
Bouchard, sculpteur collabo, met le feu à La Piscine de Roubaix
Huit artistes qui devaient exposer ensemble au musée La Piscine de Roubaix ont décidé d'annuler leur venue. Ils entendent protester contre la place accordée à l'œuvre du sculpteur Henri Bouchard dans l'aile neuve du musée, et de voir son atelier (gardé intact) transformé en outil pédagogique.
Ce n'est pas là une querelle de chapelle. Henri Bouchard (1875-1960) a été en effet un artiste qui a ouvertement collaboré avec le régime nazi : voyage en Allemagne (dans un numéro de la revue L'Illustration, il évoquera « la vie presque féérique » des « enfants chéris de la nation allemande »), exposition, articles, dîners officiels…
Un faisceau de faits et de déclarations qui lui vaudra d'être interdit d'enseignement dans les écoles d'art à la Libération. Ces faits sont connus (voir le livre de Laurence Bertrand Dorléac « L'Art de la défaite 1940-1944 », éd. du Seuil).
« Une grande signature de la statuaire monumentale »
Mais ces faits sont passés sous silence sur le site que ses amis consacrent à l'artiste (qui ne mentionne dans la biographie qu'un « 1941, voyage en Allemagne », sans autre précision). Plus étonnant, alors que La Piscine expose actuellement une cinquantaine de ses dessins, le site du musée n'est pas plus bavard. Le catalogue qui accompagne l'exposition, lui, ne tait rien de ces faits de collaboration.
En 2006, la ville de Roubaix a reçu en don l'atelier du sculpteur, plus d'un millier de sculptures et bon nombre de dessins et donc son atelier, 120m2 laissés en l'état. Un ensemble, certes important, mais fallait-il lui accorder tant d'importance ? Bruno Gaudichon, conservateur en chef du musée, se justifie :
« C'est le seul atelier complet d'un sculpteur de cette période qui a été conservé et pour une musée qui accorde une place importante à la sculpture de la première moitié du XXe siècle, cela me semblait intéressant. »
Bouchard est présenté sur le site du musée comme « une grande signature de la statuaire monumentale française de la première moitié du XXe siècle ». Il est dit que on atelier « sera reconstruit à l'identique dans une aile neuve du musée » qui doit ouvrir en 2011, la direction du musée y voyant « un complément pédagogique exceptionnel ». Utiliser le mot « pédagogique » à propos d'un homme interdit d'enseignement pour faits de collaboration est pour le moins, maladroit.
Une « attitude affichée de collaboration dite artistique jusqu'à la fin de la guerre »
C'est tout cela ce qui a fait bondir les huit artistes, Claude Champi, Bernard Dejonghe, Philippe Godderidge, Jacqueline Lerat, Michel Muraour, Setsuko Nagassawa, Daniel Pontoreau et Camille Virot, des céramistes, sculpteurs et verriers de grand renom. Ils précisent dans un communiqué commun : 
« Nous nous étonnons qu'il soit donné une place aussi importante et aussi singulière à un artiste au sujet duquel nous apprenons qu'il a été l'un des rares artistes ayant été interdit d'enseignement dans les écoles de l'état après la guerre par un arrêté du 22 janvier 1945 ; cette interdiction semble avoir été motivée du fait de son attitude affichée de collaboration dite artistique jusqu'à la fin de la guerre, comme l'atteste un article de sa part sur Arno Brecker dans la revue Illustration de février 1942 et un rapport du 30 juin 1944 de la Propaganda Abteilung »
Joint par téléphone sur son lieu de vacances, Bruno Gaudichon dit n'avoir pas reçu ce communiqué, et ne peut donc le commenter -seul Arnauld Délépine, à l'origine du projet d'exposition désormais avorté, ayant
été en contact avec la direction du musée.
Il semble que Bruno Gaudichon et ses collaborateurs n'aient pas mesuré l'impact que pouvait avoir leur projet autour de Bouchard et ne s'attendaient certainement pas à la réaction des huit artistes. Le conservateur complète sa défense, regrettant qu'aucun des huit artistes ne se soit directement adressé à lui :
« Je comprends qu'il y ait de l'émotion autour des questions que suscite l'oeuvre et la personne de Bouchard. Mais on est dans le temps de l'Histoire. Cet artiste était très lié à la commande publique. Qu'est-ce que cela implique ? On va clairement expliquer cela dans le projet que l'on est en train de construire. Rien ne sera gommé, tout sera mis en perspective. »
L'affaire est d'autant plus regrettable que la Piscine comptait, à partir de cette exposition, s'ouvrir plus avant à la céramique contemporaine.
