
Non, cette crise ne signe pas la mort du capitalisme
Le capitalisme est-il pourri ? J'imagine déjà la très grande majorité des internautes de Rue89 répondre oui, trois fois oui, à cette question. En effet, nous assistons depuis plusieurs semaines à une agitation incessante des marchés financiers et des milieux bancaires. Le capitalisme semble devenu fou. La bourse yoyote chaque jour tout en contredisant les fins économistes et leurs prévisions de la veille.
Force est de constater que nous n'avons pas vu réellement venir cette crise, et je dois reconnaître que j'étais le premier, il y a un ou deux mois, à considérer que la France était à l'abri de la crise des subprimes. Je suis donc mal placé pour tenter aujourd'hui de rassurer quiconque ou de prédire ce qui se passera demain.
J'ai pourtant une conviction. Cette crise ne signe pas la fin ou la mort du capitalisme. Elle signe, à l'évidence, la fin du capitalisme exclusivement financier, de la dérégulation à outrance. Le capitalisme a besoin de règles pour fonctionner. Il a besoin d'être encadré pour ne pas dériver comme il dérive aujourd'hui. C'est la leçon que nous devons tirer à moyens et longs termes pour adapter l'économie de marché à cette réalité et que nous avions tous, moi compris, trop rapidement oubliée.
Mais avant même de tirer des enseignements et de réformer les marchés bancaires et financiers, nous devons à court terme gérer cette crise et répondre à l'instabilité actuelle avant que la crise financière n'engendre parallèlement une crise économique et sociale profonde.
Harmoniser les décisions au niveau européen
Loin de moi l'idée de donner un satisfecit permanent au gouvernement, ou d'apparaître comme le supporteur indéfectible du président de la République qui ne sait dire que « amen » aux décisions prises par notre exécutif.
Loin de moi l'idée de faire de la politique dite politicienne, comme il m'arrive d'en faire souvent pour ne pas dire régulièrement dans les colonnes de Rue89. Mais il me semble que les préconisations et les décisions du gouvernement français et des institutions européennes sont les seules réponses à la crise que nous vivons. Ces réponses vont dans trois directions :
- Remettre des liquidités dans le marché interbancaire pour ne pas brider le crédit.
- Rassurer et protéger les épargnants qui ne doivent pas devenir les victimes de cette crise.
- Soutenir tous les établissements bancaires pour éviter une succession de faillites.
Par ailleurs, toute le monde sait bien que la France ne résoudra pas une crise d'une telle ampleur toute seule. Pour produire des effets, les interventions sur le système financier globalisé nécessitent d'harmoniser les décisions au niveau européen. C'est ce que s'emploient à faire Nicolas Sarkozy et son gouvernement depuis plusieurs jours.
Le meilleur résultat que nous pourrions obtenir proviendrait sans doute d'une prise de conscience collective de l'ensemble des responsables européens. Cette crise est peut-être le moment où jamais de jeter les bases d'une politique économique communautaire et harmonisée, recentrée sur l'économie réelle et sur un capitalisme d'entrepreneurs.
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De nemo3637
Déchoukeur | 20H44 | 09/10/2008 |
Un remerciement à Monsieur Benoit Apparu dont l'article a suscité nombre de réactions…de contradicteurs.
à nemo3637
De papy55
prof. en province | 05H19 | 10/10/2008 |
Je hume dans l'emploi du terme « contradicteurs », un certain dépit voire un brin de mépris, alors qu'au contraire tout le monde devrait s'en réjouir, cela prouve que la démocratie est encore vivante !
à papy55
De nemo3637
Déchoukeur | 19H16 | 10/10/2008 |
Pas du tout. Il a eu le courage de venir ici exposer son point de vue. Ce qui a permis l'échange.
De m a i a
aquoiboniste | 20H58 | 09/10/2008 |
Quel condensé de naïveté !
Il me semble que même moi ( ! ) j'aurais pu pondre une telle « analyse », rien qu'une resucée des informations en rafales dont nous sommes inondés ces jours-ci.
Allez, je vais me contenter de mon petit blog…
maia, à qui rien n'est apparu…
De michel 13
| 21H07 | 09/10/2008 |
M. Apparu évoque la moralisation du capitalisme. Ca fait cent cinquante ans qu'on le promet. Même Bush et Sarkozy s'y mettent. Mais en réalité c'est aussi impossible qu'un tigre végétarien ou un nuage sans pluie. Car le capitalisme repose sur trois principes : 1. La propriété privée des grands moyens de production et de financement. Ce ne sont pas les gens qui décident, mais les multinationales. 2. La concurrence : gagner la guerre économique, c'est éliminer ses rivaux. 3. Le profit maximum : pour gagner cette bataille, il faut réaliser un taux de profit non pas « normal et raisonnable », mais un taux de profit maximum qui permet de distancer ses concurrents. Le capitalisme, c'est donc bien la loi de la jungle, comme l'écrivait déjà Karl Marx : « Le Capital a horreur de l'absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire ; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime. » (Le Capital, chapitre 22)
De Nico289
Sans | 22H47 | 09/10/2008 |
Que les immondes tours s'effondrent ; laissons les s'écrouler !
Rejetons tous ces vains plans de redressement, aussi dérisoires que malhonnêtes et qui précipitent un peu plus la faillite annoncée d'un système abject.
Refusons les mensonges des timoniers du libéralisme, des Bush, suppôt des pétroliers texans et des grands argentiers WASP, des Sarkosy et sa clique de nantis en Falcon, leurs homologues politique de tout bord et de toute nationalité.
Méprisons les rodomontades des guignols socialistes, leurs propositions minuscules mâtinées d'intérêts mesquins, les fantasmes des extrémistes de droite ou de gauche.
Encourageons et louons la mort du capitalisme. Il y aura de la casse, des blessures de de la souffrance et certains - vous, lui, moi - n'y survivront pas. Mais ce n'est que sur la ruine et les cendres fumantes du monstre éteint, que nos enfants pourront construire un monde nouveau et meilleur, peut-être.
