
Pour un musée de l'Histoire de France à Valmy
L'histoire de France est l'une des plus riches, des plus complexes et des plus influentes dans le monde. Comment résumer une si longue aventure faîtes de gloires et de défaites, de progrès et de drames ? Comment expliquer une telle successions d'événements marquants au fil des siècles ? Lors de ses vœux adressés au monde de la culture le 13 janvier dernier, le président de la République a annoncé la création d'un musée de l'Histoire de France.
Nicolas Sarkozy a expliqué : « Ce musée sera situé dans un lieu emblématique de notre histoire… » Parce que l'histoire de France, c'est un tout, c'est une cohérence. Le chef de l'Etat souhaite :
« Qu'il y ait un musée de l'histoire de France, qui pourrait d'ailleurs être une fédération de musées et des monuments, qui travailleraient en réseau… Un musée doté d'un centre, situé dans un endroit symbolique… »
Ce lieu emblématique existe. Il incarne de manière cohérente notre turbulent passé. Ce lieu, c'est Valmy ! Pour les avertis, Valmy est lié à la célèbre bataille du 20 septembre 1792. Celle qui rassembla le peuple français venu défendre une République naissante contre l'envahisseur prussien. Ce rassemblement correspondait à l'ambition démocratique de fonder un lien social sur la liberté et l'égalité des citoyens.
Les récits de ces combats sont nombreux et la plupart des historiens s'accordent sur un point : à partir de cette date, tout s'arrête et tout commence. N'est ce pas à Valmy et à ce moment que Goethe, aux côtés du duc de Saxe-Weimar, prononça ces mots prophétiques : « d'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde » ?
Le sang n'a cessé de couler sur ces terres champenoises
Le lendemain, le 21 septembre, la République y sera proclamée. Valmy deviendra alors le symbole de toute une Nation. Sur ce champs de bataille se trouve une part importante de notre identité nationale que Nicolas Sarkozy souhaite valoriser. Valmy peut également témoigner d'une histoire plus ancienne et notamment des mille années de monarchie. Une monarchie qui fondait son autorité et sa continuité par le sacre des rois de France à la cathédrale de Reims, ville qui se situe à cinquante kilomètres de Valmy.
Le chemin qui a porté notre pays d'un régime à l'autre n'est donc pas très long. Toutefois, entre Reims et Valmy, une pièce manque à notre puzzle historique… C'est Varennes. Tous nos livres d'école nous ont appris que c'est à Varennes que Louis XVI fut arrêté le 21 juin 1791 lorsqu'il fuyait la Révolution. Et ce lieu, qui appartient à notre culture commune, se trouve à seulement vingt kilomètres du site de Valmy.
Théâtre de la bataille la plus emblématique en 1792, le sang n'a cessé de couler sur ces terres champenoises. Au XXème siècle, les deux plus grands conflits mondiaux ont fait de la Marne l'épicentre des pires massacres de la folie des hommes. Les scènes dramatiques des tranchées de Verdun et des batailles de la Marne se sont déroulées à quelques lieux de Valmy.
Valmy répond à la triple exigence du Président
Valmy est non seulement un symbole de l'histoire, mais ce lieu représente aussi la cohérence d'un passé aux nombreux paradoxes. On y retrouve les traces d'une royauté qui a traversé les siècles et d'un peuple en quête de l'idéal républicain. On y découvre l'atrocité de la guerre et la force des valeurs démocratiques et d'attachement à la patrie.
Dans un tel contexte, la candidature du site de Valmy pour l'implantation du futur Musée de l'histoire de France répond à la triple exigence du président de la République : un lieu symbolique, une cohérence historique et une valorisation de notre identité nationale. De nombreux sites parisiens sont également candidats mais la province française mérite également d'être dotée d'institutions culturelles de très haut niveau.
L'Etat ne peut se désintéresser de Valmy et il doit investir et permettre le fonctionnement d'un musée digne de ce que cela représente pour l'histoire de France et de l'Europe. Valmy a accompagné l'évolution de notre Nation depuis des siècles, et à travers l'implantation sur ce site d'un projet de musée, notre République témoignera sa reconnaissance envers la terre qui l'a vu naître.
