
Caresche : « La crise financière est liée à la crise écologique »
Avec le député de Paris, Rue89 initie une série d'interviews des leaders socialistes présentant une motion au congrès du PS.

Rue89 continue de faire Le point sur les roses. La semaine précédant le vote du 6 novembre des militants socialistes sur les motions, nous publions chaque jour, en association avec DailyMotion, l'interview en vidéo du leader d'un des six textes présentés au congrès de Reims. Premier de la série : Christophe Caresche, chef de file du Pôle écologique.
Christophe Caresche nous reçoit dans son bureau de l'Assemblée nationale. Il ferme la porte pour que son collaborateur puisse continuer de travailler dans la minuscule pièce adjacente. Le temps de tomber sa veste d'élu et d'enfiler ses habits de leader de motion pour le congrès du PS, l'interview peut commencer.
Le ton est donné d'emblée : « Cette crise financière, pour nous, elle est liée à la crise écologique. » Une première affirmation qui cadre parfaitement avec le titre du texte qu'il défend : « Pour un Parti Socialiste résolument écologique ».
Selon le déjà expérimenté parlementaire, il y a urgence. Urgence à faire savoir « que l'on court à la catastrophe » s'il n'est pas fait face à cette crise écologique. Alors, avec ses compères (pas les plus connus du parti : la sénatrice Nicole Bricq, l'ex-numéro deux de Greenpeace International Bruno Rebelle, le fondateur de la Netscouade Benoît Thieulin…), il s'y emploie, parce qu'il connaît les difficultés « à le faire partager à certains nombre de responsables socialistes ».
« Une crise inédite dans l'histoire de l'humanité »
La mesure du remède doit être adaptée à l'ampleur de la crise. Christophe Caresche pense « qu'on peut à la fois régler la crise économique et la crise écologique ». Isolation des logements, transports moins polluants… Il faut y mettre les moyens. Sans « laisser filer l'endettement de la France » -cela « impacterait les générations futures »-, mais en menant une politique de redéploiements budgétaires.
Des moyens sans précédent puisque que le constat est sans appel, la crise écologique étant « une crise spécifique, inédite dans l'histoire de l'humanité, qui structurellement condamne le système économique dans lequel nous sommes » :
« Ce n'est pas une crise d'un système qui s'affole, c'est une crise structurelle. Le système, s'il continue comme cela, ne pourra pas y faire face. Il n'y aura pas un FMI, des Etats pour aider le système à se remettre d'aplomb. » (Voir la vidéo)
« Sarkozy est beaucoup dans l'opportunisme »
Pour venir à bout de cette crise écologique, il faut donc pour l'heure se porter au chevet des banques atteintes de folie spéculative. Christophe Caresche ne le conteste pas. Même si le groupe PS à l'Assemblée nationale s'est abstenu sur le plan de sauvetage de 360 milliards d'euros concocté par Nicolas Sarkozy, lui ne le dénigre pas.
Il est même d'accord avec le chef de l'Etat sur un point que beaucoup d'autres socialistes n'ont pas manqué de fustiger : on peut entrer dans le capital de banques en difficultés, mais il ne faut pas y rester. La nationalisation ne constitue pas forcément la solution. Preuve en est : « Le Crédit Lyonnais, qui a été la plus importante crise bancaire de ses dernières années, était une banque publique. » Etre d'accord ne signifie toutefois pas être dupe :
« Nicolas Sarkozy, c'est quelqu'un qui est beaucoup dans l'opportunisme, quelqu'un qui a très peu de cohérence, mais qui a une certaine habileté à saisir ce qui passe. Lorsqu'il demande qu'il y ait un nouveau Bretton Woods, on ne peut que le soutenir, il a raison. » (Voir la vidéo)
« Tirer parti de la révolution numérique »
De « cohérence », lui dit ne pas en manquer. C'est pour cela qu'il a éludé nombre de sujet dans sa motion. Pour « montrer la cohérence d'un projet nouveau ». L'écologie avant tout. Ce qui fait passer le Pôle écologique à côté de quelques sujets, comme la surpopulation carcérale, alors même que Christophe Caresche est l'auteur du livre « Prison, peine perdue : pour une autre politique de sécurité et de justice » (Seuil, 2006).
