Le PS tenté par une « pause à la McCain » face à la crise ?
Pas plus prolifique en solutions que le gouvernement pour faire face à la crise financière, le Parti socialiste se demande si le congrès de Reims -qui verra s'affronter ses leaders mi-novembre pour le poste de Premier secrétaire- ne risque pas de paraître déplacé aux yeux des Français.
C'est Julien Dray, signataire de la motion de Ségolène Royal, qui a lancé le débat, en s'alarmant mercredi du risque d'avoir « un congrès complètement déconnecté de la réalité », a rapporté l'AFP. Un débat posé plus clairement par l'un de ses proches, Malek Boutih, ce dimanche dans Le Parisien :
« La question se pose de suspendre la préparation de ce congrès, de le repousser jusqu'à ce que la situation soit plus claire. (...) François Hollande pourrait mettre la suspension du congrès à l'ordre du jour du prochain bureau national du PS et solliciter chacun des premiers signataires des motions. »
Les deux compères rejoignent ainsi la position du candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, qui avait demandé le 25 septembre que le premier débat télévisé avec son homologue démocrate soit reporté « jusqu'à ce que nous ayons pris des mesures pour régler cette crise ».
Mais comme Barack Obama, qui pensait à l'inverse que c'était « exactement le moment pour le peuple américain d'entendre la personne qui dans une quarantaine de jours sera chargée de gérer cette pagaille », Ségolène Royal et Martine Aubry se sont immédiatement dressées contre cette proposition.
Les leaders du PS préfèrent la stratégie d'Obama »
La présidente de Poitou-Charentes ne croit « pas qu'il soit nécessaire de reporter un débat essentiel pour la gauche, et donc pour l'avenir du pays », a-t-elle répondu ce dimanche après-midi sur Europe 1. Idem pour la maire de Lille, qui estime, également dans Le Parisien Dimanche, que ce serait « une erreur » reporter le congrès du PS. Au contraire :
« Les Français ont plus que jamais besoin de nous. (...) Jamais nos valeurs n'ont été autant d'actualité. »
Pierre Moscovici, allié de Bertrand Delanoë, considère de la même manière sur son blog que si « la crise questionne sur la pertinence de ce congrès », il n'est pas « convaincu par l'idée du report ». Comme Benoît Hamon, tenant de la quatrième grande motion, qui a déclaré à Reuters :
« Rien ne justifie de faire la politique de l'autruche. Il faut trancher entre nous les réponses à la crise et nous mettre le plus vite possible au service des Français. »
Au Parti socialiste, on glisse aussi que, sauf cataclysme, il apparaît peu probable de modifier les dates du congrès, ne serait-ce que pour des considérations matérielles. Et puis, malgré les intentions de John McCain, le premier débat télévisé entre les deux adversaires dans la course à la Maison Blanche n'avait-il finalement pas eu lieu ?
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Bon, Julien, le problème posé est, faut il une pause ?
What else !
Non les Socialistes ne vont pas se « clooner », cela n'est plus possible.
Laissons les avec leur différences, et c'est justement ce qui en fait l'intérêt, quand les « autres », vous savez, les « autres », apparaissent tellement monolithiques, mais ne cachent (en privé), pas moins de « haines » cachées, de luttes de « clans » pour l'instant en « conserves », sur « ordre » du grand chambellan !
Non, si Julien Dray, s'alarme mercredi du risque d'avoir « un congrès complètement déconnecté de la réalité », qu'est ce que la réalité, sinon de savoir le plus rapidement possible quels sont leurs avis, leurs solutions éventuelles, (quitte à s'écharper, on est habitué).
Et justement puisque « crise » il y a, qu'ils disent ce qu'ils préconisent eux, (chacune et chacun dans leur chapelle), pour en sortir.
Ainsi que le dit Benoît Hamon, que je viens de voir d'ailleurs, excellent face à Chatel et Peyrelevade, dans l'émission « Riposte » :
« Rien ne justifie de faire la politique de l'autruche. Il faut trancher entre nous les réponses à la crise et nous mettre le plus vite possible au service des Français. »
C'est un discours responsable. Qu'ils sortent de ce « marasme », ce verbiage, qu'ils édulcorent leur « motions », qu'il prennent une position précise, pour le monde (non pas seulement de gauche) des travailleurs de ce Pays, pour apporter un peu de « fraicheur », puisque les conditions (mutualisation, re-nationalisation partielle de l'appareil bancaire) semblent plaider en leur faveurs.
Aussi, faut il savoir prendre le train en marche, quand il va à une telle allure, « cahin-caha », avec des arrêts buffets non prévus !
Puis le choix du congrès à Reims n'est il pas un signe, comme un symbole pour une « consécration », une « sacralisation » ?
De qui que ce soit !
Qu'on en finisse avec les atermoiements !




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