Nous leur devons cela.
Eux, ils le valent bien…
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 23H30 | 09/10/2008 |
bonsoir
j'ai lu plein de bons articles, donc beaucoup n'ont fait beaucoup rire, je vous en remercie vraiment car cela fait longtemps que j'ai pas ris comme ça !
Est ce la fin du capitalime franchement ça m'étonnerait,mais bon on peut toujours imaginer que l'humain a pris conscient de ce qu'il etait c'est à dire un grain de sable dans l'univers.et encore ! plutôt un microbe.
une poignée de gens se sont enrichis avec le capitalime et des centaines d'autres rêvent d'en faire autant !
C'est bien là le drame qui ce joue ici.
Non seulement ils risquent de ne pas s'enrichir mais en plus ils vont devenir plus pauvres.
au lieu d'investir dans le travail quotidien bien concret de l'entreprise d'acôté ou son propre travail,
ils ont voulu spèculer avec leurs petits bas de laine.
résultat qu'on connait à copier bétement les singeries des autres on en perd toute créativité.
Il y a des gens qui sont gèniaux qui inventent des choses utiles et qui ne trouvent aucun investisseur !
ou quand ils trouvent des investisseurs ceux ci sont tellement gourmand que leurs produits en devient trop cher invendable.
Les politiciens sont trés gravement endormie comme je l'ai lu plus haut, ou alors ils le font expres, la crise tout le peuple français la sent arriver depuis belle lurette.
Dans radio bistro du coin, tout le monde s'accorde pour dire qu'il n y aura plus de retraite ni de secu ectc dans 20 ans.
comme ils disent la france d'haut ils sont tellement riches et aisés qu'ils sont complètement deconnectés de la vie de madame et monsieur tout le monde.
tous ce qui pourrait nous arriver de pire c'est une 3e guerre mondiale et ce ne sont pas les ennemis potentiels qui manquent.
relancer l'économie en fabricant des armes l'histoire de remettre tous les gens que la politique de droite à mis au chomage on connait on à dèjà vécut ça en europe !
L'europe est mal en point les français sont content car le passage à l'euro nous à tous financièrement lessivé (à cause de la multiplication des prix voir le prix aujourd'hui d'une baguette de paim et à comparer avec le prix en franc)
d'autant plus qu'ils ont tous dit non à l'europe par référemdum ou du moins la majorité.
Le problème n'est pas la fin du capitalisme mais plutôt une réssurgence de la royauté.
Croyez vous que des bill gates et autres sont aujourd'hui inquiétés par cette crise ?
Franchement je ne le pense pas ils seront toujours les riches et nous on est les gueux sans possibilités de devenir de autres choses.
Le pays à voté à droite c'est qu'il y a un maximun de gens qui sont d'accord avec ce système,le système je fais n'importe quoi pourvu que je gagne de l'argent ou que ça me rapporte d'une manière ou d'une autre.
C'est ce que certain pense face au chomage, car en france on devient chomeur professionnel, ou exploité.
et le pays a bien changé, cf le changement tant annoncé par la gauche sous la présidence de Mr MITERRAN, on est bien loin de liberté, égalité, et fraternité.
et l'europe à usée pour ne pas dire autre chose bien des pays dont l'allemagne qui commence à faire marche arrière.
alors le Capitalisme dans tout ça vous allez me dire,
vue qu'on devient de plus en plus pauvre en travaillant
plus pour gagner moins, quand on trouve un travail à la hauteur de ces compètences c'est à dire de ce qu'on sait faire je prècise, vue que tout augmente et avec 1euro on a rien, vue que tout et pipé communication ou information et que tous le monde le sait,non je ne pense pas que l'exploitation de son prochain pour faire toujours plus d'argent s'arrete un jour !
si cela peut rassurer l'auteur de l'article !
bonsoir et encore merci
De jojomigrateur
Photojournaliste | 00H54 | 10/10/2008 |
Si le Capitalisme n'est pas mort, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a du plomb dans l'aile ou dans une patte comme l'ours des Pyrénées…
En France, ce bon vieux Capitalisme inspirait au minimum la méfiance et les derniers évènements sont là pour conforter ses détracteurs dans une opinion qui gagne du terrain. Le Libéralisme fou a atteint ses limites et ses défenseurs commencent à avaler leur chapeau sans le mâcher, je sais, c'est indigeste… (Bonjour au passage à Laurence Parizot et Sophie de Menthon qui semblent tomber des nues et montrent leur incapacité à reconnaître et faire face à leurs erreurs évidentes d'appréciation…)
Prétendre qu'on n'a rien vu venir alors que la mise en garde a été faite dans de nombreux magazines depuis longtemps confirme qu'effectivement, il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir… Même si Marianne est un magazine qui, c'est le moins que l'on puisse dire n'est pas du côté du « pouvoir », comment ne jamais avoir réfléchi à toutes ces « unes » depuis 2002 ?
(le florilège publié en pages 14 et 15 du numéro de cette semaine, le 598 est assez édifiant…)
La thèse répandue de l'autorégulation du Capitalisme s'effondre et il devient évident que l'intervention des états devient inévitable…
Alors, que faire ? Voilà que le capitalisme au bord du gouffre en appelle à la nationalisation… On croit rêver… Les caisses sont vides mais on trouve subitement les fonds nécessaires au sauvetage in-extrémis d'une banque alors qu'il y a encore quelque jour il était impossible de financer le RSA…
Enfin, je m'étonne que personne ne semble s'être ému du fait que la responsabilité de ces gestionnaires de grandes banques qui ont pris autant de risques devrait être engagée, au même titre que celle d'un trader comme Jérome Kervielle…
La prochaine étape, si l'on ne fait rien, viendra de l'écologie et cela pourrait être encore bien pire… !
De sup à la demande du riverain
07H44 | 10/10/2008 |
malheureusement les trois solutions que vous proposez ont déjà été mises en application et le résultat c'est que ça ne change rien. Il ne reste plus qu'une solution : nationaliser toutes les banques pour arrêter cette vague de méfiance.