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à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 14H02 | 04/04/2009 |
Il y a une différence fondamentale entre repentance, qui est une connerie totale, et une vision plus objective de l'histoire.
Nous a-t'on enseigné les moments les plus noirs de notre histoire ? Quasiment aucun, sauf bien sur le régime de Vichy, mais en nous le présentant comme n'étant pas vraiment la France. L'histoire est enseignée comme support au nationalisme et pas grand chose d'autre.
Il y a pour moi un besoin essentiel de ne pas ausculter les périodes les plus sombres au profit exclusif des mythes fondateurs, genre Valmy justement.
L'idée d'un musée des horreurs de la France n'est évidement pas une bonne chose. Il n'y aurait pas grand chose à mettre dans celui-ci alors qu'il y aurait tant à écrire dans les livres d'histoire.
Je suis de ceux qui s'énervent à chaque fois que l'histoire est remplacée par ses petites anecdotes et il faut avouer qu'actuellement, mais déjà sous Chirac, ce mouvement prend de l'ampleur. Je crois que Mitterrand, sur ce point tout au moins, était plus respectueux, même s'il n'a jamais hésité à utiliser l'Histoire à son avantage. Mais lui ne la réduisait pas à des anecdotes et des émotions. Le coup de la lettre de Guy Moquet ou le parrainage d'un enfant juif déporté était des infamies totales et des négations de l'histoire.
Pour finir revenons-en à cette phrase profondément ignorante de monsieur l'Apparu :
L'histoire de France est l'une des plus riches, des plus complexes et des plus influentes dans le monde.
Influente oui grâce à cette fusion réussit par l'Europe, à la fin du moyen-âge de toutes les cultures qui nous entouraient, à la révolution et Napoléon, mais pour le reste en quoi notre histoire est-elle plus riche que celle de la Turquie ou du Pérou, en quoi est-elle plus complexe que celle de l'Inde ou de la Chine.
C'est vraiment méconnaître profondément 90% de la planète que d'écrire une phrase pareille !
Effacer l'histoire pour ses propres fins est malheureusement une sale manie des vainqueurs et des nationalistes.
tient p'tre piqure de rappel :
http://dul.amsud.net/2009/03/23/lenfer-ne-sacheve-pas-avec-la-fermeture-…
Voilà quoi
à dulconte
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 14H36 | 04/04/2009 |
Je pense qu'on est d'accord…
Quand de Gaulle invente le mythe d'une France entièrement résistante avec seulement quelques brebis galeuses, il le fait pour des raisons politiques. Le rôle des historiens est d'aller au delà, et de livrer une vision la plus objective et circonstanciée de ce qu'il s'est réellement passé, et tant pis si ça cause des émois politiques et sociaux (cf. le bouquin de Pétré-Grenouillau, ou celui d'Aussaresses, par exemple).
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 16H54 | 03/04/2009 |
« L'implantation du futur Musée de l'histoire de France répond à la triple exigence du président de la République… »
Ben si c'est une exigence du monarque les UMPistes n'ont qu'à s'exécuter mais sans nous. Les caprices du prince ne nous concernent pas.
Cependant on est en droit de se demander jusqu'à quel point le peuple va supporter ses illuminations de parvenu..
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 16H54 | 03/04/2009 |
Bonsoir M. Apparu
J'ai voulu être sympa ce soir (il y a du soleil…) et je vous ai lu jusqu'au bout.
Mal m'en a pris, parce qu'au moment au j'ai lu :
« Dans un tel contexte, la candidature du site de Valmy pour l'implantation du futur Musée de l'histoire de France répond à la triple exigence du président de la République : un lieu symbolique, une cohérence historique et une valorisation de notre identité nationale »,
le soleil a disparu…
Ces termes : « identité nationale » mélangé avec « exigence du président de la république » et « cohérence historique » deviennent grossiers…et même ridicules !
De Gotch 15306
ancien ouvrier de la banque | 17H01 | 03/04/2009 |
Valmy, le régiment auquel j'ai appartenu l'espace d'un an avait ce nom sur son étendard. Rares devaient être les régiments constitués qui y participèrent.
