
Hortefeux, Royal, Cohen Solal, Bruni, Kouchner… et nous
Hortefeux, Royal, Cohen Solal, Bruni-Sarkozy, Dieudonné, Besancenot, Kouchner… Quel est leur point commun ? Apparemment différents, tous les sept semblent chercher la compagnie de la même paire d'amis. Plutôt deux alliés éphémères. Deux personnes que, très souvent, ils ne voient et n'entendent pas. Trop préoccupés par leur image, discours et course quotidienne.
Mais, contrairement à ces sept acteurs influents du monde politique et du show biz, ce duo très discret ne rate absolument aucun de leurs gestes ni de leurs propos. A force, nos deux larrons fondus dans le décor deviennent presque des intimes en pointillés de ces icônes médiatiques.
Mais nous aussi ne remarquons que très rarement ce binôme pourtant très important dans nos existences au jour le jour. Qui sont-ils pour être aussi appréciés de personnalités si dissemblables ? Et si proches d'elles, presque à les toucher ? Très consciencieux, nos deux inconnus effectuent un travail à quatre mains dont la plupart d'entre nous sommes friands, et parfois même accrocs.
Qui sont-ils ? Coupez ! Il s'agit d'un(e) caméraman et d« un(e) preneur(se) de son.
Les sept personnalités nommées plus haut, très opposées sur de nombreux niveaux, ont besoin de “ vendre ” leur image au plus large public. Chacune et chacun avec certes des motivations et finalités différentes mais tous passent par le même canal.
En général, ils ont l'habitude des caméras et savent jouer leur rôle à la perfection.
Voilà pourquoi, même si une langue peut fourcher et un coup de fatigue embrouiller l“esprit, je reste souvent dubitatif sur les dérapages ou bourdes de tels professionnels. Difficile de croire à la dernière soi-disant blague improvisée du ministre de l'Intérieur.
Que peut lui rapporter cette petite scène et phrase vues et entendues par des centaines de milliers de téléspectateurs et internautes ? En quelques mots, le ministre de l'Intérieur aspire vers lui encore plus d'électeurs extrémistes d'un Le Pen prêt à céder les rênes et, dans la foulée, il orchestre en léger différé son mea-culpa en se voilant derrière la banale plaisanterie.
Puis, dans quelque temps, toujours devant nos deux compères rivés au pied du perron de l'Elysée, ce même ministre jovial embrassera longuement Fadela Amara. Pour rester dans la grivoiserie en vogue chez nos gouvernants : savez-vous comment certains surnomment Rachida Dati et Fadela Amara ? Les colla-beurettes ? Mais ce n'est qu'une blague.
Même les plus idéalistes et sincères de nos femmes et hommes politiques, les artistes, éditeurs, journalistes, savent qu'ils doivent tout à ces deux employés -souvent intermittents du spectacle- de la télé qui font le son et l'image.
Sans ces techniciens audiovisuels, ils ne pourraient transmettre le moindre message. Peut-être que, parmi ces habitués du petit écran et du Net, certains ne rêvent que de pêche à la mouche en Ariège ou de lire les œuvres
complètes de Claude Simon sur une île déserte. Qui sait : s'éclater incognito jusqu'à l'aube dans une boîte à Ibiza ? Pas facile de comprendre leur désir essentiel.
L'ambition ? Un compte à régler avec papa, maman ou la société ? Un vrai désir de défendre des valeurs et convictions ? La question reste posée. Mais les autres, nous, citoyens plus ou moins anonymes, avons aussi cette irrépressible attirance pour les caméras.
Beaucoup se précipitent sur les plateaux de télé réalité ou de jeux, font des grand signes à la plus petite caméra pointant son nez dans la rue ou laissent courir leurs doigts sur des claviers pour alimenter leur blog. Avec Internet, l'écrit semble même devenir peu à peu de l'image, et tout sert -ou dessert- l'image du blogueur.
