
Allemagne : derrière la victoire de Merkel, la poussée des libéraux

Angela Merkel a été réelue chancelière. Dont acte, c'était une affaire entendue. Les deux informations essentielles des élections législatives allemandes de dimanche soir sont ailleurs. C'est le triomphe de Guido Westerwelle, le chef des libéraux (FDP) et la déroute du parti social-démocrate (SPD), qui s'attendait certes à un mauvais score, mais pas à une telle gifle.
Avec 23,1% des suffrages obtenus, soit le plus mauvais score du SPD depuis la création de la République fédérale en 1949, parler de défaite serait une douce consolation. Non, on assiste en réalité à la déroute d'un parti qui a perdu onze points en quatre ans, et ne sait plus à quoi il correspond, sujet sur lequel je reviendrai abondamment dans un prochain post.
L'électorat allemand a choisi de limoger la grande coalition et a élu à sa place un gouvernement libéral-conservateur. Une chose est claire : si Angela Merkel est restée chancelière, c'est avant tout grâce au très bon score des libéraux, qui réalisent avec 14,6% des voix leur meilleur résultat aux législatives.
Fini la « Guidomobil » et les apparitions dans l'équivalent de « Loft Story »
L'artisan de ce succès est incontestablement Guido Westerwelle, qui récolte les fruits d'un changement d'image initié depuis plus de cinq ans. En 2002, sa campagne au volant d'un bus jaune canard, le « Guidomobil » et son apparition dans l'émission « Big Brother » (l'équivalent de « Loft Story ») avaient consterné un grand nombre d'électeurs traditionnellement habitués au sérieux des figures historiques du parti libéral, telles Hans-Dietrich Genscher, ancien ministre des Affaires étrangères qui oeuvra à la réunification allemande.
Westerwelle a mené cette fois-ci une campagne classique et sans concessions. En refusant dès le départ toute idée d'alliance avec les sociaux-démocrates, il a su séduire un électorat situé à droite de l'échiquier politique mais fatigué des frilosités de Merkel, à qui le noyau dur de la CDU reproche une certaine « socialisation » du parti.
Au centre de ses préoccupations politiques se trouve la classe moyenne, une classe que Westerwelle a récemment découvert, mais semble-t-il avec succès. Suivant un programme libéral classique, il plaide pour des allègements d'impôts afin de relancer la consommation et la croissance.
Au vu des finances publiques, il n'est pas sûr que Merkel donne suite à cette proposition. Après le passage de la crise financière mondiale, l'Etat allemand prévoit d'emprunter pour les deux prochaines années 153 milliards d'euros -une situation totalement incompatible avec une quelconque baisse de prélèvements.
Un libéral au sens économique, mais aussi au sens politique
Le Guido Westerwelle d'aujourd'hui ne ressemble pourtant plus à celui d'il y a dix-quinze ans, lorsqu'il était un néo-libéral convaincu et grand admirateur de Margaret Thatcher. « Lorsqu'on s'approche de la cinquantaine, on voit les choses différemment » avait-il déclaré récemment.
Son engagement libéral n'est pas à comprendre uniquement au sens économique, mais également au sens politique du terme. Ce n'est pas un hasard s'il a plaisanté tout au long de sa campagne sur son homosexualité et s'est engagé à plus de liberté individuelle face à l'Etat -un sujet sensible lorsqu'il s'agit par exemple de rendre plus difficile les investigations judiciaires sur Internet, et qui l'oppose à de nombreux responsables chrétiens-démocrates.
Il sera donc intéressant de suivre les négociations à venir entre Merkel et Westerwelle, dont les programmes sont loin d'être aussi compatibles qu'il n'y parait au premier abord. Mais les libéraux, qui n'ont jamais été aussi forts qu'aujourd'hui, entendent bien profiter de ce rapport de force favorable et peser ainsi de tout leur poids dans le nouveau gouvernement.
Photo : le leader du FDP Guido Westerwelle (à dr.) avec son partenaire Michael Mronz dimanche soir (Thomas Bohlen/Reuters)
- 7409 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque




















63
(Pour réagir, connectez-vous)
De karlM
09H34 | 28/09/2009 |
La grande coalition conduisait au centre droit donc la droite libérale à reçu les voix des vrais électeurs de droite. (qui sont contre la présence Allemande en Afghanistan et qui évidement veulent des impôts plus bas).