Photos : Carnet de dessins d'Henri Bouchard (La Piscine). »
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à uclu
De uclu
20H05 | 05/08/2008 |
Je ne comprends pas pourquoi c'est nazzz de poser cette question..
Bon, c'est clair, salut ! Et restez bien entre vous avec vos pastilles de merdre !
à uclu
De compte supprimé 13
20H11 | 05/08/2008 |
ne t'inquiètes pas regarde au début du sujet et tu verras les posts qui restent ouverts
tu es inscrit sur la liste des nazificateurs chargés de la censure
bienvenue ; -)
à uclu
De compte supprimé 13
20H17 | 05/08/2008 |
uclu a écrit
« Jean-Pierre Thibaudat,
Vous ne dites pas dans l'article, ce que vous pensez de l'oeuvre ARTISTIQUE de Bouchard ?
Ni ce que les 8 en pensent ?
Céline , Céline.. »
De ericj
19H58 | 05/08/2008 |
Humains, trop humains ?
Il faut savoir séparer les artistes (et leurs oeuvres) des hommes (et de leurs petitesses)…
Ainsi récemment de Soljénitsyne… on peut s'attrister de la disparition d'un grand écrivain sans avoir à regretter l'homme qu'il était.
Sans jouer sur l'ambiguité pour attirer les foules…
Au Musée de clarifier son acte ; les huit artistes concernés ont, je pense, eu raison de sonner l'alarme.
On a vu récemment (ici-même sur Ru89) les passions qui pouvaient ressurgir d'une expo photo « mal » annoncée…
De Sinouhé
21H10 | 05/08/2008 |
« Nazi durant les guerres et catholique entre elles »
Jacques Brel
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 21H32 | 05/08/2008 |
Ce n'est pas sans rappeler la polémique autour de l'exposition de André Zucca à Paris.
Si passer sous silence le passé collabo de l'artiste peut sembler curieux et manquer de la pédagogie renvendiquée, je trouve inacceptable de s'opposer à l'exposition sur la seule base des choix politiques de l'artiste.
A quelques centaines de mètres de la Butte Montmartre, on trouve une bibliothèque Thiers
De LeFaun
Penseur | 22H42 | 05/08/2008 |
Si on va chercher dans l'histoire de l'art, la référence à l'antiquité gréco-romaine est omniprésente depuis le moyen âge. Si on va par là, le capitole (à la romaine) de Washington et la splendide obélisque (égyptienne, mais les pharaons n'étaient pas en reste en matière de dictature) ne sont pas moins nazi que les sculptures de Michel ange dédiées au Pape, ni que les oeuvres de ce « Bouchard ». Bref c'est juste un artiste académicien, à la Bouguereau, et c'est juste assez drôle dans le genre néo-moche. Pas de quoi en faire un plat, tous les artistes subventionnés depuis des siècles ont été au service des dictateurs.
à LeFaun
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 23H04 | 05/08/2008 |
Au service de ceux qui pouvaient les faire vivre, dictateurs compris.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 23H02 | 05/08/2008 |
Il me semble que c'est plutôt la place donnée à Bouchard que les artistes mettent en cause.
Arno Brecker que Bouchard fréquentait a été invité en France vers la fin des années 50 pour y faire des décors de théatre et à l'époque personne n'a rien trouvé à redire. Alors sommes nous donc devenus plus intransigeants que nos parents qui ont vécu la guerre ?
De pathedripper
peintre | 00H44 | 06/08/2008 |
Moi aussi je vois le parallèle avec l'expo zucca ; soufflerai-t'il un vent de négationnisme* ? zucca, d'abord : présenté comme un (grand) artiste rien à voir avec Doisneau, Cartier-Bresson, Maltête, etc,
rien que le meilleur des besogneux de l'époque ;
* j'ai vu cette expo, après le petit scandale très parisien ; dans l'avertissement* de la mairie de Paris,
zucca est présenté comme un « esthète germanophile“(sic)
*signé Azéma ? le même qui conclut sa préface dans le catalogue publié chez Gallimard : ‘pour notre plaisir’,(il ne s'adresse pas à ses collègues historiens mais au visiteur lamda…)
catalogue qui a pour titre : Les Parisiens sous L'Occupation, oui LES, et une majuscule à occupation…
donc, chez Gallimard, personne n'a vu ou était le problème. ?
