
La grande fatigue des profs face au démantèlement de l'école
Pour sortir du tunnel du bac et de ses corrections, nous avons invité à manger quelques personnes, dont des enseignants de nos gamins, devenus des amis. Ceux-ci, pourtant très bons pédagogues et fiers de faire ce travail, m'ont apparu au fil des échanges quelque peu abattus.
Peut-être la fatigue de la fin d'année ou ma vision noire du monde. Je crois qu'il y avait aussi autre chose de plus profond, difficilement palpable. Ces profs de français, philo, anglais, évoquaient leur matière avec une grande passion puis, d'un seul coup, leurs regards s'assombrissaient des menaces à venir.
Un ministre de l'Education chasse l'autre, une réforme chasse l'autre, mais les nuages persistent dans le ciel républicain. Ce malaise, semblable sans doute à celui de tous les fonctionnaires envoyés en première ligne, est très inquiétant.
Comment donner l'envie à des jeunes d'interroger le monde quand vous êtes traversés par d'irrépressibles phases d'abattement ? Un abattement, ou plutôt une lucidité sur la grande braderie de l'Education nationale.
D'un côté, les élites rassemblés dans les meilleurs lycées avec une culture ouverte sur la peinture, littérature, musique (du classique au hip hop). De l'autre, une population nourrie toujours au même lait : échec scolaire, illettrisme rap, slam.
Une partie de la gauche a cantonné les jeunes au rap, au tag et au slam
Au pied de l'immeuble ou dans une BMW, un certain nombre de leurs élèves sont coincés entre la violence réelle -certes engendrée souvent par leur propre bêtise et manque de curiosité-, mais aussi celle, symbolique, créée entre autres par une partie de la gauche, qui « obligea » une catégorie de la population à ne s'exprimer que par le rap, le tag et le slam.
A titre personnel, je n'aime pas du tout le boulot de Grand Corps malade (toutefois, ce type a l'air sympathique et sincère) et encore moins Abd al Malik, encensés tels des Jacques Prévert de banlieue. Une copine provocatrice évoquait carrément « les “Y'a bon Banania” de la culture. »
N'en déplaise à pas mal de mes proches qui adorent ces deux chanteurs, je persiste et signe : il s'agit de variété comme le yéyé et le disco à d'autres époques. Pas plus, ni moins. Auditeur de Radio Nostalgie, j'aime beaucoup la variété, mais faire passer ce genre de textes pour de la grande poésie me semble une arnaque. Pas du René Char, du Rimbaud, du Ferré, du Bertrand Cantat, du Bashung ou bien d'autres actuels que je ne connais pas.
Cela dit, j'ai déjà entendu d'excellents slammers à la radio, et la langue doit évoluer, se nourrir des cultures actuelles. Mais faire étudier les textes de Grand Corps malade à l'école relève d'une grande démagogie, accompagnée d'une véritable inconscience des conséquences néfastes sur la culture en construction des élèves.
Des ados devenus adultes sans avoir les outils critiques nécessaires
Bref, revenons au pied de l'immeuble.
Beaucoup de ces gosses à l'abandon dans le labyrinthe des barres verticales de nos villes, et celles, horizontales, de campagnes -les lotissements qui génèrent un nouveau mal de vivre-, finiront dans des prisons privées, hôpitaux psychiatriques s'il en restent, à faire la queue au Pôle emploi, dans des emplois précaires, paumés, alcoolos, défoncés, abrutis par l'immobilisme.
Ou bien resteront-ils dans cette espèce de torpeur d'ados mal dégrossis devenus adultes en ayant traversé les frontières de l'enfance, sans avoir obtenu les passeports républicains. Démunis des outils critiques pour décrypter leur propre existence et celle de leurs contemporains.
Et qui offre ces outils ? Parents, grands-parents, proches, radio, télé, journalistes, chanteurs… Mais aussi ces enseignants motivés et conscients de l'ampleur et l'importance de leur tâche. Bien sûr, comme dans toutes les corporations, certains enseignants ne sont pas à la hauteur et bâclent leur travail quotidien.
Leur rôle s'apparente à celui du comédien qui, contrairement aux acteurs de télévision et cinéma, doit être bon à chaque représentation. Qui, dans n'importe quel domaine, peut se targuer d'être pertinent et efficace chaque jour ?
Si ceux qui sont réellement investis commencent à baisser les bras : où va-t-on ? Plus ils sont confrontés à de réelles difficultés sur le terrain, plus on leur met des bâtons dans les roues.