Pour une fois les « grands de ce monde » seraient bien avisés d'écouter le « bons sens » populaire.
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 08H10 | 10/10/2008 |
On ne peut pas reprocher à Rue89 de publier les positions d'un homme de droite. Et je suis sincère en disant ça.
C'est juste qu'elle aurait pu en choisir un mieux.
Car Benoist Apparu, grossièreté et méchanceté mises à part, c'est un peu le Gagaétan, non ?
Pasqu'un homme politique qui nous dit qu'il y a deux mois encore il ne voyait pas venir la crise, c'est quoi, selon vous ?
à compte supprimé 22
De Gotch
ancien ouvrier de la banque | 10H21 | 10/10/2008 |
Un Gaétan élu…..
Il a bien dû les enfumer, ses électeurs !
à Gotch
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 14H42 | 10/10/2008 |
Allons allons, Gotch, ce sont les blaireaux qu'on enfume (private joke).
« Ben oui j'l'ai dit ! »
Plus sérieusement. Il y a quelque chose, volontairement ou non, de roublard dans le choix de Monsieur Apparu comme représentant élu de la droite sur ce blogue.
Soit Rue89, oh la vilaine, a fait exprès d'aller chercher ce diplômé ès-ignorance (ne pas savoir que la crise arrivait, à sa place d'élu pour penser l'avenir en se servant du passé et du présent) pour ridiculiser Nicolas Sarkozy (pas taper, Princen).
Soit c'est pour provoquer nos réactions furieuses ou/et amusées, ce qui nous fait tous passer, sauf Gag », Octave et Pierrre, pour des méchants zintolérants tout ça, eu.
De Diane67
08H09 | 10/10/2008 |
C'est vrai qu'il vient régulièrement et gentiment poser sa tête sur le billot…ou il est payé pour ou…. je préfère la première solution
à Diane67
De Gotch
ancien ouvrier de la banque | 10H22 | 10/10/2008 |
Euh… en général, le billot, çà marche rarement plus d'une fois !
De lesuperdidou
Saltimbanque | 08H44 | 10/10/2008 |
APPARUNAPARAPPARU ? ! ! !
De macmich
08H48 | 10/10/2008 |
Seul les incompétents dans votre genre n'ont rien vu venir Môssieur « l'expert » ! N'importe quel citoyen un tant soit peu conscient l'a vu venir ! ! ! Le capitalisme n'est peut être pas fini, là n'est pas vraiment la question, mais si le sentiment de supériorité absolu de vos semblable pouvait s'atténuer un peu, si un peu de modestie venait vous effleurer, ça serait déjà un bon début, non ?
De jjezfm
Internaute | 08H58 | 10/10/2008 |
je ne suis d'accord qu'avec le 1er point : débloquer, voire augmenter, la liquidité interbancaire
mais pas avec les suivants
* « protéger les épargnants qui ne doivent pas être victimes », mais de qui parle-t-on ?
a) la majorité des français n'a pas (plus) les moyens d'épargner, et c'est d'abord à eux qu'il faut penser
b) ceux qui ont des sous à placer pouvaient utiliser nombre d'outils sans risques. Quand on place en bourse, on risque de perdre, c'est la règle du jeu. D'autant qu'avant de baisser, la bourse avait bien grimpé, que je sache (trop ? )
* « éviter les faillites bancaires ». Sans faire preuve d'un optimisme béat, il est clair que pas une seule banque française ne risque la faillite. Donc…
C'est avant tout les actuels et futurs chômeurs et précaires qui risquent d'être victimes, mais ça, le gouv. et l'Europe s'en f… Et vous ?
De mechante langue
09H15 | 10/10/2008 |
Tous les ultra libéraux ne sont pas capitalistes.
La lutte contre l'état régulateur , la primauté absolue des droits individuels contre l'interet collectif , la délégitimation de la loi , la dérégulation du marché du travail par l'ouverture des frontiéres , la croyance en l'autorégulation de ce marché … on trouve tout cela ici dans les contributions de ceux qui se présentent comme anticapitalistes
à mechante langue
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 14H44 | 10/10/2008 |
Heu, une référence précise, ML ?
Faudrait p'tête arrêter de fumer la moquette du Palais Brongniart…
De dt_ytsejam_dt
Frouze en Suisse. | 09H53 | 10/10/2008 |
Dans une précédente contribution j'ai essayé de donner ma vision de la Crise actuelle en analysant quels étaient les problèmes auxquels nous devions faire face. J'en énumérais 5 :
- Matérialisation des Risques de remboursement des prêts dit Subprime.
- Ecroulement de la Valeur des Instruments de Titrisations.
- Faillite ou Quasi-faillite d'un nombre significatif d'établissements financiers.
- Crise de Liquidité
- Crise de confiance des investisseurs.
Je voudrais à présent essayer dans analyser les causes, en commençant, un peu en lien avec cette contribution de M. Apparu, par dire qu'il ne me parait pas juste de dire que la crise actuelle soit « La faute du Capitalisme »…Avant que de réagir et de vous ruer sur les petites pastilles rouges, permettez moi de développer un peu le raisonnement. Comme j'ai eu l'heur de le dire dans un autre article, le Capitalisme est un concept développé par des économistes et des sociologues afin de décrire le fonctionnement (essentiellement dans une approche économique) du système dans lequel évoluons. Par essence, un concept ne peut être responsable de rien. Cela reviendrait à dire que c'est le véhicule qui est responsable de l'accident et non le conducteur. Certains m'objecteront qu'il est des cas où une défaillance technique du véhicule est à l'origine de l'accident et que le conducteur n'a rien pu faire, ce à quoi je répondrais qu'en ce cas la responsabilité est à chercher chez le concepteur ou le fabricant du véhicule mais toujours pas dans le véhicule lui-même. Il en est de même pour le Capitalisme, en tant que concept, il ne peut en aucun cas être Responsable de quoi que ce soit, c'est uniquement et éventuellement ceux qui l'ont utilisé et la façon dont ils l'ont utilisés qui peuvent être considérés comme responsables. Mais là n'est pas mon propos puisque je voulais évoquer ce qui selon moi est la (les) cause(s) de la crise actuelle.