Bouchard, je n'ai pas vu… mais rendre hommage à un petit besogneux, collaborateur, comme zucca, antisémite, assurément,comme zucca,…je vous laisse, je vais aller gerber.
à pathedripper
De emmanuel R
enseignant | 01H34 | 06/08/2008 |
« Le terme négationnisme désigne, dans sa signification première, la négation de la réalité du génocide pratiqué par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs et les Tziganes (Négation de la Shoah). Le négationnisme consiste ainsi à prétendre, notamment par la négation de l'existence des chambres à gaz d'extermination ou de la volonté d'extermination des Juifs d'Europe par les nazis, que la réalité de ces crimes relèverait de mythes. Son but est principalement de réhabiliter l'Allemagne nazie et la collaboration. L'expression publique de ces propos est sanctionnée dans de nombreux pays (le 26 janvier 2007, l'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté par consensus une résolution condamnant la négation du génocide des Juifs par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale). »
il y a des définitions aux mots, merci de faire attention à ceux que vous employez… vraiment je ne vois pas où est le négationnisme dans l'expo Zucca, dans l'expo Bouchard… il n'y a pas de remise en cause des génocides et des crimes contre l'humanité. Zucca et Bouchard ne sont pas Faurisson…
à pathedripper
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 09H09 | 06/08/2008 |
Le mot « occupation » quand il désigne la période historique prend un O majuscule. C'est une règle de typographie.
Ensuite, croire un seul instant que l'exposition de Zucca avait pour but de retracer fidèlement la vie des parisiens sous l'Occupation est pour le moins cocasse, à la limite de l'insultant pour les visiteurs. Cette période de l'Histoire de France est enseignée dans les écoles gratuites et obligatoires du pays, chacun sait quelle était la vie à cette époque là à Paris.
L'exposition en dit plus sur le pouvoir des photos et la propagande que sur l'Occupation elle-même.
De pathedripper
peintre | 00H55 | 06/08/2008 |
Cent pour cent avec : Claude Champi, Bernard Dejonghe, Philippe Godderidge, Jacqueline Lerat, Michel Muraour, Setsuko Nagassawa, Daniel Pontoreau et Camille Virot ;
De Pierrrrre
07H46 | 06/08/2008 |
Qui sont les fascistes ?
De lusko
08H04 | 06/08/2008 |
Négationnisme mon cul.
Quand tout est soit Blanc soit Noir on appelle ça juste de la bêtise.
Heureusement qu'il y a des gens bons à la tete de l'art.
Malvira
De kkadim
service public rhone alpes | 09H25 | 06/08/2008 |
tout d'abord on ne cesse de parler de collabo. à propos de cet artiste, mais jamais on détaille en quoi consista cette collaboration ; a t il dénoncé des juifs, s'est réjouit de leur déportation, était il partisan de la solution finale ? ou bien était un artiste qui continua malgrés tout son travail sans trop se préoccuper du monde (donc un parfait égoiste ) ? mystére, rien n'est dit ici.
s'offusque t on de trouver de parfaites ordures de la littérature française, mais au « style si génial », dans nos fnac ?
non ; encore un caca nerveux alors ? un de ces psychodrame qu'adorent tant nos actuels artistes, mais qui oublient de se scandaliser sur leur propre attitude dans le monde aujourd'hui ( ne crachons pas sur ce mécéne dont la fondation achétera votre oeuvre, et peu importe d'où sortent les milliards de sa fortune ).
bref celà me semble médiocre.
par contre, là l'article est un peu plus précis, la faiblesse de sa biographie est certainement fautive. mais réfléchissons, combien de biographie concernant les hommes ayant vécus cette période, ne sont elles pas « nuancées ». pour être méchant et stupide : pourquoi un noble hongrois quitterait il son pays soumis à la domination soviétique, alors que la domination nazie ne produisit pas le même effet ?
c'est toute une génération qu'il faut mettre en accusation. où s'arrête et ou commence la collaboration. il est facile de donner des leçons de morale bien à l'abri, mais quand on est dans la merde jusqu'au coup, comment réagirait on ? et aujourd'hui combien d'intervenants sur ce site « collabore » à la politique de monsieur NS. Certes une petite collaboration, mais il faut bien vivre non ? moi même je participe activement à l'oeuvre « sécuritaire » qui nous enserre de plus en plus. je suis mal. mais quand vais je trouver celà suffisament insupportable pour « résister ». et la je parle d'un cadre bien confortable, celui de notre société, sans trop de risque. alors en 1940…………..
à kkadim
De GRECKO
09H56 | 06/08/2008 |
Très juste. Pas mieux.