Mais hélas ! tant de lieux historiques peuvent se targuer d'avoir eu un impact historique important, que choisir celui-là plus qu'un autre ne peut se concevoir que si l'auteur de ce choix est parfaitement neutre. Léopold Cédar Senghor avait ce profil.
Au hasard, Poitiers et sa région immédiate peuvent être sur les rangs.
507 : Allié à Gondebaud, le roi des Burgondes, le roi franc Clovis Ier défait les Wisigoths à Vouillé (tout près de Poitiers) et tue Alaric II. Les Wisigoths sont repoussés vers l'Espagne.
733 : Charles Martel défait les troupes sarrazines d'Abd el Rahman un peu au nord de Poitiers, vers Tours. Elles n'iront jamais plus haut, ce sera le commencement de leur retour en Espagne.
1356 : le roi Jean le Bon est capturé par les Anglais sous les murs de Poitiers, le paiement de sa rançon induit la création d'une monnaie, le Franc (pour affranchir d'une dette).
Pas mal, non ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H11 | 03/04/2009 |
L'evenement historique le plus interressant , c'est la Commune , quand meme .
Mais je doute que ce soit le préféré de Nicolas Sarközy de Nagy-Bosca ..
Encore que la fin , avec les méchants et l'ordre qui gagnent ..Et l'erection d'un gros Sacré Coeur bling bling pour expier ..
à Numerosix
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 17H14 | 03/04/2009 |
Naaaannn, tu n'y es pas Numérosix…
Il a autre chose en tête notre vénéré grand maître, béni soit le sol qu'il foule (chut pas de commentaires s'il te plaît : je fais un peu de lèche parce que Apparu va sûrement rapporter).
à Pseudo
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 17H22 | 03/04/2009 |
Oui : enfin nous avons un président qui a la gaule !
Quel pied, l'UMP !
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De marie 75
19H32 | 03/04/2009 |
D'après ce qui se dit … ce n'est plus terrible …. les medocs….
de De Gaulle à plus de gaule ou l'historique de l'UMP !
à Pseudo
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H04 | 03/04/2009 |
Ha , mais c'est bien de rappeler cela oui . Le president qui se targue tout d'un coup de réhabiliter l'histoire et la culture , c'est le meme qui paye 500 000 € son pote Johnny pour chanter le 14 Juillet et retourner les defiscaliser en Suisse .
Dis moi qui tu fréquentes etc
vraiment crédible , Sarkozy en historien et en moralisateur du capitalisme pourfendeur de paradis fiscaux….
à Numerosix
De marie 75
19H07 | 03/04/2009 |
Un musée pour les sous-doués, à Neuilly … et on achète une casquette à notre Tartarin national et une sébille pour son UMP.
Sur les tickets d'entrée : la « photo » de la princesse de Clèves recto et au verso un pub rolex !
VALMY … et UMP ca ne rime pas !
Et SarKO Hun… ca rime à RIEN !
à Numerosix
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 20H01 | 03/04/2009 |
Bien vu N6
Bienvenue au grand jeu, aidons Benoist Apparu
(La statue de Napoléon Ier Bonaparte renversée par les communards)
Moi je suis pret à aider le musée Sarkozy, si vous voulez ->
http://www.parisenimages.fr/fr/diaporama.html ? diaporama=commune
http://www.library.northwestern.edu/spec/siege/titles.html
: )
De Quixano David
xénophile errant | 20H23 | 03/04/2009 |
Une citation de 1984 :
'Who controls the past, » ran the Party slogan, « controls the future : who controls the present controls the past. »
(Le slogan du parti affirmait : « Celui qui contrôle le passé contrôle le futur » et « Celui qui contrôle le présent contrôle le passé ».)
à Quixano David
De in girum
21H41 | 04/04/2009 |
2009, il est donc temps de contrôler le futur…
De jissé
Ingé retraité | 17H28 | 03/04/2009 |
Et merdum ..
Y'avait longtemps que je croyais qu » Apparu - le chouchou de P. Hask. - avait disparu ..
C'est un bouche-trou asiatique, devrait être sur Rue69 !
Crévindiou, mort aux kongues.
Jc
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
EDIT : Ce député UMP, il serait pas mieux comme témoin de la défense au procès contre la rédac » qu'à Valmy ?
