
Interdire la burqa ou la minijupe ? Contractictions post-Mai 68
Ce billet me vaudra sans aucun doute les foudres de certaines féministes et des intégristes toutes religions confondues. Trop tard.
Cela dit, ce texte est généré par les soucis d'une gamine et l'œuvre d » une femme. D'une part, une lycéenne exclue de son établissement pour cause de défense des tenues courtes. Et d'autre part, le roman à succès de Milena Agus. Son livre, « Mal de Pierre », même si le texte n'est pas aussi extraordinaire que prétendent la critique et le bouche à oreille, pose un certains nombre de questions sur les relations entre les deux sexes.
Une amie a constaté que ce livre faisait un carton notamment parmi les femmes de plus de cinquante ans. Pourquoi ? Il décrit une Italienne qui, après avoir refusé la main de plusieurs prétendants, se marie sans amour et offre presque mécaniquement son corps à un mari en mimant les prestations des putes qu'il fréquentait auparavant au bordel.
Une manière aussi d'économiser l'argent du couple. Et chacun dort dans un lit différent. En parallèle, l'héroïne tombe folle amoureuse d'un patient dans une cure thermale. Bref, une femme naviguant entre sexe et passion, ennui quotidien et folie amoureuse.
Le sexe et l'érosion du couple, bon filon de l'édition
Des romans traitant de la problématique du sexe et « l'érosion » du couple embouteillent les étals des libraires à chaque rentrée littéraire pour ne pas dire toute l'année. De Catherine Millet à Virginie Despentes, en passant par l'excellent « Lune de fiel » de Pascal Bruckner, le choix est très large dans ce domaine libertin-littéraire.
« Mal de pierres », sans contexte plus fin et profond que la plupart des autres livres, décrit le tiraillement que peuvent vivre dans millions de femmes.
« Des hommes aussi ! », ne manqueront pas de réagir des lecteurs. Effectivement, le mâle moderne a aussi sa part de trouble et de questionnement, comme peuvent en témoigner un ancien président des Etats-Unis et le haut responsable actuel du FMI.
Mais ce tiraillement me semble plus important chez les femmes à notre époque de liberté ; liberté tenue toutefois en laisse par des pubards équipés de Rolex. Peut-être que les hommes, n'ayant pas eu autant à se battre pour obtenir cette liberté sexuelle, sont moins tendus sur ce sujet.
Un sujet incontournable dans nos villes et campagnes. Surtout à la veille des vacances estivales. Un ami tentait de convaincre le kiosquier de son village de ne pas mettre les magazine pornos au niveau du regard des gosses venus acheter des bonbons.
Mai 68 a permis l'épanouissement sexuel d'un grand nombre de femmes
A-t-il raison ? Surprotection ridicule d'un père de famille ? A priori, j'abonderai dans son sens en arguant du fait que la sexualité ne doit pas être imposée par des groupes de presse à des enfants au seuil de leurs premiers émois. Mais qui, ado, n'a pas lu un bouquin de cul (« de boule » disaient mes potes de Montreuil) ou regardé un film porno en cachette des parents ? Et d'ailleurs de nombreux adultes continuent d'en être friands. Où se situe donc le problème ? Toujours sous la ceinture.
Grace à Mai 68, plus une libération sexuelle des femmes que réellement sociale (beaucoup de petits fils des prolos de l'époque brûlent des bagnoles ou traînent sans perspective d'avenir), les mœurs ont réussi à échapper à la nasse gaullienne et pompidolienne.
Sans ce mois de Mai avec certes un bon retour sur investissement pour quelques-uns, Les Guignols de l'info, Antoine de Caunes, Actuel, Stéphane Guillon et autre impertinences audiovisuelles n'auraient jamais vu le jour. Et nous n'aurions pas pu entendre « Pour en finir avec le jugement de Dieu » d'Artaud, assigné à résidence -pour cause d'obscénité- dans les tiroirs de l'ORTF jusqu'en 1968.
Bien que cette période historique soit discutable sur plusieurs points, elle a permis incontestablement l'épanouissement sexuel d'un très grand nombre de femmes reléguées dans leurs cuisine. Et celui des hommes par ricochet. Quarante ans plus tard, de nombreuse avancées paraissent se figer pour ne pas dire reculer.
Peut-être que je parle facilement parce que je n'ai pas de filles au lycée ?
Dans les années 70, des intellectuels et citoyens de toutes sortes se seraient insurgés contre ce principal interdisant jupes courtes et short dans son établissement. A l'époque où l'on se bat à juste raison contre le port de la burqa dans les lieux publics, méfions-nous de ne pas laisser le puritanisme, profiter de la moindre brèche, s'infiltrer insidieusement dans d'autres domaines.