Pour les Sarkozy, les réceptions ; pour les profs, les déceptions
Suppression de postes, « La Princesse de Clèves » et les pratiques artistiques autorisées seulement dans certaines familles, ghettoïsation, mépris des gouvernants, de certains parents et élèves… : la liste est longue et va sans doute s'allonger.
Pendant ce temps, notre cher président s'offre une p'tite boum politique à 500 000 euros les deux jours et le budget de son palais présidentiel augmente de près de 20%. Pour le couple élyséen, les réceptions et pour les enseignants, les déceptions.
A la rentrée, des milliers d'enseignants retournerons colmater les brèches de la société. Sans stock options ni Rolex, ils sauteront sur tous les établissements de France et Navarre.
Avant de partir en vacances, ayons une petite pensée pour ces sapeurs pompiers de l'Education nationale, qui essaient d'endiguer les flammes d'un avenir bouché. Grand incendie attisé par la course au profit immédiat et le clinquant.
La pluie a interrompu la soirée, une soirée ponctuée du glas de l'école laïque et républicaine. Et de valeurs foulées au pied des cités et des palais de la République, pas avec les mêmes marques de chaussures mais les mêmes rêves sans développement durable.
Malgré ça, le rire n'a pas déserté nos conversations car, pour tordre le coup à une rumeur : beaucoup d » enseignants ont de l'humour et une bonne descente. Chacun est reparti chez lui, eux retrouver des copies à corriger. Et nous comme des milliers de citoyens à attendre les résultats du bac. Avant de partir en vacances…. Pour ceux qui peuvent encore !
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87
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De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 14H16 | 01/07/2009 |
Mouloud
pour commencer
-sur la forme-
la moindre des choses
quand on se proclame « écrivain »
et que l'on écit sur l » éducation et l'enseignement
est de ne pas rectifier en relecture les erreurs d'orthographe
pour continuer
- sur le fond-
la question de la pseudo fatigue consécutive aux luttes
a été réglée
voilà quelques temps
dans un atelier d'écriture
où on a pu lire :
LA FATIGUE N'AURA JAMAIS RAISON
pas de vacances pour la résistance.
tiens j'arrête d'écrire, car l'heure approche pour notre ag des collectifs de défense du service public d'éducation nationale.
à leo s
De C. Creseveur
Ca pourrait bien être ça! | 14H34 | 01/07/2009 |
T'es gentil Leo. Tu penses que tu vas gagner la guerre avec des slogans.
NB. Avant de donner des leçons sur la forme aux écrivains, contrôle toi toi même : « de ne pas rectifier en relecture les erreurs d'orthographe », ça ne veut pas dire grand chose, sinon peut-être le contraire de ce que tu pensais, je présume.
à C. Creseveur
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 15H28 | 01/07/2009 |
point 1
je ne suis pas écrivain
j'essaie de m'améliorer dans l'écriture
point 2 (la fatigue)
le mot apparaît pour la première fois chez Thibault après le 13 juin
sous la forme « fatigue sociale » pour expliquer l'échec (france inter)
la même semaine,
dans un édito d'un journal syndical enseignant
« fatigue du mouvement social »
revient
deux fois, deux fois de trop
Donc se tourner vers R Char
« C'est l'enthousiasme qui soulève le poids des années. C'est la supercherie qui relate la fatigue du siècle. »
fureur et mystère
Là, t'as pigé, sur ce coup ? Je résume.
à leo s
De C. Creseveur
Ca pourrait bien être ça! | 15H38 | 01/07/2009 |
Non ! Je comprends rien à René Char.
« l'enthousiasme qui soulève le poids des années » : c'est une sorte de régime amaigrissant, c'est ça ?
à C. Creseveur
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 15H46 | 01/07/2009 |
Char (suite)
« Serons nous plus tard semblables à ces cratères où les volcans ne viennent plus et où l'herbe jaunit sur sa tige ? »
fragment 147
toujours in « Fureur et mystère »
à leo s
De Sexus Empiricus
21H44 | 01/07/2009 |
On n'a plus tous les jours la chance de rencontrer un lecteur de René Char.
Seulement, si on ne s'en tient pas à la réfutation du défaitisme que le poète appelle, en pleine guerre, « fatigue du siècle » (l'à-quoi-bon-isme fait écho à ce vieux sophisme de la veulerie ordinaire, connu aussi sous le label de l'argument paresseux), il n'est pas interdit non plus de pousser la lecture jusqu'à Éloge d'une Soupçonnée (1988). Voyez donc le « Bestiaire dans mon trèfle ». On peut y ruminer un autre brin d'herbe (au sujet qui en fâche certains) : « La fatigue est favorable aux animaux généreux, quand nous nous montrons sensibles à leur existence oppressée. »
Si, au lieu d'être pingres et soupçonneux, les animaux généreux donnent « accolade à celui qui, émergeant de sa fatigue et de sa sueur, s'avancera et me dira : Je suis venu pour te tromper », vous aurez reconnu la rougeur des matinaux.