Le SPD dérouille parce qu'un productiviste de gauche est toujours moins audible qu'un productiviste de droite.
La démocratie à l'européenne est un gag (mauvais).
à karlM
De Coldo
pas là | 11H29 | 28/09/2009 |
« La démocratie à l'européenne est un gag (mauvais). »
C'est vrai que c'est chiant la démocratie… Tous ces gens qui ne votent pas comme moi, c'est vraiment insupportable ! …
à Coldo
De karlM
13H34 | 28/09/2009 |
avili au travail, éduqué par la télé, individualiste con-sommateur, le libre arbitre est loin d'être évident.
à karlM
De drlapiano
Informaticien | 16H10 | 28/09/2009 |
Pourquoi te voir si négativement ?
Travailleur libre et content … si tu ne l'étais pas tu irais voir ailleurs.
Heureux d'utiliser la télé pour t'éduquer et te distraire, sinon pourquoi l'ouvrirais-tu ?
Consomateur sans doute soigneux (car tes moyen sont limités), et qui agit en cela avec discernement, et en poursuivant les buts qui sont les tiens … et quelquefois ceux des autres …
La liberté est un combat … que tu entreprends avec détermination.
Bravo donc !
De Madiran
(Business Analyst) | 09H58 | 28/09/2009 |
Il semble bien que l'on assiste en Allemagne à une poussée de la droite, qui comme en France, laisse entendre que le social est de plus en plus important, mais qui, par contre, donne les rênes à un consortium politique de plus en plus libéral ! !
Ceci risque, hélas d'être corroboté par le résultat du second scrutin en Irlande dont personnellement je crains qu'il soit favorable à la mise en place du traité très libéral de Lisbonne ! !
L'allemagne continue vers la droite, tout comme nous en France l'avons fait aux deux dernières élections.
Ceci est bon pour la finance et le libéralisme c'est certain. Mais je je ne suis pas certain que cela soit bon pour l'Europe, pour la planète et encore moins pour les européens.
à Madiran
De Scipion2009
Phobe en tous genres | 10H28 | 28/09/2009 |
« Il semble bien que l'on assiste en Allemagne à une poussée de la droite, qui comme en France, laisse entendre que le social est de plus en plus important… »
En Allemagne comme en France, la gauche est incapable de répondre aux attentes d'une masse énorme de citoyennes et de citoyens face à la surpopulation allogène et alterculturelle.
Par fidélité à un internationalisme suranné, qui fonctionnait très bien quand chaque peuple vivait chez soi, elle est incapable de s'adapter aux vraies préoccupations des vrais gens qui subissent au quotidien des promiscuités, que leur niveau de vie épargne aux leaders « progressistes ».
On notera encore que les écolos et les gauchistes ne récupèrent que 38 des 75 sièges perdus par les socialistes.
Par ailleurs, la tendance observée en Allemagne s'est confirmée lors des élections régionales de Haute-Autriche (Linz).
Comme une semaine plus tôt dans le Vorarlberg (Bregenz), la droite nationale (FPOe et BZOe) a plus que doublé ses voix, de 8,4 à 18,1 %, tandis que les socialistes ont perdu un tiers de leurs suffrages, - 13,4 points à 25 %. Les Verts sont restés sur le position avec une très modeste progression de 0,1 %.
à Scipion2009
De nestor38
inséré ? | 10H44 | 28/09/2009 |
Cher lecteur de Rue 89, un nazillon s'est perdu sur le forum, sauras-tu le retrouver ?
Bon je le reconnais, aujourd'hui l'exercice est facile…
à nestor38
De Scipion2009
Phobe en tous genres | 11H27 | 28/09/2009 |
Trente-huit, c'est pour la date de naissance ou pour le Q.I. ?
Il reste que c'est un fait que la gauche n'en finit pas de reculer, partout, à cause de son inadéquation avec l'opinion publique sur les questions de surpopulation etrangère.
Mais comme elle compte énormément d'infusoires psychorigides de ton calibre, ensuqués aux « valeurs » de la République, on peut sans autre lui balancer la cause de ses échecs dans les gencives, à sachant qu'elle ne s'amendera pas : o)
Et on rigole, en se disant que Royal serait élue au premier tour en 2012, si elle se positionnait sur le thème de la « préférence nationale »… La crevette du Danube serait emportée par le courant comme un fétu.