Peut-être que je parle aussi facilement parce que je n'ai pas de filles au lycée ? Ma réflexion aurait été vraisemblablement différente en tant que père d'une ado. Pas facile de laisser sa gamine servir sans se rendre compte d'appât sexuel à des hommes plus âgés que ses copains de lycée. Mais déjà, quand j'étais collégien, les « grands » en moto et voiture les attiraient plus que nous leurs camarades de classe.
Un problème très complexe que celui de la mini-jupe et short au lycée. Mais doit-on pour autant prendre le train de l'histoire en marche arrière ? Reculer peu à peu jusqu'au mur. Obéir le doigt sur la couture du pantalon. A propos de fringues, lire ce texte sur le pantalon lui aussi d'actualité en ce moment.
La bagarre contre une nouvelle forme d'obscurantisme ne doit pas occulter celle de la défense du port de la minijupe dans un pays laïc. Sinon, à terme, les puritains de tout poil vont grignoter les libertés acquises de haute lutte par des femmes et des hommes : grand-parents de lycéennes. Et le tissu social redevenir sombre et pas très sexy.
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De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 14H51 | 22/09/2009 |
Sujet inquiétant (surtout pour une femme). J'en profite pour laisser ici votre poème du jour ^^, Monsieur Akkouche, écrit par un anonyme du web, qui se fait appeler « Aaron de Najran » (j'ai cru comprendre qu'il décrivait là sa mère)
Le portrait d'une femme
Dessine d'abord un visage
une âme
et des yeux profonds comme des ambres
Esquisse le contour d'un sourire
pose-le sur le visage
Dessine ensuite un corps, au crayon fin
avec deux pommes des seins
un coeur qui bat
et une robe d'aquarelle
Décore le tout avec des grelots d'argent
quelques perles de verre
et une cerise de corail
Parfume d'un grain de santal
ou de canelle
Vérifie ensuite que tu n'as rien oublié
chevilles, cils, grains de beauté…
quand tout sera en place
tu verras le dessin se mouvoir
de lui-même
comme une algue
Maintenant, la dernière touche
la plus importante
Renverse l'encrier sur le dessin
d'un coup, sans hésiter
il faut que l'encre recouvre bien le dessin
de la tête aux pieds
comme une cagoule
et l'encre doit être bien noire
bien mate
pour étouffer les rires et les cris
Si les doigts dépassent
coupe-les
de même les pieds
Voilà, le portrait est fini
c'est une femme d'Arabie.
Aaron de Narjan, 1998
à Lohiel
De La mouche du coche
diptère | 18H25 | 22/09/2009 |
.
.
Cet article est un tissus de lieux communs dans la bien-pensance féministe actuelle. RAS.
.
.
à Lohiel
De A tes souhaits_
= | 17H04 | 23/09/2009 |
Par Xipe, comme c'est beau ! ! ! On dirait de la poésie toltèque…
De mass0
athée et citoyen du monde | 14H51 | 22/09/2009 |
Je partage à 100% votre analyse ( comme souvent).
Il est vrai que l'on voit un vrai retour du puritanisme, ma fille n'est pas encore une ado, mais elle s'habillera comme elle l'entend, il faut juste lui expliquer que les hommes n'ont pas un regard souvent franc envers l'autre sexe, ils réfléchissent plus avec leurs parties , le plus souvent.
De Frère bien aimé
Enclumier | 14H55 | 22/09/2009 |
Vous en voyez encore beaucoup vous de filles en robes à l'école ou au lycée ? ? ?
Ce sont ces petits salauds qui ont de la religion , qui mattent du porno en douce et qui osent les traiter de putes si elles ont le malheur de mettre une jupe ! !
Elle vient d'ou l'intolérance pour vous ? ? ?
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 15H07 | 22/09/2009 |
faut tout interdire , et redécouvrir les plaisirs de l'interdit
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H01 | 22/09/2009 |
Vive les minijupes, car c'est sexuellement intéressant.
A bas la burka, car c'est sexuellement effrayant.
Ou alors, faut une mini burka, genre qui ne couvre que la tête, le reste du corps étant presque à poil.
à Keldan
De tilou_
Chat de garde | 16H04 | 22/09/2009 |
Dans ce genre ?
De blablablaetblablabli
patati et patata | 16H03 | 22/09/2009 |
Tout à fait d'accord avec toi mouloud ,moi j'ai une fille qui a 20 ans jamais eu de problème quand elle était ado peut etre parce que elle été baba cool .