De GRECKO
09H54 | 06/08/2008 |
Il n'y aurait rien de pédagogique selon vous puisque le Monsieur a collaboré et a été interdit d'enseignement ap la libé ?
De jlcheche
10H14 | 06/08/2008 |
Céline était-il collabo ?
Gallimard, qui édita Céline, était-il collabo ?
Les auteurs édités par Gallimard à l'époque de Céline et qui permettaient à Gallimard d'éditer Céline étaient-ils collabos ?
Les lecteurs des auteurs, etc. etc…
S'inquiète-t-on des idées politiques de Rembrandt ou de Gauguin ?
Qu'une exposition consacrée à un artiste fasse la part du contexte historique, soit !
Mais l'oeuvre une fois terminée n'appartient plus à l'artiste. Elle fait partie du patrimoine culturel (social, politique, historique, artistique…)
Combien d'oeuvres seraient conchiées alors qu'elles sont encensées si on ignorait qui les a exécutées. L'inverse est également vrai.
De carfouette
10H32 | 06/08/2008 |
Gauguin devrait être interdit d'enseignement dans les écoles d'art aussi.
Aux Marquises une jeune fille de 14 ans, prénommée Vaeoho s'installe avec Gauguin. Elle se retrouve enceinte…
M'enfin ! ! ! On ne va tout de même pas promouvoir la pédophilie…
Peut-être bruler ses toiles…
Non je rigole….
« Vous me faîtes frire » disait Brel…
Ils sont tous les deux à Hiva Oa.
et bien moi aussi à tout nos amis Gayssoïste, vous me faîte frire…
Avoir connaissance de son passé ne veut pas dire refaire et juger l'histoire. C'est fini les gars…
C'est du passé… construisons…
Un peuple obnubilé par son passé s'emmerde au temps présent et démissionne de son avenir.
De kaitenage
| 11H54 | 06/08/2008 |
L'aspect pédagogique de l'atelier de Bouchard ne réside pas tant la présentation de ses oeuvres que dans les modes opératoires qu'il permet de comprendre. Comprendre comment on modèle, comment on tient l'argile d'un bas relief à la verticale sur un immense panneau de bois revêtu de clous, comment on fait un moulage pour couler un plâtre, etc, etc… C'est effectivement, à ma connaissance, le seul fonds d'atelier complet qui permet de comprendre comment on en arrive à un bronze, ou un marbre. Il était avant situé dans le 16e arrondissement et était le rendez-vous des étudiants en histoire de l'art curieux de comprendre la technique.
Je découvre, avec l'article de Rue 89, à quel point les engagements politiques de Bouchard avaient été masqués auparavant. Si je rejette viscéralement sa collaboration, je pense cependant que son fonds d'atelier peut apporter beaucoup à tous ceux qui s'intéressent à la scultpure dans sa mise en oeuvre « traditionnelle ». Il me semble du plus haut intérêt pédagogique de présenter son fonds, tout en rappelant ce qu'a été l'homme.
De Jicéhel
12H10 | 06/08/2008 |
Une once d'intelligence vous aurait fait attendre que le bûcher de Siné soit éteint avant d'allumer celui d'Henri Bouchard . Et puis , pour les bûchers , il y a C.H. , Libération , B.H.L. etc. … De grâce Rue 89 !
De Jicéhel
12H22 | 06/08/2008 |
Et ce n'est pas en fermant les messages qui appuient où ça fait mal que l'on répond à une question . Publier un article de Robert Denis sur le dernier soubresaut des frégates de Taiwan serait plus courageux .
De emmanuel R
enseignant | 12H32 | 06/08/2008 |
bien d'accord avec Jicéhel, faites attention de ne pas tomber dans la petite dénonciation à la petite semaine, et continuez à proposer des articles de fond, intelligents, comme vous savez le faire… cet article sur Bouchard n'est pas très passionnant, et laisse trop de portes ouvertes, par lesquelles, me semble-t-il, des propos mal attentionnés peuvent se glisser.
