Egalité déchéance : rencontre dans un collège de Toulouse

Dans le cadre d'un salon (Toulouse Polars du Sud), j'étais invité au collège La Reynerie de Toulouse. Les e-mail de l'enseignant et des documentalistes témoignaient d'un excellent travail en amont : tout très bien préparé.

A la sortie du métro, je traversais une cité hérissée d'oreilles captant les « rumeurs de la planète » et arrivais devant la porte de l'établissement. Les traces d'une voiture brulée près de l'entrée.

Après avoir réussi à trouver un interphone, je pénétrai dans un lieu qui donnait à première vue une impression d'enfermement. Des mesures peut-être nécessaires dans ce quartier qui aurait soi-disant très mauvaise presse.

« Les bourges nous aiment pas ! »

Dans le CDI, après une collation, les élèves entamèrent une série de questions sur le livre étudié en classe. Deux classes de quatrième avec une grande diversité de population : des arabes, des noirs, des arabes, des noirs… Et pas des nantis. Un classique dans ce genre de zone périphérique qui se ghettoïse de plus en plus sur le plan ethnique et social. Mais pas là pour faire une étude sociologique, juste invité à parler de livres et offrir le goût de la lecture.

Au début, le fatalisme des élèves face aux livres m'agaça un peu et j'y allais de mon laïus habituel :

- Qu'est-ce qu'une BM ?
- Ben une voiture m'sieur !
- Oui… mais aussi une bibliothèque municipale. Trop facile de dire que tous vos problèmes sont uniquement dues à la société ! Soyez curieux ! De plus, vous n'êtes pas que des victimes et faites aussi des conneries.

L'un d'entre eux me coupa la parole et lança : « Les bourges nous aiment pas ! Et c'est tous des racistes ! »

Déstabilisé, je tentais de leur expliquer que les racistes étaient malheureusement plus issus des classes populaires, et que la haine du bourge était du même ordre que celle de l'étranger. Mes arguments ne semblaient pas du tout les convaincre. La conversation s'éloigna alors de la littérature et prit une tournure inhabituelle pour ce genre d'intervention.

Dans leurs regards, je crus sentir -peut-être une fausse impression ? - qu'ils me considéraient comme un sale bourge. « Tu nous la feras pas avec ton blabla ! Pas le premier qui vient essayer de nous faire croire à des lendemains meilleurs ! »

Encore un qui débarque sur leur territoire, leur parle de la beauté de la littérature et rentre chez lui ; fier d'avoir apporté sa contribution culturelle et humaine. Satisfait de sa tâche.

Leur quartier, un îlot détaché de la ville

Peu à peu, je me rendis compte de leur extrême lucidité. Ils savaient au fond d'eux que leur quartier, comme beaucoup d'autres en France, était une espèce d'îlot détaché de la ville. Une autre ville, loin du centre, de plus en plus loin du centre. Parfois, des politiques -souvent en période d'élection- viennent serrer des mains et, après quelques promesses, repartent rapidement vers le centre le plus proche.

Ces gosses de quatrième , même s'il adoraient leur quartier, n'étaient pas dupes de la situation. Première fois que j'avais autant de mal à argumenter, donner un peu d'espoir à des collégiens.

A la vue de ces têtes frisées, je pensais aux propos de Ségolène Royal et d'autres qui souhaitaient assouplir ou même supprimer la carte scolaire. Se foutaient-il complètement de ces gosses ? Peut-être ne se rendaient-ils pas compte des effets dévastateurs à terme de leurs propositions ? J'ose espérer qu'il s'agit de la seconde hypothèse.

A vrai dire, la carte scolaire est tracée depuis de très longues années : tout le prestige et les options telles le latin et le grec pour le centre-ville, rien pour les quartiers périphériques. Ou de temps à autre des miettes de bonne conscience sur le gâteau urbain. Si vous passez dans la région, Ségolène Royal et les autres responsables politiques de tous bords faites un petit détour par La Reynerie pour constater que les promesses -de gauche et de droite- non tenues ne colmatent pas les brèches. Et en créent d'autres invisibles dans les cœurs et les esprits. Des brèches explosives.

Force est de saluer le travail colossal de l'enseignant, des documentalistes, du principal et de tous les autres employés de ce collège. Tous dans un navire fissuré de toutes parts en pleine tempête, une tempête accentuée par la crise. Un coup de chapeau aussi au travail des libraires et membre de l'association organisatrice de ces rencontres scolaires ayant tenu à installer ce salon du roman noir en plein quartier populaire du Mirail. Un salon très réussi !

Trop de collèges dans la zone ?

Tout n'est donc pas perdu, de nombreuses personnes encore sur le terrain. Et heureusement. Bien sûr, il y a sans cesse des initiatives et de maigres avancées, des petites mains qui écopent le navire. Sans doute que la municipalité et les responsables du rectorat cherchent à redynamiser cette portion de la ville et ce n'est pas facile. Pourtant des menaces de fermeture (un droit de réponse des personnels du collège la Reynerie circule en ce moment, lire le PDF ci-dessous) planent sur cet établissement qui peut s'enorgueillir de 72,7% de réussite au BEPC. Bravo aussi aux élèves !