« Mais qui, ado, n'a pas lu un bouquin de cul (“ de boule ” disaient mes potes de Montreuil) ou regardé un film porno en cachette des parents ? »
Moi ,dans les années 74 75 y avait un cinema porno là ou j'habiter
et bien le mec n'a jamais voulu nous laisser entrer on avait beau lui tenir la jambe rien à faire. Alors on se contenter de Russ Meyer qui été interdit de moins de 16 ans ,en fait le porno on la fait entre potes.
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 16H06 | 22/09/2009 |
Ici en UK, la plupart des etablissements scolaires imposent l'uniforme.
resultat : des gens qui ne savent pas s'habiller. Des filles qui s'habillent vraiment comme des putes a chaque sortie (et en plus souvent de maniere extremement maladroite et moche).
Ici, la dictature du « soi sexy » me semble beaucoup plus forte qu'en France. Et les minettes n'ont aucun sens de la retenue vestimentaire. normal, elles n'ont pas appris a experimenter le bon dosage pendant leurs annees de college Lycee.
Oublierait-on que l'ecole est avant tout un lieu d'experimentation ?
à Azza
De Liger
liger.amsud.net | 21H06 | 22/09/2009 |
Première fois que je lis ça concernant l'uniforme à l'école. Point de vue très intéressant, vraiment.
Je plussoie, donc.
à Azza
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 21H41 | 22/09/2009 |
un peu de sérieux : l'école n'est que 8heures par jour maximum, je ne vois pas en quoi l'uniforme empêche de savoir s'habiller, c'est juste des anglais, et ni en quoi l'uniforme rendrait pute ?
L'école est d'abord un lieu d'études et de savoir il me semble, il n'est pas frustrant pour un enfant ou un ado d'être un enfant ou un ado, de plus tout le monde ne va pas à la même vitesse…
à SuperAlAmAs
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 10H03 | 23/09/2009 |
L'ecole, c'est en effet 8 heures par jour, soit en gros la totalite du temps passe a l'exterieur pour un gamin anglais. Ensuite, pour ceux qui passent plus de temps hors de chez eux, et bien tres souvent, l'uniforme, ils le gardent tout simplement parce qu'ils n'ont pas forcement la possibilite de se changer avant d'etre rentre a la maison.
Ensuite, l'ecole, c'est le lieu essentiel de la socialisation pour un jeune. C'est la qu'il/elle voit ses copains/copines, et c'est la qu'un ado francais va tester l'impact de sa tenue sur les autres. C'est la que le regards des garcons sur une mini-jupe trop mini va faire comprendre a une adolescente quel est le dosage qui lui convient entre l'effet qu'elle souhaite produire (etre seduisante) et les effets deplaisants (regards trop appuyes). Ce niveau entre la descence et l'indescence, qui sont des notions au profond relativisme culturel et qui dependent donc totalement de l'etat d'esprit d'une societe a un instant T, ca s'apprend sur le terrain, par experience et dans le regard des autres. Ca prend des annees et c'est cela qu'experimentent nos ados avec leurs tenues ole ole et leur maquillage trop charge.
En passant, c'est la raison pour laquelle je trouve que c'est une erreur fondamentale de la part de l'administration des etablissements scolaires de se meler de ca. Si le copain d'une ado lui signifie, par son regard ou ses paroles, que sa tenue n'est pas appropriee, il lui dit en realite que la charge erotique qu'elle degage est tellement forte qu'elle le touche dans sa propre pudeur (n'oublions pas que le vetement un moyen central de mettre en scene des caracteres sexuels secondaires). C'est tout a fait acceptable de la part d'un jeune du meme age que l'ado concernee. Ca l'est moins de la part d'un adulte encadrant de delivrer ce genre de message car cela revient pour lui a dire a une gamine qu'elle est trop excitante, ce qui est pour le moins genant ! L'adulte a evidement la charge de rappeler aux momes les normes sociales (pas a poil, pas de bikini, pas de seins nus), mais la minijupe etant acceptee par les normes sociales francaise comme vetement portable en pleine rue, il n'y a pas de raison de ne pas l'accepter a l'ecole qui est justement un lieu d'apprentissage, et donc de test de la vie en societe (hors de l'etablissement).
à SuperAlAmAs
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 10H09 | 23/09/2009 |
Je ne parle pas du port de l'uniforme en primaire, qui a eviement plein d'avantages. Je parle du college/Lycee.
Comme vous le dites, l'ecole est un lieu d'apprentissage, et pas seulement des matieres scolaires. On n'y apprend la societe, la relation avec l'autre sexe. On n'y vit.
Le pire est selon moi les ecoles ou les sexes sont separes, tres nombreuses en UK. Par ailleurs le royaume uni est egalement un des pays d'europe ou il y a le plus fort taux d'adolescentes meres.
