PS : Royal devant, mais « on est tous minoritaires »

Rue89 a suivi depuis le siège du Parti socialiste le vote des militants sur les motions. Résultats, réactions et décryptage.

Royal et Collomb en octobre à Toulouse (Jean-Philippe Arles/Reuters)

Après le vote sur les motions

Le quatuor de tête dans l'ordre est pressenti depuis 1h du matin, en cette nuit de jeudi à vendredi, mais tous les journalistes s'agitent rue de Solférino, au siège du PS, dès qu'un responsable socialiste daigne venir s'exprimer. Le but : en savoir plus. A l'arrivée : pas grand-chose.

Alors il faut analyser les signes. Patrick Menucci et David Assouline, cosignataires de la motion de Ségolène Royal, sont tout sourire. Les conseillers en communication de Bertrand Delanoë font grise mine, esseulés au milieu de la cour. A part le discret François Lamy, aucun soutien de Martine Aubry à l'horizon. Razzy Hammadi, bras droit de Benoît Hamon, vient très vite au devant de la presse.

Finalement les résultats quasi complets sont annoncés officiellement à 2h30 du matin. La participation s'élève à 55,39%, soit 128 978 votants. (Voir la vidéo)

  • Ségolène Royal - Motion E (29%)
  • Bertrand Delanoë - Motion A et Martine Aubry - Motion D (25%)
  • Benoît Hamon - Motion C (19%)
  • Utopia - Motion F et le Pôle écologique - Motion B (2%)



Mais les chiffres restent des chiffres, et ne présagent en rien des futures candidatures à la tête du PS. Ce jeudi, les militants votaient sur des programmes. Le 20 novembre, ils éliront une personne.

Ségolène Royal ressortira-t-elle seule du « frigidaire » ? Probable, à moins qu'elle ne laisse la place à l'un de ses lieutenants, comme Vincent Peillon. Son score pourrait en tout cas lui donner suffisamment d'avance pour ne pas avoir besoin de s'allier avec les tenants d'une autre motion (ce qui ne l'empêche pas de débaucher des personnes), même si c'est de son devoir de vainqueur d'appeler officiellement au rassemblement.

Sans oublier qu'elle a exclu mercredi ce genre de procédé, qui signifierait « un retour à la case départ » pour le PS et remettrait au goût du jour l'ancienne mode de la synthèse molle. Pour l'instant, son état-major joue l'esquive : « Seule la victoire est belle », s'est contenté de susurrer David Assouline.

Hamon et Aubry « discutent souvent »

Bertrand Delanoë, grand perdant de la nuit, devra également appliquer ce que lui et son camp ont promis durant cette campagne d'avant-congrès. François Hollande l'a fait savoir clairement plus tôt dans la journée : il refusera toute convocation d'un « camp du drap rose ». Il préfère se dispenser « de ce type de conciliabules, de surenchère ou de partie de cartes ».

Si alliance il doit y avoir, la plus probable est celle entre Martine Aubry et Benoît Hamon, seule tête de liste de premier plan à s'être déplacée à Solférino, fort d'un score qui dépasse presque ses espérances. Ce dernier s'est d'ailleurs ostensiblement et longuement entretenu à l'une des fenêtres avec François Lamy. « On discute souvent », a uniquement rapporté le fidèle de Martine Aubry.

Benoît Hamon a lui été un peu plus loin. « Mon portable est ouvert », a-t-il d'abord glissé, avant de poser ses conditions, sa condition : « Je suis plus que jamais candidat au poste de Premier secrétaire. »

Pourquoi lui ? Car « on est tous minoritaires » ! Et il fait l'analyse suivante : les militants ont voté pour le changement par rapport à la direction actuelle en mettant Ségolène Royal en tête et Benoît Hamon plus haut que prévu. C'est maintenant aux quatre autres tenants de motion de choisir entre ces deux lignes du changement.

Revoilà le « tout sauf Ségolène » ?

