
Avec la crise, la France moisie est de retour
Avec la crise, elle refait le plein de carburant. Sonnez trompettes. C'est le destin des rats. Ils ne trouvent la lumière que dans l'obscurité des temps. Recettes connues depuis belle lurette.
Depuis Charles Maurras qui s'égosillait à la Chambre, que le malheur venait des juifs et des francs-maçons. Montez le son. Tendez l'oreille. Lisez. Rien n'a changé. Un peuple souffre. Le chômage cogne. La gauche se crêpe le chignon. Le PS explose. On se gave sur le pont des premières. La justice est violée dans l'ombre, pour un héros de pacotille.
L'individu doit en savoir un bout, pour que notre démocratie courbe ainsi l'échine. A l'étage inférieur, dans les bois de banlieue, ça commence à souffler. Des gosses de 20 ans sont à la rue, à défaut de pouvoir payer leurs études.
Dans les grandes surfaces, les vieux comptent leurs pièces jaunes. Dans les caves des quartiers, quelques criminels font leurs affaires à coups de fusils à pompe. Ils seront les kapos de demain.
Dans les bouches, les dents ont tendance à se gâter. On se soigne de moins en moins. Alors on remet le couvert : c'est la faute au voisin, l'arabe, l'étranger, le sans-papier. Oh, bien sûr, la haine du juif… Mais plus bas… A mots couverts… Ou bien en fin de banquet. Entre amis qui n'ont pas désintégré la cause.
La tristesse de Claude Lévi-Strauss
Il paraît que notre Président a liquidé le Front national pour mille ans. Liquidé, ou absorbé ? Sans vouloir jouer sur les mots, ça n'est pas la même chose. Soit on liquide. Soit on absorbe. Avec le risque tangible que les égouts se mettent brutalement à déborder. Il faut faire attention avec les canalisations. Elles explosent sans y prendre garde.
Un peu comme un ministre qui réclame un public « sain » dans les stades, parce que « La Marseillaise » a été sifflée. Moi, je suis comme Patrick Besson :
« J'avais cru comprendre que le nationalisme était une valeur démodée, une contre-valeur… »
J'avais tort. L'autre jour -mais pour une fois, c'était la nuit, sur Arte- Eric Zemmour, animateur des temps modernes, soutenait ferme sa théorie des races. Très sérieux le jeune homme.
Face à une telle fange, on imagine la tristesse de Claude Lévi-Strauss le jour de ses cent ans. Tout ce chemin parcouru pour voir ça. Mais Claude Lévi-Strauss ne regarde pas la télévision. Avec ou sans pub. Ouf ! Et Marine Le Pen, l'avez vous vue venir ? Ou disons, revenir.
Moi, je l'ai vue plusieurs fois ces derniers jours. Il y a même un nouveau collègue à ses côtés. Ancien Communiste. Ils font la paire. Vichy déguisé en femme d'affaires. Et Moscou la gâteuse. Il faudrait inventer une télévision privée de son.
Le retour de la petite musique de chambre des années 30
« Puisque Chirac a laissé partir ce que Barrès appelait “la France poignardée”, il faut la récupérer en lui parlant d'immigration et de sécurité, mais surtout de ce qui la fait vibrer : la nation, l'identité, la famille. En clair, des “valeurs'.” Vous savez quoi les amis ? C'est le nouveau conseilleur à la mode, de l'Elysée qui le dit. Je l'ai lu cette semaine dans le Nouvel Observateur.
Ah, chère France éternelle… Cette terre qui ne ment pas… La petite musique de chambre des années 30 est de retour. Même qu'il faut respecter son érudition à ce monsieur. Son analyse. Et son art du débat.
Maurras, Barrès, Villiers, hou là là, mes amis, on sait depuis longtemps comment ça commence ce genre d'histoire… Je vous le dis tout net. Quand ça va mal, c'est toujours ce qu'ils trouvent, histoire de nous distraire de l'essentiel. “Grands appareils d'illusion…”
Moi, je n'y peux rien. Je ne goûte jamais mon plaisir d'adolescent. Dans ces déballages patriotiques et ces eaux troubles, relisons ensemble le Paul Nizan d'“Aden Arabie”. Celui qu'il faut aller voir d'urgence au Théâtre de la commune d'Aubervilliers. Ne serait-ce que pour respirer enfin un air désintoxiqué.