Enfin, je n'ai pas dit que l'uniforme rendait pute (heureusement ! ). Je n'ai parle que d'habitudes vestimentaires. S'HABILLER comme une pute n'est pas ETRE une pute. Mes posts ici n'ont rien a voir avec la question, par ailleurs complexe de la prostitution. Par ailleurs « s'habiller comme une pute » est plus une expression courante qu'autre chose. Qu'est-ce qui empeche une prostituee de s'habiller comme une none ?
à Azza
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 10H45 | 23/09/2009 |
oui, bref, il vaut mieux autoriser le voile et imposer un uniforme que de voir le niqab et la burqa se multiplier, et ces filles déscolarisés, contre les autres extrêmistes du libéralisme à moitié à poil…
Je ne pense pas que les jeunes anglaises, qui s'habillent assez mal, soit une conséquence de l'uniforme…
à Azza
De Béatrice1
| 22H27 | 22/09/2009 |
C'est vraiment n'importe quoi ce message :
« Et les minettes n'ont aucun sens de la retenue vestimentaire. »
C'est précisément ce qu'affirme le proviseur du lycée qui veut interdire les tenues « indécentes »…
à Béatrice1
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 10H21 | 23/09/2009 |
Venez voir en angleterre et vous comprendrez de quoi je parle. Ca n'a rien a voir avec le fait ou non de porter une minijupe. Le proviseur en question commet par ailleurs a mon avis une grave erreur dans le message qu'il veut faire passer a ses eleves (voir mon post plus haut).
Par ailleurs j'ai lu recement que certains etablissements anglais on decide de laisser certains eleves venir en « casual clothes », tout simplement parceque les profs petaient les plombs a force de passer leur journee a dire aux gars de rajuster leur cravate, de remettre la chemise dans leur pantalon ou de negocier pied a pied avec les filles sur le nombre de boutons de chemise qu'elle peuvent garder ouverts, ou sur la hauteur a laquelle elle peuvent remonter leur jupe.
à Azza
De Béatrice1
| 11H41 | 23/09/2009 |
Je connais très bien le Royaume Uni (j'y ai enseigné). Vous êtes en train de nous expliquer qu'un ado est un ado, que ce soit de ce côté-ci de la Manche ou bien de l'autre.
Je conteste totalement votre affirmation selon laquelle à cause du port de l'uniforme à l'école, les Britanniques ne sauraient pas s'habiller - les jeunes filles s'habillant en « putes » parce qu'elles n'auraient pas pu « expérimenter » à l'école. Vous venez de démontrer le contraire, puisque - uniforme ou pas - elles remontent leur jupe et laissent leurs corsages ouverts…
J'ai toujours vu ça : nous on devait porter une blouse - c'est à qui aurait la blouse la plus sale et à laquelle il manquait le plus de boutons. Dans les écoles où on porte l'uniforme (au Royaume Uni ou aux USA dans le privé) les filles remontent leur jupe en la roulant à la taille.
Les ados contournent toujours l'interdit, quel qu'il soit, ça n'a rien de nouveau. A l'adolescence, les filles sont étonnées/éblouies/effrayées par leur nouveau corps et s'essaient maladroitement à la séduction.
Par ailleurs, je vous rappelle que Londres est depuis des décennies un haut lieu de la mode - alors les Britanniques qui « ne savent pas s'habiller », ça me fait doucement rigoler.
à Béatrice1
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 12H54 | 23/09/2009 |
Londres est une ville cosmopolite qui abrite des gens venus de toute la planete.
Maintenant, la grande bretagne, ce n'est pas qu'Oxford Street. Et j'insiste, l'habillement moyen des jeunes anglais(es) est carrement extreme par rapport a tout ce que j'ai pu voir dans le reste de l'europe (comparez juste un peu avec l'Italie ! ).
Et je maintient : la marge d'experiementation vestimentaire n'a rien a voir entre des jeunes qui doivent reflechir tous les jours a ce qu'ils vont porter et d'autres qui n'ont que comme seule option le fait de montrer plus ou moins leurs seins (en general, c'est vers le « plus » que va la tendance, a l'encontre evidement de l'injonction des adultes). Donc, ce « contraire » que je « viens de demontrer » n'est pas franchement probant. Ou alors vous vous contentez de demonstrations tres legeres.
Enfin, le jugement « les britaniques ne saurait pas s'habiller » va plus loin que mes propos. je parle surtout des jeunes. Apres, la vie, l'experience, font qu'evidement, les choses s'ameliorent, mais il reste encore de mauvaises traces chez beaucoup (pas forcement ceux qui frequentent Oxford Street).