Une hypothèse qui, si elle se réalisait, pourrait même finalement convaincre Bertrand Delanoë, qui s'est fendu d'un communiqué au bout de la nuit. Un communiqué plein de vacuité, excepté une phrase :

« Le pôle central d'un rassemblement de toutes les forces progressistes de gauche (…) exclut toute perspective d'alliance avec un parti qui ne s'assumerait pas clairement de gauche. »

En clair, s'il s'allie avec une motion, ce ne sera pas celle de Ségolène Royal, qui, après avoir proposé le poste de Premier ministre à François Bayrou dans l'entre-deux-tours présidentiel, avait demandé au cours des municipales une union avec le MoDem « partout » où cela était possible.

Martine Aubry y verra-t-elle le seul moyen de barrer la route à Ségolène Royal, sa meilleure ennemie ? D'autant qu'elle a martelé à plusieurs reprises sa vision des choses : ce n'est pas la motion qui arrivera en tête qui triomphera, mais celle qui parviendra à rassembler.

Un « tout sauf Ségolène » dont chacun ne veut parler ouvertement, mais qui pourrait ressurgir à l'heure où l'ex-candidate socialiste effectue un come-back à l'ampleur inattendue.

Pendant le vote sur les motions

A l'occasion du vote ce jeudi, Rue89 fait le point sur les ambitions de chacun des six leaders socialistes pour le parti. Quel avenir pour le Parti socialiste ?

Les six leaders de motion du PS interviewés par Rue89 (Rue89)

Ce jeudi, au minimum après minuit, on saura. Pas tout, mais on saura. Et vous pourrez le vivre en direct sur Rue89. On connaîtra laquelle des six motions est arrivée en tête des suffrages des militants, qui votent de 17h00 à 22h00 dans quelque 3 200 sections. Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Martine Aubry, Benoît Hamon, tel est, dans l'ordre, le quatuor de tête selon les derniers sondages.

Mais les sondages ne font pas l'élection. Encore moins au Parti socialiste. Les instituts de sondages interrogent en effet les sympathisants, alors que ce sont les adhérents qui voteront. Le parti s'attend à une participation d'environ 60%. Un parti qui compte 233 000 adhérents, dont 65 000 ne pourront voter que s'ils se mettent en même temps à jour de cotisations.

Des cotisations qualifiées mercredi par Ségolène Royal de « taxe sur le droit de militer », selon les propos rapportés par l'AFP. Depuis La Bellevilloise, dans le XXe, à Paris, elle a affirmé que « le coût de l'adhésion ne doit plus être un obstacle » à rejoindre le PS. Avant d'ajouter :

« Je les appelle à prendre quand même leur droit à voter et à participer à l'avenir de notre parti. Nous les rembourserons, en tout cas nous trouverons une solution. »

Aucune motion ne devrait obtenir la majorité absolue

Habile manière d'attirer les votes à elle… Mais elle n'est pas la seule. Tous y sont allés de leur appel à la mobilisation depuis 48 heures. Chacun appelle à voter pour le fond, afin d'éviter les combinaisons. « Je dis la clarté, la clarté, la clarté », a martelé Bertrand Delanoë, mercredi à Strasbourg.

Mais pour la première fois depuis le début des années 1990, aucune motion ne devrait obtenir la majorité absolue. Loin de là. Si l'une d'elles recueille 30% des voix, ce sera déjà beaucoup. D'où les interrogations, nombreuses : la motion qui arrivera en tête parviendra-t-elle à discuter et rallier les autres ? Si ce n'est pas le cas, deux autres motions ou plus s'allieront-elles pour la supplanter ? Etc.

Ce vote sur les motions ne devrait donc servir qu'à déterminer les rapports de force avant le congrès de Reims, qui se déroulera du 14 au 16 novembre et comportera certainement de longues nuits de conciliabules, tant pour établir une motion majoritaire que pour se mettre d'accord sur le ou les candidats au poste de Premier secrétaire.

François Hollande, après onze année passé à la tête du PS, ne passera en revanche la main que quelques jours plus tard. Le 20 novembre exactement, nouveau jour de vote pour les militants, qui choisiront alors entre la ou les personnes en lice.

Avant le vote sur les motions

Le futur du PS est en jeu, sur le fond mais aussi concernant la vie du parti. Une question abordée par chacun des six leaders socialistes interrogés par Rue89.