 Téléchargez le droit de réponse des personnels de la Reynerie.

Pourquoi donc vouloir fermer cet établissement ? Paraîtrait qu'il y a trop de collèges dans la zone… Mais les personnels du collège ne sont pas d'accord et ont décidé de défendre leur outil de travail. Une bagarre pas médiatisée du tout.

Que dire à ces gosses porteurs d'une telle lucidité autodestructrice ? Encore les baratiner. Le baratin, ils le connaissent de génération en génération. Et beaucoup d'enseignants, animateurs, tous ceux qui sont sur le pont jour après jour, en ont marre de cautionner ces mensonges. Combien de temps les habitants de certaines périphéries continueront-ils d'être les relégués de l'avenir ?

Les cobayes de décisionnaires -parfois pétris de bonnes intentions- le plus souvent ancrés en centre ville. Suis-je vraiment différent de ces technocrates ? Qu'est-ce que j'apporte de concret ? Peut-être un moment éphémère échappant au sombre quotidien de ces ados ? Une caution culturelle ? En tout cas, contrairement aux enseignants, documentalistes et élèves, j'ai effectué ma petite prestation et suis reparti. Eux restent sur le navire.

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Portrait de Monique 91

De Monique 91

( retraitée ) | 14H12 | 14/10/2009 | Permalien

J'aime vos écrits, vos commentaires… je voulais vous le dire …

C'est vrai que ces jeunes dans ces ghettos ont une lucidité « autodestuctrice »…
mais un jour, ils vont crier leurs colères, leurs haines si nous ne n'y prenons pas garde..
et là, ce sera trop tard.. car cette lucidité va se transformer en une explosion de rage…

Aux côtés des personnels de ce collège ( enseignants, documentaliste et aussi le personnel ATTOS.. - pas très sûre du sigle -… ), nous devons relayer, dans la presse, sur ce site, le désespoir de ces jeunes à qui la société ne propose aucun avenir, aucune bouée de sauvetage… Nous sommes tous responsables..

Portrait de Disciple ressucité

De Disciple ressucité

Tiens, il pleut. | 14H29 | 14/10/2009 | Permalien

J'ai un peu envie d'inverser vos propos et de parler des nantis comme ça :
« Leur quartier… était une espèce d'îlot détaché de la ville. »
« Tous dans un navire fissuré de toutes parts en pleine tempête »

Peut-être une autre manière de voir les choses.

Portrait de Béatrice1

De Béatrice1

| 15H00 | 14/10/2009 | Permalien

Eh oui, les enseignants sont souvent les derniers représentants de l'Etat qui rentrent encore dans ces quartiers, et ils ont du mérite.

La « guettoisation » s'est surtout faite par le départ, dès qu'ils pouvaient, de ceux qui n'en pouvaient plus de vivre là. De même, l'idée de l'assouplissement de la carte scolaire est venue d'un terrible constat : tous les parents qui le peuvent inscrivent leurs enfants dans le PRIVE pour les faire échapper à ce genre de collège.

La gauche a une responsabilité écrasante dans cette situation : elle s'est employée à NIER les problèmes pendant des décennies - les professeurs se désespéraient de constater que leurs syndicats se refusaient à faire remonter les informations alarmantes qu'ils leur communiquaient.

Pour avoir enseigné en ZEP pendant 20 ans, je peux dire que j'ai toujours eu l'impression qu'on y faisait tout à l'envers (on = l'administration) en abandonnant toute exigence envers ces gamins. La recette est connue : une alliance de fermeté et de bienveillance, un refus de baisser les bras et un maintien de l'exigence en matière pédagogique. Quand on leur passe tout, ces gosses traduisent très bien ce que ça signifie : on les prend pour des cons. Ceci suppose des équipes soudées, du principal à l'agent d'entretien.

Seulement c'est éreintant, et au fil des années le nécessaire enthousiasme s'épuise et on demande sa mutation dans un quartier de « bourges » où on peut enfin souffler - enseigner plutôt que de faire l'assistante sociale. Les principaux et les enseignants restent trop peu de temps pour faire un travail efficace qui est forcément à long terme - tout le monde n'a pas l'étoffe du héros, et c'est très très dur.

NB : Les options grec et latin sont proposées AUSSI dans ces collèges. Les FILLES y réussissent infiniment mieux que les garçons car elles savent que l'école est une chance pour elles, contrairement aux garçons. 72% de réussite au Brevet des collèges, c'est bien peu quand on sait comment il est attribué.

Portrait de C. Creseveur

à Béatrice1 Portrait de Béatrice1 De C. Creseveur

D'actualité | 08H39 | 15/10/2009 | Permalien

C'est un constat juste, auquel il faut ajouter la démission de familles qui malgré leurs convictions, soustraient leurs enfants des collèges à mauvaise réputation, pour ne pas les « sacrifier » !
Comment résister à un argument presque aussi imparable que celui qui traîne encore au sujet de la peine de mort : et si c'était ton gosse ?