Par ailleurs, il est possible que cette oppression vestimentaire durant les jeunes annees ait aussi un aspect positif quand il s'agit de creer des styles vestimentaires contestataires : la mini jupe des 60's, la mode punk, la coupe de cheveux de Boris Johnson. Mais bon, le cout social en est eleve !
à Azza
De Béatrice1
| 14H45 | 23/09/2009 |
« Et j'insiste, l'habillement moyen des jeunes anglais(es) est carrement extreme par rapport a tout ce que j'ai pu voir dans le reste de l'europe »
C'est en totale contradiction avec le sujet de ce fil, qui rappelle que l'habillement des élèves françaises peut être tellement « extrême » qu'un mouvement d'interdiction de ces tenues dans les lycées s'est créé.
« Et je maintient : la marge d'experiementation vestimentaire n'a rien a voir entre des jeunes qui doivent reflechir tous les jours a ce qu'ils vont porter »
Si vous mettiez les pieds dans un lycée français, vous pourriez constater que l'uniforme, ils se l'inventent eux-mêmes, parce qu'ils sont TOUS habillés, coiffés et chaussés de la même façon ! Il n'y a pas plus conformiste qu'un(e) adolescent - et gare à celui qui s'écarte de leur « norme ».
Par ailleurs, l'uniforme britannique n'est PAS considéré comme une « oppression vestimentaire » : l'immense majorité des élèves y est très attachée, il faut être français pour avoir cette idée.
L'uniforme représente l'école, avec son intense vie sociale et sportive, ce qui n'existe pas du tout chez nous. Il y a en revanche une grande tradition d'excentricité au Royaume Uni, et de grande tolérance à l'excentricité.
Je ne vois vraiment pas de quel « coût social » vous voulez parler. Il me semble que le coût social de la pression des pairs (peer pressure) est bien plus élevé chez nous, où celui qui ne porte pas un pantalon « de marque » se fait jeter des cailloux sur la tête à la récréation…
Bref, j'ai l'impression que vous êtes un Français déraciné au Royaume Uni, qui s'étonne et se demande « comment peut-on être britannique ? »
à Béatrice1
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 16H55 | 23/09/2009 |
« Si vous mettiez les pieds dans un lycée français, vous pourriez constater que l'uniforme, ils se l'inventent eux-mêmes, parce qu'ils sont TOUS habillés, coiffés et chaussés de la même façon ! Il n'y a pas plus conformiste qu'un(e) adolescent - et gare à celui qui s'écarte de leur “ norme ”. »
J'ai fait ma scolarite en France et on ne m'a jamais caillasse pour mon apparence vestimentaire (sans aucune marque). Je connais pas mal d'ados qui n'ont pas non plus ce genre de problemes.
Et justement, comme vous dites, l'uniforme, ils se l'inventent eux meme. C'est justement le probleme de l'uniforme impose par l'administration : pas d'invention. Il suffit de se conformer a l'injonction.
« Par ailleurs, l'uniforme britannique n'est PAS considéré comme une “ oppression vestimentaire ” : l'immense majorité des élèves y est très attachée, il faut être français pour avoir cette idée. »
Vous avez fait un sondage ? Et quelles sont les raisons avancees par les eleves pour expliquer leur attachement ? OK, le mot oppression est peut etre fort. Mais le port de l'uniforme existant depuis longtemps, il n'a jamais fait l'objet d'un choix de la part des eleves. L'attachement peut tout aussi etre lie a un gout de la tradition. Cela n'enleve rien a mon argumentaire.
Quand a la tradition d'excentricite, je vous l'accorde, elle fait partie du charme de la Grande Bretagne. Mais a mes yeux, c'est plus un mecanisme de soupape par rapport au fonctionnement d'une societe extremement oppressive (et la j'insiste sur le mot, pour en avoir cause avec beaucoup de Britaniques).
« Bref, j'ai l'impression que vous êtes un Français déraciné au Royaume Uni, qui s'étonne et se demande “ comment peut-on être britannique ? ”
Libre a vous d'emettre tous les jugements que vous voulez sur ma personne, ce n'est pas tres important et ca ne remet pas fondalement en cause la validite des propos que j'ai poste jusqu'ici sur ce sujet.
à Béatrice1
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 16H57 | 23/09/2009 |
« C'est en totale contradiction avec le sujet de ce fil, qui rappelle que l'habillement des élèves françaises peut être tellement “ extrême ” qu'un mouvement d'interdiction de ces tenues dans les lycées s'est créé. »
Ah ah ah !