Batho : « Il faut discuter
avec Besancenot et Bayrou »

L'injonction de François Hollande, qui vient d'appeler de nouveau à la discipline au sein du parti fait bondir Delphine Batho, députée proche de Royal. Pas sur le fond, mais du fait de son auteur :

« On aurait aimé que la direction actuelle fasse respecter le vote des militants pendant la campagne présidentielle ou pendant la campagne du référendum sur l'Europe, et ça n'a pas été le cas. »

Delphine Batho entend également « arrêter l'hypocrisie sur les alliances ». Ségolène Royal a été très critiquée pour avoir proposé à François Bayrou le poste de Premier ministre durant l'entre-deux tours de la présidentielle et pour avoir prôné des alliances « partout où cela est possible » au cours des municipales.

Pas de quoi ébranler le camp royaliste. Après avoir rassemblé le PS et la gauche, « nous disons et nous assumons qu'il faut discuter avec l'extrême gauche, notamment avec Olivier Besancenot, et avec François Bayrou ». Dans un seul but, battre la droite :

« La question leur est posée : est-ce qu'ils veulent être partie prenante d'un dispositif pour battre Nicolas Sarkozy en 2012, ou même pour garder les régions à gauche lors des prochaines élections régionales ? »

Et qudel résultat espère-t-elle ? « Je n'aime pas les pronostics… Le plus gros score possible ! » (Voir la vidéo)




Delanoë : « Aucun de nous au PS
n'est au-dessus du vote démocratique »

Bertrand Delanoë aussi commente la déclaration de François Hollande, qui avait donc tenu à resserrer les rênes, lors du dernier « Dimanche soir politique », l'émission de France Inter/Le Monde/i-Télé :

« Je le dis aux militants socialistes : si vous voulez que la discipline (…) soit la règle collective, votez pour une motion dont tous les signataires ont eu ce respect. »

Suivez son regard. Bertrand Delanoë le reçoit droit dans les yeux : « François a raison, c'est vraiment une caractéristique de notre motion. »

Prendre garde toutefois à ne pas trop en faire. « Quand les militants ont voté, aucune et aucun de nous n'est au-dessus du vote démocratique » : c'est vrai, Laurent Fabius ou Jean-Luc Mélenchon, qui ont fait campagne pour le non quand les militants avaient dit oui au traité constitutionnel européen, soutiennent d'autres motions.

Mais continuer en affirmant qu'« il y a besoin d'ordre et de solidarité dans le Parti socialiste » est un peu gros pour qui a de la mémoire concernant les soutiens du maire de Paris :

  • De la mémoire quelque peu lointaine : si Lionel Jospin n'a pas bronché durant la campagne présidentielle, il a dit tout le mal qu'il pensait de Ségolène Royal sitôt la défaite actée.
  • De la mémoire très immédiate : Michel Rocard ne vient-il pas de déclarer qu'il quitterait le PS si Ségolène Royal en prenait la direction ?

C'est avec ces points communs et ces différences que Bertrand Delanoë se dirige vers le vote des militants du 6 novembre, sans donner de pronostics, mais en espérant que sa « motion arrive très nettement en tête pour rassembler l'ensemble, mais sur des bases claires ». (Voir la vidéo)




Aubry : « La démocratie participative
ne doit pas remplacer la politique »

Martine Aubry se montre également critique sur le PS, surtout lorsqu'elle évoque la campagne de la dernière présidentielle. « Le Parti socialiste n'a pas suffisamment travaillé à un projet solide et crédible », écrit-elle, avant d'ajouter face caméra : « Aujourd'hui, Solférino [le siège du PS, ndlr] est vide. »

Même si « elle en prend sa part de responsabilité » et assure ne pas viser la démocratie participative chère à Ségolène Royal, elle glisse à l'adresse de sa meilleure ennemie :

« La démocratie participative ne doit pas remplacer la politique. La politique doit donner le sens, doit donner la vision. »

Et quand on évoque son alliance avec le MoDem au deuxième tour de la municipale à Lille, c'est encore l'ex-candidate à la présidentielle, qui avait demandé dans l'entre-deux-tours à François Bayrou d'être son Premier ministre en cas de victoire, qui semble en prendre pour son grade :

« Ceux qui me le reprochent aujourd'hui sont parfois ceux qui ont fait appel au MoDem parce qu'il craignaient de ne pas être réélus sans lui, et avant le premier tour ; ou ceux qui au niveau national pensaient que, avant de réunir la gauche, on pouvait aussi se rapprocher du MoDem. » (Voir la vidéo)



A Reims, la maire de Lille et son attelage de soutiens hétéroclites (Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Jack Lang, Jean-Christophe Cambadélis…) auront fort à faire pour devancer la motion de la présidente de Poitou-Charentes. Un pronostic ? « Je ne sais pas… Vraiment… », conclut-elle dans un sourire.