Mais inutile de se monter la tête. La grande fatigue des profs est une fatigue de saison (fin d'année, dernières foulées avant les grandes Vacances) autant que de raison (« dégraisser » disait un des grands potes à Jospin, il en restera toujours assez sous le fardeau). Car le métier est impossible, sauf niche à part, et pas seulement depuis 2009. Et il est vrai que le tableau de l'école n'a jamais été aussi noir que depuis que les philistins, de droite et de gauche, sont au pouvoir.
à Sexus Empiricus
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 22H45 | 01/07/2009 |
Va pour « Le Bestiaire dans mon trèfle » puique je ne suis pas arrivé jusqu'à lui.
De C. Creseveur
Ca pourrait bien être ça! | 14H25 | 01/07/2009 |
16000 départs non remplacés, sans compter les 30000 auxiliaires de vie scolaire en contrat précaire non reconduits, qui remplacent eux-mêmes les anciens surveillants d'externats « dégraissés », dès la rentrée prochaine. Soit pas loin de 50000 emplois « détruits », comme certains disent en économie.
Voilà qui correspond à un plan social colossal, terrifiant, sans doute très proche du sort qu'Allègre voulait réserver au mammouth.
Quand on sait que sans ses départs l'éducation nationale manquait déjà cruellement de profs, on imagine combien la situation va se dégrader, et combien les inégalités vont s'accentuer.
Car chaque fois qu'il y a un déséquilibre il se fait rarement au détriment des bahuts côtés.
Je comprends que les profs aient le blues.
à C. Creseveur
De SUP. à la demande du riverain 21.07.09
... | 16H58 | 01/07/2009 |
C'est bien peu en regard du million de salariés que comporte l'EN. Et de la cohorte de remplaçants que nécessite le recours fréquent aux arrêts-maladie. J'ai lu que sur un seul poste il y avait jusqu'à 5 personnes rémunérées, le titulaire étant malade, son remplaçant étant lui-même remplacé et le remplaçant du remplacé lui aussi remplacé…
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 17H03 | 01/07/2009 |
à nouveau : « j'ai lu », ce qui veut dire « gros mensonge », à moins de citer les sources !
à compte sup. à la demande du riverain 25.08
De malatrie
21H34 | 01/07/2009 |
Salut Tilou,
Tagada radote et re-radote, voyez plutôt :
De Davincikod 83489
Veilleur de nuit | 10H43 | 24/06/2009 | Permalien
C'est bien peu en regard du million de salariés que comporte l'EN. Et de la cohorte de remplaçants que nécessite le recours fréquent aux arrêts-maladie. J'ai lu que sur un seul poste il y avait jusqu'à 5 personnes rémunérées, le titulaire étant malade, son remplaçant étant lui-même remplacé et le remplaçant du remplacé lui aussi remplacé…
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De C. Creseveur
Ca pourrait bien être ça! | 17H07 | 01/07/2009 |
Des gens malades et fatigués il n'y en a pas qu'à l'éducation nationale.
Evidemment quand on veut abattre son chien on prétend qu'il a la rage, n'est-ce pas ? Et on enquille les poncifs du style tout le tps malades, tt le tps en vacances, des horaires réduits, etc.
Toutefois je vous recommande de tenir une fois, une seule, ne serait-ce qu'une heure entière, une classe de 35 gamins.
Il se pourrait que vous-même soyez prêt à demander un remplaçant avant la fin de l'heure complète.
à C. Creseveur
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 21H03 | 01/07/2009 |
Etre libre ou se reposer
il faut choisir
P E.
à leo s
De déluge
menuisier | 07H00 | 02/07/2009 |
Ah, je ne savais pas..
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De 101.7
Promeneur | 17H29 | 01/07/2009 |
« J'ai lu que sur un seul poste il y avait jusqu'à 5 personnes rémunérées »
Vous avez de bonnes lectures. Le petit UMP illustré de Saint-Tsoin-Tsoin I presume ?
Tel qu'en vous-même.