De cloclo22
graphiste | 12H43 | 06/08/2008 |
Je comprends ces artistes, qui ne remettent pas directement en question le talent et la technique du sculpteur mais bien la présentation de l'artiste qui semble oublier de ressituer le contexte politique dans lequel les oeuvres ont été créées. Même politique sur l'expo parisienne de Paris en couleurs, photographies pendant la guerre. Ces images ont pu être réalisées que par des collabos qui pouvaient récupérer des pellicules rares détenues (ou en tout cas contrôlées) par les forces ennemies. Face à la polémique la commissaire de l'exposition a repositionné l'expo en rajoutant des informations sur le contexte de réalisation de ces photos. Il est important de savoir d'où viennent les choses, on ne confond pas une statue grecque et une égyptienne…
De ecor1
sur le fil | 12H50 | 06/08/2008 |
Bouchard c'est aussi une part de notre histoire. On peut la regarder en face comme on peut pousser des cris et refermer le dossier. Je pense que bon nombre des gens de ma génération n'ont pas tous eu un grand père resistant, et que pour autant ils ont sautés sur leurs genoux sans que cela fasse d'eux des monstres.
De meme exposer Bouchard ne revient pas a faire l'apologie du nazisme et ne salit pas les artiste présent dans le musée. Il s'agit d'une oeuvre reflétant une époque et je trouve que l'idée de l'exposer et bien plus intéressante que le black out organisé par le soi disant politiquement correct.
De Albert Fulor
16H05 | 06/08/2008 |
(Il existe à Budapest un musée de sculptures monumentales, déboulonnées et déposées depuis 89.)
Faire des procès, faire disparaître de l'histoire les artistes compromis n'a aucun intérêt. Que leurs oeuvres reflètent une opinion politique ou non, qu'elles soient dignes d'intérêt a peu d'importance. Comme pour l'archéologie qui s'intéresse aux objets brisés et ratés, aux déchets, c'est la réflexion, la logique intellectuelle qui a conduit ces artistes à collaborer qui est passionnante. Cela est pédagogique. Personne aujourd'hui ne peut affirmer que, dans le même contexte, il aurait refusé la collaboration.
Dans 40 ou 50 ans nous pourrions tout aussi bien faire le procès de ces artistes qui aujourd'hui sont sponsorisés par de grandes compagnies minières et pétrolières, soupçonnées de travail forcé, de culturicides ou de pollutions majeures…
De Lebroutteux
retraité | 16H49 | 06/08/2008 |
Ils sont impayables ces Parisiens ! Il y avait un petit musée Bouchard qui existait depuis des dizaines d'années à Pris, en plein coeur du XVIème et qui avait reçu le label msuée de France sous… Jack Lang. Quand les oeuvres de Bouchard ont été transférées à Roubaix, des media parisiens s'en sont offusqués : comment laisser partir un tel patrimoine en Province ? Et voici qu'aujourd'hui on inflige à cet artiste, mort, la double peine. Ah les beaux donneurs de leçon de tolérance, d'ouverture, de pardon ! Bouchard n'était pas Papon, Bousquet. Il n'a pas eu la francisque… Ca ne vous rappelle rien ?
Allez vite, poursuivez votre oeuvre d'épuration envers tous les artistes qui ont participé au voyage en Allemagne avec Bouchard : Paul Belmondo qui a un musée entier à Boulogne Billancout, Derain qui expose au beau musée de la Chartreuse à Douai, Vlaeminck au Luxembourg. Tiens, courez au cimetièe du Père Lachaise pour faire fermer illico une salle du crématorium qui porte le nom de Landowski, lui aussi était dans le fameux train. Et la liste n'est pas exhaustive…
Ces céramistes ont décidé de ne pas venir exposer à Roubaix, tant pis pour eux, ce beau et courageux musée ne perdra pas un visiteur pour autant…
De jjhb
cosmonaute | 17H36 | 06/08/2008 |
Le conservateur, Bruno Gaudichon, a certainement gagné ses études d'histoire de l'art dans une pochette surprise ou bien…
Qu'on fasse de la place pour les vivants sur cette planète !
Il a collaboré, il s'est enrichi avec le régime nazi, il est mort, bien mort, oublions-le, il y a tellement de sculpteurs vivants qui ne demandent qu'à en vivre…
De dorel
17H48 | 06/08/2008 |
« Voltaire était antisémite »
C'est assez amusant de voir ça partout !
Voltaire n'était pas antisémite parce qu'il n'aimait pas les juifs sans raison, mais critique le Judaïsme (et pas les juif) pour être la mère des religions (chrétienne et musulmane) et surtout critique la politique juive décrite dans le Livre.
Mais bon tout est ecrit dans le dictionnaire philosophique (simple a trouvé, le titre c'est « Juif », et le traité sur la tolérance (parti sur le fanatisme religieux).
Merci d'éviter les amalgames à la BHL sur Voltaire, c'est assez facile de s'arrêter à « cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre » sans jamais lire la suite.