
9 novembre 1989 : un mot, et le Mur tomba
Un mot, et tout bascule. L'histoire du 9 novembre 1989 est celle d'une parole mal comprise, d'un malentendu, d'une série d'actes manqués et de défaillances au plus haut niveau de l'appareil d'Etat. A y bien regarder, c'est l'histoire d'un miracle ou d'une tragédie. Une tragédie grecque, où les acteurs ne sont là que pour accomplir un destin qui les dépasse, auquel ils ne peuvent échapper et dont ils ne sont que l'instrument.
Dans l'ordre d'apparition, les acteurs du 9 novembre 1989 s'appellent Gerhard Lauter, Günter Schabowski et Harald Jäger. Ils l'ignorent encore, mais ce sont eux qui vont faire tomber le mur, en trois actes - et avec lui, l'Allemagne de l'Est. Une fiction documentaire que je vous conseille, retrace, heure pour heure, avec moult images et sons de l'époque, le déroulement de cette journée extraordinaire (un peu Hollywood, mais terriblement efficace).
Le 9 novembre 1989 est un jour gris. Le comité central du SED est réuni en session plénière, afin de discuter de l'avenir de la RDA. Les hauts fonctionnaires du parti sont aux abois. Le peuple manifeste désormais tous les jours, il exige un changement radical de politique et la liberté de circuler à l'Ouest, sans conditions. Surtout, il n'a plus peur. Un mot d'ordre résume la situation : « Demokratie - jetzt oder nie » (« La démocratie, maintenant ou jamais »).
Parallèlement, l'hémorragie continue : chaque jour des milliers d'Est-Allemands fuient le pays et rejoignent la République fédérale via la Tchécoslovaquie et la Hongrie. Et ce n'est pas cette loi du 6 novembre, autorisant un séjour de 30 jours maximum à l'étranger, qui va améliorer la situation. Au contraire. Très critiquée, elle est aussitôt abandonnée par le pouvoir.
Les Est-Allemands pourront quitter le pays - mais pas y revenir
En ce matin du 9 novembre, quatre haut-fonctionnaires sont chargés de rédiger les nouvelles règles concernant la liberté de circuler à l'Ouest. Face à l'afflux incessant de réfugiés, la Tchécoslovaquie menace de fermer ses frontières. Il faut donc autoriser un passage direct de la RDA vers la RFA. Jusqu'alors, un tabou.
A la tête de cette commission, Gerhard Lauter, directeur du service central des visas. Ses assistants lui soumettent une première mouture : les ressortissants est-allemands pourront quitter le pays - mais pas y revenir. Une absurdité de plus. Lauter décide d'outre-passer ses compétences et rédige un texte accordant la libre-circulation vers l'Ouest, sans conditions de durée et sans préalables. Il faut juste en faire la demande ; les autorisations seront délivrées rapidement.
Ce papier est une bombe à retardement. Il signifie, de juro, qu'il n'y a plus de mur. Dans l'esprit de son rédacteur, c'est tout le contraire. Une ultime tentative, pour retrouver la confiance du peuple et sauver ainsi le régime. Mais une RDA sans mur est-elle encore la RDA ?
La circulaire est transmise dans l'après-midi au Politburo. Egon Krenz la soumet à son auditoire, qui l'approuve, sans poser de questions. Personne, visiblement, n'en mesure la portée Un détail d'importance : la nouvelle réglementation entre en vigueur le 10 novembre, à quatre heures du matin.
« Est-ce que vous ne croyez pas que le projet sur l'autorisation de séjour à l'étranger était une erreur ? »
Günter Schabowski est membre du Politburo, en charge des relations avec les médias. Il n'arrive que tardivement à la réunion. Il est absent des discussions sur la circulaire. Krenz lui glisse la feuille afin qu'il en parle lors de la conférence de presse internationale prévue en début de soirée. Et omet de lui indiquer la date d'entrée en vigueur.