Que veulent d'ailleurs ces trolls, parfois frustrés et haineux, qui grenouillent sur Rue89 et sur d'autres forums ? Juste apparaître ne serait-ce qu'un instant sur le miroir de l'écran, partager avec leurs proches cette brève gloire pixélisée :
‘Tu vois, regarde ce sont mes mots là ! Tu reconnais ma phrase, chérie ! Et t'as vu le nombre de connectés me lisant ! ’
Qui refuserait son quart d'heure de gloire cher à Andy Wharol ? Même les plus rétifs, lecteurs du Monde Diplomatique et pas dupes de ce cinéma flattant l'égo, finissent par mettre un genou à terre devant une caméra. Sur un plateau télé, les plus grands penseurs paraissent d'un seul coup paumés tels de grands enfants maquillés.
Sans doute restent-ils quelques irréductibles résistant aux sirènes de l'image qui, pour tout l'or du monde, n'iraient pas s'exprimer au JT de vingt heures.
On les compte sur les doigts du silence.
Et, quoi que j'écrive et dise, je ne fais pas partie de cette catégorie de résistants au ‘'je veux en être’. Sinon, pourquoi ce blog et avoir accolé aujourd'hui ces sept noms ? Pas par hasard. ‘ Tout ça pour se faire mousser sur le Net ! ’ se fâchera sans doute un troll. Tandis qu'un de ses confrères assénera : ‘ Plus besoin de preneurs de sons avec les caméramans ! ’
Puis suivront des échanges techniques à coups de citations et de Wikipédia souvent très pointus, dialogues virtuels intéressants ou pas, profonds ou légers, mais ponctués en général de la remarque acide d'un troll hurlant de son écran perdu en Ardèche ou dans une tour d'une zone urbaine : ‘ Eh ! J'existe moi aussi ! Regardez-moi et écoutez un peu ce que jai à dire ! ’ Un troll avec aussi son point de vue sur la marche du monde. Et pas toujours dénué d'intérêt.
L'image aura-t-elle le dernier mot ?
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De framboise.
incognitotte | 15H16 | 13/09/2009 |
78 lectures et pas encore de réactions.
On n'ose pas être le premier(première ? ) de peur de se voir ici en premier ?
Je viens juste pour dire que les articles de Mouloud Akkouche me plaisent.
Celui-ci aussi.
Un peu de recul sur les choses avec humour et psychologie.
à framboise.
De avanie
mamelle du destin | 17H20 | 13/09/2009 |
Pas mieux. Du Akkouche, on en veut.
Trop d'émanations morbifiques sur la Rue.
Longue vie à Mouloud et à ses écrits.
à avanie
De avanie__
mamelle du destin | 20H05 | 14/09/2009 |
Bonjour à tous, je ne sais pas ce qui s'est passé, j'ai dû me réinscrire de toute urgence, mon compte ayant été bloqué sans qu'il m'ait été notifié quoique ce soit …
Quand je parlais de « Trop d'émanations morbifiques sur la Rue. », je ne songeais évidemment pas à la qualité des articles paraissant régulièrement sur ce site mais à certains ambianceurs de fils un peu trop « caca-prout » à mon goût, du genre de ceux que Mouloud Akkouche appelle les trolls hurlants d'Ardèche et d'ailleurs.
Si ça peu rasséréner…
Je voulais mettre ici cette image trouvée sur le blog d'humour de Tata Rapporteuse, car elle me paraît bien adaptée au sujet.
à framboise.
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 17H32 | 13/09/2009 |
Le chemin étant ouvert il ne me reste plus qu'à approuver les propos de Framboise qui approuvent les propos de Mouloud Akkouche.
Mais dans cette approbation générale j'ai une petite pensée pour notre « vaccinateur » Serraf qui n'a pas la même chance, à moins que ce ne soit le même talent ou même le même mérite si bien définit par Nestor Roméro.
à framboise.
De marie 75
09H39 | 14/09/2009 |
A Madrid, le couple Sarkozy inspire une comédie sur l'amour et le pouvoir
11/09/2009 16 : 54 : 00
cf tageblatt (rub. people)
« Scandale au Palais » (de l'Elysée ? ) : le couple Sarkozy a librement inspiré une pièce de théâtre jouée actuellement à Madrid sur les affres de l'amour et du pouvoir médiatisés.