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 18H12 | 03/04/2009 |
Tout à fait M. Aperçu !
Valmy est plus que Versailles la représentation de l'Etat-Nation, où ce sont les citoyens qui ont pris en charge leur destin, et ont constitué une armée populaire, à l'inverse de l'armée de mercenaires de l'ancien régime.
C'est de là que nous tenons notre identité et où la solidarité (fraternité) s'est révélée au grand jour sous la forme de la conscription.
Valmy, c'est le contraire du libéralisme et de son cortège de méfaits putrides qui nous assaillent aujourd'hui !
C'est la fin de la France des Fermiers Généraux et la préfiguration du Front Populaire.
Tous à Valmy, avec vous !
De marie 75
18H17 | 03/04/2009 |
L'UMP, SARKOZY et le poisson pilote Apparu n'ont pas le droit de récupérer VALMY.
Valmy c'est la république !
Nous sommes en Démocratie Totalitaire …..
Laissons Valmy à la France…
Relisons Michelet :
Histoire de la révolution française de Jules Michelet,t VII, 8.
En 1792, la France est envahie par les armées de l'Europe qui veulent rétablir la monarchie. Michelet nous raconte le sacrifice d'un peuple qui se bat pour la liberté et la patrie, « la France gagna trois jours après, la bataille de Valmy ».
L'Histoire de la révolution française s'inscrit au centre de l'œuvre de Michelet comme un résumé de l'Histoire. Il considère la Révolution comme un principe éternel, celui de la justice.
L'ouvrage est organisé autour de quatre épisodes, la prise de la Bastille qui ouvre le combat de l'avenir, la Fête de la fédération (14 juillet 1790) qui sanctifie la nouvelle religion de la Nation française unifiée, la levée en masse et la bataille de Valmy en 1792. C'est alors que naît la République dans l'enthousiasme du sacrifice.
Sarkozy qu'il mal y pense !
La République n'est pas pas le sarkozysme !
Allez dire à votre maître que Valmy n'est pas à vendre !
à marie 75
De marie 75
18H39 | 03/04/2009 |
Apparu !
Que faites vous pour la liberté de la presse ? R89 convoqué ?
Que faites vous pour que les APL et les allocs soient versées ?
Que faites-vous pour les Continental ?
Que faites vous pour sauver l'université et la recherche ?
Que faites vous pour relancer la consommation ?
Que faites-vous ….. ?
Rien ….
Alors …
Fermez-la !
De egide
Littéral | 19H14 | 03/04/2009 |
La bataille de Valmy inaugure une des période les plus noires de l'histoire des français.
De 1792 à 1962, la politique ne cessera pas d'user du moyen de la guerre pour assoir peu à peu une sorte de petit empire impérialiste.
En se battant contre les nations voisines et en lançant une vague de colonisations meurtrières qui finiront par rendre la guerre totale, l'arme maximaliste de la terreur contre des populations civiles rétives à se soumettre à la domination coloniale.
La conscription obligatoire impose aux jeunes hommes français un temps de service militaire et l'exposition au risque mortel de participer à des combats meurtriers.
Ainsi toutes les deux ou trois générations, une guerre sacrifie une classe d'âge qui est décimée lors de batailles de plus en plus sanglantes jusqu'au summum de l'horreur entre 1914 et 1918 où une génération entière sera anéantie, pulvérisée dans la boue des tranchées.
De 1830 jusqu'à 1962, tous les 20-30 ans des massacres de civils indigènes ponctuent l'emprise sanglante du colonisateur.
Ainsi au Maroc, le protectorat poursuivra-t-il en 1925-26, une véritable campagne de bombardements aériens des villages et des souks (rassemblement de populations et d'animaux d'élevages lors de foire d'échanges des denrées alimentaires de bases et d'autres produits) des populations berbères soulevées contre la double oppression espagnole et française dans la région montagneuse du Rif.
Verra-t-on dans ce musée de l'histoire les photos d'archives de l'Armée de l'Air de ces bombardements de civils 10 ans avant le bombardement de Guernica par les nazis de la Légion Condor ?