La conférence de presse, très attendue, est retransmise en direct à la télévision est-allemande. Elle est interminable et tire à sa fin, quand un journaliste italien, Riccardo Ehrmann, intervient :
« Monsieur Schabowski, est-ce que vous ne croyez pas que le projet sur l'autorisation de séjour à l'étranger était une erreur ? »
Ehrmann fait référence à la loi avortée du 6 novembre. Plus tard, il révèlera qu'un journaliste de l'agence est-allemande ADN lui demanda de poser une question sur ce sujet.
Schabowski se rappelle alors du papier que lui a glissé Krenz. Sa réponse est confuse. « Le Politburo a pris une décision aujourd'hui… » On lui demande des précisions. Les images le montrent, cherchant désespérément la feuille. Il lit le papier, écrit le matin même, à voix haute, comme s'il le découvrait pour la première fois :
« Les demandes de séjour à l'étranger peuvent être faites sans conditions… »
« A partir de quand ? » demande-t-on. Schabowski est pris de court :
« Euh… à ma connaissance… tout de suite… immédiatement. »
Alors, tout bascule. Schabowski a oublié d'évoquer l'entrée en vigueur de cette mesure, fixée au lendemain. Les Allemands de l'Est devant leur poste n'en reviennent pas. Ils n'ont retenu qu'un mot : « Immédiatement. » Les télés ouest-allemands annoncent le soir-même l'ouverture des frontières.
« Nous voulons passer de l'autre côté ! » « On reviendra ! »
Harald Jäger commande le poste-frontière de la Bornholmer Straße, dans le quartier de Prenzlauer Berg, à Berlin-Est. Lui aussi a entendu la conférence de presse. Il questionne dans l'urgence sa hiérarchie, qui ne peut lui répondre. Les ordres sont contradictoires, les différents ministères ne savent rien de cette circulaire et s'interrogent mutuellement.
La confusion dans l'appareil d'Etat est à son comble, tandis que les gens affluent de plus en plus aux points de passage entre Berlin-Est et Berlin-Ouest. A la Bornholmer Straße, ils sont bientôt des milliers. La foule crie « Ouvrez la barrière ! » « Nous voulons passer de l'autre côté ! » « On reviendra ! »
La pression devient intenable. Jäger doit-il tirer ou laisser passer ? Las de ne recevoir aucune indication de sa hiérarchie, il décide, de sa propre initiative, de faire passer tout le monde, avec ou sans passeport. Et de ne pas tirer. « C'est à la fois plus beau moment de ma vie, et le plus terrible » déclare Jäger.
Peu avant minuit, les six autres postes-frontières de Berlin suivent l'exemple et ouvrent leurs barrières. « C'est la fin de la RDA , hein ? » demande un officier à Jäger, tard dans la nuit : « Oui, c'est la fin. »
L'Histoire retiendra que ce soir-là, aucun des organes de l'appareil étatique est-allemand ne furent en mesure de répondre. Le pouvoir était depuis longtemps déconnecté de la réalité. Il aura juste fallu une hésitation, un malentendu, pour que tout s'écroule.
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65
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De flixp
10H38 | 09/11/2009 |
C'est la journée Berlin c'est agréable, un agréable sentiment de légèreté.
Si ce n'est que ce n'est pas la période à faire tomber des murs, ni à courir dans les rues pour s'enlacer en lançant des bouquets de fleurs.
BHL nous l'a bien rappelé ce matin sur Radio France, quelle dégueuli cet homme à encore versé sur l'histoire en réécrivant 40 ans de RDA avec son habituelle vision si manichéenne du monde. C'est la méthode de nos modernes de se donner un sens un peu comme notre bon roi qui se voyait déjà en train de buldozzer le mur:
http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/2009/11/mur-de-berlin-sa...
20 ans après la chute du mur, l'histoire continue à s'écrire et il nous revient de la défendre en restant vigilant.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H57 | 09/11/2009 |
9 novembre 1989 : le Mur tomba.
Hé ben on le saura...