Autre oubli, après tout un pan de la motion sur la manière de « tirer pleinement parti de la révolution numérique » : pas un mot sur la licence globale. Mais rien de volontaire ici : selon lui, c'est évident que le Pôle écologique compte de « fervents partisans » du dispositif qui n'a jamais pu être instauré.
Aussi fervents partisans qu'ils sont fermement hostiles à la loi Hadopi, actuellement en débat au Parlement et qui met en place une répression graduée contre les internautes qui téléchargent illégalement.
Chaque chose en son temps : d'abord combattre la loi Hadopi « qui va sanctionner de manière aveugle des internautes », puis « faire du consensus » sur la licence globale, spécialement au Parti socialiste qui n'est pas « clair sur cette question ». (Voir la vidéo)
« Le Parti socialiste n'est pas raisonnable »
Le Parti socialiste devra également se montrer plus clair sur le thème de l'écologie, ne pas refaire le coup de la gauche plurielle, « dans laquelle les Verts n'ont pas suffisamment été considérés ».
Préférera-t-il ensuite se ranger derrière Bertrand Delanoë, dont il a été l'adjoint à la mairie de Paris sept années durant, ou Ségolène Royal, qu'il avait soutenu dès la campagne interne au parti en 2006 ? Il ne tranche pas, il verra « qui sera en mesure de faire une majorité ou pas ». De toute façon, chaque candidat a « des titres à faire valoir » en matière d'écologie. Et il aura au moins réussi, il espère, « à faire progresser [sa] cause ».
Malgré tout, Christophe Caresche prédit dans sa motion que ce congrès a « toutes les chances de ne rien trancher du tout », car, complète-t-il devant la caméra :
« On a quatre candidat au poste de Premier secrétaire, ce n'est pas raisonnable. Ce n'est pas plus raisonnable que le fait d'avoir présenter trois candidats à la candidature à l'élection présidentielle. Dans ce parti, il y a un problème de responsables politiques qui n'arrivent pas à travailler ensemble. » (Voir la vidéo)
A côté de ces quatre principaux candidats à la direction du parti, le leader de motion dit espérer rassembler au moins 5% des suffrages des militants socialistes, le minimum pour que le Pôle écologique ait sa place au sein des instances nationales du PS.
- 11102 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






























77
(Pour réagir, connectez-vous)
De the man who wasnt there
17H41 | 31/10/2008 |
Qu'il aille parler écologie avec les salariés que la crise met sur le carreau ! Il verra bien !
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 18H14 | 31/10/2008 |
A force de vouloir embrasser trop de monde, on fini par n'embrasser personne et on n'ose plus rien.
Je crois que ce parti est paradoxalement trop démocratique pour qu'il en ressorte des idées ambitieuses.
Toute idée novatrice est tuée dans l'oeuf par un concensus convenant à la majorité et qui, finalement, ressort vidé de toute sa sève.
Je pense qu'il ne faut pas confondre prendre le pouvoir et gouverner. Malheureusement, le pouvoir ne peut être pris qu'à travers des idées ambitieuses qui font rêver sur un fond de réalisme (bien sur). Ensuite, gouverner, c'est autre chose : là, seulement, doivent intervenir les consensus et les concessions pour satisfaire une majorité tout en gardant cette ligne directrice pour laquelle on à été élu. Mais pas avant !
Alors quoi ! ? ? ? Révolution ? ! ! ! Où élection ? ! ! !
Mon coeur balance encore, mais ça risque de pas durer ! ! !
La seule chance du PS, c'est la motion d'UTOPIA ! ! ! ! Mais ils vont jamais oser. (couilles molle)
Le monde à besoin que les philosophes, les inventeurs de génie, les artistes en tous genres sortent de l'ombre pour exposer leur vision du monde et leurs solutions. Ecoutons-les et emboitons le pas derrière des idées ambitieuses en disant : CHICHE ! ! !
Sans rêve, nous n'irons nul part ! ! !
