
Allemagne : pour le SPD, ne pas tout perdre serait une victoire

Et si on jouait à se faire peur ? L'avance d'Angela Merkel (CDU) fond lentement mais sûrement, tandis que le candidat social-démocrate (SPD) grignote son retard. Il est donc grand temps pour la chancelière que le combat cesse. Elle a de la chance, il ne reste plus que deux jours avant les élections législatives. Dimanche soir, 18h01, les dés seront jetés.
Une note discrète, tout d'abord : ce qui a mal commencé finit fort bien, dans cette campagne. Je veux parler de la qualité du débat politique au sens large. A l'exception de Merkel, dont l'économie électorale -au sens propre comme au figuré- fut plus que minimale, le reste de la classe politique n'a pas rechigné à mouiller la chemise.
Cela n'empêche pas qu'il y ait encore 30% d'indécis, objets de toutes les attentions partisanes. Les chrétiens-démocrates ne s'imaginent pas une seule seconde perdre les éléctions, mais le spectre de 2005 est quand même présent dans les esprits.
L'adversaire d'alors, Gerhard Schröder, était parvenu à renverser la tendance grâce à une campagne agressive et une finale tout en furie. Au soir des élections, il s'en est fallu d'un rien qu'il ne reste chancelier ; encore quelques semaines plus tôt, Angela Merkel était créditée d'une avance jugée irrattrapable.
Fini le « rouge-vert », la gauche espère juste échapper au « jaune-noir »
Personne n'avait vu venir le coup et surtout pas la presse, qui, retranchée derrière ses commentaires blasés et ignorant la voix du peuple, avait déjà titré sur l'alliance victorieuse entre chrétiens-démocrates et libéraux.
Ce scénario a très peu de chances de se reproduire, disons-le tout de suite, même si la CDU risque fort de ne pas briller. Pour plusieurs raisons.
D'abord, parce que les conditions actuelles n'ont rien à voir avec celles de 2005. A l'époque les lignes de front étaient classiques. Le gouvernement était composé des sociaux-démocrates et des écologistes (« rot-grün », rouge et vert) et la CDU était dans l'opposition. Tout le contraire d'aujourd'hui, où Merkel et Steinmeier gouvernent ensemble depuis quatre ans.
Leur confrontation s'en ressent, et pour des raisons à la fois tactique et de fond, ils feraient bien encore un bout de chemin main dans la main. Pendant toute cette campagne, le slogan principal du SPD a été « nous voulons empêcher une alliance noir-jaune », le noir étant la couleur de la CDU, le jaune celle du parti libéral.
Ne pas s'engager sur ses valeurs et se définir par rapport à l'adversaire, n'est-ce pas la preuve d'un malaise, d'une absence de projet, voire d'un sentiment d'infériorité ? L'unique fonction de ce message tient à son contenu subliminal, en l'espèce, « nous voulons une alliance noir-rouge ».
Steinmeier le confie : il ne pense pas qu'il deviendra chancelier
Steinmeier le confie en privé : il ne croit pas à ses chances de devenir chancelier. Mais il sait également que l'association contre-nature avec les chrétiens-démocrates est le seul moyen pour son parti de rester au pouvoir.
C'est la deuxième raison pour laquelle le scénario 2005 ne peut se reproduire : le SPD traverse une grave crise d'identité. Une partie de l'électorat de gauche ne se retrouve plus dans la politique économique et sociale menée par le SPD et vote désormais pour « Die Linke », le parti de la Gauche radicale.
Le défi majeur pour Steinmeier, dans les années à venir, sera donc de réussir l'union de la gauche. Steinmeier appelle « Die Linke » la « chair de la chair » du SPD. On ne saurait être plus clair. Sans cette union, ou plutôt cette ré-union, le poids du SPD sur l'échiquier politique risque de se réduire comme une peau de chagrin.
Une pleine page dans un grand hebdomadaire. On y voit Steinmeier en pied avec, à sa droite, les portraits affichés des trois précédents chanceliers sociaux-démocrates : Gerhard Schröder, Helmut Schmidt, Willy Brandt. « Il gouvernera, comme eux l'ont fait avant lui », dit la publicité, qui a, dans le meilleur des cas, quatre ans d'avance.
28%, la barre à atteindre pour le patron de gauche allemande
Cette mise en abyme impressionne. Voilà Frank-Walter Steinmeier investi d'une mission historique : assurer la perénnité de la maison SPD. Mais rien dans son passé ne laissait présager d'un tel destin. Sans faire injure à son engagement, il naquit à la politique en 2005, lorsqu'il fut nommé ministre des Affaires étrangères.