à Numerosix
De tilou_
Chat de garde | 11H00 | 09/11/2009 |
N'oublions pas que c'est grâce à Nicolae Egocentru!
à tilou_
De General Subverciòn
kouign aman délocalisé | 11H29 | 09/11/2009 |
que les Ossies peuvent manger des bananes...avant,c'était interdit.vive la république bananière.
à Numerosix
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 11H48 | 09/11/2009 |
Le mur a chu
Félicie...Ossie !
à Numerosix
De Ruski
Chef Op. | 12H38 | 09/11/2009 |
Vivement le 10 !
Ouf !
à Ruski
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H42 | 09/11/2009 |
Oui, on pourra dignement fêter les 90 ans de Mikhaïl Timofeïevitch Kalachnikov ( né le 10 novembre 1919 ).

De jabier
consultant dans les Landes | 11H04 | 09/11/2009 |
« - J’ai commencé à douter quand un homme politique ouest allemand nous a promis que notre avenir était pavé de roses. Là, ça été la déception ! Nous avions subits les mensonges du régime de RDA. Et nous avions les mêmes mensonges en RFA. »
« -Il y a eu beaucoup d’illusions perdues dans toute cette histoire. Et je ne suis pas le seul à penser comme ça. »
Constatations empreintes d’amertume d’un quinqua ayant vécu jusqu’à 30 ans e RDA
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H47 | 09/11/2009 |
Trop pressé , le 8 octobre 1989 , cet homme d'affaires , avec ses contrats Coca et Mac Do.

Le 9...Fin de la Liberté !
Les moujiks assoiffés de sang bourgeois, envahissent l'Ouest, suivis par des cohordes de salfistes djihadistes et des africains faméliques , qui viennent jusque dans nos draps enfanter nos filles et nos compagnes, et piquer nos brocolis dans nos frigos.
20 ans que ça dure.....
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 11H16 | 09/11/2009 |
UN mur de perdu
DIX de retrouvés
à leo s
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 11H42 | 09/11/2009 |
Exact Léo :
http://www.slideshare.net/hannalevy/les-murs-dans-le-monde
De Liger
liger.amsud.net | 11H42 | 09/11/2009 |
De spleenlancien 78672
manant, de passage sous le soleil. | 12H11 | 09/11/2009 |
Il est tout de même frappant de constater que les thuriferaires du devoir de mémoire à propos de la chute du Mur de Berlin sont les mêmes qui louent celui en Israël, celui autour de l'Europe ( moins physique mais tout aussi réel) celui réel de Ceuta et de Melilla, celui long de 1100 km érigé par Bush et demandent déjà la construction d'un mur à Rio pour protéger les JO des favellas.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2153&id=32
De marie 75 3563
11H48 | 09/11/2009 |
Où est passé le papier sur la page face-book de SarkoL'UMP devant le mur de Berlin en sauveur de la démocratie occidentale?????
Elle a disparu ... ou me trompe-je?????
CENSURE???????
à marie 75
De PAULA17
11H54 | 09/11/2009 |
Juppé aurait décrédibilisé la belle thèse de sarko... en ce qui concerne la date du 9 Novembre, c' était peut être le 10 ou le 11....
à PAULA17
De marie 75
3563
12H04 | 09/11/2009 |
interview sur tV5 ....
pourquoi l'a-ton retiré de R89 cet article?
Je ne rêve pas?
à marie 75
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 13H14 | 09/11/2009 |
NS = Forest gUMP
De Chimulus
Dessinateur de presse | 11H52 | 09/11/2009 |
à Chimulus
De marie 75
3563
12H03 | 09/11/2009 |
On vote aux régionales ..... on vote en 2012.... on proteste qd, ici, on nous enlève un article sur la manip face-book ...
C'est dans libé ... c'est partout ...
On attend la réponse du soviet suprême de l'info et de la fée ciseaux!
à Chimulus
De coinpomme
dieu est une e-pothèse | 12H26 | 09/11/2009 |
.../...
on fait rien Chirac à déjà réduit la fracture sociale... sarkoschecu nous offre un déambulatoire... par famille !!!