L'ex-maréchal Pétain, tenant fervent de la guerre totale usera d'importants moyens militaires pour réprimer par la terreur les velléités d'indépendance des berbères Rifains en faisant des populations même des objectifs militaires.
De nos jours, moins que ça, a la signification juridique de crime de guerre. En 25-26 dans le Rif, c'était déjà une « guerre » de terreur de masse.
Bien sûr, le gros des troupes françaises étaient composées de conscrits.
Le directoire, le consulat, les empires, premier et second, les monarchies, celle restaurée et l'autre orléaniste enfin les républiques, chaque régime aura sa part dans les prélèvement de la jeunesse masculine.
Sanglantes épopées inutiles et ruineuses, guerres insensées massacres, tout ça pour devenir la petite moyenne puissance crispée, xénophobe et anti-moderne avec sa culture et les arts en déshérence.
France, toujours mère des armes, hait le droit et lui préfère la tatillonne bureaucratie des règlements administratifs, étrangle ses universités comme s'il elle voulait éteindre toute faculté de penser et ne payent plus, sans vergogne, ni ses artistes ni ses auteurs.
Français, encore un effort ! et nous ne serons bientôt plus … qu'une principauté assoupie et sans histoires.
Une marque touristique, Pays de France, où tout finit en chansons folkloriques et bals populaires.
Des façades monumentales, des souvenirs d'Épinal, un grand parc d'attraction des passés idéalisés d'un Âge d'or qui jamais ne fut.
Il n'y a pas d'Histoire de France. Mais les convultions de populations diverses et variées réunis sous la double égide d'un pouvoir temporel ultra-autoritaire et d'une dimension sacrée qui dure encore symboliquement.
Si les monarques de France étaient évèques et pas que pour le symbole, les présidents sont chanoines per honora mais le pacte du double corps tente de perdurer malgré l'acculturation effarante des élites qui ne savent plus le monde et encore moins comprenne l'époque.
Si la France a encore de la gueule, elle est surtout sourde et aveugle.
Et Marianne a Thénardier pour patronyme.
Ainsi bel et bien : Marianne Thénardier sœur ainée des riches oligarques héritiers.
C'est bien connu, les nations ont parfois des états mais d'âme
jamais.
à egide
De marie 75
19H16 | 03/04/2009 |
Le roi est mort !
Vive le Roi …
Père Ubu ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
à marie 75
De egide
Littéral | 22H49 | 03/04/2009 |
La hiérarchie est toujours là, méritante Ô combien !
Ces gestionnaires des trajectoires des obus, petits princes des mathématiques appliquées, des statistiques clausevitziennes.
Plus de monarque de droit divin, certes, plus d'évèque de la fille ainée franche de l'église.
Non.
Président mais prince aussi. Sans principes.
à egide
De ginkoland
Ginkologue | 20H08 | 03/04/2009 |
Franchement egide, bravo. Respect !
à egide
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 21H14 | 03/04/2009 |
Tu devrais lire Révolutions de Le Glézio
tout le début c'est Valmy
et on comprend.
Après lecture et réflexion, tu réécris ton article.
à leo s
De egide
Littéral | 22H51 | 03/04/2009 |
Les batailles célèbres sont des mensonges épiques qu'on se raconte.
Ancètre mythifié tel est François Le Clézio, soldat minoritaire à Valmy, qui ne parlait même pas français.
à egide
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 08H02 | 04/04/2009 |
La bataille des fouaces était aussi pas mal.
Ta réponse ne vaut même pas un éclat de rire.
De 101.7
Promeneur | 19H22 | 03/04/2009 |
Il y aura un coin sur la guerre d'Algérie ?
Avec une baignoire et une gégène ?
C'est plus près de Valmy et on pourra aussi y voir :
On y découvre l'atrocité de la guerre et la force des valeurs démocratiques et d'attachement à la patrie.
De marie 75
19H27 | 03/04/2009 |
Les sans culottes avaient plus d'honneur que les UMP au pouvoir dt vous êtes …
La soupe est bonne ?
Qu'avez-vous à répondre sur les libertés privées….
A votre musée… vous y accrocheriez bien la devise : liberté, égalité, fraternité ….