Hamon : « Les problèmes sont
devant Besancenot »

Benoît Hamon change de cheval pour faire désormais cavalier seul. Il n'est plus proche de Laurent Fabius, qu'il avait soutenu durant la campagne interne pour la candidature socialiste à la dernière présidentielle. L'ancien Premier ministre a choisi de se ranger derrière Martine Aubry. N'est-ce pas un élément manquant au rassemblement de la gauche du PS ? « On aurait bien vécu avec, on vit bien sans aussi… »

« Le grand rassemblement de la gauche », de toute la gauche cette fois, en jetant « les bases d'un puissant Parti du Progrès » (écrit avec des majuscules dans la motion, comme s'il s'agissait du nom d'un futur parti) pourrait aussi attendre.

S'il a beau affirmer que « son adversaire dans la vie n'est pas Olivier Besancenot », et dire « si je dois être une arme dans le Parti socialiste, c'est contre Sarkozy », il glisse cependant :

« Il y a des limites à ce que le NPA [le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, ndlr] puisse prospérer sur la crise du PS et du PC. Ça ne durera pas, les problèmes sont franchement devant eux.

“La notoriété et la popularité, ça crée des responsabilités. Et on ne peut pas éternellement vivre sur ‘c'est pas bien ce qui se passe, ça va de plus en plus mal’ sans rien faire.”

Benoît Hamon sent qu'il “monte”, qu'il a “le vent en poupe” et espère recueillir sur sa motion, sans l'avouer publiquement, au moins 20% des suffrages des militants socialistes. Il pense ne pas être si loin des Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Martine Aubry, et être le seul à pouvoir faire consensus à la tête du parti :

“J'espère qu'on va faire un score qui va me mettre en situation d'être la colonne vertébrale de la majorité, me permettre d'être candidat au poste de Premier secrétaire et de le devenir dans quelques semaines.” (Voir la vidéo)




Utopia : “Si on n'aimait pas le PS,
on n'y serait pas”

La palme de la critique revient toutefois au mouvement Utopia. A se demander si ses membres aiment le PS ! L'une des porte-paroles, Corinne Morel-Darleux, rassure -ou pas d'ailleurs- les militants socialistes : “Si on n'aimait pas le PS, on n'y serait pas.”

Leur tumultueuse histoire d'amour commune dure depuis 1996 et la création d'Utopia au sein du parti. Le mouvement en est déjà à sa troisième présentation de motion. Utopia se garde bien toutefois de tresser des lauriers aux premiers signataires d'autres motions. Pour les questions d'alliances, ils verront plus tard.

Mais ils comptent bien peser sur les débats en réalisant un score d'environ 5%. Aux derniers congrès de 2003 et 2005, Utopia avait à peine obtenu 1%. (Voir la vidéo)




Caresche : “Le Parti socialiste
n'est pas raisonnable”

Le Parti socialiste devra avant tout, pour le député Christophe Caresche et le Pôle écologique, se montrer plus clair sur le thème de l'écologie, ne pas refaire le coup de la gauche plurielle, “dans laquelle les Verts n'ont pas suffisamment été considérés”.

Préférera-t-il ensuite se ranger derrière Bertrand Delanoë, dont il a été l'adjoint à la mairie de Paris sept années durant, ou Ségolène Royal, qu'il avait soutenue dès la campagne interne au parti en 2006 ? Il ne tranche pas. Il verra “qui sera en mesure de faire une majorité ou pas”. De toute façon, chaque candidat a “des titres à faire valoir” en matière d'écologie. Et il aura au moins réussi, il espère, “à faire progresser [sa] cause”.