!!!
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 12H14 | 09/11/2009 |
Concorde: circulation bloquée à 17h
AFP
09/11/2009 | Mise à jour : 10:47 |
La circulation sera impossible aujourd'hui dès 17h00 autour de la place de la Concorde, à Paris, en raison de la cérémonie commémorative du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, indique la préfecture de police (PP) dans un communiqué.
Voila comment ils commémorent la libre circulation des peuples : en la bloquant !
De marie 75 3563
12H16 | 09/11/2009 |
"Nicolas Sarkozy Souvenirs de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989.
J’étais alors secrétaire général adjoint du RPR. Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne.
(NDLR : Personne ne le savait, Merkel était au sauna...)
Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé(pas de chance sur TV5 le même raconte qu'il y était le 10 ou le 11 avec des gens, mais ne cite pas sarko)
...pour participer à l’événement qui se profile.
Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur.
(il nous manque l'here exacte.... mais il a une patek et possédait Rolex : le communiqué va arriver).
Là, par le plus grand des hasards, nous croisons un jeune élu français que nous connaission (...) : François Fillon.
Nous filons ensuite vers Check Point Charlie pour passer du côté est de la ville, et enfin confronter ce mur dans lequel nous avons pu donner quelques coups de pioche.
(...)
C’est cette liberté que nous défendons toujours avec l’Europe, et que nous fêtons 20 ans après"
.Read More
avec en option une photo de Sarko dégarni des temps...
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20 ans après ... titre de Dumas mais point de mousquetaire!
Il a fallu que cet article soit ôté pour que j'aille sur ce site!
à marie 75
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 12H28 | 09/11/2009 |
Un nain avec sa petite pioche , quelle image ridicule , en plus ..
à Numerosix
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 13H24 | 09/11/2009 |
hé ho hé ho
on rentre du boulot
à leo s
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 13H39 | 09/11/2009 |
ou encore
pas besoin de pioche
"Atchum" ...et le mur tombi
De coinpomme
dieu est une e-pothèse | 12H24 | 09/11/2009 |
....
http://www.youtube.com/watch?v=W692H8s75ms
mémorable live in berlin !!!
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 12H55 | 09/11/2009 |
Quand, dans les années 70 - 80 , si l'on parlait de l'Allemagne avec des Allemands ( de RFA ) , ils nous parlaient de leur "frères de l'autre côté" , qu'ils pleuraient à chaudes larmes, comme une partie d'eux mêmes dont on les avait amputés...
Une fois le mur tombé, ils ont fustigé ces "assistés", "parasites" qui venaient à l'ouest pour réclamer le droit à la jouissance occidentale, de geindre du coût exorbitant de la réunification, et en regrettant même ce mur qui maintenait à distance cette promiscuité trop visible !
à Waldeck
De marie 75
3563
13H10 | 09/11/2009 |
tu as raison.... "Les Osties"....
Tout n'est pas si rose qu'on nous le raconte aujourd'hui!
De Ruski
Chef Op. | 13H03 | 09/11/2009 |
La chute du mur de Berlin est la plus grande catastrophe géostratégique de la fin du vingtième siècle. Le triomphe et le drame de M Gorbatchev. Il avait calculé, qu’aucun changement dans l’appareil d’Etat soviétique n’aboutirait, sans qu’une société civile ait d’abord été créée à l’intérieur des frontières et que les satellites aient été disloqués à l’extérieur. Ses calculs, se sont révélés exacts. Quelque chose de sans précédent dans l’histoire s’est alors déroulé. Jamais auparavant, on a démantelé un système aussi massif en causant aussi peu de pertes humaines. Cette catastrophe est aussi le plus grand holdup de tous les temps, où - pour ne prendre qu’un seul pays, la Russie - une clique d’affairiste internationaux, ont dépecé un état, avec la complicité active de certains de ses responsables, arrivistes et revanchards, sous la responsabilité de M Boris Eltsine, conseillé par une nébuleuse économique occulte, dirigée par Laurence Summers, produite par l’université de Chicago et plus particulièrement son idéologue néo libéral Milton Friedman, qui fit ses classes auprès d’Augusto Pinochet.