à Scipion2009
De nestor38
inséré ? | 12H53 | 28/09/2009 |
Tu n'as pas le droit de jouer au jeu « trouver le nazillon du jour sur Rue 89 », ce serait trop facile !
De Liger
liger.amsud.net | 09H55 | 28/09/2009 |
Donc en résumé, l'Allemagne va vers plus d'individualisme ?
L'idéal politique et totalement réalisé de Margaret Thatcher, c'est le Chili de Pinochet.
Côté droits individuels, ça prête à réflexion…
De Dan51
10H00 | 28/09/2009 |
Terribles ces commentateurs qui projettent leurs phobies sur un autre pays sans le connaître.
Les Allemands - qui ont une formation politique avec des cours dès l'école primaire - ont voté en connaissance de cause et ont donné le gouvernement à des personnes les plus compétentes, tout le reste c'est du bla-bla…
à Dan51
De Liger
liger.amsud.net | 10H13 | 28/09/2009 |
Personnes compétentes qui ont remarquablement exposé l'Allemagne à la crise.
à Liger
De Ahem
Étudiant | 10H22 | 28/09/2009 |
Euh non, justement pas. Déjà parce que l'Allemagne n'est pas le seul pays a être entré dans la crise et ensuite parce que dans ce cas-là, l'un des responsables est bien le SPD, qui durant les quatre dernières années était membre de la grande coalition.
Sinon, onze points de perdu pour le SPD, c'est incroyable. Ça doit faire super mal.
De admirateur
10H07 | 28/09/2009 |
Résultats à tempérer par le taux d'abstention historique (pour l'Allemagne) de 30 % contre 23 aux dernières législatives.
En Allemagne comme en France, les citoyens se reconnaissent de moins en moins dans les partis institutionnels : tout risque de ne pas être aussi simple que ça pour la coalition de droite même si le court terme semble sombre
à admirateur
De Humain
10H11 | 28/09/2009 |
Notons qu'en france le taux de participation est proche du taux d'abstention en Allemagne… ! !
à admirateur
De Liger
liger.amsud.net | 10H11 | 28/09/2009 |
Merci, c'est ce que je voulais savoir depuis hier soir. Les 10% du SPD sont donc bien passés quelque part.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 10H21 | 28/09/2009 |
Une proposition alternative de titre ?
Allemagne : derrière la défaite du SPD, la poussée de Die Linke. (Merci qui ? Merci Schröder.)
De Humain
14H08 | 28/09/2009 |
Bof ! !
L'allemagne continue vers la droite… Comme la France, comme l'Italie…
Shroeder se voit succeder par angela Merkel…
Et hélas, la parti d'Oscar La
Fontaine s'il rire son épingle se verra attribuer 80 sièges… Que pourra-t-il faire ?
Par ailleurs Manuel Barroso, fraichement renommé et réellu, vient de faire un tour en Irlande pouyr y faire un joli chèque… Juste avant les élections pour le traité de Lisbonne ! !
Si d'aventure il avait été de gauche, je pense que cela aurait déclenché un tollé général !
Mais comme il s'agit d'acheter le « OUI » à l'Irlande…
On nomme ceci acheter les électeurs !
à Humain
De Ruski
Chef Op. | 17H03 | 28/09/2009 |
Barroso, a fait un chèque et l'a accompagné d'une menace. Refuser la nomination d'un commissaire irlandais en cas de victoire du NON. Encore un bel exemple de démocratie européenne. Vous avez dit « libéralisme politique » !
De jula
cnrs | 10H30 | 28/09/2009 |
Il semble que les Allemands ont compris qui est responsable de la crise actuelle et qui est capable de résoudre ces problèmes. Espérons que la France suivra.
à jula
De unpticon
passant | 14H49 | 28/09/2009 |
pourquoi ?
ce sont les socialistes qui seraient responsables selon vous des dérives du capitalisme financier et de l'appétit sans limite de ses acteurs ?