Malgré tout, Christophe Caresche prédit dans sa motion que ce congrès a “toutes les chances de ne rien trancher du tout”, car, complète-t-il devant la caméra :

“On a quatre candidats au poste de Premier secrétaire, ce n'est pas raisonnable. Ce n'est pas plus raisonnable que le fait d'avoir présenté trois candidats à la candidature à l'élection présidentielle. Dans ce parti, il y a un problème de responsables politiques qui n'arrivent pas à travailler ensemble.” (Voir la vidéo)



A côté de ces quatre principaux candidats à la direction du parti, le leader de motion dit espérer rassembler au moins 5% des suffrages des militants socialistes, le minimum pour que le Pôle écologique ait sa place au sein des instances nationales du PS.

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Portrait de manu2005

à manu2005 Portrait de manu2005 De manu2005

La France tue en Afghanistan, en no... | 12H08 | 07/11/2008 | Permalien

désolé, j'avais pas vu que c'était déja cité…
Mais, vu le bonheur, ça vaut le coup de se répéter

Portrait de compte supprimé16

De compte supprimé16

révolté | 19H42 | 06/11/2008 | Permalien

La question :
« Vote sur les motions : quel avenir pour le Parti socialiste ? »

La réponse :
L'avenir du PS ne se joue plus dans le parti mais à l'extérieur.
www.appel-a-gauche.org

Portrait de manju35

à compte supprimé16 Portrait de compte supprimé16 De manju35

20H31 | 06/11/2008 | Permalien

Des mots-scions…..sionnisme pas-l'estime-
Des pauvres hères….
Cette gauche est sinistre dans ses latinitée-sinister-
Latinitée lattrineuse
Ils font sur eux,pas de courrant,…..
mais la courrante….

A CHIER…………..

Portrait de Roland Petitevarlope

à compte supprimé16 Portrait de compte supprimé16 De Roland Petitevarlope

La moutarde me monte au nez | 08H09 | 07/11/2008 | Permalien

29 % de centristes au PS, c'est pas énorme ! Je crois qu'on est dans la m…. pour longtemps. En 2012, on aura Sarkozy ou Sarkozette. Merrrrrde !
Comment changer le PS quand dans les sections la guerre est faite à tous ceux qui pensent par eux même, jeunes et plus encore noirs et maghrébins. L'objectif n'est pas de prendre le pouvoir pour changer la société mais de garder ses privilèges. Je parle en connaissance de cause, j'habite Dijon.
Alors « L'avenir du PS ne se joue plus dans le parti mais à l'extérieur » d'accord, mais que faire de ses petits caciques locaux (30 ans, n'ayant jamais travaillés) pour qui la politique n'est qu'une profession comme une autre.
Je crois plutôt qu'il faut que le PS explose recréer un parti ayany encore des idéaux de gauche.

Portrait de J.lauber

à Roland Petitevarlope Portrait de Roland Petitevarlope De J.lauber

rancunier | 08H14 | 07/11/2008 | Permalien

Tiens, je croyais être le seul à avoir des problèmes avec le secrétaire de la section de Dijon.

Portrait de Yannick-007

à Roland Petitevarlope Portrait de Roland Petitevarlope De Yannick-007

Tecky d'ordi a A'Dam ! | 11H55 | 07/11/2008 | Permalien

Arretez avec vos « Ideaux de gauche ». Vous avec 50 ans de retard. Ces 2 mots sont les plus ringards de notre epoque. Vous faites fuir les gens qui ont un minumum d'intelligence et qui n'ont pas encore ete lobotomises par votre interminable discours 68 ard.

Un parti d'opposition qui fasse des proposition interessantes : Oui. Une personnalite interessante (Sego, Delanoe ou autre… ) en qui on puisse se reconnaitre : Oui. Cette parsonalite qui ait une vision positive du futur : Oui.

Mais de grace arretez avec vos « Ideaux de gauche ». On a vu ce que ca a donne votre ideal en Coree du Nord. On sait ce qu'est un Ideal pour les religions. On n'a pas besoin de doux reveurs naif idealistes. Non.

On a besoin de quelqu'un qui ait les pieds sur terre et qu'il sache ou il va… vers un monde meilleur, ou tout le monde ait sa place. Ceci n'est pas un ideal, c'est une realite qu'il suffit d'appliquer.