Le premier responsable de tout ça réside il me semble dans la logique libérale de l'UE qui depuis près de 20 ans encourage la réduction drastique des dépenses publiques, ce qui impose le dégraissage des personnels et la disparition des services publics. La banque et l'assurance ont ouvert le bal. L'énergie, le téléphone, les routes ont suivis. L'éducation nationale, la santé, le courrier dégustent à leur tour.

Un établissement comme la Reynerie est symbolique du remarquable travail de sape imaginé par nos politiques : provoquer la désaffection en stratifiant les difficultés (diminution des moyens, et des personnels, non remplacement des départs), et une fois qu'elle est ancré il ne reste plus qu'à favoriser l'évasion des élèves par l'assouplissement de la carte scolaire d'une part, par la loi qui impose désormais aux communes de financer complètement l'école privé, d'autre part.
Lorsque le bahut vidé est à moitié de sa population résiduelle il ne reste plus qu'à expliquer qu'on est obligé de le fermer.

Le plus écoeurant dans tout ça c'est que la gauche n'a pas donné sa part au chien pour lancer le processus.

Portrait de Béatrice1

à C. Creseveur Portrait de C. Creseveur De Béatrice1

| 14H46 | 15/10/2009 | Permalien

Je suis en complet désaccord avec vous sur l'analyse des causes. Tout ça n'a strictement rien à voir avec l'UE, il n'y a aucune privatisation prévue de l'EN (c'est de la paranoïa pure et simple), les moyens sont là - le budget de l'EN est le premier de France, il a augmenté de 40% en 20 ans (pour un résultat catastrophique) - la désaffection n'est que le résultat logique des ravages causés par le « collège unique » (Haby, ministre de Giscard, 1975).

L'assouplissement de la carte scolaire n'est intervenu QUE pour essayer d'endiguer l'explosion des inscriptions dans le privé - dont tous les gouvernements de gauche ou de droite se sont servis comme amortisseur du désastre. Il ne change pas grand chose, puisque les murs des établissements recherchés ne sont pas extensibles. Ce n'est qu'une petite tentative pour permettre aux « outsiders » de faire ce que les « insiders » ont toujours fait : mettre leurs propres enfants à l'abri grâce à des recettes plus ou moins secrètes et des « délits d'initiés » (classes « Camif », par exemple).

Le fait est là : un enfant d'ouvrier n'a plus aucune chance de réussir dans l'enseignement public - c'est bien pire qu'au temps des « Héritiers » - il a beaucoup plus de chances de réussir dans le privé. Je dis ça à ma grande honte, moi qui suis un pur produit de l'école publique et laïque, et qui en suis une farouche défenseuse. Parmil es familles qui font la queue pour inscrire leurs enfants dans le privé, les familles modestes sont largement représentées.

Tout ça pour des raisons purement idéologiques. J'ai connu l'époque - sous la gauche - où les enfants en trop grandes difficultés passaient directement du CM1 à la sixième, parce qu'on estimait qu'ils ne pourraient tirer « aucun bénéfice » de faire un CM2… Inutile de décrire le résultat en sixième.

Votre discours, on l'entend depuis 30 ans.

Portrait de lally

à Béatrice1 Portrait de Béatrice1 De lally

professeur | 20H19 | 15/10/2009 | Permalien

Il y a une volonté étatique actuelle que l'EN disparaisse contrairement à ce que vous pensez.
Parce que l'actuel gouvernement y a un intérêt énorme.
En privatisant complètement l'enseignement, ce dernier repart dans le giron religieux (de préférence intégriste) et ainsi la laïcité sera totalement supprimée.
Et l'accès à l'école et au savoir conditionné comme avant uniquement par l'argent, le sexe et les opinions religieuses et politiques.

L'école laïque publique a permis que tout enfant, garçon ou fille, pauvre ou riche, puisse étudier au moins jusqu'au BEPC voire au BAC. Et que cet enfant puisse pousser le plus loin qu'il le peut des études et avoir le moyen de pouvoir trouver une formation qui ne le laisse pas sur le carreau.

Or l'état actuellement favorise les établissements privés confessionnels en leur offrant 500 millions d'euros, l'état a également accordé des équivalences au Vatican pour que les diplômes religieux puissent être validés comme diplômes d'état et il cherche à remplacer l'école maternelle par des jardins d'enfants privés, payants sans apprentissage scolaire (il ne faut pas que les enfants apprennent trop tôt).

A terme le but est que par exemple l'Opus Dei puisse avoir ses universités et des lycées, collèges, écoles primaires en France comme elle les a déjà en Espagne et dans différents pays d'Amérique Latine.
Des établissements confessionnels qui sont de véritables lieux de formatage religieux. Et que ce soit quasiment la seule voie possible pour avoir accès au savoir.
Un savoir orienté, volontiers créationniste, intégriste et surtout soumis au diktat ultra libéral mais aussi ultra religieux…

Différents ministres de Sarko sont affiliés à l'OD et les ministres de l'EN qui se sont succédés depuis Chirac ont comme par hasard tous des affinités avec ce mouvement intégriste catholique.
Etonnant non ?