Auparavant, Steinmeier était un haut fonctionnaire, homme de dossiers habitué aux coulisses et conseiller de Schröder pendant près de quinze ans. Son avenir politique dépendra des résultats de dimanche soir. En-deçà de 28 %, il aura beaucoup de mal à rester légitime. Au-delà des 28%, il pourra éventuellement prétendre à réformer le parti. Mais pour la pub, on attendra.
« Qui va gagner à ton avis, dimanche soir ? » me demande une amie qui votera écologiste. « Je pense qu'il y aura de nouveau une grande coalition, » ai-je répondu, sans prendre beaucoup de risque, bien que les libéraux puissent créer la surprise. Ça n'avait pas l'air de la chagriner outre-mesure, reflétant ainsi l'impression générale qui semble prévaloir dans le pays.
Photo : Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères et chef de file du SPD, en meeting à Berlin vendredi.
- 3404 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque




















33
(Pour réagir, connectez-vous)
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H12 | 25/09/2009 |
On dirait bien que, pour le moment en tout cas, le SPD espère, au moins autant qu'au « jaune-noir », échapper au « rouge-vert-rouge » avec Die Linke. Dommage, il semblerait que d'assez nombreux électeurs allemands, et plus seulement à l'est, ne se résolvent plus à limiter la gauche au SPD.
De kassis01
19H50 | 25/09/2009 |
En Allemagne le SPD. En France le PS.
Bientôt le néant. Comme en Italie …
à kassis01
De stephaneerard
développeur MDD | 05H43 | 26/09/2009 |
Ou comment tout résumer en deux petites lignes….
De Crepitus
Retraité | 20H03 | 25/09/2009 |
Notre instituteur, à l'école communale, nous apprenais cette mnémotechnique : le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme, peut-être faudrait-il que le rédacteur de cet article revoit ses fondamentaux grammaticaux.
à Crepitus
De Ahem
Étudiant | 20H51 | 25/09/2009 |
On écrit généralement « abyme » dans l'expression « mise en abyme » selon l'exemple d'André Gide.
Cf. Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_abyme
à Crepitus
De Amédée Bonfils
Francais de l'étranger | 11H43 | 26/09/2009 |
A propos de la « mise en abyme » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_abyme
Comment disait-on déjà ? « Il faut remuer 7 fois etc. »
De Dan51
20H18 | 25/09/2009 |
Il ne reste plus que 3 options :
CDU + FDP
CDU + SPD
CDU+ FDP+ Verts
on verra…
à Dan51
De jia
Riverain enthousiaste | 11H11 | 26/09/2009 |
Il reste aussi SPD+FDP+Verts car même si la FDP a opposé une fin de non-recevoir au SPD, ils pourraient bien tourner leur veste au dernier moment.
De Ahem
Étudiant | 21H03 | 25/09/2009 |
Je ne connais pas grand chose au programme de Die Linke, mais je trouve quand même étonnant que le SPD préfère s'associer avec la CDU.
La gauche a quand même peur de la gauche, un peu partout en Europe et semble préférer se déplacer vers le centre.
à Ahem
De mass0
athée et citoyen du monde | 21H27 | 25/09/2009 |
Peut être parce que le SPD n'est pas de gauche (comme le PS). Et là je ne parle pas de la base mais des cadres.
à mass0
De Ahem
Étudiant | 21H58 | 25/09/2009 |
Peut-être, après tout, mais je trouve ça un peu facile.
à Ahem
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 10H27 | 26/09/2009 |
Les Allemands ont exactement le même problème que nous :
L'inéxorable glissement de la Gauche historique vers le centre gauche (ce qui ne peut donner qu'une configuration Etats Unienne avec une droite dure et une droite moins dure).
C'est donc également pour cela que se forment des nouveaux partis bien ancrés à Gauche… Die Linke en Allemeagne, le Parti de Gauche en France…
à mass0
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 14H45 | 26/09/2009 |
Pour le programme de Die Linke, vous trouverez de larges extraits sur le site du Parti de Gauche ici :
http://www.lepartidegauche.fr/edito-sur-le-programme-ecologique-de-die-l…
et ici
http://www.lepartidegauche.fr/manifeste-de-die-linke-chapitre-ecologie
à Ahem
De Dan51
06H53 | 26/09/2009 |
Etrange comme vous pensez franco-français.
