Utopia : “Si on n'aimait pas le PS,
on n'y serait pas”

La palme de la critique revient toutefois au mouvement Utopia. A se demander si ses membres aiment le PS ! L'une des porte-paroles, Corinne Morel-Darleux, rassure -ou pas d'ailleurs- les militants socialistes : “Si on n'aimait pas le PS, on n'y serait pas.”

Leur tumultueuse histoire d'amour commune dure depuis 1996 et la création d'Utopia au sein du parti. Le mouvement en est déjà à sa troisième présentation de motion. Utopia se garde bien toutefois de tresser des lauriers aux premiers signataires d'autres motions. Pour les questions d'alliances, ils verront plus tard.

Mais ils comptent bien peser sur les débats en réalisant un score d'environ 5%. Aux derniers congrès de 2003 et 2005, Utopia avait à peine obtenu 1%. (Voir la vidéo)




Caresche : “Le Parti socialiste
n'est pas raisonnable”

Le Parti socialiste devra avant tout, pour le député Christophe Caresche et le Pôle écologique, se montrer plus clair sur le thème de l'écologie, ne pas refaire le coup de la gauche plurielle, “dans laquelle les Verts n'ont pas suffisamment été considérés”.

Préférera-t-il ensuite se ranger derrière Bertrand Delanoë, dont il a été l'adjoint à la mairie de Paris sept années durant, ou Ségolène Royal, qu'il avait soutenue dès la campagne interne au parti en 2006 ? Il ne tranche pas. Il verra “qui sera en mesure de faire une majorité ou pas”. De toute façon, chaque candidat a “des titres à faire valoir” en matière d'écologie. Et il aura au moins réussi, il espère, “à faire progresser [sa] cause”.

Malgré tout, Christophe Caresche prédit dans sa motion que ce congrès a “toutes les chances de ne rien trancher du tout”, car, complète-t-il devant la caméra :

“On a quatre candidats au poste de Premier secrétaire, ce n'est pas raisonnable. Ce n'est pas plus raisonnable que le fait d'avoir présenté trois candidats à la candidature à l'élection présidentielle. Dans ce parti, il y a un problème de responsables politiques qui n'arrivent pas à travailler ensemble.” (Voir la vidéo)



A côté de ces quatre principaux candidats à la direction du parti, le leader de motion dit espérer rassembler au moins 5% des suffrages des militants socialistes, le minimum pour que le Pôle écologique ait sa place au sein des instances nationales du PS.

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Portrait de gudule62

à Numerosix Portrait de Numerosix De gudule62

12H03 | 07/11/2008 | Permalien

si delanoé exclut toute alliance avec une ligne pas clairement à gauche il faut qu'il s'élimine pour commencer ! les jeunes manipulés de désirs d'avenir, francheùment vous êtes ridible ! Vous faites partie de ces gens qui sont persuadés que tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont forcément manipulés ou très con… je vous renvoie le compliment

Portrait de jojo1er

à gudule62 Portrait de gudule62 De jojo1er

casseroles.odebi.org | 12H15 | 07/11/2008 | Permalien

« si delanoé exclut toute alliance avec une ligne pas clairement à gauche il faut qu'il s'élimine pour commencer ! » = 5 ronds rouges

« les jeunes manipulés de désirs d'avenir, francheùment vous êtes ridible ! Vous faites partie de ces gens qui sont persuadés que tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont forcément manipulés ou très con… je vous renvoie le compliment » = 1 naze

Si je fais une moyenne je vous mets combien ? En tenant compte du volume de chaque partie de votre intervention ça doit faire une moyenne de 2. Inutile donc…au final c'est bien ce que l'on ressent face à la majorité (40 mots) de votre commentaire.

Votre guerre des droites pour prendre la tête de la gauche est pathétique.

Jojo1er, …

Portrait de kebra

à Numerosix Portrait de Numerosix De kebra

Bisounours killa | 12H06 | 07/11/2008 | Permalien

Waow quelle synchro Number Six, nous venons de publier une nalise (avec poire et caouèttes) très très pareille à une minute d'intervalle. Après une prévision presque similaire du nombre de délégués D'Obama, une question s'impose. Qui copie sur Qui ?

Portrait de Numerosix

à kebra Portrait de kebra De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 12H11 | 07/11/2008 | Permalien

Personne ne copie . on est plusieurs , peut etre meme une minorité significative .

Cordial , Le Rat .