Oui, relire Nizan plutôt que le fiel de Maurras ou Barrès. Chacun son camp n'est-ce pas ? “La bourgeoisie gave ses intellectuels dans des mues, pour qu'ils ne soient pas tentés d'aimer le monde.”
► Addendum, le 27/11/2008 à 15h45. A aucun moment dans mon article, je n'affirme que Charles Maurras fut député ou sénateur. J'aurais du écrire : “devant la chambre”. Le 13 février 1936, en effet, lors des funérailles du célèbre nationaliste monarchiste Jacques Bainville -à quelques centaines de mètres de la Chambre- les militants d'Action française fêtent à leur manière les appels à la haine de leur mentor, contre les métèques et les juifs. Ce jour là, Blum, frappé, est tout près d'être lynché. Maurras assiste aux funérailles. Merci de votre rigueur.
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De Ariane Deume
20H46 | 26/11/2008 |
Tsssss…. Peuple français démoralisé, tu n'as donc pas encore vu le dernier clip de Marie-Ségolène ? Je ne mets pas de lien, il est partout !
Pour en revenir à l'article, même si je suis d'accord sur le fond, je n'aime pas le choix du vocabulaire. Le mot « moisi » m'évoque trop une littérature fétide.
Relire « Aden Arabie » oui, et plutôt Margaret Mead que Levi-Strauss.
à Ariane Deume
De brogilo
in angulo | 22H38 | 26/11/2008 |
» Le mot « moisi » m'évoque trop une littérature fétide. »
N'est-ce pas là, plutôt, un sauvageon né du pépin Sollers : -) ?
La France moisie
Elle était là, elle est toujours là ; on la sent, peu à peu, remonter en surface : la France moisie est de retour. Elle vient de loin, elle n'a rien compris ni rien appris, son obstination résiste à toutes les leçons de l'Histoire, elle est assise une fois pour toutes dans ses préjugés viscéraux. Elle a son corps, ses mots de passe, ses habitudes, ses réflexes. Elle parle bas dans les salons, les ministères, les commissariats, les usines, à la campagne comme dans les bureaux. Elle a son catalogue de clichés qui finissent par sortir en plein jour, sa voix caractéristique. Des petites phrases arrivent, bien rancies, bien médiocres, des formules de rentier peureux se tenant au chaud d'un ressentiment borné. Il y a une bêtise française sans équivalent, laquelle, on le sait, fascinait Flaubert. L'intelligence, en France, est d'autant plus forte qu'elle est exceptionnelle.
La France moisie a toujours détesté, pêle-mêle, les Allemands, les Anglais, les Juifs, les Arabes, les étrangers en général, l'art moderne, les intellectuels coupeurs de cheveux en quatre, les femmes trop indépendantes ou qui pensent, les ouvriers non encadrés, et, finalement, la liberté sous toutes ses formes.
La France moisie, rappelez- vous, c'est la force tranquille des villages, la torpeur des provinces, la terre qui, elle, ne ment pas, le mariage conflictuel, mais nécessaire, du clocher et de l'école républicaine. C'est le national social ou le social national. Il y a eu la version familiale Vichy, la cellule Moscou-sur-Seine. On ne s'aime pas, mais on est ensemble. On est avare, soupçonneux, grincheux, mais, de temps en temps, La Marseillaise prend à la gorge, on agite le drapeau tricolore. On déteste son voisin comme soi-même, mais on le retrouve volontiers en masse pour des explosions unanimes sans lendemain. L'Etat ? Chacun est contre, tout en attendant qu'il vous assiste. L'argent ? Evidemment, pourvu que les choses se passent en silence, en coulisse. Un référendum sur l'Europe ? Vous n'y pensez pas : ce serait non, alors que le désir est oui. Faites vos affaires sans nous, parlons d'autre chose. Laissez-nous à notre bonne vieille routine endormie.
La France moisie a bien aimé le XIXe siècle, sauf 1848 et la Commune de Paris. Cela fait longtemps que le XXe lui fait horreur, boucherie de 14 et humiliation de 40. Elle a eu un bref espoir pendant quatre ans, mais supporte très difficilement qu'on lui rappelle l'abjection de la Collaboration.