Il s'agit bien sûr d'une fiction. Mais toute ressemblance entre les deux protagonistes de cette comédie à l'affiche du théâtre Reina Victoria avec Nicolas Sarkozy et Carla Bruni n'est pas pure coïncidence. La scène se déroule dans le salon cossu de Bernard Mathieu, président dans la cinquantaine d'un pays non-spécifié, et de sa jeune épouse Paola d'Angio, comme par hasard ex-top-model et présentatrice télé d'origine italienne. Le couple assiste, nerveux, au lancement d'un journal télévisé qui annonce la diffusion d'images saisies par des caméras de sécurité : on y voit le président Mathieu faisant l'amour avec Paola dans les toilettes d'un palais officiel, alors qu'il était encore marié à son ex-épouse.
Il assure vouloir démissionner : « Je ne suis plus le président de la République, je suis le président qui baise dans les toilettes ». Pour elle, il n'en est pas question. Les dialogues sont vifs, parfois crus. « Chérie, est-ce que tu m'aurais remarqué si j'avais été pré-retraité d'un grand magasin ? » demande le président à son épouse. La réponse fuse : « Et toi, est-ce que tu m'aurais remarquée si je n'avais pas ce cul et ses jambes ? » L'auteur, directeur et acteur principal de « Scandale au Palais », Pedro Ruiz, se défend d'avoir voulu faire un vaudeville, mais une comédie « sur deux être humains pris au piège de leur position, de leurs ambitions et d'une énorme pression médiatique ». Il ne cache pas s'être inspiré du couple Sarkozy, mais jure que ces personnages ne sont que des « archétypes proches, plutôt la radiographie de tous que la photo figée de quiconque ».
Le président Sarkozy assiste du balcon à la pièce. Pas le vrai bien sûr, mais son effigie du Musée de cire de Madrid, à côté de celles du chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, du président américain Barack Obama et de Camilla Parker-Bowles, épouse du Prince Charles
à framboise.
De marie 75
09H39 | 14/09/2009 |
A Madrid, le couple Sarkozy inspire une comédie sur l'amour et le pouvoir
11/09/2009 16 : 54 : 00
cf tageblatt (rub. people)
« Scandale au Palais » (de l'Elysée ? ) : le couple Sarkozy a librement inspiré une pièce de théâtre jouée actuellement à Madrid sur les affres de l'amour et du pouvoir médiatisés.
Il s'agit bien sûr d'une fiction. Mais toute ressemblance entre les deux protagonistes de cette comédie à l'affiche du théâtre Reina Victoria avec Nicolas Sarkozy et Carla Bruni n'est pas pure coïncidence. La scène se déroule dans le salon cossu de Bernard Mathieu, président dans la cinquantaine d'un pays non-spécifié, et de sa jeune épouse Paola d'Angio, comme par hasard ex-top-model et présentatrice télé d'origine italienne. Le couple assiste, nerveux, au lancement d'un journal télévisé qui annonce la diffusion d'images saisies par des caméras de sécurité : on y voit le président Mathieu faisant l'amour avec Paola dans les toilettes d'un palais officiel, alors qu'il était encore marié à son ex-épouse.
Il assure vouloir démissionner : « Je ne suis plus le président de la République, je suis le président qui baise dans les toilettes ». Pour elle, il n'en est pas question. Les dialogues sont vifs, parfois crus. « Chérie, est-ce que tu m'aurais remarqué si j'avais été pré-retraité d'un grand magasin ? » demande le président à son épouse. La réponse fuse : « Et toi, est-ce que tu m'aurais remarquée si je n'avais pas ce cul et ses jambes ? » L'auteur, directeur et acteur principal de « Scandale au Palais », Pedro Ruiz, se défend d'avoir voulu faire un vaudeville, mais une comédie « sur deux être humains pris au piège de leur position, de leurs ambitions et d'une énorme pression médiatique ». Il ne cache pas s'être inspiré du couple Sarkozy, mais jure que ces personnages ne sont que des « archétypes proches, plutôt la radiographie de tous que la photo figée de quiconque ».