Portrait de Béatrice1

à lally Portrait de lally De Béatrice1

| 22H42 | 15/10/2009 | Permalien

« Il y a une volonté étatique actuelle que l'EN disparaisse contrairement à ce que vous pensez. »

C'est un pur fantasme. C'est ridicule.

« L'école laïque publique a permis que tout enfant, garçon ou fille, pauvre ou riche, puisse étudier au moins jusqu'au BEPC voire au BAC. Et que cet enfant puisse pousser le plus loin qu'il le peut des études et avoir le moyen de pouvoir trouver une formation qui ne le laisse pas sur le carreau. »

Il y a des lustres que ceci n'est plus vrai. Dans les quartiers difficiles, les enfants qui pourraient faire une bonne scolarité, ou une scolarité moyenne, sont sacrifiés : non seulement ils se font casser la gueule à la récré, mais les enseignants sont tellement accaparés par les cas désespérés qu'ils n'ont absolument pas le temps de s'occuper d'eux.

« Or l'état actuellement favorise les établissements privés confessionnels en leur offrant 500 millions d'euros »

Je suis une farouche laïque, convaincue que les fonds publics ne devraient aller qu'à l'école publique, que l'école privée devrait se débrouiller avec des fonds privés - et je suis indignée que l'enseignement privé sous contrat soit entièrement financé par l'Etat. Mais ceci n'a rien de nouveau : c'est dans la loi Falloux (1850), et dans la loi Debré (1959).

« A terme le but est que par exemple l'Opus Dei puisse avoir ses universités et des lycées, collèges, écoles primaires en France »

Il faut cesser de voir des complots partout : les établissements privés sous contrat sont DEJA à 99% catholiques - et ils n'enseignent pas le créationnisme, sinon ils ne seraient pas sous contrat. La grande majorité d'entre eux ne sont même pas des lieux de « formatage religieux » : c'est du délire. D'ailleurs les familles musulmanes qui veulent que leurs enfants échappent à la loi du quartier n'hésitent pas à les inscrire à l'école catholique… en attendant d'avoir elles-mêmes leurs propres établissements sous contrat, ce qui ne saurait tarder, car ce qui est légal pour les uns doit l'être pour tout le monde.

Il y a donc 20% d'écoles privées (à grande majorité catholiques) en France - et ce qui est particulièrement inadmissible, c'est que ce soit souvent la seule échappatoire pour certaines familles. Ils refusent du monde. Tout ça parce que l'école publique, pour des raisons purement idéologiques, refuse de voir en face le désastre qu'elle est devenue. Chaque tentative de réforme, quelle qu'elle soit, déclenche des émeutes devant lesquelles tous les gouvernements ont toujours plié… et pendant ce temps les familles votent avec leur pieds, et nos écoles et nos universités s'enfoncent toujours un peu plus.

Il y a DEJA des Universités catholiques en France - et elles sont prestigieuses (Lille, Paris…).

« Différents ministres de Sarko sont affiliés à l'OD et les ministres de l'EN qui se sont succédés depuis Chirac ont comme par hasard tous des affinités avec ce mouvement intégriste catholique.
Etonnant non ? »

Brrrr… Et je parie qu'il y a même des ministres juifs : un comble !

Vous avez un léger problème de paranoïa, à mon avis. Je crains plus les ayatollahs du collège unique que l'Opus Dei, dans ce domaine.

Portrait de lally

à Béatrice1 Portrait de Béatrice1 De lally

professeur | 00H38 | 16/10/2009 | Permalien

Vous ne comprenez manifestement pas que l'état veut privatiser entièrement le système enseignant. Et remettre l'accès au savoir entre les mains des religieux.
Sarko veut un état religieux façon US. Avec des établissements scolaires régis par des religions, des mouvements intégristes, voire des sectes.
Pourquoi ? Parce qu'ainsi ces mouvements religieux pourront conditionner l'accès au savoir par l'adhésion religieuse, l'argent.
Ainsi les enfants pauvres n'auront droit à qu'à des miettes d'éducation, encore pire qu'aujourd'hui. Et les enfants riches auront droit à une éducation qui sera orientée religieusement ce qui fera des adultes soumis au pouvoir dominant.

Car contrairement aux objectifs de l'école publique qui visait une autonomie et une liberté de l'individu réelle, les objectifs de l'enseignement privé sont que le pouvoir en place ami du religieux ne soit jamais contesté, que l'argent ne change jamais de mains, etc, etc…

Pour le moment, les établissements privés sous contrat avec l'état ne peuvent pas délivrer des enseignements créationnistes. Mais avec les projets de libéralisation de l'enseignement et de valorisation extrême des établissements confessionnels privés, ce sera très bientôt possible.
Quand la France donne des équivalences de diplômes d'état à des diplômes religieux vaticans, c'est pas juste pour des clopinettes sauce caillou.

Vous rêvez si vous croyez que le soutien actuel étatique et financier des établissements privés confessionnels cathos amènera aussi un soutien d'établissements privés confessionnels musulmans.