Il faut savoir que Die Linke est la continuation - améliorée à la sauce occidentale - d'un parti communiste qui n'a pas hésité à dénoncer ses propres membres à la Police d'Etat, à tirer sur les citoyens de son propre Etat lorsqu'ils voulaient fuir cette prison et que l'un des deux dirigeants de ce parti, Gregor Gysi, avocat défendant les « dissidents » était en même temps celui qui faisait des rapports à l'appareil d'Etat pour trahir ceux qu'il défendait. Il a participé à un gouvernement régional avec le SPD et a démissionné quand il a vu qu'il ne pouvait imposer ses vues.
L'autre dirigeant, c'est Oskar Lafontaine, qui a été ministre des finances de Schröder et a démissionné quand il a vu qu'il ne pouvait imposer ses vues. Il a fait des lois qui ont coûté des milliards, je parle de la loi totalement stupide sur la « Scheinselbstständigkeit » qui a poussé des millions de personnes dans une paperasserie monstrueuse, sans faire gagner de revenus à l'Etat.
Lafontaine, que je connais d'assez près est un populiste du style Le Pen, mais qui se targue d'être « à gauche », il vit dans une luxueuse villa et a encaissé - sans broncher - une retraite qui ne lui était pas due. Ce n'est que lorsque les journalistes s'en sont aperçu et l'ont publié, qu'il a remboursé…
Un type excécrable pour ceux qui le connaissent.
Alors, d'extrême gauche, ou d'extrême droite, les points communs sont légions. D'ailleurs en Sarre, plus de 5.000 personnes ayant voté extrême droite ont voté pour lui en août dernier.
C'est d'ailleurs comme en France, les communistes ont rejoint Le Pen pour grossir ses rangs, les statistiques le prouvent, et maintenant ils sont repassés du côté de Besancenot et Mélanchon. Les autres ayant rejoint l'UMP. Il faut étudier les mouvements au sein des partis.
Alors tout ce lavage de cerveau est assez amusant, il est juste pour ceux qui n'y regardent pas de trop près et votent comme des moutons…
à Dan51
De Ahem
Étudiant | 08H16 | 26/09/2009 |
Je ne sais pas si je pense en « franco-français » (après tout peut-être), mais bon, je n'ai pas non plus l'impression d'avoir amené tout seul le clivage gauche-droite dans ce débat (plusieurs commentaires s'y reportent, par exemple quand plus bas on parle de « gauche institutionnelle européenne »). Et puis, pour avoir vécu en Allemagne, je veux bien admettre que le clivage gauche-droite n'a pas l'importance qu'il a en France, mais de là à dire qu'il n'en a aucune, c'est pas forcément l'impression que j'en ai eu. J'irais presque jusqu'à dire que c'est ce que vous sous-entendez afin de me faire passer pour un « franco-français » qui n'a jamais passé la frontière française et qui n'y connaît rien.
Et puis bon, la politique, c'est vraiment pas mon terrain d'expertise, donc j'y vais prudemment, mais j'ai entendu aussi de très bons jugements sur Lafontaine et Die Linke. Pour commencer, dire de Die Linke qu'ils ne sont que la continuation du parti communiste, c'est vrai mais c'est aussi un peu faux, et ça laisse dans l'ombre le fait que c'est aussi rempli de transfuges du SPD (à commencer par Lafontaine himself) qui ne sont donc pas des communistes cinglés appelant au rétablissement du bolchévisme. Quant aux arguments ad hominem sur Lafontaine, je n'en sais rien et veux bien vous croire, mais ça ne constitue pas non plus une analyse politique du programme de Die Linke.
Et puis, en réaction à l'article, mon commentaire n'est pas si absurde que ça. Steinmeier parle de Die Linke comme de « la chair de la chair » du SPD. C'est bien qu'on considère qu'une coalition SPD/Die Linke est - en vertu du clivage gauche-droite - plus logique qu'une coalition SPD/CDU.
Dernier point, l'expression « démissionner parce qu'il ne pouvait pas imposer ses vues. » Encore une fois, c'est vrai que je n'en sais rien et je serais prêt à vous croire. Mais vu l'aspect très orienté de votre commentaire, ça m'amène à réfléchir. L'expression sous-entend que M. Lafontaine est un gros narcissique égocentrique qui a complètement changé de bord parce qu'on ne l'écoutait pas. Si je tourne ça en « M. Lafontaine a quitté le SPD qu'il jugeait ne plus être en accord avec ses convictions politiques », c'est pas plus précis, mais cette fois-ci c'est positif pour M. Lafontaine. C'est marrant, ce qu'on peut faire avec la langue en fonction de notre point de vue, non ?