Le président Sarkozy assiste du balcon à la pièce. Pas le vrai bien sûr, mais son effigie du Musée de cire de Madrid, à côté de celles du chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, du président américain Barack Obama et de Camilla Parker-Bowles, épouse du Prince Charles
De pablico
16H08 | 13/09/2009 |
m'as-tu-vu. tout n'est que m'as-tu-vu…sous l'œil de Caïn de d'internet, et des ses nouveaux relais (la presse, la radio, la télé).
parlez de moi, il en restera toujours quelque chose, car je ne laisse pas indifférent.
on se retrouve dans un petit village, où tout, n'est que rumeurs, bruits, méchancetés, petitesses, mesquineries..
tout le monde regarde l'autre, et fait vite un post accompagné d'une photo, d'une vidéo, et de son interprétation…
exemple chez les jeunes :
un copain qui dérape, une copine dans une situation soit disant quelque peu coquine =>photos =>publication sur facebook et consort.
la conséquence de ce jeu de village débile ?
la société va devenir puritaine, mesquine…méfiante, frileuse, peureuse
qui aura gagné ? ?
on aura tout perdu…
moralité :
ce qu'on croyait naïvement, avec crédulité et candeur, être un espace de liberté, tout bonnement s'avère être un espace liberticide.
à pablico
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 17H46 | 13/09/2009 |
C'est ce que j'ai cru comprendre venant de la bouche de Guéneau :
La liberté d'internet, c'est le commencement du totalitarisme.
Heureusement que les chinois ou les iranniens, fervent défenseurs des libertés, nous montrent le chemin à suivre car si le gouvernement UMP n'avait pas sous les yeux ces exemples qui sait où pourrait nous conduire les chemins de la Liberté.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H43 | 13/09/2009 |
à Numerosix
De Lephauste
hautetfort.humeurnoirte.fr | 15H46 | 13/09/2009 |
Merci pour ce moment avec Thiéfaine !
à Numerosix
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 06H29 | 14/09/2009 |
dans la mesure où « la solitude n'est plus une maladie honteuse », je pense que cette vidéo n'est pas inutile.
à framboise92
De Naradamuni
sans | 09H28 | 14/09/2009 |
Solitaire, je me terre sous la terre de mes mots
La console qui m'isole se désole à huis clos
Le temps d'un mot de passe à la portée du doigt
Et me voici tournant autour de ma planète
Où des milliards d'amis me font signe, on m'attend
Et je plonge
Et je plonge au hasard dans l'océan fantôme
Et l'irréel, enfin, me prend dans ses bras doux
Me voici sans ennuis et sans appartenance
Et l'espace aboli fait oublier le temps
La misère qui prospère indiffère mon cerveau
Ma console c'est l'école qui me colle à la peau
Autrefois je voyais des voisins, des amis
J'avais des rendez-vous, des parents, une femme
J'avais les pieds soudés aux souliers du travail
Et je plane
Et je plane au-dessus du smog et des tornades
Sans horaire et sans but et mes ailes de fer
Vont au cœur du Soleil en mémoire d'Icare
Et j'en reviens mordu d'azur et bardé d'or !