Portrait de Roland Petitevarlope

à Yannick-007 Portrait de Yannick-007 De Roland Petitevarlope

La moutarde me monte au nez | 14H53 | 07/11/2008 | Permalien

Comme Vals qui veut nous faire travailler le dimanche ?

Portrait de Fozzie

à Yannick-007 Portrait de Yannick-007 De Fozzie

15H02 | 07/11/2008 | Permalien

Je ne voudrais pas te décevoir, mais « des gens qui ont les pieds sur terre “ ( ils le disent tous ) sont au pouvoir un peu partout dans le Monde et dans les banques. T'as vu le boxon ? Ouais, ce monde a bigrement besoin d'idéaux, de rêves, d'utopies… parce que les gestionnaires qui ont les pieds sur terre, on voit ce que ça donne. Désolé, j'étais pas né en 68…

Portrait de compte supprimé16

à Roland Petitevarlope Portrait de Roland Petitevarlope De compte supprimé16

révolté | 13H12 | 07/11/2008 | Permalien

J'ai été au PS de 2003 à 2007 et je suis en total accord avec vous sur les conséquences dramatiques de la municipalisation du PS qui générent blocage, atrophie, clientélisme, immobilisme et au bout du compte conservatisme.

Mon commentaire est lié sans doute à mon expérience personnelle mais également à certaines lectures qui sont venues appuyer mon constat, comme le livre de Sawicki et Lefebvre « la société des socialistes ».

Avec notre système électoral, je crois davantage à l'utilité de la création d'une formation politique solide et large (par opposition à circonstancielle et groupusculaire) à la gauche d'un PS social-démocrate afin de peser dans les urnes, et ensuite dans une négociation pour établir un programme d'actions. Malgré la crise économique, je pense que la priorité est d'abord à une transformation politique, institutionnelle et administrative (réaménagement des responsabilités au niveau local, régional, national, européen).

Il est en effet urgent d'améliorer la représentativité de la société française dans toutes les assemblées et cela passe par des modifications de la loi électorale comme le développement généralisé de la proportionnelle. Il est impératif de la démocratiser, notamment en répartissant clairement les responsabilités entre les différents échelons de pouvoir.

Portrait de Luca

De Luca

là | 19H58 | 06/11/2008 | Permalien

Vous ne faites pas un live-blogging sur cette soirée qui passionne la France entière ? Bon d'accord c'est une blague. Cela dit les résultats seront intéressants à observer.

Portrait de Pierre Haski

à Luca Portrait de Luca De Pierre Haski

Rue89 | 22H55 | 06/11/2008 | Permalien

Quoi, ça vous intéresse moins que l'élection américaine ? J'ai du mal à le croire…

Portrait de Thucydide

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De Thucydide

Bêcheur de fond en Bourbonnais | 23H05 | 06/11/2008 | Permalien

Ah bon ? Il y a eu une élection en Amérique ?
C'est Strauss-Kahn qui a été choisi ?

Portrait de Passant

De Passant

19H59 | 06/11/2008 | Permalien

♦ Ce soir la surprise (et je fais le pari ! ) sera le mauvais score que fera la motion A de Delanoë-Jospin-Hollande-Rocard.

♦ Sauf à penser que les militants socialos sont décidément inqualifiables ?

♦ Car comment la motion A de Bertrand Delanoë peut-elle espèrer mieux que les autres quand :

1• Ses déplacements et meetings de campagne en province ont été d'une telle médiocrité !

Hier encore il était à Strasbourd et il n'y avait que…150 militants pour son dernier grand meeting. Et ce, malgré la présence de tout le gratin local qui soutien sa motion. Quelle raclée !

2. Sa motion (A) est celle qui aura récueilli le moins de soutien militants parmis les grands textes -et très loin - derrière Royal, Aubry et Hamon.

♦ C'est à peut-être les deux seuls éléments objectifs dont on dispose pour juger de ce que pourrait être l'expréssion des militants PS dans les urnes ce soir.

Portrait de Thucydide

à Passant Portrait de Passant De Thucydide

Bêcheur de fond en Bourbonnais | 22H49 | 06/11/2008 | Permalien

Et à Toulouse, donc ! Soit-disant son fief.
Il a péniblement fait bailler quatre pelés et trois tondus quand la Royale Ségolène faisait trois fois mieux, ce qui n'était déjà pas grand'chose.