à Ahem
De Dan51
08H56 | 26/09/2009 |
Cher ami,
Lafontaine n'a pas changé de bord, il a surtout cherché à détruire le SPD pour se venger. Tout le monde le sait en Allemagne.
Seulement, avec ses promesses absolument irréalisables et donc populistes, il attire la masse des gens déçus du SPD, comme le FN en France a attiré une masse d'anciens « communistes ».
Quant à Die Linke, étudiez leurs prises de positions, elles ne sont pas loin du communisme dans ses pires traits, on a vu le goulag et les millions de morts, l'omerta imposée, omerta qu'elle impose au sein de son parti qui se déchire dans toutes les régions entre les différents arrivants, ceux de l'Est aux habitudes rigides et ceux de l'Ouest qui arrivent suite aux promesses de Lafontaine. Celui-ci ne poursuit qu'un objectif : LUI.
Il se trouve que nous avons des amis communs… ce personnage est un démagogue fini qui n'a que sa propre personne comme objectif et utilise le « JE » un peu comme Sarkozy.
à Dan51
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 10H40 | 26/09/2009 |
Dan51,
Je crois que l'on a compris que vous avez une haine féroce envers les Communistes… Détendez-vous, ils ne vont pas vous manger.
Le Capitalisme, fait autant de ravage que ce qu'a fait le Communisme. Vos arguments sont dépassés. Rendez-vous dans 30 ans lorsque le monde aura ouvert les yeux sur les désastres du Capitalisme. Combien de millions de morts victime du Capitalisme…
On peut compter les suicides aussi…
'Seulement, avec ses promesses absolument irréalisables et donc populistes »
C'est que vous n'avez pas bien lu…
De mass0
athée et citoyen du monde | 21H28 | 25/09/2009 |
LE seul intérêt de cette élection le score de « Die Linke ».
C'est un peu l'espoir européen de retrouver une gauche et pas des parties d'apparatchik.
De Coragyps Atratus
Dans l'attente du moment propice | 22H09 | 25/09/2009 |
Voilà ce que c'est que de confier une démocratie à des hauts-fonctionnaires et à des carriéristes. On parade sur de l'insignifiant pour se distinguer de l'autre parti pour la forme, mais sur les sujets de fond, ce sont les mêmes galimatias technocratiques qui ressortent pour mieux masquer une alliance objective entre tous.
Pour autant, cette alliance est enfin démasquée avec les gouvernances d'ouvertures et de coalitions. Le mélange des genres à ses limites. La gauche institutionnelle européenne étant la première victime car mis à part un soutien affiché au Dalaï Lama par-ci et la mise en place de vélibs par là, son vrai fond de commerce (social, libertés publiques et individuelles, laïcité) est liquidé.
Espérons que les électeurs allemands ne soient plus dupes avec leurs gouvernants actuels malgré la hargne de la presse envers d'autres parti plus à gauche ou plus à droite.
à Coragyps Atratus
De Ahem
Étudiant | 22H33 | 25/09/2009 |
Je pourrais avoir des exemples ? N'importe quel point réellement important pour appréhender l'opposition gauche/droite, mais sur lequel le PS et l'UMP se rejoignent pourtant (ou le SPD et la CDU si cela vous convient mieux.)
à Ahem
De Coragyps Atratus
Dans l'attente du moment propice | 05H44 | 26/09/2009 |
Les points sont tellement nombreux que je ne sais pas par où commencer.
Par exemple, les réformes I, II, III & IV Hartz sur la question de l'indemnisation du chômage et du travail, la question de l'UE, les privatisations de Deutshe Télécom, Postbank, services d'autoroutes pour les points les plus flagrants.
Bien évidemment, cela s'inscrit dans la cadre d'une reconquête du centre à défaut d'aller vers l'électorat traditionnel de la gauche.
à Coragyps Atratus
De Dan51
07H07 | 26/09/2009 |
Voilà qui est limpide.
Amusant comme la personne qui pose la question pense en franco-français avec « opposition gauche-droite ».