Cimetière de lumière, choix de pierre, d'air et d'eau
Les paroles qui s'envolent caracolent dans mon dos
J'ai trouvé dans eBay bien plus que je cherchais
Un dépotoir d'acier en orbite éclatée
Une banquise à vendre au prix du C02
Et je roule
Je roule sur des corps que mon regard attise
Un champ de chair offerte à l'infini de l'œil
Et j'entends, par milliers, des voix tendres qui disent
« La nuit commence ici, tu ne seras plus seul »
Vos prières planétaires exaspèrent mon ego
Leurs paroles qui cajolent s'étiolent sans écho
J'ai collé mon plasma au plasma des pixels
Je suis le maître, enfin, des bourreaux ordinaires
Et je sens que j'acquiers des attributs divins
Et je tombe
Et je tombe du haut des plus anciens vertiges
Vous parlez mais vos voix ne me parviennent plus
Je rêve que je bois, rien ne saurait m'atteindre
Je me sens devenir de moins en moins humain
Solitaire, je me terre sous la terre de mes mots
Ma console qui m'isole se désole à huis clos
Seul sur terre
De Gille Vigneault. Album « Arriver chez soi »
http://mariereveuse.over-blog.com/article-35986194.html
à Naradamuni
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 20H25 | 14/09/2009 |
Merci pour ce texte, il est très profond .
Merci, merci !
J'irai surfer sur ce site, en solitaire.
De Lephauste
hautetfort.humeurnoirte.fr | 15H43 | 13/09/2009 |
Voilà, c'est dit, moi aussi je veux briller au firmament jetable du commentaire. Attention ! Attention ! Mes propos risquent de vous laisser indifférents. Si tel était le cas, je m'en fiche bien, car quoi que l'on pense, à moins de me faire modérer définitivement, je reviendrais. Et ce, quelque soit le sujet. J'ai un avis sur tout mais rien ne m'intéresse vraiment. N'empêche il importe absolument que vous lisiez ceci. Pourquoi ? Mais parce que depuis l'invention de l'Agora à domicile, tout avis, toute contestation, tous points de vues, tout argument si plausible soient-ils, s'empilent,s'empilent,s'empilent et moi ce qui m'importe vraiment c'est de rester au dessus de la pile.
Zola, en son temps avait des lecteurs. Un journaliste à présent n'a plus que des commentateurs. Un vrai coupe-gorge que de soulever à l'aide du levier des mots et des images, tel scandale, telle horreur, telle situation, telle injustice qui en d'autres temps auraient fait dresser les cheveux sur la tête de Lénine. C'est que le système a tout compris :
Donnez leur à chacun, un clavier, un appareil numérique, une connexion (free of charge, of course ! ), un pseudo (très important le pseudo ! ), un petit quelque chose à se mettre sous la dent, le papa du bébé de madame Dati (moi je connais la maman des poissons et elle est bien gentille ! ) et vous verrez que des grands empilements naissent les belles implosions.
quand j'étais petit on nous prévenait toujours sur les risques d'implosion de la télévision. Implosion ? implosion ? Ce mot m'intriguait. Explosion je comprenais, badaboum ! Et puis voilà, après on ramasse les débris, on les glisse sous le tapis (AZF, Tchernobyl, Three miles island, Sevezo…). Mais à la lecture de votre Article je viens de comprendre ce que ce mot étrange comme une peau de lapin retournée, signifiait. Nous vivons dans une société qui a depuis longtemps implosée sous le choc des micro-ondes de l'info soumise à la tchatche. Nos circuits sont niqués (Baschung), ça sent le roussis dans la boite à neutrons.
Hortefeux aime les arabes quand ils ont l'accent auvergnat ? Cela me fait penser que les auvergnats en des temps pas si lointains ont été les arabes de la Capitale. Bougnats, on disait.
Vivement le retour du Mullah Nasr el Ruddin et de son âne ! Mais l'âne est là, il s'appelle Brice. Qu'on lui coupe le son !
à Lephauste
De Béatrice1
| 16H02 | 13/09/2009 |
Quel talent ! Bravo, c'est un vrai plaisir de vous lire - et vos propos ne laissent pas indifférents.
à Lephauste
De Naradamuni
sans | 09H52 | 14/09/2009 |
…
Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire
…
Léo Ferré - Il n'y a plus rien.
– superbe final « hottefeu et son bougnat-rebeu qu'il envoie au charbon » !