à unpticon
De francoisjerome
Architecte | 12H30 | 29/09/2009 |
Il n´a pas complètement tort : à bien regarder les vingts dernières années de nombreuses personalités de gauche - en Allemagne comme en France - ont voté et encouragé des politiques publiques lamentables…
Cela dit, en tant qu´homme de gauche, je leur reproche justement de n´avoir que trop renié les idéaux ou principes attachés à leur formation. Des Schröder et autres Mitterand se sont tout de même mis au services d´une idéologie de droite, qui peux maintenant passer sereinement à la vitesse supérieure.
Ce qui est amusant c´est de voir nombre de libéraux critiquer avec le sourire des personalités socialistes qui n´ont fait qu´appliquer des lois qu´ils auraient eux-même mis en oeuvre , et ce certainement de manière bien plus virulente.
Moins d´impôts, moins d´état… Oui oui oui…
J´aimerais bien savoir ce qui peux motiver un individu à s´attacher à l´idée que le Capital est plus important que la paix sociale.
De onapatouvu
perdu pour la science | 10H38 | 28/09/2009 |
Question annexe :
Rue 89 a couvert avec assiduité ces élections allemandes avec des articles nombreux et intéressants ; c'est très bien.
Est-il prévu de publier un article sur les résultats des élections portugaises qui ont eu lieu aussi hier ?
De Green-Sky
Citoyen social-démocrate à Paris | 10H44 | 28/09/2009 |
Quel paradoxe désolant de voir la droite gagner alors que la crise, depuis un an, annonce la faillite du schéma « tout marché, sans régulation » qu'elle a voulu et su imposer…
Pour autant, en Allemagne comme en France, les leçons pour la gauche sont les mêmes. On peut toujours souligner la poussée d'une gauche alternative ou écologique au détriment des socialistes (sociaux-démocrates), il n'en demeura pas moins que la gauche doit s'unir pour être majoritaire. Tant que les formations de gauche se déchireront entre elles avant de s'unir, elles s'infligeront une cure collective d'opposition en guise de punition.
à Green-Sky
De Humain
10H51 | 28/09/2009 |
Quel paradoxe, vous avez raison !
Et de plus Manuel Barroso, fraichement renommé et réellu, vient de faire un tour en Irlande pouyr y faire un joli chèque… Juste avant les élections pour le traité de Lisbonne ! !
Si d'aventure il avait été de gauche, je pense que cela aurait déclenché un tollé général !
Mais comme il s'agit d'acheter le « OUI » à l'Irlande…
On nomme ceci acheter les électeurs !
Et ensuite nous pourrons libéraliser en Europe tout ce qui ne l'est pas encore… Tant pis pour ceux qui ne sont pas des nantis !
De Victor Nettoyeur
Tacleur | 11H54 | 28/09/2009 |
Et nous ? Nan, mais en vrai, dans la vraie vie, on fait quoi, hormis glisser le bulletin, ou pas, dans l'urne ? Hormis faire nos courses ici, ou non, plutôt là. C'est assez afligeant de voir des personnes brandir le drapeau d'un parti, moquant celui d'en face, comme de vulgaires hooligans bourrés de certitudes et de rancoeur mal placée. Quand est-ce qu'on y participe autrement que devant un écran, à cette société, société ! Je n'ai pas dit démocratie, on va me traiter d'utopiste autrement (Utopia, néologisme désignant ce qui n'a pas de lieu, qui n'existe pas)… ?
Nan, sérieusement, en vrai, on fait quoi, dans la vraie vie ?
à Victor Nettoyeur
De Humain
14H11 | 28/09/2009 |
Nous ? Les élections ?
Mais nos dirigeants, et l'europe n'ont que faire d'un référendum !
Manuel Barroso, fraichement renommé et réellu, vient de faire un tour en Irlande pouyr y faire un joli chèque… Juste avant les élections pour le traité de Lisbonne ! !
Si d'aventure il avait été de gauche, je pense que cela aurait déclenché un tollé général !
Mais comme il s'agit d'acheter le « OUI » à l'Irlande…
On nomme ceci acheter les électeurs !
De ker
12H07 | 28/09/2009 |
Les allemands vont en chier. L'europe est dans une merde noire.
à ker
De Dan51
12H56 | 28/09/2009 |
Allez donc y vivre quelque temps, vous comprendrez l'immense différence qu'il y a entre ce pays et la France où les citoyens se font plumer sans rien dire…
Quelques exemples ?