L'Opus Dei comme le Vatican n'y ont aucun intérêt.
C'est un marché trop juteux qu'ils veulent se réserver. Soutiens fervents de l'extrême-droite façon FN et MPF ou Identitaires, que l'islam révulse, les ministres, politiques membres de l'OD s'opposeront à cela et ils gagneront car bien plus implantés politiquement au plan gouvernemental que des personnalités religieuses islamiques.
L'Opus Dei a ses propres écoles et universités en Espagne et c'est ainsi que la mouvance intégriste catho a pu en grande partie bloquer les progrès sociaux en Espagne et a soutenu le franquisme et soutient encore toutes les mouvances politiques réacs en Espagne et en Amérique Latine.

N'oubliez pas non plus que l'ultralibéralisme a toujours besoin du fondamentalisme religieux pour soumettre les gens et les communautariser.

Que l'EN refuse de voir que sa vision administrative ultra éloignée de la pédagogie quotidienne n'a produit que du chaos, ça c'est sûr.
Mais ça vient que l'EN s'est entièrement détachée de sa base d'enseignants, a méprisé le travail pédagogique pour ne considérer que l'administratif et le ronron.
Elle a cru qu'elle pourrait globaliser la pédagogie voire même s'en passer pour plaquer des enseignements théoriques et conceptuels un peu comme on gave les oies…et force est de constater que ça ne marche pas ou seulement sur des enfants qui ont l'aptitude à.

Les hauts fonctionnaires de l'EN pensent l'enseignement dans leur tour d'ivoire d'une manière totalement erronée. Du coup, leurs réformes successives entraînent des fiascos dont les enfants sont les victimes.
Et dont sont aussi victimes les enseignants attachés à la réussite et à l'autonomie de leurs élèves. Quand le ministère rend inopérant votre travail pédagogique alors qu'il devrait être au contraire un appui, c'est un non-sens et un échec sur toute la ligne.

Mais l'échec de l'enseignement public au plan fonctionnement hiérarchique ne fait pas que l'enseignement privé confessionnel soit mieux au plan contenu.
Le contenu pédagogique du privé est d'un niveau bien plus faible.
Ca se voit aux épreuves du Bac lors des résultats des élèves dans différentes matières.

Ce qui fait d'ailleurs que bien des familles modestes dont les enfants sont en difficulté dans le public (pas seulement à cause de la ghettoïsation) mettent leurs enfants en établissement privé. De la bouche même des enfants, c'est moins dur et effectivement comme le niveau dans la plupart des matières est moins élevé, les enfants suivent un peu mieux.
Donc des enfants en grande difficulté en établissement public font des élèves moyens souvent en établissements privés.
Ce qui entretient l'illusion pour certaines familles modestes comme aisées que l'école privée est mieux…alors qu'elle est au plan contenu scolaire et niveau, inférieure au public.

Concernant l'OD et ses ambitions politiques et religieuses et enseignantes, ce n'est pas de la paranoïa. C'est une réalité.
L'OPA sur l'enseignement de l'OD a été engagée sous Chirac après avoir été négociée partiellement avec certains ministres sympathisants en fin de gouvernement Jospin.
Demandez à n'importe quel politologue spécialisé sur la question de l'intégrisme religieux catholique et sur l'OD en particulier, il vous dira la même chose que moi.

Portrait de Béatrice1

à lally Portrait de lally De Béatrice1

| 01H05 | 16/10/2009 | Permalien

« Vous ne comprenez manifestement pas que l'état veut privatiser entièrement le système enseignant. Et remettre l'accès au savoir entre les mains des religieux. »

Non, je ne crois pas ça DU TOUT. Et j'irai plus loin : vous-même en croyant ça, vous délirez.

« Sarko veut un état religieux façon US. Avec des établissements scolaires régis par des religions, des mouvements intégristes, voire des sectes. »

C'est bien ce que je disais : aux USA l'Etat et l'Eglise sont TRES strictement séparés depuis 1791 - 1er Amendement : il interdit à l'Etat de se mêler des affaires des Eglises et aux Eglises de se mêler des affaires de l'Etat. Ceci fut confirmé en 1802 par Jefferson, qui parle de la nécessité d'ériger un MUR entre l'Etat et les Eglises.

Aux USA l'école publique est gratuite, laïque et obligatoire : elle est financée entièrement sur fonds publics. A côté de ça, il existe un réseau d'écoles confessionnelles - comme chez nous - à la différence qu'elles ne touchent pas UN sou d'argent public, mais doivent se débrouiller pour faire des fund-raising pour survivre. Les professeurs y sont moins bien payés que dans les écoles publiques, où les conditions de recrutement sont plus sévères. Certaines sont nulles, d'autres sont excellentes.

Je ne rêve absolument pas quand je dis que les musulmans - qui ont déjà des écoles privées confessionnelles, vont bientôt passer sous contrat : il faut cinq ans d'exercice : c'est en cours.