à 101.7
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 19H13 | 01/07/2009 |
« J'ai lu que sur un seul poste il y avait jusqu'à 5 personnes rémunérées » ..ou « comment les poupées russes ont envahi l'EN »
Il a raison d'avoir de saines lectures et des références en béton , le gaziau.
Il me semble que c'était un message éclairé de Pierrrrre !
(Mais comme ce dernier est à plus de 6 000 posts , j'ai la flemme de faire de la spéléo )
à Charles Mouloud
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 19H21 | 01/07/2009 |
Mais où l'a-t'il lu ?

Cet homme n'a décidément pas de saines lectures… quelque chose à lui proposer Charles ?
je pense à celui-ci, commencer petit n'empêche pas de grandir
à Charles Mouloud
De malatrie
21H36 | 01/07/2009 |
Nan, ça me disait quelque chose aussi, l'ai retrouvé, c'est du Tagada (ou déjà une copie le 24 ? ), voir plus haut…
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De freakfeatherfall
back to the primitive - fuck all yo... | 02H08 | 02/07/2009 |
c'est la 4e fois que tu nous ressors cette rumeur…
copier-coller… copier-coller…. copier-coller…
cerveau repos
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De Naradamuni
sans | 09H20 | 02/07/2009 |
Un peu de haine c'est toujours bon Davincikod tagada tsoin tsoin et autres : ça fédère les aigris, ça coagule les rancoeurs, ça alimente le moteur sarkoziste dont le pot d'échappement excelle en vapeurs fétides…
Alors, aujourd'hui, plein feu sur les profs…via l'absentéisme !
A partir d'une « information » : 45% des professeurs ont pris un congé maladie dans l'année. Information relayée en boucle dans les sites TFI, le Point, le Figaro, le Nouvel Obs et j'en passe !
Et la lecture de ces forums nous replonge dans une période que je n'ai pas connue mais dont je perçois les odeurs lointaines - odeurs de gaz.
Ah les profs… feignants, sales, ignares, laxistes, malhonnêtes, souvent arabes, juifs, pédés… Non, je ne plaisante pas car , si bien sûr ça ne se dit pas ainsi dans la presse « bien pensante » ( ! ), on le pense si fort que le forum devient le déversoir complaisant de toute cette haine accumulée, de cette France ennemie d'elle-même, où l'on stigmatise le fonctionnaire, le chômeur, le pauvre, le malade, le retraité, le « profiteur » ! L'autre.
Car pour cette France là, le profit n'est pas chez les banquiers… mais partout ailleurs !
Le prof, l'ennemi symbolique, car vestige de « l'intellectuel » dont le nom désormais doit s'incarner dans la Sainte Trinité de BHL, de Finkielkraut et de Carla Bruni. La vraie gauche.
Le prof traîné dans la boue comme jamais on aura osé depuis Vichy : vomir sa haine sur une catégorie de la population. On ne peut plus s'amuser avec des injures raciales ou sexuelles ? Alors on se lâche où on peut ! Merci la Presse.
Et personne ne se révolte.
Mais vous avez tort ; aujourd'hui le prof, demain ce sera vous : vous avez certainement des gènes de « profiteur »… N'oubliez pas que vous êtes « l'Autre ».
Il est bon de fouiller de temps en temps les poubelles… On y trouve, hélas, autant de « vérité » qu'ailleurs. Le mot « vérité » méritant ici beaucoup de guillemets !
http://nouvelhermes.blogspot.com/2009/06/les-poubelles-de-tf1.html
à C. Creseveur
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 21H16 | 01/07/2009 |
Li ci dessous
pas de blues
à Toulouse
même les mémés aiment la castagne…
Alain Refalo est enseignant à l'école Jules Ferry de Colomiers. Il a décidé, en accord avec les parents d'élèves, d'organiser l'aide personnalisée de sa classe en deux groupes privilégiant la coopération et l'entraide dans l'acquisition des connaissances alors que les textes demandent une sélection d'élèves en difficulté.
Pour ladministration, notre collègue napplique pas règlementairement le dispositif daide personnalisée. Pour ce motif, ladministration lui inflige un retrait de salaire de deux jours par semaine depuis le mois de janvier 2009 et a refusé la promotion au choix à laquelle il avait droit. Mais ces sanctions financières totalement injustifiées et sans précédent ne suffisent pas à ladministration ! LInspecteur dacadémie menace aujourdhui Alain Refalo dune sanction disciplinaire en le convoquant devant le conseil de discipline le 9 juillet.
Ce conseil de discipline pourrait déboucher sur un licenciement.