Sur un plan plus général, la conséquence économique de cette catastrophe géostratégique, en Europe Orientale, fut un effondrement total du PIB des pays du « socialisme réel ». PIB, qui avait enregistré, une croissance modeste dans les années 1980. En effet, après 1989, le PIB de la Russie chuta de 17% en 1990-1991, 19% en 1991-1992, et 11% en 1992-1993. La Pologne perdit 21% de son PIB entre 1988 et 1992, la Tchécoslovaquie près de 20%, la Roumanie et la Bulgarie 30% ou plus. Au milieu de l ‘années 1992, leur production industrielle se situait entre la moitié et les deux tiers de son niveau de 1989. La propagande occidentale, affirma que ce désastre était une « période d’adaptation ». Mais les peuples concernés, découvraient « avec joie » les délices du capitalisme : spéculation, chômage, instabilité, précarité, injustice sociale, et répartition inégale de la richesse produite, une démocratie parlementaire mise au pouvoir avec la collaboration de médias « libres et indépendants » propriétés de riches managers, sans que personne, n’y voit de conflits d’intérêts, puisque à présent le « système » s’était décalqué de l’Ouest à l’Est dans l’euphorie générale, préambule à la « gueule de bois » d’aujourd’hui.
Or, par une ironie dont l’histoire a le secret, nous commémorons le vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin et dans le même temps nous assistons à la chute du Mur de l‘Argent. Autrement dit à l’effondrement de l’Empire Capitaliste Libérale d’Occident. De la Géorgie au Venezuela, via l’Ukraine les Pays Baltes et l’Islande, de Wall Street à la City, des critères de convergences de l’UE, de l’échec en Irak et en Afghanistan, de la reculade du bouclier antimissile et de la balade du nucléaire Iranien, de la perte d’influence et du dérapage du dollar, ainsi que l'Euro trop fort, et pour finir en attendant la prochaine crise qui ne saurait tardée (une bulle spéculative sur les taux de change). Financièrement, économiquement, politiquement, socialement, militairement, diplomatiquement et idéologiquement, l’échec et la défaite sont patents et avérés, durablement voir définitivement. Les rodomontades, les mouvements de mentons et les menaces ne représentant plus ou n’étant plus que les signes extérieur d’une impuissance et de l’échec d’une illusion qui n’appartient plus qu’au passé et qui pense résoudre ses problèmes dans un aventurisme guerrier, des putschs fascisants, ou dans des reflexes pavloviens boursiers et spéculatifs appartenant à la pensée du siècle dernier. Quant à la vaste fumisterie du replâtrage, de la moralisation, et de la refondation du système, ou bien encore du « capitalisme vert » - un oxymore majeur, tant les deux termes de cette ineptie sont fondamentalement contradictoires - elle ne peut qu’abuser les dinosaures, les adeptes de la méthode Coué, les naïfs ou les autistes - qui affirment pour se rassurer, que la Chine, affichant une santé économique stupéfiante, n’a de communiste que le nom – ces mêmes esprits simples sont incapables de s’adapter à un nouveau mode de pensée, une vision et une approche différente des problèmes du monde, ils regardent l’avenir en se retournant, ne s’apercevant pas qu’ils se transforment en statues de sel.
Nous ne savons pas ou nous allons. Nous savons seulement que l’histoire nous a conduit à ce point. Si l’humanité doit avoir un futur, ce ne saurait être en prolongeant le présent ou le passé. Si nous construisons le troisième millénaire sur cette base, nous échouerons. Et la rançon de l’échec, c’est à dire le refus de changer la société, se sont les ténèbres.
De déluge
menuisier | 13H03 | 09/11/2009 |
Marre des commémorations, mais MARRE à un point!
Et sur Radio France Moscou c'est programe unique, quelle chierie.