Pendant quatre-vingts ans, d'autre part, une de ses composantes importante et très influente a systématiquement menti sur l'est de l'Europe, ce qui a eu comme résultat de renforcer le sommeil hexagonal. New York ? Connais pas. Moscou ? Il paraît que c'est globalement positif, malgré quelques vipères lubriques.
Oui, finalement, ce XXe siècle a été très décevant, on a envie de l'oublier, d'en faire table rase. Pourquoi ne pas repartir des cathédrales, de Jeanne d'Arc, ou, à défaut, d'avant 1914, de Péguy ? A quoi bon les penseurs et les artistes qui ont tout compliqué comme à plaisir, Heidegger, Sartre, Joyce, Picasso, Stravinski, Genet, Giacometti, Céline ? La plupart se sont d'ailleurs honteusement trompés ou ont fait des oeuvres incompréhensibles, tandis que nous, les moisis, sans bruit, nous avons toujours eu raison sur le fond, c'est-à- dire la nature humaine. Il y a eu trop de bizarreries, de désordres intimes, de singularités. Revenons au bon sens, à la morale élémentaire, à la société policée, à la charité bien ordonnée commençant par soi-même. Serrons les rangs, le pays est en danger.
Le danger, vous le connaissez : il rôde, il est insaisissable, imprévisible, ludique. Son nom de code est 68, autrement dit Cohn-Bendit.
Résumé de sa personnalité, ces temps-ci : anarchiste mercantiliste, élite mondialisée, Allemand notoire, candidat des médias, trublion, emmerdeur, Dany-la-Pagaille. Il a du bagou, soit, mais c'est une sorte de sauvageon. Personne n'ose crier (comme dans la grande manifestation patriotique de l'époque anti-68) : « Cohn-Bendit à Dachau ! “, mais ce n'est pas l'envie qui en manque à certains, du côté de Vitrolles ou de Marignane. On se contentera, sur le terrain, de ‘ pédé , enculé , bandit , dans la bonne tradition syndicale virile. Anarchiste allemand , disait le soviétique Marchais. Allemand qui revient tous les trente ans , s'exclame un ancien ministre gaulliste de l'intérieur. Il n'est pas comme nous, il n'est pas de chez nous, et cela nous inquiète d'autant plus que le XXIe siècle se présente comme l'Apocalypse.
Le moisi, en euro, ne vaut déjà plus un kopeck. Tout est foutu, c'est la fin de l'Histoire, on va nous piller, nous éliminer, nous pousser dans un asservissement effroyable. Et ce rouquin rouge devenu vert vient nous narguer depuis Berlin ? C'est un comble, la famille en tremble. Non, nous ne dialoguerons pas avec lui, ce serait lui faire trop d'honneur. Quand on est un penseur sérieux, responsable, un Bourdieu par exemple, on rejette avec hauteur une telle proposition. Le bateleur sans diplômes n'aura droit qu'à quelques aboiements de chiens de garde. C'est tout ce qu'il mérite en tant que manipulateur médiatique et agent dissimulé des marchés financiers. Un entretien télévisé, autrefois, avec l'abbé Pierre, soit. Avec Cohn-Bendit, non, cela ferait blasphème dans les sacristies et les salles feutrées du Collège de France. A la limite, on peut dîner avec lui si on porte le lourd poids du passé stalinien, ça fera diversion et moderne. Nous sommes pluriels, ne l'oublions pas.
L'actuel ministre de l'intérieur est sympathique : il a frôlé la mort, il revient du royaume des ombres, c'est un miraculé de la République , laquelle n'attendait pas cette onction d'un quasi au-delà. Mais dans ministre de l'intérieur , il faut aujourd'hui entendre surtout intérieur. C'est l'intériorité qui s'exprime, ses fantasmes, ses défenses, son vocabulaire spontané. Le ministre a des lectures. Il sait ce qu'est la’ vidéosphère ‘ de Régis Debray (où se déplace, avec une aisance impertinente, cet Ariel de Cohn-Bendit, qu'il prononce Bindit ).