Portrait de reveric

De reveric

Rillard | 12H25 | 07/11/2008 | Permalien

et bien moi j'ai bien apprécier le discours de …Besancenot.
au diable le PS Royal ou pas.

Portrait de gargamelle

De gargamelle

12H26 | 07/11/2008 | Permalien

Hamon et assez clair, son boulot en tant que représentant de l'aile gauche du ps est d'abord de récupérer des voix (venant du PS) parties chez le NPA de Besancenot, plus, si c'est possible. De plus, il sait parfaitement qu'il incarne un nouveau PS débarrassé des vieux éléphants, alors je ne pense pas qu'il s'allie avec Delanoë ou Aubry (elle même ayant appelé le Modem auprès d'elle à Lille). En fait la motion d'Hammon et celle de Royale se sont toutes les deux écartées des vieux de la vieille (delanoë, DSK, Hollande, Fabius….). C'est le fait important de ces deux motions qui appelle à un renouvellement réel et à un nettoyage profond du PS, et ça, c'est important pour l'avenir du ps. Se débarasser de ceux qui ont plomber le ps et qui cherchent encore par tous les moyens à s'y accrocher. Emmanuelli (qui a travaillé avec Hamon) l'a compris immédiatement en donnant son aval à Hamon et en se mettant de côté. Royale a fait cette même conclusion ce matin sur inter. Récurer de fond en comble le PS est indispensable et pour le moment le boulot est là et pas ailleurs.

Portrait de jojo1er

à gargamelle Portrait de gargamelle De jojo1er

casseroles.odebi.org | 12H35 | 07/11/2008 | Permalien

Pour « récurer » le PS il faudrait virer tous les noms que vous citez, il n'y en a aucun à conserver…

Jojo1er, …qu'ils prennent leur carte au Modem.

Portrait de monisme

à gargamelle Portrait de gargamelle De monisme

clm | 17H34 | 07/11/2008 | Permalien

alors je ne pense pas qu'il s'allie avec Delanoë ou Aubry : Avec Martine : il a tout de même essayé !

Portrait de Charles Mouloud

De Charles Mouloud

Bras gauche de la Vénus de Millau | 12H28 | 07/11/2008 | Permalien

Texte de Mélenchon et de Dolez, reçu ce matin :

« Ca suffit comme ça !
Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l emporte avec sa proposition d alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l ont emporté alors qu elles conduisent partout à l échec. Elles avalisent l Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n y change rien malheureusement.
Pour nous, ça suffit comme ça !
Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !
Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l avant.

Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l Essonne
Marc Dolez, député du Nord “

Et bien , c'est pas trop tôt.
Enfin une bonne nouvelle de l'ami Mélanchon !

Portrait de WALTER le Suisse

à Charles Mouloud Portrait de Charles Mouloud De WALTER le Suisse

12H43 | 07/11/2008 | Permalien

C'est comme chez Bayriu : les connards se barrent. Bon vent duschmoll.

Portrait de WALTER le Suisse

à WALTER le Suisse Portrait de WALTER le Suisse De WALTER le Suisse

12H44 | 07/11/2008 | Permalien

BAYROU ! Sorry

Portrait de déluge

à WALTER le Suisse Portrait de WALTER le Suisse De déluge

menuisier | 13H19 | 07/11/2008 | Permalien

« Bon vent duschmoll »

Je comprends que tu ais écrit ça, « casse toi pov'con » était déja pris.

Portrait de déluge

à Charles Mouloud Portrait de Charles Mouloud De déluge

menuisier | 13H20 | 07/11/2008 | Permalien

Effectivement, première bonne nouvelle venant du PS de la journée !

Portrait de AlfredoGarcia

à Charles Mouloud Portrait de Charles Mouloud De AlfredoGarcia

Rien | 14H54 | 07/11/2008 | Permalien

Pour une fois qu'une motion que ce mec soutenait arrive à dépasser les 5 %, et il se tire ! ! ? C'est un sado-maso politique