En premier lieu j'évoquerais la volonté naturelle de l'homme à vouloir continuellement améliorer sa condition. Si l'on se penche sur l'origine première de la Crise : les fameux Subprimes, nous sommes en plein dans ce désir. D'une part (et j'en parle en premier pour vite l'évacuer pensant qu'ils ne sont PAS les plus grands responsables et encore moins les plus coupables) il y tous ceux qui voulurent devenir propriétaire de leur propre maison sans en avoir les moyens financier réels, ceux qui crurent un moment qu'ils pourraient emprunter des sommes importantes en ne payant que des intérêts relativement mesurés et ne surent pas se projeter dans le temps pour percevoir les risques qu'ils prenaient. Victimes consentantes tout en étant leurrées d'un mouvement savamment orchestré pour leur faire consommer toujours plus. Car, afin eux même d'obtenir plus et donc d'améliorer leur propre condition, il y avait de l'autre coté de l'échiquier ceux qui voulaient vendre plus de programmes immobiliers et/ou plus de prêts. Ces gens-là réalisèrent que, la grande majorité des gens voulant devenir propriétaire (ne serait-ce que pour ne plus payer de loyer à fond perdu), il ne servait pas à grand-chose de vouloir susciter d'avantage le besoin puisque en gros l'immense majorité de ceux qui pouvaient se le permettre étaient déjà propriétaire ou en passe de le devenir…Ces gens-là, se dirent donc qu'il fallait trouver un moyen de « permettre » à toujours plus de gens de devenir propriétaires, afin que de plus en plus de gens versent leur écot qui aux entreprises du BTP, qui aux organismes financiers. Ils créèrent pour cela les fameux Prêts Hypothécaires à risque (Subprimes).
En second lieu, j'évoquerais une totale inconscience collective quant à la relation au Risque. Pour moi, mais sans doute est-ce la déformation professionnelle, une des composantes majeures de la Gestion d'une entreprise (mais il en est de même de la gestion d'un Etat, d'une collectivité…) est l'appréhension et la gestion du risque. Dans le cas qui nous occupe, les profits potentiellement réalisables sur ce type de prêts sur-primés, firent oublier que le bon sens imposait de mettre le risque y afférent dans la balance. Ici, il s'agit très clairement du risque de non-remboursement de la dette. Comme je l'ai développé dans mon article sur les problèmes ayant amené la Crise, les organismes de financement dépouillèrent les Prêts Hypothécaires de toutes les composantes qui minimisaient les risques (Apport Personnel, limitation du Taux d'endettement, Remboursement régulier du Capital) pour ne compter que sur une réelle mais non garantie hausse perpétuelle des prix de l'immobilier. Pour rester dans l'analogie automobile, ne pas boucler sa ceinture n'est pas dangereux tant qu'on n'a pas d'accident…Mais là en l'occurrence l'accident survint et il fut d'autant plus sévère que l'on roulait à tombeau ouvert et en klaxonnant.
Troisième facteur causal, et même facteur accélérant, la multiplication des instruments de titrisations de créances et autres produits dits dérivés. Encore une fois, ce ne sont pas tant les instruments eux même qui sont critiquables, ils sont même fort utiles, mais plus l'utilisation irraisonnée et irrationnelle qui en est faite. A l'origine ces instruments furent développés justement dans une optique de gestion du risque, et plus précisément de Gestion du couple risque/profits. Pour prendre un exemple simple, le cas d'Airbus est assez explicite. Airbus construits des avions dont les couts de fabrication sont en Euro et qu'il vend en Dollars. Lorsque Airbus reçoit une commande, il lui faut un certain temps pour réaliser l'appareil (disons 6 mois) pour faire simple, disons que Airbus vend l'avion USD 100 M et ne recevra ce montant qu'à la livraison. Airbus recevra donc USD 100M dans 6 mois MAIS il doit financer/payer la fabrication (disons EUR 50M) tout de suite. Or la valeur du Dollar lors de la commande (disons 1.5) ne sera pas celle au moment de la livraison. Au jour de la commande, Airbus « réalise » un profit potentiel de 100-(50*1,5) = USD 25M. Gérer le risque pour Airbus c'est s'assurer qu'au jour de la livraison il réalisera bien ce profit de USD 25M quelle que soit la valeur du Dollar…et pour cela il va accepter de ne pas bénéficier de l'opportunité d'une hausse du dollars contre Euro afin d'être certain de ne pas être impacté par l'effet inverse. Plus, il va accepter éventuellement de ne réaliser que USD 20M de Profits CERTAINS plutôt que USD 25M de Profits POSSIBLES. Pour cela, il va utiliser des opérations dites « A terme ». (En l'occurrence une vente à terme de USD contre EUR au taux de 1.5). Ces mêmes types d'instruments existent, sur le marché des MatPrem, sur les Marchés actions et, bien sur, sur les marchés d'instruments financiers. Dans le cas d'espèce notamment, la titrisation des créances, consiste (en résumé) à transférer le Risque mais en contrepartie à accepter de réaliser un Profit moindre. Les créances titrisés, dans une utilisation normale, ne sont pas des instruments dangereux, se sont même des outils de saine gestion…Le problème est venu d'une part que ces instruments furent détournés de leurs objectifs initiaux pour devenir de purs instruments de spéculation déconnectés des méthodes de gestions de risques et d'autre part que ces instruments se sont complexifiés au possible au point de ne plus représenter grand-chose et surtout de ne plus être vraiment compris par ceux qui les acquéraient, attirés qu'ils étaient par les sirènes des profits juteux qu'ils délivraient jusqu'à lors.