« Le contenu pédagogique du privé est d'un niveau bien plus faible. »

Même pas ! S'ils sont sous contrat, ils ont exactement les mêmes programmes que nous, donc les mêmes exigences. Mais comme ils trient leurs élèves, ils virent les cas les plus graves (ce que l'EN ne peut pas faire) et peuvent donc travailler dans la sérénité avec ceux qui restent.

Vous fantasmer su l'Opus Dei ! Il n'y a plus de curés dans les séminaires, plus de bonnes soeurs dans les couvents, les églises sont vides : où croyez-vous qu'ils trouveraient les centaines de milliers d'enseignants nécessaires ? ? ?

Bayrou avait timidement essayer de toucher à la loi Falloux : un million de professeurs étaient immédiatement descendus dans les rues.

Si Sarko voulait vendre l'EN, elle est dans un tel état que personne n'en voudrait.

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professeur | 10H09 | 16/10/2009 | Permalien

Pour travailler sur les deux types d'établissements, privés et publics, je vois bien les différences flagrantes.

Le niveau en math, en langues, en histoire géo, en sciences, est plus bas et je l'ai constaté maintes fois. Déjà en tant qu'élève puis en tant que prof. Et ne parlons pas de la philo où la différence se fait énorme entre le public et le privé.
Bien que sous contrat les établissements privés n'ont pas pour vocation d'instruire les enfants d'une manière large mais de les conditionner à la soumission au pouvoir et d'instiller un discours religieux au niveau de l'enseignement. Certains établissements pourtant sous contrat obligent leurs élèves à aller à des cours de catéchisme ou à une aumônerie catholique. C'est de plus en plus le cas pour des établissements dont les directions émanent de mouvements cathos tradis, de mouvements cathos intégristes ou conservateurs et réactionnaires. Ce qui change beaucoup de choses quant à la transmission du programme tant en qualité qu'en choix pédagogique.

Quant à l'Opus Dei, ça n'a rien d'un délire.
Et je suis particulièrement au courant puisque j'ai de la famille qui s'est retrouvée dans cette secte intégriste catho. Donc je suis au courant de leurs objectifs, au courant des alliances qu'ils ont noué au niveau politique et au niveau religieux et les objectifs qu'ils poursuivent au niveau des établissements privés confessionnels catholiques.
Et se ne sont pas des curés et des bonnes soeurs mais des laïques qui sont membres de l'OD principalement. Leur principale cible sont les écoles, les collèges, les lycées et les universités privées.

Ils détiennent dans différents pays européens mais aussi en Amérique Latine, la majorité des écoles du primaire à l'université. Et ils y enseignent leur vision politique et religieuse radicale ainsi qu'un ultra libéralisme débridé. Qui va de paire avec leur intégrisme religieux.
Et l'OD a l'appui plein et entier du Vatican et des relais importants gouvernementaux et de députés.
Des lobbys de cette mouvance intégriste font le siège de l'Assemblée Nationale. Différents ministres,secrétaires d'Etat qui sont à l'EN sont membres ou au mieux sympathisants de l'OD. Et toutes les dernières lois, les financements accordés au privé sont des cadeaux de Sarko pour l'enseignement privé. Leur poste à l'EN leur permet de faire couler l'enseignement public.
Le Pape a chargé l'OD de prendre de plus en plus la direction de différents établissements privés confessionnels catholiques. Et d'y professer une éducation catholique rigoriste.
Les directives sont claires au niveau des diocèses dont dépendent les établissements scolaires privés.

Vous confondez l'ancien système éducatif privé confessionnel qui dépendait de curés et de nonnes. Maintenant les enseignants les plus réacs au plan religieux sont des laïcs issus de mouvances traditionnalistes ou intégristes. Vous les trouvez aussi bien en taupes à l'EN que dans les établissements privés confessionnels catholiques où ils visent le plus souvent rapidement des postes décisionnels. Et croyez-moi ou pas, ces gens-là sont des branques, des fachos qui obéissent à des idéologies religieuses radicales et visent l'embrigadement religieux des enfants, nullement leur éducation.

Sarko les favorise parce que les supporters de l'OD sont des ultra libéraux qui voient l'éducation scolaire comme un marché commercial juteux avec une libre conccurence débridée et aussi comme un moyen de maintenir au pouvoir des gens riches, ultrareligieux et aussi de placer leurs pions politiquement et économiquement. Mais aussi parce qu'en favorisant les établissements privés, non seulement l'enseignement se retrouvera dépendant d'organismes religieux intégristes mais aussi de sectes comme la Sciento ou les Jéhovah, d'entreprises qui formateront les programmes et les enfants selon leurs critères et leurs idéologies. Et ça c'est ce que veut l'état ultralibéral de Sarko. Il ne veut pas que les enfants deviennent autonomes, libres, indépendants par l'enseignement, simplement soumis au système ultra libéral. Qu'ils n'aient aucune possibilité de révolte, pas d'alternative de formation et d'action.

La privatisation des services publics à tout-va vise les mêmes objectifs détestables : soumettre les gens à l'arbitraire et qu'ils ne puissent plus être indépendants mais entièrement sous la coupe des multinationales, des banques.