Portrait de Teberli

De Teberli

Enseignant | 20H02 | 06/11/2008 | Permalien

L'avenir du PS est à gauche, mais les dirigeants sont de droite alors, il y a comme un problème.

La porte de sortie est à la porte d'entrée du NPA.

Bienvenue à tous les militants de gauche du PS qui ne se laissent plus emmener dans des voies sans issue par les dirigeants d'un parti ancré à droite, d'un parti soutien du libéralisme-capitalisme qui broie les hommes et détruit la planète jour après jour, à l'Ouest comme à l'Est.

Portrait de gargamelle

à Teberli Portrait de Teberli De gargamelle

20H21 | 06/11/2008 | Permalien

Sarko a fait savoir à Hollande (dans un avion commun), qu'il lui baiserait les prochaines élections en faisant tout ce qui est possible pour lui coller besancenot dans les pattes, histoire de se faire réélire sans problème, j'imagine que vous aussi vous le souhaitez ?

Portrait de Thucydide

à gargamelle Portrait de gargamelle De Thucydide

Bêcheur de fond en Bourbonnais | 23H10 | 06/11/2008 | Permalien

Intéressante façon de détourner la logique, allons-y gaiment jusqu'au bout :
Préfèreriez-vous que, pour affirmer leur idéal de gauche et mieux lutter contre l'UMPereur, les militants insatisfaits aillent s'inscrire au FN ?

Portrait de jojo1er

à gargamelle Portrait de gargamelle De jojo1er

10H49 | 07/11/2008 | Permalien

Quelle leçon doit-on en tirer ?

Aduler Sarko et prier Hollande de le prendre comme modèle pour permettre l'élection d'un puissant dirigeant de droite du PS ?

On s'en fout des étiquettes et si les seules mesures de gauche envisagées ne se trouvent pas au PS, il n'y a pas de raison pour que les électeurs votent au PS./

Jojo1er, …et pi c'est tout !

Portrait de Sacha25

à Teberli Portrait de Teberli De Sacha25

21H43 | 06/11/2008 | Permalien

La plupart des éléphants ont des comportements de droite et plus ils ont un comportement d'extrême-droite plus ils se disent à la gauche de la gauche

La VI° République se met en place

Il y a un peu plus de 25 siècles, Platon disait que l'excès de liberté conduit à la tyrannie. Rien n'a changé

Portrait de liberté_ en sursis

à Teberli Portrait de Teberli De liberté_ en sursis

chercheuse de trèfles à quatre et ... | 22H33 | 06/11/2008 | Permalien

Teberli, bonsoir.

je préfére pour ma part LCR à NPA.
Question d'habitude !

Portrait de Teberli

à liberté_ en sursis Portrait de liberté_ en sursis De Teberli

Enseignant | 14H34 | 10/11/2008 | Permalien

@liberté-en sursis

Peu importe le nom, d'ailleurs provisoire, de cette force qu'il faut construire. Elle doit être anticapitaliste, pour la justice sociale absolue, pour la démocratie transparente et pour le respect des hommes et de la planète. Nous avons tous beaucoup d'amis et de connaissances qui partagent ces valeurs. Invitons-les à une réunion des comités pour qu'ils puissent voir ce que c'est et exprimer leurs idées. Ensuite, ils décideront si c'est pour eux ou pas et le NPA aura gagné des forces pour sortir de l'alternative droite / fausse gauche de droite qu'on nous a servie à chaque élection. Il faut briser le piège, forcer les imposteurs à révéler leur solidarité avec le libéralisme-capitaliste et rassembler les énergies. Nous allons être très nombreux et riches de nos différences.

Portrait de Yannick-007

à Teberli Portrait de Teberli De Yannick-007

Tecky d'ordi a A'Dam ! | 13H05 | 07/11/2008 | Permalien

Alors pourquoi la LCR n'est meme pas a 5 % des suffrages et le PS a 25 % ?
Arretez vos delires avec Besancenot. Il ne represente que l'inculture politique.
Que voulez vous faire avec quelqu'un qui se presente aux elections mais qui ne veut pas gouverner ?