PS (post scriptum et non pas…) : Au fait, ils votent pour qui les lecteurs de la Rue. Apparemment pas au PS, mais alors ou ? ? ? )
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 18H28 | 31/10/2008 |
quelles soupe ! ! ! que de confusion
rien que la première video m'a suffi
evidement si le pic du petrole est atteint il nous faut changer de societ et de système puisque suivra ineluctablement le declin des industries automobiles aeronautiques et du transport civil aerien
partant là la crise financière n'est rien
alors proner la rigueur budgetaire ! ! ! ! quelle nouille ce mec ! ! ! emprunter ce n'est pas « impacter » l'avenir de nos enfants c'est à terme spolier le rentier par le biais de l'inflation ou par tout autre moyen
cela c'est fait en 1918 en France et après 1945 pour l'allemagne et le japon
ce personnage ne parle pas d'aménagement du territoire ni de decroissance
si vous avez du temps allez vous balader à Lamastre c'est une petite ville sans zone commerciale avec rien que des commerces de proximité
quelquechose de vivable
un modèle peut etre
De jabier 31087
consultant dans les Landes | 18H30 | 31/10/2008 |
Le PS, totalement sclérosé par son passé aux manettes et par les solutions prolibérales qu'il appliquerait au pouvoir, se discrédite de +en+. ll s'enfonce de jours en jours et ne présente aucunes perspectives valables pour l'avenir. On est dans le KK si nous ne nous prenons pas nous même en main et délégons sans cesse notre avenir aux autres irresponsables par définition. ; o(
De lespagnol
retraitè | 18H38 | 31/10/2008 |
Lamentable…des miliers de pauvres à la rue…De l'argent, notre argent, distribué aux banques, pour alimenter de nouveau la hausse des bourses, et les profits des riches…et le PS propose des motions à « l'eau de rose », ne parle pas du capitalisme rapace, de la lutte des classes que les riches ménent depuis les années 1980, pour multiplier leurs profits sur les dos des salariées de tous les pays du monde ! Pas un mot sur la redistribution des richesses : depuis 1980 des milliards piqués dans la poche des travailleurs pour grossir les profits du capital ! environ 10% du PIB de la france (CONNECTEz VOUS SUR LE SITE LE PARTAGE DES RICHESSES, LA QUESTION TABOUE, PAR FRANCOIS RUFFIN journaliste au monde diplomatique)J'ai qjitté le PS en 1981, et que je suis content de ne plus y être ! ce n'est même plus un parti social démocrate c'est un parti social médiocrate !
De Seamasdubh
Voyageur intersidéral | 19H25 | 31/10/2008 |
Tiens ? Il y a des gens qui pensent à autre chose qu'à eux mêmes au PS ?
De Poulout
(étudiant) | 19H59 | 31/10/2008 |
la crise financière va impacter directement les ménages … mais la crise écologique aussi ! Se chauffer, se nourrir, se loger … La spéculation sur les matières premières, l'énergie, la recherche du « toujours plus », de fric, de biens, d'actions … Bref, les 2 crises c'est la même chose : un modèle de développement qui se casse la gueule ! Il faut en changer ! ! !
Enfin un texte au PS qui change, qui n'a pas pour seul programme que le choix du chef ! Enfin des propositions différentes et pragmatiques (ex : isolation des logements sociaux plutôt qu'EPR ! )
Bon courage au pôle écologique du PS ! Ca va pas être facile … mais fut tenir bon !
De moa98
la France d'en bas | 22H26 | 31/10/2008 |
Ah mais il fallait le dire avant : je fais un crédit…. si mon banquier veut bien, je mets du double vitrage partout et HOP ! adieu la crise financière. Mais qu'est ce qu'on est con alors de ne pas y avoir pensé plus tôt. merci M Caresche. Demain je vais pouvoir m'éclater….
De timiota
(lecteur de Bernard Stiegler) | 23H36 | 31/10/2008 |
Les deux crises ont une origine commune, selon Bernard Stiegler (ars industrialis …) :
- Le capitalisme a court-circuité les échanges symboliques ( don, contre-don,…) qui permettent aux humains de se projeter dans un avenir qui dépasse la subsistance, et par la même d'avoir soin des générations (=écologie).
- le prolétaire d'aujourd'hui est le consommateur happé dans son trou noir de misère symbolique, privé de ses savoir-vivre, loftisé, mis en temps de cerveau disponible, numérisé, marketisé, subprimisé quand il n'y a plus que ça à faire.