Enfin sur le système scolaire étatsunien :

Si les établissements américains ne se mêlaient pas de religion et de religieux…ça se saurait. La plupart des établissements scolaires valables sont privés et confessionnels.
Le secteur public est destiné aux miséreux, il est réduit à peau de chagrin.
Le niveau scolaire y est lamentable.
Les professeurs très mal payés, les locaux dans de triste état.

Le système aux US est fait pour qu'une majorité de profs aille sur le privé et délaisse le public.
Exactement ce qui est pratiqué depuis quelques années en France.
Et s'il n'y a pas de financement de l'Etat, il y a des financements d'entreprises, de sectes, de religions.
Ce qui fait que ça colore l'enseignement et les contenus.
Et qu'il y a un lobbying constant dans ces écoles au plan religieux.
Ce lobbying se voit notamment mais pas seulement via les « fraternités » de collégiens, de lycéens, d'étudiants qui sont des sortes de lieux d'entrisme à la fois politiques et religieux.

Portrait de Béatrice1

à lally Portrait de lally De Béatrice1

| 13H53 | 16/10/2009 | Permalien

Vous avez un problème.

Moi qui suis une farouche défenseuse de l'école publique, et pourfendeuse de l'école privée, je ne vais pas avoir le ridicule de défendre l'enseignement catholique en France, mais il ne correspond absolument pas à ce que vous racontez, qui n'est qu'une caricature grotesque.

Il n'y a pas de « complot » de l'Opus dei pour faire main basse sur l'Education Nationale en France, je vous assure : vous vous amusez à vous faire peur, là…

« Si les établissements américains ne se mêlaient pas de religion et de religieux…ça se saurait. »

Mais ça se sait, ça se sait… chez les gens qui connaissent un tout petit peu les Etats-Unis, qui savent qu'on n'y plaisante pas avec la séparation des Eglises et de l'Etat - quelle Eglise d'ailleurs, il y en a tellement ! C'est strictement du domaine PRIVE.

Tout ce que vous racontez est faux : les profs américains sont mieux payés dans le public (ils y sont TRES bien payés - à peu près le double d'un prof français) que dans le privé. Rien que ça, ça fait tomber tout votre édifice fantasmatique. Tout est complètement décentralisé aux Etats-Unis depuis toujours, chaque Etat fonctionne à sa façon, et à l'intérieur de chaque Etat, chaque comté.

Toujours est-il que les établissements privés US ne reçoivent pas UN centime d'argent public : ils se débrouillent autrement.

Que des religions - ou ce que vous appelez avec mépris des « sectes » (personnellement, en tant que mécréante, je ne vois pas la différence) - aient des écoles qu'elles financent sur leurs propres deniers ne me dérange absolument pas : je suis très attachée aux libertés fondamentales dont la liberté de conscience. A condition que l'Etat, qui n'est pas là pour ça, ne s'en mêle pas.

C'est ce double système financé par l'Etat dans les deux cas que nous avons en France qui me scandalise - il s'agit bien d'une école à deux vitesses. Mais ce que je déplore le plus c'est que, pour de nombreuses familles, l'école privée soit la seule solution pour faire échapper leurs enfants au désastre qu'est devenue l'école publique dans de nombreux endroits.

Les « fraternities » et « sororities » n'ont RIEN de religieux ! (C'est la meilleure ! ) Ce sont des associations d'étudiants dont l'objectif principal est de faire la fête et de se bourrer la gueule ! Rien, mais vraiment rien, à voir avec aucune religion, au contraire…

Vous devriez essayer de dépasser vos clichés, préjugés et idées reçues.

Portrait de malatrie

à Béatrice1 Portrait de Béatrice1 De malatrie

13H55 | 16/10/2009 | Permalien

« Vous fantasmer » ! ! ! ! ! ! : « Vous fantasmeZ “

Portrait de hershellgordon

à Béatrice1 Portrait de Béatrice1 De hershellgordon

22H25 | 15/10/2009 | Permalien

post particulièrement inepte…des enfants qui passent du cm1 à la sixième…prouve-le !

Portrait de Béatrice1

à hershellgordon Portrait de hershellgordon De Béatrice1

| 00H44 | 16/10/2009 | Permalien

Ou encore : « Vous mentez ! ».

Oui : des enfants jugés trop nuls pour « tirer profit » d'un CM2, et qui passaient donc directement en 6ème.

Réponse particulièrement inepte et bien digne du mononeuronal lamorille. Vite, va rapporter à tes potes beaufs, vite ! Ouiiinnnsss, elle m'a « traité », elle est méchaaaannnte ! »

Portrait de hershellgordon

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06H36 | 16/10/2009 | Permalien

bonjour béate ma beaufette préférée (quoique…), tu racontes n'importe quoi, une fois encore ! mais je remarque une chose…plus le temps passe, plus ton agressivité s'exacerbe rapidement…c'est ton côté sarkozyste ?

Portrait de déluge

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menuisier | 08H35 | 16/10/2009 | Permalien

En plus tu as vu le parcours ?

« 20 années en zep »,
Tu rajoutes les longues années à enseigner aux States plus les épisodes d'amours balnéaires et à l'arrivée, tu as un cv modèle Rachida Dati.