Mais d'où vient, à propos des casseurs, le mot sauvageon ? De quel mauvais roman scout ? Soudain, c'est une vieille littérature qui s'exprime, une littérature qui n'aurait jamais enregistré l'existence de La Nausée ou d’ Ubu roi. Qui veut faire cultivé prend des risques. On n'entend pas non plus Voltaire dans cette voix-là. Comme quoi, on peut refuser du même geste les Lumières et les audaces créatrices du XXe siècle.
Ce n'est pas sa souveraineté nationale que la France moisie a perdue, mais sa souveraineté spirituelle. Elle a baissé la tête, elle s'est renfrognée, elle se sent coupable et veut à peine en convenir, elle n'aime pas l'innocence, la gratuité, l'improvisation ou le don des langues. Un Européen d'origine allemande vient la tourmenter ? C'est, ici, un écrivain européen d'origine française qui s'en félicite.
Philippe Sollers (repris dans L'Infini 65, au printemps 99, puis dans Eloge de l'infini, 2001, p. 714)
moderne. Nous sommes pluriels, ne l'oublions pas.
L'actuel ministre de l'intérieur est sympathique : il a frôlé la mort, il revient du royaume des ombres, c'est ‘ un miraculé de la République , laquelle n'attendait pas cette onction d'un quasi au-delà. Mais dans ministre de l'intérieur , il faut aujourd'hui entendre surtout intérieur. C'est l'intériorité qui s'exprime, ses fantasmes, ses défenses, son vocabulaire spontané. Le ministre a des lectures. Il sait ce qu'est la’ vidéosphère ‘ de Régis Debray (où se déplace, avec une aisance impertinente, cet Ariel de Cohn-Bendit, qu'il prononce Bindit ).
Mais d'où vient, à propos des casseurs, le mot sauvageon ? De quel mauvais roman scout ? Soudain, c'est une vieille littérature qui s'exprime, une littérature qui n'aurait jamais enregistré l'existence de La Nausée ou d’ Ubu roi. Qui veut faire cultivé prend des risques. On n'entend pas non plus Voltaire dans cette voix-là. Comme quoi, on peut refuser du même geste les Lumières et les audaces créatrices du XXe siècle.
Ce n'est pas sa souveraineté nationale que la France moisie a perdue, mais sa souveraineté spirituelle. Elle a baissé la tête, elle s'est renfrognée, elle se sent coupable et veut à peine en convenir, elle n'aime pas l'innocence, la gratuité, l'improvisation ou le don des langues. Un Européen d'origine allemande vient la tourmenter ? C'est, ici, un écrivain européen d'origine française qui s'en félicite.
Philippe Sollers (repris dans L'Infini 65, au printemps 99, puis dans Eloge de l'infini, 2001, p. 714)
De helios33
20H47 | 26/11/2008 |
Encore les mêmes poncifs déroulés depuis des dizaines d'années. Vous n'en avez pas marre ? Quel plaisir y trouvez-vous ?
à helios33
De parti
punishment park | 22H30 | 26/11/2008 |
c'est l'heure de la relève chez les foireux ? bof…
De Aloysius Wermuth
Taxidermiste | 21H21 | 26/11/2008 |
Excellent article, si ce n'est que sa brillante mise en train tombe un peu à plat : Charles Maurras n'ayant jamais été député, il n'a guère pu « s'égosiller à la Chambre »… Ce n'est pas le tout d'agiter pavloviennement des épouvantails, il faut encore les connaître assez pour que cela ne reste pas pure incantation.
De ficelle3944
21H49 | 26/11/2008 |
Bravo Pierre Louis pour cet article.
Qui met en lumière toutes interrogations que pose la situation actuelle. Il faut que la France rebelle laique et patrie des droits de l'homme se réveille.
Merci de sonner l'alarme.
Au plaisir de t'écouter sur europe 1
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
22H14 | 26/11/2008 |
« Oui, cette tribune, “M. Louis Bonaparte'” l'a renversée. Cette puissance créée par nos grands enfantements révolutionnaires, il l'a brisée, broyée, écrasée, déchirée à la pointe des baïonnettes, foulée aux pieds des chevaux. son oncle avait émis le sien : la tribune c'est une planche recouverte d'une toile sur laquelle on lit : liberté, égalité, fraternité.