- le fardeau de l'irresponsabilité est répandu comme un poison ou un virus, flottant partout, personne ne se sent premier responsable. Les banques mettent l'argent à disposition des industriels (entre deux spéculations) qui eux rendent le consommateur dépendant et réduit à ses pulsions.
- Les tentatives de « compter » les bilans écologiques, de « compter » les évaluations des chercheurs, etc. sont un beau temps perdu, ou pire un temps vicieux.
Certes, cela aide à sortir la tête du trou, au début, mais ce comptage, cette numérisation est récupérée par le capitalisme pour détourner le compteur de son but premier. On n'a presque pas d'indicateur « à pratique stable » sur plus de 5 ans (E Todd me contredira peu), j'entends stable dans l'usage de régulation pour lequel on institue un indicateur, corrections des dé-viations.
Ces compteurs finissent par s'adapter à l'essence du système capitaliste devenu fou : nier la capacité de singularité et d'échange symbolique des humaines et des humains. Comme quand vous alliez voir votre chamane après avoir causé au lavoir (et creviez à 45 ans).
- Bref, il faut sauver la machine à laver, la maison isolée, et qqs trucs comme ça, la ville, très économe en énergie, mais la « crise » exige de nous de devenir des abeilles échangistes, échangiste d'offre de transport, d'offre de singularité (soeur, frère, tu peux dire autre chose que ce que les médias t'ont déjà dit. Soit ton Obama).
- Sauvons le capitalisme de lui-même !
- Le PS a remplacé ces circuits symboliques par une version géante du loft. Ita diis placuit. Caresche n'est pas le pire…
De JEAP
02H16 | 01/11/2008 |
Si cela doit être une série, j'espère que vous choisirez des orateurs qui peuvent s'exprimer de façon à retenir notre attention. Je ne me suis pas endormi comme certains, j'ai simplement décroché au bout de quinze secondes tellement ce personnage m'ennuyait avec ses pénibles hésitations et agaçantes gesticulations. Vous devriez retourner au bon vieux format : QUESTIONS - REPONSES & MONTAGE. Comme ça, même si l'interlocuteur est un fameux bafouilleur/gesticulateur le sujet passera plus facilement.
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 06H46 | 01/11/2008 |
La crise ecologique n'est pas sans importance. Il n'est pas logique, toutefois d'y voir la cause d'une dégradation du système capitaliste, laquelle a commencé bien avant.
Avant toute chose, il faut rétablir un système monétaire crédible. On verra après si l'écologie est vraimnent le front sur lequel il faut engager la bataille pour un nouveau système de production ou si c'en est seulement une des conditions préalables.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/415.html
De steph_12
blogueur | 16H16 | 01/11/2008 |
Le raisonnement de M.Caresche est d'une faiblesse sans pareille.
Il lie la crise financière et la crise écologique parce que ça l'arrange. Mais son analyse reste au ras des pâquerettes.
Les subprimes ont été un moyen d'accorder des financements aux moins aisés de la population américaine. Ce qui a lancé la crise, ça a été de masquer le risque financier (de prêter à des ménages peu fortunés) dans des produits de placement diffusés sur les places boursières.
Il est arrivé un moment où les acheteurs de ces titres n'avaient plus la moindre idée du risque associé à ces produits.
Quand le marché immobilier américain a commencé à stagner puis à se contracter, les ménages ont connu des problèmes à rembourser leurs emprunts, aggravant l'état du marché immobilier.
Comme les prêts à risque étaient largement diffusés, la cascade s'est amplifiée, créant des pertes gigantesques qui ont à leur tour créé des étranglements de financement.
Quel est le rapport avec la crise écologique ? De quelle crise écologique parle-t-il ? Le réchauffement climatique est en cours… mais il n'a aucun lien avec la crise financière.
De ayiwa
citoyen | 18H04 | 01/11/2008 |
Tout d'abord un commentaire sur les commentaires :
attaquer la personne, à l'abri derrière un pseudo par ailleurs, est faire preuve de bien peu de consistance.
Certains peuvent très légitimement être en désaccord avec les propos tenus. Il faut alors aller sur le fond du débat, pas sur une image stéréotypée que le commentateur a, ici, du PS et des politiques en général. Et encore moins sur les attaques détestables des personnes.