Promenez vous un samedi soir autour de Londres et quand vous rentrerez en France, vous aurez l'impression d'etre en Iran !
à Azza
De Béatrice1
| 23H15 | 23/09/2009 |
Mais je me promène souvent à Londres, justement (et dans bien des quartiers, on se croirait effectivement en Iran ou en Arabie Saoudite…) - en revanche, il y a manifestement bien longtemps que vous n'avez pas vu l'intérieur d'un lycée français…
Quant à qualifier la société britannique d'« oppressive » ! La France n'arrive pas à la cheville du RU en ce qui concerne la tolérance… C'est eux qui ont inventé le régime parlementaire, les libertés individuelles et l'habeas corpus, je vous rappelle.
à Béatrice1
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 09H36 | 24/09/2009 |
Vous avez raison. Le Royaume Uni a plein de qualites. J'y vis et j'y suis quand meme assez heureux. C'est une societe tres interessante et c'est bien pour cette raison que j'essaye de la comprendre du mieux que je peux, certes avec mon regard de Francais (n'ayant pas grandi en UK, je ne peux pretendre avoir une connaissance interieure de ce pays).
Cela ne m'empeche pas d'etre critique sur certains points.
Et oui, je maintiens que le gens qui vivent ici ont un fort sentiment d'oppression, malgre ce que vous venez d'enumerer (de la meme maniere que des personnes vivant au Burkina m'ont expliquer y vivre avec un immense sentiment de liberte, bien que ce pays soit une dictature).
Le sentiment d'oppression n'est pas juste fonction du regime politique. Il peut aussi s'agir d'oppression financiere (Ici, je connais enormement de personnes qui se sentent esclaves de leur Mortgage qui leur pompe tout leur pouvoir d'achat). Il peut s'agir d'oppression au travail (pression enorme avec crainte permanente de perdre son emploi), d'oppression de la part du Landlord (Landlord=proprio. La plupart des contrats de location sont de 12 mois ferme : si vous partez avant, vous devez payer les mois restant. Apres Deux ou trois ans le proprio vous vire car au bout de trois ans, la nature du contrat change a votre avantage). L'organisation sociale (journees d'ecole courtes) fait que beaucoup de femmes doivent rester a la maison a s'occuper des enfants. Sinon, il faut payer pour les faire garder et les montants sont astronomiques et hors de portee des petits budgets. Le transport est hors de prix et 100% a la charge de l'employe qui doit souvent accepter de passer jusqu'a 3h par jours dans les transportsprivatises qui sont en panne ou en retard au moins 1 fois par semaine…
Et bien oui, la vie est dure en UK, et leur individualisme forcene n'arrage pas les choses. Un exemple simple : l'air pour le gonflage des pneus est payant partout (ben oui, t'as un service, donc tu payes). Du coup, si on n'a pas de petite monnaie en poche, on doit se resoudre a mettre sa vie et surtout celle des autres en danger… Et finalement, c'est la securite de tous qui en patit. Autre exemple : le parking est payant par tranches entieres dues d'avance dans la plupart des endroits. Si c'est 60 pence de l'heure et que l'on a une piece d'une livre en poche, la machine ne rendra pas la monnaie et seule 1 heure de parking sera accordee !
Allez, un dernier exemple : l'enlevement des encombrants. Dans la plupart des villes, malgre un montant tres eleve des impots locaux (je paye £150 tous les mois), je dois payer pour deposer moi meme un encombrant a la decheterie. Resultat : la multiplication des decharges sauvages en pleine nature et une charge supplementaire pour la police chargee de debusquer les pollueurs delinquants (avec le corrolaire d'incitation a la denonciation anonyme qui va avec, creant un climat delicieux). Il y a quelques temps, un volontaire qui a deblaye lui meme le lit d'une riviere de plus de 350 vieux pneus s'est vu facturer leur depot a la decheterie pour un montant de plusieurs livres par pneu. L'autorite officielle chargee de nettoyer les rivieres a refuse de payer pour cela car les pneus en question ne creaient pas de risque d'innondation.
Toute la vie en angleterre est remplie de petites choses de ce genre qui peuvent rendre l'existence tres penible a la longue. D'ailleurs, je n'invente rien. Tout ceci a deja ete denonce depuis longtemps par les anglais eux meme. Les sketches des Monty Pythons regorgent de ces denonciations et beaucoup d'anglais ont une conscience aigue de cette oppression qui traverse leur societe. Une bonne partie de l'humour anglais tourne autour de ce sujet.
Ca ne m'empeche d'aimer ce pays, ses habitants, ses ravissants paysages, ses traditions bizarres et sa culture extraordinaire.