J'en viens à la quatrième Cause (on dirait un peu l'apocalypse de Jean, vous trouvez-pas ? Première trompette, deuxième trompette….) : l'absence totale de principe de saine Gouvernance d'Entreprise et l'absence de contrôles efficaces qui permirent à une coterie d'individus d'agir en toute quiétude à l'encontre même des intérêts communs. Dans le cas d'espèce, Organismes de Crédit, Banques, Fond d'Investissement ne sont en fait pas non plus les coupables…Ce sont ceux qui les dirigent qui sont les coupables…et ceux qui les ont laissé faire…Le problème est que les Organismes de régulations des marchés financiers, qui pourtant existent, se sont montrés inefficaces dans l'analyse et la prévention de ces instruments et/ou de leur utilisation à des fins spéculatives. En informatique il est de coutume de dire que les Pirates ont toujours un coup d'avance sur ceux qui veulent les contrer, il en est, je le crains, un peu de même dans la finance. Par ailleurs, les entreprises appartenant aux actionnaires, ont peut se demander comment eux ont pu laisser faire et n'ont plus à présent que leurs yeux pour pleurer. Ici le problème est lié à la maitrise de l'information financière de l'entreprise. Pour faire très court sur ce sujet que je pourrais développer des heures, les Etats Financiers d'une entreprise sont le compte rendu, le rapport de mission, que font les Dirigeants aux actionnaires pour témoigner de leurs actions qu'on espère attachée à satisfaire les propriétaires de l'entreprise. Or, ces Etats Financiers sont de plus en plus complexes ET pas beaucoup plus contrôlés par des organismes indépendants qu'avant les tristement célèbres affaires Enron, Worldcom… Ainsi, cette absence de réel contrôle, ou dirons-nous de contrôle réellement efficace, à permis à nombre de ces dirigeants de prendre des décisions peu en adéquations avec les intérêts à long et moyens termes de l'entreprise mais générateurs d'apparents profits dont ils étaient récompensés au travers de leurs gras bonus.
A cause de tout cela certains de ces organismes financiers prirent des positions totalement délirantes au regard de leur structure financière et ne purent amortir les effets de la crise des Subprimes…Effet qui furent d'autant plus calamiteux qu'ils se propagèrent. Et là, pour corser le tout et ajouter à notre malheur vint se greffer la part d'irrationnelle, qui est aussi la part d'humanité, des marchés financiers. L'ensemble des problèmes cités plus haut ayant conduit à une crise des liquidités qui voit les banques ne plus prêter au particuliers, ne plus prêter aux entreprises et même ne plus se prêter entre-elles, font peser un risque de récession (aller disons de non-croissance) faute d'investissement nécessaire au développement (et même parfois au seul maintien) des entreprises. Dès lors, les perspectives de développement de ces entreprises, leurs perspectives de profits, voir même la valeur future de certains de leurs actifs diminuent d'autant. Or le cours d'une action est censé représenter la valeur nette actualisée future des actifs de l'entreprise (incluant les Profits futurs). On voit donc bien que les perspectives de décroissance ont un impact direct sur les cours de bourses…Mais et surtout, tout cela est accentué par la part spéculative des échanges boursier et le facteur d'irrationalité qui préside dans certaines décisions. La part spéculative est en quelque sorte une dérive du système qui veut que les marchés boursiers soit un lieu d'échange entre des investisseurs d'une part et des entreprises ayant besoins de financement d'autre part. Tant que les investisseurs, ceux qui achètent des actions, le font bien dans un but d'investissement, c'est-à-dire comptent sur la pérennité et la croissance de l'entreprise pour rémunérer leur effort d'investissement tout en se plaçant dans des perspectives à moyens et long terme, le système fonctionne sainement. Le problème vient que certains intervenants ne sont pas des investisseurs, au sens pur du terme, mais plus des spéculateurs dont le but est de réalisé le profit recherché par l'unique plus-value générée par l'achat/revente des actions en question. Ils sont très souvent dans une perspective d'ultra court terme et totalement déconnecté de l'objet social même, de la raison d'être de l'entreprise. Ils n'investissent pas, ils achètent. Avec pour conséquence, lorsque le soleil brille sur l'économie globale, une « sur-cotation » des titres qui engendre une déconnection entre la valeur des titres et la valeur « réelle » présente ET future de l'entreprise. Cette spéculation a deux conséquences graves : d'abord elle favorise un pilotage court terme et déconnecté de la réalité économique (point que j'évoquais plus haut lorsque je fustigeais le comportement des patrons des grands groupes financiers) ensuite elle accentue la Crise lorsque vient la tempête.
Ainsi, à mon sens, les causes de la Crise actuelle sont bien comportementales, elles peuvent se résumer en 5 points :
- Recherche naturelle et permanente de l'amélioration de sa condition individuelle (Plus de Consommation, Plus de Possession, Plus de Profits…),
- Absence totale de l'appréciation et de la Gestion des Risques,
- Détournement et Utilisation contre-nature d'instruments financiers complexes et manque de maitrise de cette complexité,
- Absence de Gouvernance Rationnelle des entreprises et Absence ou Inefficacité des Contrôles,
- La prédominance de la Spéculation.
Causes comportementales, mais qui font aussi s'interroger sur le rôle de l'Etat, ou plutôt sur l'absence de l'Etat dans ce qui doit rester sa priorité, la protection de l'individu contre tous les autres individus ET la protection de l'intérêt commun contre l'intérêt individuel.
A l'analyse de ces causes reste à faire correspondre la recherche de solutions pour d'une part sortir de cette crise à moindre mal pour la collectivité ET pour éviter que ces dérives ne se reproduisent à l'avenir. J'essaierais de faire quelques propositions dans un prochain post.
De Auclat
11H00 | 10/10/2008 |
Une analyse marxiste du capitalisme :
http://egalite.over-blog.org/article-3736113.html
Et une citation d'actualité :
« Le crédit, loin de contribuer à abolir ou même à atténuer les crises, en est au contraire un agent puissant. » (Rosa Luxemburg)
De Alcide Nikopol
Passé a l'Est | 12H07 | 10/10/2008 |
Déconnez pas la fin du capitalisme ça veut dire plus de boulot pour M. apparu, et un chômeur de plus on n'a pas besoin de ça en France, soyez solidaires quoi.