Naradamuni-rital, caisse à pâte-savoyard, tête de lard-…
à Naradamuni
De Lephauste
hautetfort.humeurnoirte.fr | 15H08 | 14/09/2009 |
Bonjour à vous,
Ferré à l'instar de tout ce que la poésie nous lègue quand le poète n'y est plus, a des mots pour tout et pour tous, merci de me rappeler cet extrait de pure vitupération.
De Liger
liger.amsud.net | 16H50 | 13/09/2009 |
Exister.
Exister parmi la multitude, ou plutôt parmi deux multitudes : Celle des lecteurs, que l'on souhaite, et celle des commentaires, qui nous noie.
Exister dans l'éphémère, celui du sujet, et aussi celui de l'attention d'un autre.
Exister dans cet empilement sans chronologie, qui fait de chaque forum un Tarantino raté.
Qu'est-ce que je fous là ?
Et vous ?
à Liger
De framboise.
incognitotte | 16H53 | 13/09/2009 |
j'inognittotte, personnellement.
Et les autres ?
à framboise.
De Liger
liger.amsud.net | 17H19 | 13/09/2009 |
Apparemment, ils nazanonyment.
De Liger
liger.amsud.net | 17H24 | 13/09/2009 |
jacques brel - la chansons de jacky
envoyé par bisonravi1987.
à Liger
De framboise.
incognitotte | 18H04 | 13/09/2009 |
occupée, la location, aparemment, ils ont tiré les rideaux lol
à Liger
De Lephauste
hautetfort.humeurnoirte.fr | 15H16 | 14/09/2009 |
Eh oui ! « Beau beau ! Beau et con à la fois ! »
De caro
délinquante avérée | 18H30 | 13/09/2009 |
En lisant votre texte, que j'ai bien aimé, je me demandais : mais pourquoi 7 ? il y a tant d'autres politiques-acteurs qui ne vivent que pour passer à la télé !
A part les 7 nains, (mais qui serait Blanche-neige ? ) j'ai regardé un peu la signification du chiffre 7 (pas sur wikipedia …)
7 est le nombre parfait et pas seulement chez les chrétiens, menant à la transcendance. Chez les Dogons, il est signe de fécondité et d'homme parfait (4 symbole féminin + 3 symbole masculin) comme chez les Hébreux etc
Je ne pense pas que le « parfait » représenté par le 7 concerne votre article : -) Il faudrait donc demander si le 7 ne serait pas le nombre fétiche de tous ceux qui rêvent de passer à la télé, les hommes et les femmes parfaits capables de se transcender. Ce serait valable pour nous autres, les riverains, par nos écrits sans image ? Mais personne n'utilise le commentaire vidéo.
Bon, mon nombre à moi, c'est le 4 : -))
Quand est-ce qu'on vous voit en tchat sur Rue89, Monsieur Akkouche ?
à caro
De Charbel Abi Sleman
import export | 10H16 | 14/09/2009 |
« A part les 7 nains, (mais qui serait Blanche-neige ? ) j'ai regardé un peu la signification du chiffre 7 »
Blanche-neige, bien sûr, mais vous auriez pu également citer le Petit Poucet et ses sept frères, dont l'histoire est construite autour de l'idée de « manger ou d'être mangé » , ce qui, connaissant vos engagements, ne peut vous laisser indifférente.
On rapprochera sans peine cette victoire du faible sur le fort grâce au courage et à l'intelligence, d'un épisode de l'Ancien Testament où l'on voit David, simple berger, terrasser Goliath.
Il y a toujours un Ogre quelques part qu'il nous est un devoir de combattre, je suis sûr que vous en conviendrez.
Madame Loeffer-Delachaux, très lue au Liban, dit dans son livre « Le symbolisme des contes de fée » que le Petit Poucet et ses frères symbolisent sept états de conscience différents.
1. conscience du corps physique : désirs apaisés de façon élémentaire et brutale.
2. conscience de l'émotion : les pulsions se compliquent de sentiment et d'imagination.
3. conscience de l'intelligence : le sujet classe, ordonne, raisonne.
4. conscience de l'intuition : les relations avec l'inconscient se perçoivent.
5. conscience de la spiritualité : détachement de la vie matérielle.