à Azza
De Béatrice1
| 22H49 | 24/09/2009 |
A côté de ce que vous racontez, la France est un véritable enfer. D'ailleurs, les Français sont les plus gros consommateurs de tranquilisants…
Vous parlez du stress du locataire ? C'est un « stress » que beaucoup de Français aimeraient connaître, car ça voudrait dire qu'ils ont réussi à louer un logement ! Mon fils habite à Londres depuis 11 ans, il a trouvé sa première (co)location sans aucun problème alors qu'il était étudiant et n'avait pas un sou. Il a toujours changé de logement quand il voulait pour habiter où il voulait et avec qui il voulait, ça se fait avec une facilité incroyable - quand il a fallu loger un autre de mes enfants étudiant à Paris, on a halluciné devant le nombre de papiers qu'il a fallu produire ! Des cautions, et des cautions de cautions, des fiches de paie et des attestations d'assurance à n'en plus finir… incroyable ! Toute seule, elle n'aurait rien trouvé - sinon peut-être une chambre de bonne insalubre et hors de prix au 7è étage sans ascenseur chez un marchand de sommeil.
Ceci n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres. Ce que vous décrivez, c'est tout simplement la vie moderne, mais la location de logement est un tres mauvais exemple ! La liberté de ton des humoristes critiques de la société fait partie des charmes du pays, et je vous signale au passage que les Monty Pythons à l'époque où ils faisaient les délices des Britanniques (et des anglophones) auraient été INTERDITS en France !
Par ailleurs, la journée d'école au Royaume Uni est CIVILISEE par rapport à la France : les journées sont effectivement assez courtes, l'école fonctionne 5 jours par semaine, mais plus longtemps dans l'année : l'école est conçue pour respecter les rythmes des enfants, pas des adultes. En dehors de l'école, les gens paient des nounous, exactement comme chez nous, qu'est-ce que vous croyez…
Vous croyez que les park-mètres rendent la monnaie en France ?
En ce qui concerne les impôts locaux et les usages dans telle ou telle ville, le Royaume Uni étant un pays très décentralisé - ceci de très longue date - il n'y a PAS de « règle » nationale, ce sont les Autorités locales qui décident - même le système scolaire est différent d'une région à l'autre…
Bref, votre idée d'une société « oppressive » est très particulière et vous devriez essayer de venir vivre et travailler (si vous trouvez du travail) en France un petit peu pour pouvoir comparer.
à Béatrice1
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 22H35 | 25/09/2009 |
Pour l'esprit de l'ecole, je suis d'accord avec vous. Beaucoup plus respectueux des enfants, mais des le secondaire, les inegalites entre les enfants qui peuvent choisir le prive ou ceux qui peuvent acceder a de bons colleges et ceux qui se retrouvent dans de trous pourris est assez scotchante (je sais, en France le pb se pose differement mais existe aussi sous d'autre formes). Sans parler des frais universitaires par la suite.
Sinon, j'ai vecu et travaille en France et j'ai pu apprecier la difference.
Pour le temps hors ecole, vous payez peut etre une Nounou (vous avez les moyens alors), mais vous avez surement entendu parle des centres de loisir. Cela existe en UK, mais c'est prive et ca coute une fortune et ca fini a 5h30 apres, on paye au 1/4 heure de retard. Apres 18h, le centre est ferme ! (Prix en semaine 10 livres la soiree pour chaque enfant, et dans les 22 livres la journee par enfant en periode de vacances, contre 5 ou 6 euros quand on etait en France ! ). Quand au fait de respecter le rythme des enfants plutot que celui des adultes, c'est vrai que c'est important. Mais quand ca oblige la Maman a ne plus travailler ou a faire du part time paye une misere, et que la famille n'a plus qu'un salaire pour vivre, les momes dont on respecte le rythme se retrouvent vite dans la misere (un des plus fort taux d'enfants pauvres de l'europe, environ deux fois plus eleve qu'en France). A oui, aussi, il n'y a presaue rien avant 5 ans. Pas etonnant qu'ils aient un faible taux de chomage si une telle proportion de la population est a la maison avec les marmots. Autour de nous, la plupart des femmes ont arrete de bosser a partir du deuxieme enfant, et pour une coupure de 5/6 ans minimum.
Sinon, le droit des locataires sont globalement plus defavorable en UK (on vous demande par exemple vos releves de compte, on appelle votre employeur, ainsi que votre ancien proprio ! ). Si vous etes condamnes par un tribunal, a partir d'un niveau de peine suffisement severe (je me souviens plus exactement du type de peine), votre contrat de location devient caduc. Si un des locataires stipules sur le contrat quitte le domicile, le contrat devient caduc egalement. Interesting isn't it ? La contrepartie de cette precarite est effectivement une plus grande fluidite du marche, mais a quel prix !