-« refusent de mettre en cause le capitalisme ». Je vois pas ou vous voulez en venir. Suffit il de dire qu'il faut le remttre en cause pour etre bon a vos yeux ? Chaque mode de production est imparfait. Le capitalisme est plus favorable, dans l'ensemble, aux gens du peuple, que les autres systemes. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'esxiste pas d'inégalité, de chances notamment. Il faut le réformer plutot que de l'éradiquer, qui me prait d'ailleurs un peu utopique.
-la gauche de la gauche a aussi connu son lot de combinsaisons et vous pourriez le rappeler pour etre un peu plus objectif. Quid des mésententes pour la création dun programme commun et la mise en avant d'un seul candidat aux présidentielles de 2007 ? ? ? ? ? ? Je suis sur pourtant que vous vous rappelez des oppositions entre Bové Besancenot et les autres notamment. Besancenot, en position de force, refusait de ne pas etre ce candidat. Cela pour dire que les magouilles d'appareil existent partout, PARTOUT ! ! ! !
-« nous voulons etre utiles, autre voix ». C'est tjrs comme ca. Bien noté des internautes ce discours, tu m'étonnes, il est tellement généraliste. A quoi sert cette posture si elle ne reste que critique et qu'elle n'est jamais au pouvoir ? ? ? ? ? ? ? et pourquoi elle n'est jamais au pouvoir ? ? ? ? ? ? ? ? Parce qu'elle le refuse, ce qui lui permet de garder ce discours. Voyez n'importe quel parti de gauche (de la gauche) au pouvoir l'a progressivement abandonné.
-« nouveau partti de gacuche » ? N ? ? ? ? ? En plus du NPA. Bah tiens, puisque cest la kermesse, je vais en crée un aussi alors.

Portrait de Kereven

De Kereven

12H30 | 07/11/2008 | Permalien

Sont-ce les courants du PS qui sont minoritaires ou le PS lui-même ? Une grande partie de la base historique de ce parti s'attend à autre chose qu'à un parti social-démocrate comme nous en avons partout. Le parti MOU dont parlent certains, porte aussi le nom de Social-Démocrate. Un bon parti normand, du ni oui, ni non. Si la seule stratégie du PS, avec la victoire de dame patronesse est de s'allier au Modem, dont on a pu mesurer l'efficacité aux dernières élections, la NPA risque d'avoir plus de sympathisants qu'il ne s'y attend.

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean

alpha-béta | 12H40 | 07/11/2008 | Permalien

Sur France Inter ce vendredi matin :



Portrait de Lairderien

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De Lairderien

16H50 | 07/11/2008 | Permalien

Merci d'avoir mis en ligne cette vidéo, que je n'avais pas encore vue.

Je retiens que Mme Royal se sent avant tout des devoirs, plus que des droits, qu'elle veur rassembler sans rejet de personne, pour le seul combat qui vaille, celui contre la droite sarkoïsée.

Allo les détracteurs systématiques, que dit elle que vous ne pouvez pas approuver, si vous êtes réellement de gauche ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

Portrait de William Tel

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De William Tel

à Lille | 18H28 | 08/11/2008 | Permalien

Toujours les mêmes défauts oratoires. Répétitions et redondances de son propos, auto-citations, cafouillage dans l'emploi des termes (reprend le mot de « rassemblement » qu'elle vient de disqualifier, etc). Bref, aucun talent d'improvisation lorsque le journaliste l'interroge au-delà de ce qu'elle préparé et prévu de dire. Son discours finit toujours par piétiner au lieu de se frayer un chemin pour aboutir quelque part. Elle n'aura pas même eu l'« audace » d'afficher clairement ses intentions au sein de son propre parti, comment compte-t-elle mener efficacement la bataille contre ses ennemis désignés ?
Le problème tactique, que les militants n'ont toujours pas compris, c'est que cette faiblesse réthorique (je ne parle même pas des idées ou de son « intelligence » supposée) est rédhibitoire face à Sarkozy, dont c'est précisément le point fort. Ces qualités-là qui font que Bezancenot a le vent en poupe.
J'en connais un qui se frotte les mains de ce résultat, il ne déménégera pas avant 7 ans !

Portrait de WALTER le Suisse

De WALTER le Suisse

12H42 | 07/11/2008 | Permalien

Mettez Benoît Hamon secrétaire général : il est jeune, intelligent ( un agrégé de philo)et ne brigue pas la présidence de la République. Il est en effet vraiment intelligent, lui…

Portrait de Servais-Jean

à WALTER le Suisse Portrait de WALTER le Suisse De Servais-Jean

alpha-béta | 12H59 | 07/11/2008 | Permalien

La réussite dans ses études n'a jamais été une preuve d'intelligence.
Agrégé de philo ou de n'importe quoi, major de l'ENA ou de Normal-Sup prouve simplement qu'on a une trés bonne mémoire mais n'indique pas que l'on sache se servir avec intelligence de ses neurones.
Einstein lui-même était nul à l'école.