Je ne crois pas que Rue89 soit un appel au caniveau.
Donc, tout mon soutien à Christophe Caresche, et à tous ceux qui subissent ce genre de commentaires.
Sur le fond maintenant.
Crise financière et crise écologique ont en commun la même imprévoyance. La même idéologie : le libéralisme.
La question de l'épuisement des ressources naturelles non renouvelables nous renvoie à la figure notre modèle de développement fondé sur le gaspillage, le profit à court terme et sur le productivisme.
Cette crise est structurelle. Elle va durer.
Une crise qui fait éclater l'économie productiviste basée sur l'illusion de la croissance sans limite des richesses sur base de surexploitation des ressources, de destruction de la planète et des humains … une économie qui ne fonctionne que par l'illusion de l'économie financière.
Pas de lien entre crise écologique et crise financière ?
Une crise qui, si elle n'est pas traitée intégralement, génèrera une crise sociale majeure, et mettra en péril la démocratie et la paix.
L'urgence sociale et l'urgence écologique sont indissociables ; il est illusoire de traiter l'une sans répondre à l'autre.
L'impératif écologique, c'est porter une vision de l'intérêt général … et donc mettre l'obligation de solidarité et de régulation au premier plan.
C'est aussi restaurer le rôle de la puissance publique.
C'est enfin retrouver le sens du temps long, et la possibilité de raconter un 21ème siècle qui fasse rêver nos enfants.
Le temps est venu de l'innovation pour la sobriété et l'efficacité.
C'est un choix politique audacieux que propose la motion B. Je vous invite à visiter le site du Pôle écologique du PS : www.monpoleecologique.fr
Et pour ceux qui jugent que le PS se trompe en faisant de l'écologie l'ossature de son projet, ou ne fait que se surfer sur la mode écologique, je les rassure : ce n'est pas encore sa ligne majoritaire.
De Chris du Fier
Chroniqueur | 18H42 | 01/11/2008 |
RIEN A VOIR AVEC L » ECOLOGIE..
------------------------------
BON HALLOWEEEN, MESSIEURS LES BANQUIERS FRANÇAIS !
Nous vous plaignons sincèrement. En fait, vous me faites penser à ses braves caissières de chez Carrefour, ce soir du 31 Octobre, déguisées sur ordre de leur patron, en mistigris et autres sorcières et gobelins célébrés par Charlie Brown et Harry Potter, auxquelles je n » ai pu m » empêcher de leur dire en rigolant …(tristement, tel un clown) : heureusement que votre patron n'est pas homo, sinon il vous aurait déguisé en drag-queen le jour de la célébration de la Gay-Pride.
Je ne pensais bien évidemment pas au rose bonbon des maillots de nos valeureux guerriers du Stade Français de Paris, couleur à laquelle le maire de cette belle ville semble tenir !
Car en fait ! Si nous comprenons bien l » acharnement soudain du gouvernement et de son patron envers vous tous, banquiers de notre beau pays, qui auraient dilapidé sans discernement des fortunes qui vous ont été confiées par des millions d » épargnants dans des jeux de hasard financiers sur la scène mondiale, il s » avèrerait que vous vous êtes fait retirer le tapis de dessous les pieds par ceux la même qui vous incitaient, il y a peu, à prendre des risques afin de faire retentir de par ce bas monde le bien-fondé et la toute puissance de la finance tricolore.
La gauche, la droite ! Tous vous y ont poussé et vous y êtes tous allés depuis 20 ans gaiement, sabre au clair et la fleur au fusil. Et ils vous promettent le bâton maintenant. Ah, les traîtres.
Eh oui ! On trouve toujours plus couillon que soi. C'est un des principes essentiel de l'éducation de l'énarquie. Une aristocratie typiquement républicaine dont je ne suis pas sûr que son instigateur et créateur, notre Grand Charles, aurait pu saisir toutes les nuances et dérives actuelles.
Ils vous ont bien eu quand même ! tous ces politiciens issus de notre fameuse ENA, fonctionnaires de surcroit, en vous faisant miroiter les délices des sub-primes américaines et en vous incitant à être de vrais pionniers modernes à la conquête de l » Ouest : Go West, young man, go West ! ……
Car, nous ne pouvons imaginer un instant que les directeurs généraux des banques de dépôts de notre pays auraient pris seuls sur leur dos le risque d'aller s'embourber dans les bayous de la Louisiane ou s'enliser dans les sables du désert de Mojave sans y a voir été fortement incité par les grands chefs de Bercy et le nouveau Capo di tutti capi.