De nayko
Troubadour urbain | 13H08 | 10/10/2008 |
Petit rappel historique : la crise de 1929 est survenue suite à une période de dérèglementation massive.Suite à quoi, les états ont décidés de plus régulé les marchés. Puis, dans les années 80, Thatcher et Reagan ont relancé la mode de la dérèglementation. Et tout le monde a suivi. Résultat : l'histoire se répète et nos chers hommes politiques veulent nous faire croire qu'il faut restabiliser le système pour continuer comme avant. quels visionnaires ! ! ! Bravo monsieur. A l'heure où des crise majeures secouent la planète et où les plus faibles s'en prennent plein la gueule, vous voulez nous faire croire que tout va bien et que ce système est parfait ! Mais pensez à toutes les choses positives qui pourraient être mise en place avec ces milliards d'euros ! C'est sensé être votre job : penser au bien être de vos électeurs. Bon sang ! Des milliers de milliards. Alors que 5 milliards pourraient éradiqué le palud. Alors que des millions de personne survive avec moins de 1 dollar par jour. Il est temps de tout remettre à plat et de repartir sur des base saines avec un état sous contrôle citoyen. Des institutions publiques fortes, des banques nationales qui feront leur boulot et qui ne chercheront pas le profit maximum. Parce que concrètement, comment reprocher à une banque privée, livrée à la concurrence internationale, de rechercher la compétitivité et la hausse du cours des actions ? On vous place patron d'une grande banque et on vous dit : voila le deal, vous faites monter le cours de l'action de tant de pour cent et le C.A. de tant d'ici 2 ans et on vous offre des bonnes grosse primes et un parachute doré si vous foirez. Rentabilité à court terme, prise de risque énorme, tout ça pour le bienfait d'une minorité. Et voilà à quoi sert notre épargne : à spéculer et non à investir dans l'avenir. Donc, M. Aparu, sauf votre respect, FUCK ! ! !
De Hordesfers
13H42 | 10/10/2008 |
Résultat des prochaines élections des députés : M Apparu disparu, avec l'UMP (Union des médiocres parasites).
Desiderio 16H55 09/10/2008 a posé la bonne question
« Par quel miracle trouve-t-on tout d'un coup tant d'argent à dépenser pour sauver des spéculateurs qui ont déjà plus qu'assez pour prospérer ? Alors que l'Etat est soi-disant en faillite, que les caisses sont vides… »
Réponse : parce que l'on nous ment sans cesse et sur tout ! Etre un homme politique, c'est avant tout être ambitieux pour soi, viser le pouvoir pour en profiter soi et les siens (c'est à dire toute la classe des privilégiés dont l'unique but est de maintenir ses intérêts, privilèges etc., prétendant depuis l'imposture qu'est la révolution (10% d'aristocrates guillotinés seulement, mais 26 % de paysans et plus de 30 % d'ouvriers, le reste étant des bourgeois, des membres du clergé et autres sans classe) être les représentants du peuple qu'ils méprisent, en prenant la plupart du temps des décisions qui affaiblissent les classes que l'on entend dominer, pour mieux les juguler et accroître la sécurité de ses intérêts. On fera croire, ensuite à cette masse inerte (le peuple lorsqu'il s'agit de quérir ses voix, la rue lorsqu'on se lâche et que l'on exprime sa véritable considération) qu'elle n'est pas assez combative, qu'elle ne mérite pas, bref qu'elle est faible et mérite son sort dans un monde bipolaire (pure idéologie) avec d'un côté, eux, les dominants et de l'autre, ce peuple méprisable puisque contenant les dominés.
Bien qu'il y ait parmi eux des exceptions (tout comme parmi le peuple qui n'est en rien une unité et qui renferme en son sein, ses propres traîtres avides qui pensent être plus méritants que les autres, ne se sentent pas davantage concernés par le bien-être du plus grand nombre possible), ces gens et leurs semblables (politiques, financiers, patrons, journalistes, gens du showbiz (je n'emploie pas volontairement le mot artistes car il n'en sont pas, en tout cas pour moi) réunis par la même soif de pouvoir, de reconnaissance, le même souci ou désir de préserver leur avantage sur le commun des mortels œuvrent ou permettent à leurs représentants d'œuvrer dans ce sens au mépris de toute équité, justice, liberté, égalité ou fraternité (pourtant devises fallacieuses de la constitution), la même fourberie. Mettez un de ces personnages dans les conditions de vie d'un jeune de banlieue ou de quelqu'un ayant vécu une enfance malheureuse, pauvre en tout (éducation, hygiène, affective…) et vous verrez ces fameux prédateurs dominants s'affaler et mordre la poussière bien avant ceux qu'ils méprisent pourtant. Ils se croient forts, importants, mais en réalité, ce sont des faibles, des trouillards qui n'ont trouvé comme moyen de dominer que de créer un système qui exclut d'entrée tous ceux qui n'en détiennent pas les informations, ni les moyens de production et qui ne sont jamais rassasiés autant par peur de ne pas avoir assez pour se mettre à l'abri de tout souci financier que par cupidité et quête d'importance dans leur milieu. Ils distillent au peuple une myriade d'informations qui leur permettront d'obtenir ses approbations pour les plans les plus sournois qui les excluront d'emblée des bénéfices. La plupart des livres de philosophie politique (le Bréviaire des politiciens de Mazarin, le Prince de Machiavel, l'art de la guerre de Sun Tsu, le traité du politique Arthasastra de Kautilya (2000 ans avant Machiavel) etc. démontrent la nécessité de simuler et de dissimuler, l'intérêt de manipuler et d'user de la ruse et de la feinte. Certains de ces livres sont les livres de chevet de nombre d'hommes politiques. Comment donc espérer quelque chose de positif de la part de gens vivant en microsociété, loin des soucis quotidiens de la plupart, ne connaissant pas grand chose de le vie hors le système auquel ils appartiennent et les moyens de le faire perdurer, humiliant les moins nantis et la partie de ce peuple qui tente de préserver en lui, la vie, la vie créatrice et non cette pseudo-vie de répétition, d'abrutissement, de décervelage et d'esclavage, leur donnant sans cesse des leçons et mortifiant tout ce qui les entoure (humains, animaux, végétaux, vie…), confondant travail et réunions de repas copieux et coûteux aux deniers publics et réfléchissant chaque jour comment asservir davantage ce pitoyable peuple, l'étourdir et le pressurer, maintenir et accroître leurs propres intérêts.