Portrait de OISANS38

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De OISANS38

retraitée | 15H59 | 07/11/2008 | Permalien

Arrêtons les légendes sur Einstein. Si avoir 16/20 en dissertation…française est être nul à l'école, alors je n'ai jamais rien compris.

Portrait de philipp

De philipp

retraité | 12H52 | 07/11/2008 | Permalien

Le come back de Chantal Goya à Bercy est une incontestable réussite.Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la machine à perdre 2012 est en marche,même avec un supplément de « bravitude » !

Portrait de Pépé61

De Pépé61

Enterré vivant | 13H02 | 07/11/2008 | Permalien

Complètement déconnecté des dures réalités, le PS continue à organiser ses petites cérémonies électorales, histoire de se prouver entre militants, qu'on est toujours en démocratie. Et le résultat de cette consultation est la énième confirmation de la pagaille ambiante. Et maintenant ? Associations diverses, regroupements opportunistes, magouilles et arrangements occultes divers, dans le secret des bureaux et autres petits restos.Consternant, affligeant, écoeurant pour quelqu'un comme moi qui ai toujours voté PS. Quand on pense que NS a envoyé une équipe aux USA pour voir comment Obama a organisé sa campagne, en pensant à 2012, on ne peut que se dire « quel gâchis ». Ce scrutin est une pierre de plus à son édifice de despote. Qu'est-ce qu'il doit se marrer …

Portrait de jojo1er

à Pépé61 Portrait de Pépé61 De jojo1er

casseroles.odebi.org | 13H10 | 07/11/2008 | Permalien

« et autres petits restos » Non, non, que des quatre étoiles.

Jojo1er, …

Portrait de ahmedhanifi

De ahmedhanifi

13H07 | 07/11/2008 | Permalien

Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez disent : « Ca suffit ! »

Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal lemporte avec sa proposition dalliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne lont emporté alors quelles conduisent partout à léchec. Elles avalisent lEurope du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, labstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti ny change rien malheureusement.

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera lorientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin dune autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre linitiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance daction. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et lécosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous la montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons dengager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction dun nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution dun front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons quune énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de lavant.

Jean-Luc Mélenchon, sénateur de lEssonne
Marc Dolez, député du Nord
Les deux parlementaires socialistes ont annoncé qu'ils ouvriraient un site aujourd'hui à l'adresse www.casuffitcommeca.fr .

Portrait de jojo1er

à ahmedhanifi Portrait de ahmedhanifi De jojo1er

casseroles.odebi.org | 13H12 | 07/11/2008 | Permalien

Charles a été plus rapide que vous, même si c'est une bonne nouvelle, merci de lire les autres commentateurs avant de poster.

Jojo1er, …

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 13H25 | 07/11/2008 | Permalien

Et près cette indigestion, c'est l'éclatement promis.

Portrait de riverain désinscrit à sa demande 28.01

De riverain désinscrit à sa demande 28.01

abcdef | 13H32 | 07/11/2008 | Permalien

Il ya un véritable problème avec les médias
Ils prévoyaient tous la victoire de Bertrand Delanoë,
le jospiniste au costume étriqué.
Que voyons-nous, la victoire de Ségolène Royal.
Je vous signale que les médias sont devenus amnésiques avec la victoire de Barack Obama aux USA alors que nous aurions pu connaître un événement historique en France il y a 1 an.
Les plus de 65 ans et les plus de 70 ans ont voté d'une manière écrasante pour Nicolas Sarkozy en 2007.
C'est à eux que Sarkozy doit sa victoire.
Par contre les moins de 25 ans avaient voté pour Ségolène Royal tout comme une majorité de jeunes américains a voté pour Obama. C'est à eux que Obama doit sa victoire. Les médias font-ils le parralèle ? Non bien sûr !

Portrait de OISANS38

à riverain désinscrit à sa demande 28.01 Portrait de riverain désinscrit à sa demande 28.01 De OISANS38

retraitée | 15H09 | 07/11/2008 | Permalien

A Daniel Schettino : on fait dire n'importe quoi aux statistiques, y compris ce qu'elles ne disent pas. C'est curieux ; personne ne semble se rappeler les images des jeunes militants UMP. Ce n'est pas en niant la réalité qu'on peut la combattre. Les mêmes( ? ) disaient que les « jeunes » ne votaient pas Le Pen.

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