Portrait de compte supprimé16

à Yannick-007 Portrait de Yannick-007 De compte supprimé16

révolté | 13H33 | 07/11/2008 | Permalien

« Que voulez vous faire avec quelqu'un qui se presente aux elections mais qui ne veut pas gouverner ? »

Vous posez là une question très intéressante mais notez qu'il n'y a pas d'unanimité sur ce point au sein de la LCR. Il y a une ligne majoritaire, celle de Besancenot.

Portrait de compte supprimé16

à Teberli Portrait de Teberli De compte supprimé16

révolté | 13H41 | 07/11/2008 | Permalien

Passer de groupuscule à un petit parti dont la ligne politique définie négativement et les objectifs restent très flous (au moins pour le vulgum pecus) ne suffira sans doute pas à peser dans un système électoral fonctionnant largement sur une base uninominale et majoritaire.

Il ne faut surtout pas oublier que les partis politiques, institutions essentielles des démocraties contemporaines, portent une lourde responsabilité dans la sclérose qui mine la société politique mais aussi l'ensemble du système capitaliste et marchand. Ce modèle d'organisation politique est peut-être périmé.

Portrait de AMBROISELEFAUCHEUX

De AMBROISELEFAUCHEUX

20H09 | 06/11/2008 | Permalien

Le parti Socialiste ?

Et la servitude me dégoute, pour si bien qu'on l'accoutre !

Portrait de compte supprimé 22

De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 20H49 | 06/11/2008 | Permalien

« quel avenir pour le Parti socialiste ? »

Question mal posée, je la reformule :

« Le Parti socialiste a-t-il un avenir ? »

De rien, c'est gratosse.

Portrait de General Subverciòn

De General Subverciòn

viva Makhnovchtchina | 21H48 | 06/11/2008 | Permalien

même en éjectant les vioques,les tordus,les hésitants,les calculateurs,les réversibles,les consensuels mous,et tous les vilains pas beaux contestataires trop remuants,il ne vont pas y arriver.Il ont surement adoré la dégringolade du PCF vu que c'est à eux qu'il la doit,mais ils ne voient pas qu'il leur arrive la même chose…et cette fois ci,devinez qui les a niqués…

Portrait de Thucydide

à General Subverciòn Portrait de General Subverciòn De Thucydide

Bêcheur de fond en Bourbonnais | 22H57 | 06/11/2008 | Permalien

la nique, ils se la sont faites eux-mêmes, avec une intensité extrême et une maestria certaine, à partir de 1995 est-on obligé de reconnaître.

En ces temps là, Sarkozy n'était qu'un ambitieux médiocre parmi d'autres, qui cirait obséquieusement les pompes d'un certain Ballamou…

Portrait de jojo1er

à Thucydide Portrait de Thucydide De jojo1er

10H53 | 07/11/2008 | Permalien

« à partir de 1995 est-on obligé de reconnaître. »

Soit vous êtes bien gentils ou vous avez la mémoire courte…

Et tonton il a repeint quoi en rose ?

Le PS demande depuis trop longtemps aux électeurs de gauche de lui signer des chèques en blanc…mais à force d'arnaque il y a méfiance.

Jojo1er, …

Portrait de Teberli

à jojo1er Portrait de jojo1er De Teberli

Enseignant | 14H46 | 10/11/2008 | Permalien

Ce n'est plus de la méfiance envers le PS. La lucidité a enfin trouvé son chemin : En votant contre la droite les électeurs sincèrement de gauche croyaient voter pour la gauche, mais … il y avait maldonne : ce qui se présentait comme la gauche, comme socialiste avait la même idéologie que la droite, c'est à dire : ce qui est bon pour les patrons est forcément bon pour les travailleurs salariés.

Les coups de couteau dans le pouvoir d'achat, les attaques continues contre les lois sociales et le code du travail, le démantèlement par touches successives de la Sécurité Sociale et des SERVICES publics, les privatisations, le refus de tenir compte du « NON » massif à l'Europe du Capital etc ont clairement montré la connivence entre la droite et l'autre droite (la « gauche » des dirigeants socialistes)

Il faut que les forces du refus du capitalisme se regroupent pour créer un Age de Justice et d'Intelligence. A bientôt !

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