6. conscience de la volonté qui fait passer le savoir dans l'action.
7. conscience de la vie : qui dirige toute activité vers la vie éternelle et le salut.
Le temps me manque pour faire le tour « hallalkasher » de la question, alors voici toujours quelques exemples de l'importance du chiffre sept chez les Juifs et chez les Musulmans :
Dans le Talmud, le sept symbolise la « totalité humaine ».
A ce propos, êtes-vous sûre que chez les Hébreux le 4 est un symbole féminin et le 3 un symbole masculin ?
Ne dit-on pas qu » Adam, dans les heures de sa première journée reçoit l'âme qui lui donne complètement existence à l'heure quatre et qu'à l'heure sept il reçoit sa compagne, c'est-à-dire qu'il se dédouble en Adam et Eve ?
Vous me direz ? Je compte sur vous ; vous semblez très pointue sur toutes ces questions.
On pourrait évoquer également, Salomon, construisant le Temple en sept ans, Elisée, éternuant sept fois avant que l'enfant ne ressuscite, ou le chandelier à sept branches, avec ses sept esprits reposant sur la tige à Jessé, un drôle d'ingé, celui-ci, agronome, sans doute.
En Islam aussi, le chiffre sept est un symbole de perfection, que l'on songe à la Shahâda, aux sept versets de la Fatilha ou bien encore Ashab al-Kahf, les sept Dormants…..
Sans parler de ces femmes marocaines qui, parce que stériles, enroulaient sept fois leur ceinture autour du tronc de certains arbres dans l'espoir d'être exhaucées. (Ritual and Belief in Marocco, de E. Westermarck.)
Mais vous avez raison, le chiffre sept est partout, dans des expressions de la vie courante comme « 5 à 7 » par exemple, jusque dans ces noms de journaux et d'émissions où nos politiques-acteurs aiment tant à se montrer.
Télé-Sept Jours :
7 sur 7 :
Une Anne Sinclair Mallarméenne en diable, pour le coup :
« Assez ! Tiens devant moi ce miroir.
Ô miroir !
Eau froide par l'ennui dans ton cadre gelée
Que de fois et pendant des heures, désolée
Des songes et cherchant mes souvenirs qui sont
Comme des feuilles sous ta glace au trou profond,
Je m'apparus en toi comme une ombre lointaine,
Mais, horreur ! des soirs, dans ta sévère fontaine,
J'ai de mon rêve épars connu la nudité !
Nourrice, suis-je belle ? »
(Hérodiade)
7sur7 TF1 1987 Hors antenne Anne Sinclair Comte de Paris
envoyé par blackoid. - Plus de vidéos de blogueurs.
à Charbel Abi Sleman
De caro
délinquante avérée | 12H23 | 14/09/2009 |
« un peu » ne veut pas dire exhaustif ; -)
Je vous remercie de ce complément, fort intéressant.
Je me questionnais sur la signification du 7 dans le texte de Monsieur Akkouche. Finalement, il y a beaucoup de possibilités d'explication, je ne suis pas sure que l'on puisse en choisir une et une seule.
EDIT j'ai oublié de vous remercier de vous êtes inscrit pour me répondre ; -))
De ANTOINE34
Caméraman | 18H44 | 13/09/2009 |
Merci pour ce beau témoignage concernant des gens remarquables, de loin, qui deviennent transparents dès qu'ils s'approchent.
L'objectif est trop fort, réfléchissant trop fort l'égo qui s'y reflète.
à ANTOINE34
De ANTOINE34
Caméraman | 23H18 | 13/09/2009 |
On reconnait vite les humains, amateurs qu'ils sont ; ils s'adressent à vous au lieu de s'adresser « au monde entier ».
De leo.artaud 14765
01H48 | 14/09/2009 |
« Difficile de croire à la dernière soi-disant blague improvisée du ministre de l'Intérieur. “ et des autres… bien d'accord avec vous ! ! !
De C. Creseveur
D'actualité | 15H01 | 14/09/2009 |