Il a jeté la planche et la toile, et la liberté, et l'égalité, et la fraternité, au feu d'un bivouac. Un éclat de rire des soldats, un peu fumée, et tout a été dit.
Est-ce vrai ? Est-ce possible ? Cela s'est-il passé ainsi ? Une telle chose a-t-elle pu se voir ? Mon dieu, oui ; c'est même fort simple. »
victor hugo
TOUS ENSEMBLE
DANS LA RUE ,SOLIDAIRES,REFUSONS LA POLITIQUE DU PIRE !
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 22H23 | 26/11/2008 |
De léo solo
22H54 | 26/11/2008 |
« Eric Zemmour, animateur des temps modernes, soutenait ferme sa théorie des races. Très sérieux le jeune homme.
Face à une telle fange, on imagine la tristesse de Claude Lévi-Strauss le jour de ses cent ans. “
Si, sur les plateaux opposés d'une balance on met l'un d'un côté et l'autre de l'autre, ce n'est plus une balance, mais une catapulte et zemmour, propulsé disparait dans le néant infini d'où de fait jamais il n'est sorti.
vivons livres.
lisons Nizan et Levy Strauss
De Youceff
Géographe | 23H21 | 26/11/2008 |
Poster ou ne pas poster ? Faire mousser ou ne pas faire mousser ? Allez n'ayons pas peur des mots : c'est un bien beau papier que vous nous proposez là. L'exercice de style est réussi et la référence à Lévi-Strauss bien amenée…
De Dustin
Vendeuse de frites | 23H32 | 26/11/2008 |
« C'est le destin des rats. Ils ne trouvent la lumière que dans l'obscurité des temps. » dit l'article dès la deuxième phrase…
Les lecteurs de ce site ont la mémoire bien courte… Fut un temps où l'un des marqueurs du fascisme et de l'extrêmisme était ce que les chercheurs ont appelé « l'animalisation de l'adversaire. ». Nous en avons ici un magnifique exemple.
Sans le savoir, cet article et son auteur sautent à pieds joints dans la boue de l'histoire. Rue 89 me faisait espérer mieux.
à Dustin
De lioe
berlin | 00H21 | 27/11/2008 |
Bonsoir Dustin
Que les chercheurs appellent cela l animalisassions de l adversaire c est une chose. Mais cela ne remet absolument pas en cause la qualité du fond et de la forme de l article.
Si vos chercheurs et vous même apparemment, considérez cet article fascisant et extreme, je dois dire que pour ma part je le trouve plutôt rafraîchissant et éclairé.
Désole que la rue vous déçoive, mais moi c est pour exactement ce genre d article que je suis la !
Bonne nuit
à Dustin
De marie 75
08H55 | 27/11/2008 |
je vous cite : Les lecteurs de ce site ont la mémoire bien courte…
Pétain disait : « les Français ont la mémoire courte ».
Merci de citer les essentiels marrassiens.
à marie 75
De marie 75
08H57 | 27/11/2008 |
lire maurrassiens, mon clavier déteste cet adjectif.
Sorry, pour lui !
à marie 75
De déluge
menuisier | 09H07 | 27/11/2008 |
Pourquoi pas « maurachien », ce serait raccord avec la remarque un peu plus haut.
Badiou à qui on faisait ce reproche rétorquait quelque chose comme « ce sont mes ennemis, je ne vois pas pourquoi je ne les insulterai pas ».
à Dustin
De AC-89
09H02 | 27/11/2008 |
Ce n'est pas la peine de nous refaire la polémique qu'avait subie Alain Badiou lorsqu'il avait parlé de Sarko « l'homme aux rats » dans son réjouissant opuscule d'analyse du Sarkozysme. Les thuriféraires du Naboléon s'en étaient offusqués pour ne pas avoir à répondre sur le fond.
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 07H16 | 27/11/2008 |
Le plaisir de lire cet article de bon matin, je ne m'en prive pas.
Et je vous approuve monsieur Basse.
Gus Massiah dit qu'un des résultats de la crise, c'est la criminalisation des « petits » : chômeurs, rmistes, sans-papiers.
Et même SDF que l'on veut « abriter » malgré eux pour se donner bonne conscience, comme on fait pour les chiens errants que l'on ramasse et que l'on met « à l'abri » pour les protéger… et que l'on pique après !