Par ailleurs, les bailleurs peuvent imposer des criteres comme le fait que vous n'ayez pas d'enfantss, pas d'animaux, que vous soyez non-fumeur. Si un des ces points est viole par le locataire, il degage.
La colloc pour un etudiant, c'est des contrats courts et on n'a qu'un etudiant a deplacer tous les 12 mois. Essayez de vivre ici avec une famille ! Et puis vous etes au courant des prix de l'immobilier ici ? Je peux vous dire que beaucoup de gens se privent de manger correctement pour pouvoir se loger. Tout le monde ne bosse pas dans la finance ici, vous savez ? Est puis les logements insalubres ici, je peux vous dire que j'en ai vu, et a des prix qui vous feraient rougir. Ici, le Borough fait campagne pour inciter les locataires a refuser les logements avec fuite de toiture ou infiltration de flotte, moisissures etc….
Quand au tranquillisants, je suis d'accord avec vous. Mais c'est avant tout parce qu'ici, aller voir son toubib est toute une aventure. 35% des personnes qui travaillent ne vont pas chez le medecin sauf en cas d'extreme necessite (en raison des horaires de leur GP, de l'impossibilite de choisir son toubib (sectorisation tres rigide. On ne peut pas changer de medecin sauf en allant dans le prive, en disant adieu au remboursement secu)).
En attendant la picole descend bien de ce cote ci de la manche…
Pour les parkmetre, ils ne rendent pas la monnaie, mais editent un ticket avec un droit a stationner proportionel a ce que vous avez paye. Ils ne fonctionnent pas par tranche entiere d'une heure.
Et malgre la decentralisation dont vous parlez, les decharges sauvages sont tres frequentes de ce cote ci et la raison en est ce systeme d'enlevement payant a la piece. Cet exemple etait pour illustrer le cote contre productif d'un service public facture au volume plutot que forfaitairement (tout ca parceque ca genent les gens de payer une taxe permettant d'enlever le frigo de leur voisin). C'est un peu comme si on vous faisait payer l'ecole de vos gosses au prorata de leur presence en classe.
A cote de ca, je le repete, il y a aussi des truc excellents ici : demain, je vais au British Museum, et c'est gratuit, et il y aura une animation sur Pythagore pour mes enfants. De meme, la BBC est une reference mondiale en matiere de qualite et de service public. L'enseignement des matieres artistiques-musical est excellent, et beaucoup moins elitiste, coince et castrateur qu'en France. Bien sur que la France a aussi des raisons de voir ce qui se fit ici.
à Azza
De lilatiu
humanitaire | 03H46 | 23/09/2009 |
Pour avoir ete a l'ecole en Angleterre je ne peux qu'aprouver tes propos. Je n'avait jamais vraiment pense que leur facon de s'habiller tenait de l'uniforme mais ton analyse est interessante et je la rejoint.
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 16H07 | 22/09/2009 |
-« La bagarre contre une nouvelle forme d'obscurantisme ne doit pas occulter celle de la défense du port de la minijupe dans un pays laïc. Sinon, à terme, les puritains de tout poil vont grignoter les libertés acquises de haute lutte par des femmes et des hommes : grand-parents de lycéennes. Et le tissu social redevenir sombre et pas très sexy. »
Et bien, tout est dit, Mouloud.
Moi aussi je préfère voir des mômes qui se roulent des patins dans la cour de récré, que de les voir bastonner l'un d'eux ou gogoloïser avec leur Nifonne…
De Alt-Z
Jeune délibéral. | 16H12 | 22/09/2009 |
Interdire la minijupe ou la burqa ? Les deux d'un même mouvement ! Et le meilleur ? Ce seront des mesures de gauche.
De blablablaetblablabli
patati et patata | 16H12 | 22/09/2009 |
Tout à fait d'accord avec toi mouloud ,moi j'ai une fille qui a 20 ans jamais eu de problème quand elle était ado peut etre parce que elle été baba cool .
« Mais qui, ado, n'a pas lu un bouquin de cul (“ de boule ” disaient mes potes de Montreuil) ou regardé un film porno en cachette des parents ? »
Moi ,dans les années 74 75 y avait un cinema porno là ou j'habiter
et bien le mec n'a jamais voulu nous laisser entrer on avait beau lui tenir la jambe rien à faire. Alors on se contenter de Russ Meyer qui été interdit de moins de 16 ans ,en fait le porno on la fait entre potes he oui y avait pas de nanas ,faute de grives on mange des merles ! !