… rassemblement de soutien (à l'appel des syndicatsSgen-CFDT, Snuipp, CGT Education et SUD du 31) qui aura lieu devant l'Inspection académique de Toulouse le 9 juillet à 14H.
tu le vois où le blues grise ?
à leo s
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 21H18 | 01/07/2009 |
lire
« lire » ci dessous
et non pas « lit » ci dessous
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 14H49 | 01/07/2009 |
Cet article est le bienvenu aprés celui de Nestor Roméro, il donne un point de vue différend, moins théorique, sur le même problème.
De Priclepèle
étudiant | 15H03 | 01/07/2009 |
La déception des professeurs est parfaitement compréhensible.
Il semble que le principal travail du ministère de l'Education nationale est de remplir un quotat de suppressions de postes : il semble que pour ce Gouvernement, un bon professeur est un professeur non remplacé.
A cela, il convient d'ajouter une réforme baclée du mode de recrutement des professeurs, des poursuites de plus en plus nombreuses contre les enseignants qui sortent du rang.
Il faut que la population soit mieux informée sur la politique éducative de ce Gouvernement . Or, cela est difficile compte tenu de la complexité des réformes qui sont en cours. Il faudrait que les médias missent davantage les citoyens au courant. Ainsi, on ne peut que saluer Rue89 pour décrire de manière détaillée les enjeux actuels l'Education nationale.
à Priclepèle
De Suzanna
16H05 | 01/07/2009 |
Oh, oui. Pour ce gouvernement (et sans doute tous les précédents depuis plus de 10 ans), il ne s'agit plus d'avoir un bon enseignement public, il faut uniquement des gardiens d'enfants permettant de faire croire aux familles que leurs enfants peuvent accéder à une éducation de qualité. Preuve l'histoire vraie suivante : jury de bac de français il y a une quinzaine de jours (distribution des listes de textes, etc), un jeune collègue de collège n'ayant jamais enseigné en 1ère raconte affolé qu'il doit à la fois corriger les épreuves écrites ET continuer à faire cours dans son collège ; Il interroge son Inspecteur qui lui répond « Vous n'avez qu'à leur distribuer des jeux de cartes et des Monopoly et pendant ce temps vous corrigez vos copies ! »…
Outre ce que risque ce jeune prof s'il y avait un accident en classe, qui ne voit le message derrière : votre enseignement ne sert à rien, du moment que vous les gardez !
Alors, il ne faut pas se lamenter si les profs sont amers.
Quand aux 46 000 suppressions d'emplois, si c'était une entreprise américaine qui en était à l'origine, qu'est-ce qu'on entendrait dans les médias officiels…
De firenze1
écrivaillon | 15H02 | 01/07/2009 |
Mouloud Akkouche
Je m'disais aussi.
Charles Mouloud.
Le comique officiel de la Rue enceinte, c'est un gag de plus.
Non sérieusement Mr Akkouche je vous rejoins dans votre propos.
Et là : « A titre personnel, je n'aime pas du tout le boulot de Grand Corps malade (toutefois, ce type a l'air sympathique et sincère) et encore moins Abd al Malik, encensés tels des Jacques Prévert de banlieue », particulièrement.
Maintenant, quand à « Bertrand Cantat, du Bashung… “ faudrait p't'être pas pousser non plus, la ‘cagade’. (j'suis du sud).
Enfin pour Char, c'est sur que quand Dali lui a piqué ‘Galla’, il n'en a été que meilleur par exemple.
Comme quoi, l'amour plus platonique que vous nous faites partager pour votre beau métier, me console de nombre de vicissitudes.
à firenze1
De 101.7
Promeneur | 17H34 | 01/07/2009 |
« Enfin pour Char, c'est sur que quand Dali lui a piqué “Galla”, il n'en a été que meilleur par exemple. »
Il me semble que ce n'est pas à Char que Dali a piqué Gala mais à Eluard.
à 101.7
De firenze1
écrivaillon | 18H06 | 01/07/2009 |
Il vous semble bien.
J'aurai du arrêter mon char, plus tôt.
Enfin, bravo pour un promeneur de connaitre l'autre célèbre promeneur du coin où j'habite, Montfavet pas loin de L'Isle-sur-la-Sorgue .
à firenze1
De 101.7
Promeneur | 18H58 | 01/07/2009 |
Montfavet, L'Isle-sur-la-Sorgue, René Char…
Je connais et j'apprécie les trois. : )
à 101.7
De Naradamuni
sans | 09H27 | 02/07/2009 |
Exact ! De plus Dali lui a-t-il « piqué » ?