Oui, c'est moisi !
De marie 75
08H52 | 27/11/2008 |
une anecdote qui montre la remontée en surface des rats maurrassiens.
Le jour de la manif pour la défense de l'éducation nationale, la semaine dernière, nous étions, mon mari et moi, à un croisement lorsque j'avisais un homme - sur le trottoir - dont l'allure tranchait dans l'ambiance général : très chic, tout de noir vêtu YSL, de pied en cap, l'air mauvais.
Nous nous approchâmes de lui (il faut savoir que nous étions très anonymes, tant dans notre habillement que dans notre tenue : des citoyens ordinaires… ).
Je fus bientôt près de lui … afin de lire (discrètement) les titres du dossier de presse qu'il tenait en mains.
Ce trentenaire, alors, entre ses dents, jeta sur notre couple un « salauds ! ! ! »…. avant de s'éloigner au plus vite vers le Bd Raspail.
« Ensemble, tout devient possible ! »… lui avais-je répondu.
ILS n'ont pas changé : la haine, l'injure, la violence murmurée sous un regard pistolet.
-------------------------------------------
Je tiens à répéter que nous ne sommes pas enseignants mais simples citoyens ; ceci à l'adresse de ceux qui me traitent (et pour eux ce n'est pas un compliment ! ) du doux nom de prof.
Ce n'est pas la 1ère fois que je regarde de près les non-manifestants … mais c'et la 1ère fois que je me fais insulter : les rats sortent des égoûts, comme en 34.
à marie 75
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 14H11 | 28/11/2008 |
On les tondra et fusillera comme en 45,les collabos et autres Krypto-cagoulards,sauf que cette fois on n'en dédouanera plus, pour que l'histoire ne se répète pas.Si on avait dénazifié correctement,ça ne serait plus à faire….RESISTANCE !
à General Subverciòn
De liberté_ en sursis
chercheuse de trèfles à quatre et ... | 14H32 | 28/11/2008 |
Pas une seconde de mon existence depuis 18 mois où je ne pense pas à un tel dénouement !
RESISTANCE ! ! !
Salutations General Subvercion.
à General Subverciòn
De Pharisien
Pas bien situé | 20H55 | 29/11/2008 |
C'est ça, on a trop médit de l'œuvre du petit père des peuples.
De Jenesuispascredible
kessapeutefoutre? | 09H19 | 27/11/2008 |
Dans La peste, les rats disparaissent avec la fin de l'hiver.
à Jenesuispascredible
De marie 75
09H38 | 27/11/2008 |
tu as raison !
Relire La Peste de Camus … contre le fascisme rempant et la peur des rats.
De Lugi
09H42 | 27/11/2008 |
Dommage que cet article prêche essentiellement des convaincus.
à Lugi
De ovni2
parlà | 10H59 | 28/11/2008 |
en 2 mots bien entendu
De mechante langue
09H52 | 27/11/2008 |
Serieusement votre article Mr Pierre-Louis Basse est totalement inintéressant , votre analyse stupide puérile et conformiste .
Car que dit notre cher auteur ?
Nous revoila comme dans les années trente et les salauds sont toujours là : c'est le degré zéro de la pensée et de l'analyse .
Rue 89 pourrait-il trouver des gens intelligents et qui ont des choses a dire ?
Et il est evident que pour Pierre-Louis Basse , le salaud c'est l'autre.
à mechante langue
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 09H53 | 27/11/2008 |
« Rue 89 pourrait-il trouver des gens intelligents et qui ont des choses a dire ? »
Vous ? ; )
à mechante langue
De marie 75
09H55 | 27/11/2008 |
Il suffit de taper dans une poubelle… et hop ! ! ! !
Ils sortent…
à mechante langue
De Fondriest
euh | 10H11 | 27/11/2008 |
« Et il est evident que pour Pierre-Louis Basse , le salaud c'est l'autre. »
==> Exactement, on sent bien que PL Basse se prend pour un « mec bien », étalant dans son article un narcissisme baveux.
à Fondriest
De Moi je
sans saveur | 10H55 | 27/11/2008 |
J'aurais dit une auto-suffisance mesurée.