Mais c'est bon de rire.

Pour le reste,on sait ce que c'est une » libérale de gauche ».

C'est comme un a-politique de droite :

Quelqun qui a du mal à assumer son identité.

Portrait de tilou_

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Chat de garde | 08H37 | 16/10/2009 | Permalien

Oh là ! Tu oublies aussi quelques années à enseigner au Royaume Uni ! Non ?

Portrait de déluge

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menuisier | 08H50 | 16/10/2009 | Permalien

Elle a été également présidente de l'EPAD, j'oubliais…

Portrait de tilou_

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Chat de garde | 08H55 | 16/10/2009 | Permalien

Et elle fait de la concurrence à Hulk dans le boutage de gauchos !

Portrait de déluge

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menuisier | 09H04 | 16/10/2009 | Permalien

Tu as remarqué également..,

Portrait de tilou_

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Chat de garde | 09H11 | 16/10/2009 | Permalien

Et comme Hulk est parti vers d'autres cieux, plus cléments, elle a deux fois plus de boulot, c'est pas une vie !
Mais, c'est une grande travailleuse, comme le petit âne gris, elle fait son ouvrage, sans espérer de remerciement de la plèbe, cette ingrate !

Portrait de déluge

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menuisier | 09H13 | 16/10/2009 | Permalien

Hulk est parti ?

Ca, ça m'étonnerait

Portrait de tilou_

à déluge Portrait de déluge De tilou_

Chat de garde | 09H44 | 16/10/2009 | Permalien

Chutt !

Portrait de Béatrice1

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| 13H36 | 16/10/2009 | Permalien

« tu racontes n'importe quoi, une fois encore ! »

Je ne raconte PAS n'importe quoi, c'est la stricte vérité. Je sais bien que c'est incroyable, que c'est d'une connerie sans nom, mais c'est ainsi que ça se passait en ZEP au début des années 90, j'ai eu dans mes classes de 6ème X gamins qui venaient tout droit de CM1. Je ne sais pas si ça s'est poursuivi ensuite, ni si ça contineu, parce que je l'ai quitée ma ZEP.

Faut-il être un beauf demeuré pour n'avoir pour toute réaction que « prouvez-le ! », ou « vous mentez ! »

Comme l'autre beauf malveillant qui ne voulait pas croire les chiffres donnés par les spécialistes de la protection de l'enfance : une fille sur 8 et un garçon sur 10 sont abusés sexuellement : « Prouvez-le ! », « Vous mentez ! »

Voilà des « arguments » très constructifs, moi je trouve. Tout plutôt que de secouer ses petites certitudes.

Les mononeuronaux qui tombent sur le cul à l'idée que quelqu'un ait pu enseigner dans plusieurs pays différents : j'adore ! Oui, j'ai enseigné au Royaume Uni ET aux Etats-Unis, puis j'ai passé 20 ans en ZEP en France - je croyais pouvoir rendre à l'école publique ce qu'elle m'avait donné.

Non les braves gens n'aiment pas que / L'on suive une autre route qu'eux…

Et puis comme d'habitude, la meute arrive au grand galop - aucun de vous ne se déplace jamais seul - trop risqué ? En bande on se sent plus fort… Vous n'êtes que de misérables croquants.

Portrait de tilou_

à Béatrice1 Portrait de Béatrice1 De tilou_

Chat de garde | 13H43 | 16/10/2009 | Permalien

Quittée 2 t
Vous n'êtes qu'une misérable réactionnaire !

Portrait de malatrie

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13H59 | 16/10/2009 | Permalien

 » ni si ça contineu, parce que je l'ai quitée ma ZEP » : continue, quittée.

Portrait de Béatrice1

à malatrie Portrait de malatrie De Béatrice1

| 14H32 | 16/10/2009 | Permalien

Merci de me lire aussi attentivement ! C'est très flatteur…

Toujours en meute, donc ?

Portrait de tilou_

à Béatrice1 Portrait de Béatrice1 De tilou_

Chat de garde | 14H43 | 16/10/2009 | Permalien

Croquants : terme utilisé par la noblesse pour désigner le peuple.
Mâme la comtesse BéaOne !

Portrait de Béatrice1

à tilou_ Portrait de tilou_ De Béatrice1

| 15H04 | 16/10/2009 | Permalien

Change de dico, espèce d'ignare.

« Toi qui m'as donne du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez… »

« Les croquants vont en ville, à cheval sur leurs sous
Acheter des pucelles aux saintes bonnes gens
Les croquants leur mettent à prix d'argent
La main dessus, la main dessous… »

Je t'en aurais fait apprendre, des choses.

Portrait de tilou_

à Béatrice1 Portrait de Béatrice1 De tilou_

Chat de garde | 20H51 | 16/10/2009 | Permalien

Ignare toi, une sombre réac qui cite tonton georges, je te crache sur les pieds, et je maintiens MA définition !

Je t'en aurais fait…………… tu ne crois pas, oh comtesse que le futur irait mieux que le conditionnel ?

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