Depuis 1973, date où je suis partie vivre en Allemagne, j'ai observé la relation Franc-Mark qui était à peu près équivalente, puis le Franc a constamment baissé. Le Mark est passé à de 1 F à 3,35 F lors du passage à l'Euro.
Et tous les prix de l'électroménager, de la photographie, photos inclues, de l'alimentation, de l'immobilier étaient bien plus hauts en France, pour des revenus moindres. Ma famille me disait toujours « Ah, toi avec ton Mark fort… »
Celui-ci a d'ailleurs servi de monnaie d'échange dans de nombreux pays - et non le $ - avant l'arrivée de l'Euro. Ces pays ne faisaient pas confiance au Franc qui dévaluait constamment.
Un cousin breton a acheté un appartement de 53 m2 en banlieue de Rennes pour 150.000 €, il va s'endetter sur des années. Pour la même surface un appartement situé en plein centre ville, juste derrière la mairie et à 50 m d'une zone piétonne, dans une ville de la même taille, coûtait 53.000 € il y a 2 ans en Allemagne, près de la frontière française…
Des centaines de milliers de Français passent tous les jours la frontière pour aller travailler au Luxembourg et en Allemagne, dans un flux unilatéral, il n'y a plus d'activité du côté français…
Pour le même salaire brut, un employé du tertiaire gagnait en 2005 au Luxembourg 49% de plus en salaire net et 18% de plus en Allemagne qu'en France.
En clair, pour le même salaire brut, le Français a 1.700 net, le Luxembourgeois 2.538 et l'Allemand 2.002. Mois après mois, année après année…
Les parkings des grandes surfaces alimentaires qui ont fleuri juste derrière la frontière, du côté allemand, sont pleines de voitures françaises - car les prix sont entre 15% et 30% moins chers… ce qu'a constaté Luc Chatel il y a 2 ans à la frontière :
http://www.dailymotion.com/video/x5hxae_deplacement-chatel-supermarche-a…
(celui qui organise les mères de famille parmi les UMP… pour lui faire la claque)
Les Français ne s'organisent pas en tant que consommateurs, ils ne sont pas informés du fait qu'ils se font plumer tous les jours depuis des années… et le gouvernement leur promet d'améliorer le « pouvoir d'achat » mot inutilisé en Allemagne dans ce contexte…
J'en parlais à des amis bretons :
« Vous vous faites plumer depuis des décennies, année après année, et vous étonnez du faible pouvoir d'achat… » et leur donnais des exemples précis.
La réponse du Breton qui vote PS depuis toujours :
« On ne veut pas entendre de choses négatives, nous en Bretagne, on est loin de la frontière, tout cela on ne le voit pas et on aime bien notre vie sympa, la fête et les amis » : -((( Et il ajoute « Quand ça ira vraiment mal, les gens descendront dans la rue, je ne me fais pas de souci »
et sa femme ajoute :
« Heureusement, on a les Guignols »
Comme si cette manipulation TV pouvait faire le travail des journalistes. On réduit l'information sérieuse à du comique ! ! !
En fait, ceux qui « morflent », ce sont les Français, depuis bien longtemps, et ce n'est pas l'Europe qui les plume, mais les dirigeants qu'ils se sont donnés dans leur mentalité de serfs.
Un ami qui a vécu en Finlande écrivait :
« C'est une mentalité de serfs héritée du temps de la monarchie absolue.
Le roi est remplacé par des “représentants élus”, mais le système n'a pas changé, et surtout pas l'inconsciente soumission de serf, d'esclave.
Penser, c'est “difficile, interdit et puni” dans une telle mentalité.
Et pour se soulager, en guise de soupape de décompression, il y a “le jour des fous” ou “le bouffon du roi” ou “les guignols” : ça dépend de la culture et de l'endroit du monde où on se trouve. »
Avait-il tort ?
Alors qui va en « chier » ? comme vous l'écrivez… Vous ne vous apercevez même pas que vous vous êtes faits plumer depuis des décennies par vos gouvernants et les entreprises qui sont leurs amies…
à Dan51
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 14H26 | 28/09/2009 |
@ Dan 51 : Le prototype du bon commentaire. Bravo. Ce que vous dites devrait faire l'objet d'un article et la façon dont vous le dites mériterait que vous en écriviez. Si vous avez un site, j'aimerais le visiter. Adresse ?
Pierre JC Allard