Alors écoutez …. où on en est :
Cela s'est passé, à Paris, au jardin des plantes …..
Ce n'est pas ds vote circonsription … tant humaine que républicaine mais pourtant ……
« Objet : [ancmsp] “Dans quel monde vivons-nous ? ”
Je suis inquiet, très, très inquiet…
Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l'Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l'Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j'ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l'origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j'enseigne depuis 20 ans), dans l'espace du Jardin des Plantes (Muséum National d'Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce “ cours hors les murs ”, de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d'être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j'ai eu la surprise de me voir interpeller dés l'entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles…
“ Monsieur Vadrot ? ”.
euh…oui
Je suis chargé de vous signifier que l'accès du Jardin des Plantes vous est interdit
Pourquoi ?
Je n'ai pas à vous donner d'explication….
Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
Il ne s'agit pas d'une manifestation, mais d'un cours en plein air, sans la moindre pancarte…
C'est non….
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l'entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l'entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l'histoire du Muséum, l'histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m'interdisent à nouveau l'entrée.
Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D'abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D'autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d'un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j'ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants…
Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J'entre donc avec l'horrible certitude que, d'ordre du directeur et probablement du ministère de l'Education Nationale, je viens de faire l'objet d'une “ interdiction politique ”. Pour la première fois de mon existence, en France.
Je n'ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d'un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j'ai eu peur, très peur… »
Alors petit monsieur, vous en faites quoi de votre écharpe de député ?
—
De steed1
prosateur à mi-temps | 19H57 | 03/04/2009 |
L'histoire de Nicolas Sarkozy est l'une des plus riches, des plus complexes et des plus influentes dans le monde. Comment résumer une si longue aventure faîtes de gloires et de défaites, de progrès et de drames ? Comment expliquer une telle successions d'événements marquants au fil des cinq années de mandat ? Lors de ses vœux adressés au monde de la culture le 13 janvier dernier, le président de la République a annoncé la création d'un musée à sa gloire.
Nicolas Sarkozy a expliqué : « Ce musée sera situé dans un lieu emblématique de mon histoire… » Parce que mon histoire c'est un tout, c'est une cohérence. Le chef de l'Etat souhaite :
« Qu'il y ait un musée à sa gloire, qui pourrait d'ailleurs être une fédération de musées et des monuments, qui travailleraient en réseau… Un musée doté d'un centre, situé dans un endroit symbolique… »
Ce lieu emblématique existe. Il incarne de manière cohérente notre turbulent passé. Ce lieu, c'est Neuilly ! Pour les avertis, Neuilly est lié à la célèbre élection de 2007. Celle qui rassembla les riches français venu défendre une banlieue bourgeoise contre l'envahisseur gauchiste. Ce rassemblement correspondait à l'ambition autocratique de fonder un lien associal sur la privation de liberté et l'inégalité des citoyens.
[…]
Dans un tel contexte, la candidature du site de Neuilly pour l'implantation du futur Musée de l'histoire de Nicolas Sarkozy répond à la triple exigence du président de la République : un lieu symbolique, une cohérence historique et une valorisation de son identité nationale. De nombreux sites parisiens sont également candidats mais Neuilly mérite également d'être dotée d'institutions culturelles de très haut niveau.
L'Etat ne peut se désintéresser de Neuilly et il doit investir et permettre le fonctionnement d'un musée digne de ce que cela représente pour l'histoire de Nicolas Sarkozy et du monde admiratif. Neuilly a accompagné l'évolution de notre Nation depuis des siècles, et à travers l'implantation sur ce site d'un projet de musée, notre République témoignera sa reconnaissance envers la terre qui a vu naître le guide suprême de la nation.
signé Toto, dépité de Seine et Marne
De Le Yéti
yetiblog.org | 21H21 | 03/04/2009 |
« L'histoire de France est l'une des plus riches, des plus complexes et des plus influentes dans le monde. Comment résumer une si longue aventure faîtes de gloires et de défaites, de progrès et de drames ? »
Plus concon et plus boursouflé, tu meurs !
De isaturpeau
néant | 21H50 | 03/04/2009 |
Tout ça me fait vaguement penser aux Invalides, donc à Napoléon, pardon