Chers politiques ! Pour apaiser la crise qui n'est pas simplement financière mais qui est une crise profonde de l'humanité et qui nous poursuit depuis que l'Homme s'est sédentarisé, à quelques exceptions près dont celle de la cité de Caytal Hoyuk, commencez par nous montrer l'exemple. Réduisez les trains de vie que vous, députés et sénateurs vous vous êtes votés (voir les récents articles dans divers journaux concernant les avantages considérables que les sénateurs se sont octroyés et dont on ne connaît que le sommet de l'Iceberg (je ne parle même pas d'un certain président) alors qu'ils prêchent la restriction pour les indigents. Comment croire des usurpateurs qui détournent l'argent public pour leur propre profit et qui marchandent, s'arrangent avec les hommes d'affaires les plus riches (souvent les plus douteux), les financiers de toutes espèces, prédateurs du genre humain et de la planète toute entière et s'ils le pouvaient, de l'univers entier. La suffisance et l'arrogance de ces êtres dégénérés ne peut que laisser un goût de profonde pitié, car comment sont-ils devenus aussi bêtes, aveugles, carnassiers et aussi inhumains ?
Pour conclure, j'en viens même à douter que la crise soit si importante qu'on nous le dit et que ce n'est pas un moyen supplémentaire pour certains d'amasser un maximum de profits sous ce prétexte. On réquisitionne les deniers publics mais on ne nous donne aucun compte rendu des comptes débiteurs (qui de toute façon, pourraient également être falsifiés), nous sommes obligés de les croire sur parole et vu leurs motivations réelles et profondes, il est permis d'en douter. D'autant, que les dirigeants de certaines banques, une fois celles-ci renflouées par l'intervention d'Etats, se sont octroyé des vacances d'une semaine, d'un montant de 400 000 Euros par personne. Et puis, il y a eu un précédent en Argentine sous Menem où l'Etat finançait les dettes des entreprises et des banques en toute impunité, conduisant des millions d'Argentins, dont la plupart avaient des vies décentes, dans la rue (voir à ce sujet les DVD « Mémoire d'un saccage (Argentine, le hold-up du siècle) » et la « Dignité du Peuple » de Fernando Solana). Ces gens sont des criminels impunis et ils devraient être considérés pour ce qu'ils sont. On leur doit une grande partie de la misère humaine (des guerres sanglantes et inutiles, dont le motif caché est et a souvent été l'argent ou l'expansion économique (après celle de territoire), la famine, des maladies, la pauvreté, une grande part de la souffrance psychologique des moins favorisés, une immigration maltraitée, l'esclavage des temps modernes à tous les niveaux etc. Ils détestent le genre humain et la vie naturelle. Ils n'ont de cesse d'aiguiser leur voracité et d'en tirer profit par leurs magouilles (d'ailleurs n'est-ce pas le principal moyen de s'enrichir de la plupart de ceux qui se vantent de leurs acquisitions et de leur niveau social).Par la simple sueur de son front, on ne gagne pas grand-chose. Vous le savez bien ! En contrepartie de l'agissement de tels minables sur le plan humain, des tas d'Africains meurent chaque jour de faim, de manque d'eau, de maladie, faute de médicaments et dans tous les pays du monde, de plus en plus de gens gagnent la rue, la pauvreté extrême, la détresse qui va avec. Cette misère envahit peu à peu nos pays occidentaux et ils veulent encore nous convaincre que c'est la seule voie, la meilleure pour les civilisations démocratiques, éprises du mot « Liberté ». Laquelle ? La leur ? Mais sont-ils vraiment libres enchaînés à la quête de l'argent, unique moyen qui permet de s'acheter du pouvoir dans une société où l'argent est assimilé à une divinité. Même en travaillant, on peut dormir dans la rue. etc. Et ces irresponsables (que nombre d'obséquieux parmi nous s'emploient à saluer bien bas, prêts à leur apporter le pot de chambre alors que dans le même temps, ils affichent un mépris hautain et total vis à vis de SDF ou pauvres gens en difficulté qui n'ont jamais nui à personne et qui ont de bonnes raisons d'être en détresse) nous font la nique en s'octroyant de telles vacances… N'appelle-t'on pas, cela, se foutre de la gueule du monde ? Ils n'ont aucun scrupule, aucun remords et impunis sont prêts à recommencer. Non ! le système capitaliste n'est pas mort avec la crise. Tel le Phoenix, il renaît sans cesse de ces cendres car l'irresponsabilité, l'avidité, le mépris, la haine sont sans limites. 5000 ans d'histoire moderne pour rien, tout ce savoir ne sert qu'à développer toujours plus la technologie qui en a déjà détruit plus d'un et qui nous détruira, mais l'Homme demeure un animal mué par la nécessité de se maintenir en vie et par les moyens quels qu'ils soient pour y parvenir. Il est temps de faire face à la bête et de la dompter en étudiant ce qui l'amène sans cesse à chercher la domination, à asservir l'autre, en prenant consciemment à contre-pied ses exigences qui s'avèrent nuisibles à autrui et donc en finalité à soi. Au lieu de ne songer qu'à s'amuser, à vouloir sans cesse du pouvoir d'achat (pour acheter quoi ? si on a déjà perdu l'essentiel, l'énergie de la vie créatrice, les acquis sociaux, la simplicité des relations etc. et que l'on continue à perdre toujours davantage, ce qui est inéluctable…) Combien d'entre nous détestent la vie, l'homme, la nature etc. ? Que peut-on espérer quand seuls, la haine, le dégoût, l'avidité, la quête de domination gouvernent nos existences. Rien ! Si ce n'est la mort qui nous ôte tout désir de liberté, de vivre enfin ensemble sans préjugés, aprioris, conclusions condamnatrices et castratrices plongeant l'autre dans l'exclusion.