Il se trouve qu'en Allemagne, il y a - grâce au système électoral beaucoup plus stable et juste qu'en France - une nécessité à former des coalitions sur la base de PROJETS politiques clairement formulés et négociés point par point pour former une coalition de gouvernement. Cette pratique existe depuis la guerre et elle a fait ses preuves. Avant il n'y avait qu'un affrontement gauche-droite, maintenant il y a 5 partis qui peuvent entrer en coalition, c'est un grand avantage pour les citoyens qui ont plus de choix. Ces partis ne font aucunement allégeance, comme en France, ils négocient et arrivent à imposer leur vue sur certains points. Comme à Hambourg par exemple où les Verts sont pour la première fois dans une coalition avec la CDU.
Pour ceux qui parlent allemand, il existe plusieurs sites sur internet avec tous les points des programmes des différents partis - c'est la base de leur future négociation pour former un gouvernement.
Ces sites donnent les positions de tous les partis sur tous les sujets. En voici un excellent :
Kandidatencheck sur le site du Spiegel :
http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,646745,00.html
Ce Kandidatencheck a été mis au point par les fondateurs des sites :
allemand : http://www.abgeordnetenwatch.de
irlandais : http://www.candidatewatch.ie
luxembourgeois : http://www.politikercheck.lu
autrichien : http://www.meinparlament.at
Il existe aussi le Wahl-o-Mat :
http://www.wahl-o-mat.de/bundestagswahl2009/main_app.php
en anglais :
http://www.wahl-o-mat.de/bundestagswahl2009/main_app.php ? sprache=1&wombu…
à Dan51
De jpierre
enseignant d'éducation civique retr... | 08H02 | 26/09/2009 |
« Avant (la guerre) il n'y avait qu'un affrontement gauche-droite »,
C'est une contre-vérité. Après que les sociaux-démocrates au pouvoir et les communistes se soient expliqués à coups de mitrailleuse en 1919, le SPD se trouva à la remorque du Zentrum catholique et fut incapable d'appliquer aucune réforme qui figurait à son programme, le salaire minimum, l'école unique. En 1933, où était la gauche au moment où une partie du Zentrum s'alliait à l'extrême droite pour la propulser au pouvoir ?
Vraiment, si le SPD est en déconfiture aujourd'hui, c'est que, historiquement, et à la différence des socialistes français, il n'a strictement aucun acquis social à son actif.
à jpierre
De Dan51
08H57 | 26/09/2009 |
Vous déformez totalement mes propos. Je n'ai pas parlé « d'avant la guerre ».
En tant qu'« enseignant » vous devriez savoir lire un texte.
à Dan51
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 10H43 | 26/09/2009 |
vous êtes si méchants dans vos propos…
à Dan51
De Ahem
Étudiant | 08H13 | 26/09/2009 |
Du coup, je ne comprend plus trop où on en est. Vous félicitez le commentaire de Coragyps Atratus pour sa « limpidité » mais alors que lui soutient que les coalitions du système politique allemand sont un syndrome de ce que les partis politiques sont tous les mêmes et au fond ne diffèrent en rien (au niveau européen) vous défendez ce système et nous renvoyez sur les sites qui résument les convictions des différents partis allemands (surtout que Coragyps Atratus semble se baser sur un clivage gauche-droite pour diagnostiquer cela, ou du moins en fait mention.)
Je ne reviens pas sur l'idée d'une réflexion « franco-française » mais je note que ça a l'air de vous travailler.
à Ahem
De Dan51
08H58 | 26/09/2009 |
« limpidité » se voulait ironique.
Il semble qu'il faille préciser : -)
à Dan51
De Ahem
Étudiant | 09H11 | 26/09/2009 |
Là, oui, quand même.
« Voilà qui est limpide » puis on passe à une autre attaque, puis on développe son point de vue, ça ne fonctionne pas. La caractéristique principale de l'ironie étant qu'elle ne peut se lire que dans un contexte. Il ne suffit pas de dire « Bon, je fais de l'ironie, c'est clair » : je ne suis pas familiarisé avec vos convictions politiques.
Enfin bon.
à Ahem
De Coragyps Atratus
Dans l'attente du moment propice | 18H56 | 26/09/2009 |
Merci à vous de nous éclairer sur ces problèmes de sémantique et d'avoir allumé la flamme éternellement vivante de la langue française.
à Coragyps Atratus
De Ahem
Étudiant | 19H00 | 26/09/2009 |
Il n'y a pas de quoi. En revanche, vous êtes sûr que j'ai, moi tout seul, « allumé la flamme éternellement vivante de la langue française » ?