Les petits poissons et autres lampistes de traders sous les verrous tentent bien d'expliquer, les larmes aux yeux, que les dangers du métier sont connus et que les risques encourus étaient à la mesure des immenses bénéfices attendus, mais qui les écoute ? Au gnouf, hurlent les PDG du CAC4O et de l'UMP
Mais voilà ! L'Amérique n'est pas l'Auvergne. Et après quelques années d'embellie, vous revoici dans votre cher terroir où vous retrouvez avec délice les senteurs humides de nos plaines berrichonnes, de nos marais poitevins et de la naïveté de leurs petits artisans et paysans qui vous ont fait confiance.
La queue et les oreilles un peu basses quand même, et l'œil tristounet du pauvre entrepreneur qui a tout tenté, la main sur le cœur, pour faire fructifier les petites économies de ses clients, mais qui a été trahi par la rouerie et la méchanceté de ces requins de la finance américaine.
Ah, les brutes…. C'est vrai que la belote n'a rien à voir avec le Texas Hold'em poker. N'est ce pas ?
Alors ? Les VRP de la nouvelle génération de banques françaises viendront-ils encore sonner à nos portes et nous donner un retentissant et menaçant : TRICK-OR-TREATING ! Nous en frémissons d'avance.
Nous le saurons en regardant le prochain épisode qui risque de nous être fatale. Moi qui voulais acheter une bicyclette à mon dernier pour Noël, je crois que je vais y regarder de plus près et me rabattre sur une trottinette « pas chèr » Made in China.
Mais ne vous inquiétez pas, on vous redonnera nos bonbons à votre prochain passage. Et puis, au lieu des sub-primes vous pouvez toujours compter sur vos primes de fin d'année, et le reste. Bien à vous.
Chris du Fier Ce 31 Novembre de l'An de Grace 2008
Haute- Savoie L'autre pays de la résistance.
De simony gabriel
actif | 00H37 | 03/11/2008 |
Christophe Caresche pose des problèmes pertinents
1-Il s'agit de retourner à l'unité du Parti socialiste autour d'un pôle social essentiel (sans quoi il perd toute crédibilité )
2-la création de chantiers nouveaux (style ateliers nationaux ) mais reliés nécessairement au pôle écologique
(partie intégrante du P.S)
3-Recréer un équilibre entre les valeurs d'usage et les valeurs d'échange
L'on a échangé des millions de marchandises (maisons etc) contre du vent .cette crise est celle de la MARCHANDISATION CROISSANTE ,maladie infantile du capitalsme qui perd pied
un commentaire fraternellement
gabriel simony
De phcolas
Citoyen | 07H17 | 03/11/2008 |
On ne peut dissocier l'écologie et le social.
Si le PS veut rester socialiste, il doit s'emparer de la question de l'écologie. Manger sainement, se chauffer à un prix raisonnable, vivre et travailler dans un environnement qui ne rende pas malade : cela doit être accessible à tous. C'est cela l'idéal socialiste.
Pour la première fois une motion visant à intégrer pleinement la dimension écologique est présentée dans un Congrès du Parti socialiste. Les questions sociales et écologiques sont centrales. En votant pour le texte du pôle écologique, les adhérents pourront donner à cette motion, les moyens de peser durablement et efficacement pour promouvoir, dans l'orientation politique du Parti, les idées qui sont défendues.
Les circuits courts et de proximité, les énergies renouvelables,
le refus du cumul des mandats…
I8l est temps de faire du développement durable, le pivot de la transformation de notre société.
à phcolas
De simony gabriel
actif | 20H05 | 03/11/2008 |
oui mon camarade, ton texte est clair ; oui l'écologie doit être une dimension de la lutte socialiste ; l'idéal réside dans le mot « échange » des travailleurs divers et produisant diversement échangent les résultats de leur travail dans un cadre qui leur permette la perpétuation de leur effort créateur
la spéculation ,c'est à dire les profits sur les spéculations du marché , n'appartient pas à cet échange honnête