Messieurs les politiques ! Redevenez humains, vivants ! Descendez de votre illusoire piédestal (les cimetières regorgent de gens indispensables) ! Visez le bien de l'humanité, du plus grand nombre ou démissionnez en masse car vous n'êtes que des imposteurs démasqués.
Quant au peuple, qu'il resserre ses liens, car l'on est toujours plus fort ensemble que les uns contre les autres. Les privilégiés l'ont bien compris. Ainsi, la plupart des politiques, des financiers, certains entrepreneurs, certaines vedettes, certains journalistes, certains religieux s'emploient activement à nous diviser et s'entendent pour le maintien de leurs privilèges et malgré quelques apparentes possibles querelles, ils marchent main dans la main vers le même but. Qu'en est-il du peuple divisé par des idéologies destructrices de toute possibilité d'entente, de sa quête d'appartenir au monde des riches, donc de gagner les sphères de ceux qu'il critique mais auxquelles il aimerait pourtant appartenir. L'avidité sous-jacente, parfois compréhensible du peuple (celui qui n'a jamais rien eu et qui voit les autres s'empiffrer et jouir de tout est bien sûr attiré par ce genre de vie qui pourtant nous conduit tous toujours plus vers la pauvreté). La Terre est un monde clos qui ne recèle pas assez de ressources pour que tout le monde vive comme les plus riches, aussi ne doit-on pas se recentrer sur l'essentiel, simplement avec ce qu'il faut pour ne pas manquer de l'essentiel et ne pas être malheureux, sans être sans cesse obnubilé par le toujours plus). Sans cela, bien des déceptions nous guettent, sans parler d'une fin anticipée de la biodiversité, de l'empoisonnement alimentaire et de l'eau par les pesticides et autres produits chimiques, des menaces nucléaires et autres possibles guerres religieuses, économiques, pour la survie et de l'Humanité, ce dont certains se réjouiraient tant ils aiment l'Homme et la vie.
Alors, M Apparu ? Prêt à relever le défi et à redevenir vivant et juste ? Ou alors continuer à défendre aveuglément les intérêts précités défendus par le parti inique qu'est l'UMP et soutenus par tous les profiteurs ? Dans le 1er cas, bienvenue parmi les vivants, bonnes réflexions et bon travail et dans le second, il est préférable que vous cessiez vos activités politiques pour le bien du plus grand nombre et finalement pour le vôtre.
De guilhempere
huma | 14H09 | 10/10/2008 |
Propagande quand tu nous tiens…
La voix de son maitre s'est fait entendre une fois de plus
Quand NS et son gouvernement auront fini de prendre les gens pour des zombis
De jissé
Ingé retraité | 14H54 | 10/10/2008 |
Heure et quart ! (Ai trouvé)
On connait enfin les coupables ! ! ! ! (C'est pas Kerviel)
« LaRue » créé « ECO89 » et dix jours après …
Krach boum hue !
JC
De libegafrat
15H23 | 10/10/2008 |
Quel bel aveu d'impuissance Monsieur le Député !
« Gouverner, c'est prévoir », semblez-vous avoir oublié. C'est bien dommage pour l'intérêt public, dont vous êtes sensé être le garant. Intérêt public dont vous vous dédouanez en faisant de la « politique politicienne », qui ne sert que ceux qui s'en servent.
Je ne dirais pas où vous pouvez vous mettre vos convictions, cela fait bien longtemps qu'elles ne servent plus la France et TOUS ses habitants.
De elder
en instance de précaritè | 15H51 | 10/10/2008 |
En dépit des arguments des super-capitalistes (a qui nous devons le bordel ambiant) pour le refinancement d'état des banques, je ne comprend toujour pas pourquoi nos sous (ou plutot ceux de nos arrière petits-enfants) sont massivement donnés aux banques.
Pourquoi ne les laisse t'on pas crever ?
Certes elle prettent aux entreprise qui devraient fermer si la banque portant leur capital faisait faillite. Pourtant, la faillite est l'essence même du capitalisme (sans faillite possible le sacro-saint principe de concurrence n'existe pas).
Et si les entreprises fermaient en cascade ne serait-ce pas en fait le bon moment pour repenser le système.
Alors que là, donner notre pognon aux banques et sauver le système existant c'est permettre a la cohorte de parasites financier qui ont fait des centaines de milliard de bénéf » l'annèe derniére de recommencer leur conneries.
Quand tu te fais avoir une fois c'est la faute des autres. Quand tu te fais avoir deux fois, c'est de ta faute.
A bon entendeur …
De Impots-utiles.com
www.impots-utiles.com | 17H00 | 10/10/2008 |
Que se passerait-il si les français, ces fameux français moyens dont on parle à longueur de temps comme futures victimes de la crise et comme futurs financiers des sommes pour sauvegarder le système (l » appel à l » épargne) .. que se passerait-il si ces français là se mettaient en tête de retirer leurs économies des banques en montrant ainsi non seulement leur peu de confiance dans le système opaque qu'on les oblige à supporter mais aussi leur refus de payer pour les débordements de happy yuppy few qui eux ont depuis longtemps leurs bas de laine cachés en Suisse ou ailleurs ?
http://www.impots-utiles.com/crise-bancaire-ou-revolution.php
De Sixpo
Webeux | 17H17 | 10/10/2008 |
Monsieur Benoist Apparu,
Ce qu'essaye aujourd'hui de faire le gouvernement dans la panique a été expliqué il y a plus de dix ans par Pierre Bourdieu.
Je vous recommande la lecture de cette article : http://www.monde-diplomatique.fr/1998/03/BOURDIEU/10167
Il décrypte dans une démonstration étonnamment visionnaire les raisons de la situation actuelle et ce « besoin d'Etat » dont tout le monde parle désormais.