
Venteuse nomination de Besset au Théâtre des treize vents
La nomination de Jean-Marie Besset à la direction du Théâtre des treize vents est bien dans l'air du sarkozisme ambiant où la magouille, les dessous de cartes, le billard à trois bandes , le m'as-tu vu et les relations priment sur la pensée, l'enjeu et la responsabilité. Mais dans son ridicule même, c'est une bonne nouvelle car
elle met en évidence l'essoufflement et même l'inanité d'un système.
Besset est un auteur qui a fait la quasi-totalité de sa carrière sur les scènes parisiennes du théâtre privé, il n'est pas connu pour ses talents de metteurs en scène et n'a jamais dirigé une grosse maison comme le théâtre des Treize vents (argument
que l'on oppose souvent aux prétendants).
Pour succéder à Jean Claude Fall, Georges Frêche qui aime faire la pluie et le beau dans la région voulait Georges Lavaudant, le Ministère de la culture ne voulait pas de l'ancien directeur de l'Odéon, la situation semblait bloquée. A quelle moment dans cette histoire d'ego et d'ergots a-t-on parlé d'art, de projet artistique ? On se le demande. Le site de Cassandre rapporte par le menu le détail hallucinant de la nomination de Besset, à la fois mouche du coche et cheval de Troie.
Cette nomination montre bien que le système des nominations des directeurs de théâtres nationaux, centres dramatiques régionaux et autres officines ne place plus depuis longtemps la balle au centre d'un projet artistique.
Chaque nomination est d'abord le jouet de jeux politiques, au mieux politico-culturels, où l'on joue à la baballe sur le dos des artistes et de projets artistiques responsables et audacieux convoqués pour un simulacre de démocratie alors que les jeux sont souvent pliés. Sans parler, par ailleurs, du ballet de mondanités et de séductions d'artistes de second ordre qui faisant la cour aux décideurs, finissent ici et là par emporter la décision.
Bref il y a quelque chose de pourri au royaume des nominations et Besset en est le symptôme le plus apparent tel le ver qui se tortille à la surface d'un
fruit plus que blet.
Une bonne occasion pour la profession théâtrale qui s'accommode de ce système en perdition depuis trop longtemps, de donner de la voix (et plus si volonté) en réclamant mordicus une refonte du système.
Rêvons d'un monde meilleur où le directeur d'un théâtre national ou d'un CDN serait nommé par une commission où majoritairement siègeraient des artistes et des professionnels. Et non des technocrates, des agents de l'Etat et des élus (pour lesquels la culture est d'abord un enjeu électoral et un souci d'image) comme c'est le cas aujourd'hui.
- 1980 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






















12
(Pour réagir, connectez-vous)
De joachim70
10H00 | 09/11/2009 |
On demande aux directeurs de théâtre de faire du chiffre, chose incompatible avec un service public, incompatible avec l'art en général. Cette nomination n'est que la caricature de ce qui se passe partout: une pression accrue sur tout les théâtres pour être "rentable"! Il fût un temps où l'on disait "Un théâtre national DOIT être déficitaire" (Jean Vilar)...
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 12H59 | 09/11/2009 |
Il faudrait aussi réactualiser la charte des missions de service public d'un CDN, dont la mission n'est pas en principe de glorifier l'oeuvre de son directeur, mais de travailler avec tous les publics de sa région et aussi d'aider les jeuens talents locaux à se produire.
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 12H59 | 09/11/2009 |
(Parenthèse pour l'auteur: il y a de curieux signes cabalistiques - balises du html- restés en haut du papier ;-)
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 12H59 | 09/11/2009 |
(Parenthèse pour l'auteur: il y a de curieux signes cabalistiques - balises du html- restés en haut du papier ;-)
à Valdo Lydeker
De Jean-Pierre Thibaudat
(auteur)
Journaliste | 15H46 | 10/11/2009 |
oui, j'ai vu, plusieurs fois j'ai essayé de supprimer ces étranges signes. En vain. L'anomalie a été signalée aux manitous de la technique de rue89.
à Valdo Lydeker
De Jean-Pierre Thibaudat
(auteur)
Journaliste | 15H46 | 10/11/2009 |
oui, j'ai vu, plusieurs fois j'ai essayé de supprimer ces étranges signes. En vain. L'anomalie a été signalée aux manitous de la technique de rue89.
De Gwendoline
Maman | 19H54 | 09/11/2009 |
Hé bien, c'est l'apogée de revanche des médiocres…
Ces techniques de destruction du bien commun, qui sont toujours les mêmes, on les reconnaît bien : placer des incompétents qui ne pensent qu'à leur carrière à la tête de structures qui ont à l'origine pour objet de porter des missions de service public… Quel moyen plus efficace de détruire progressivement le sens de ces structures pour de les faire peu à peu disparaître ? C'est ce qu'ils sont en train de faire avec méthode dans tous les domaines, surtout les plus sensibles : soin, éducation, rechreche, art et culture en particulier.
Il faut d'urgence voir le film de Gilles Perret : Walter, Retour en résistance : http://www.walterretourenresistance.com/ et absolument lire l'ouvrage consacré à l'appel des appels qui inventorie ces méfaits ultralibéraux dans le détail, pour chaque profession : http://www.horschamp.org/spip.php?article3082
De Denys Laboutière
Dramaturge | 05H54 | 10/11/2009 |
Cher Monsieur Thibaudat, il faut d'abord saluer votre vrai courage à oser écrire pareil article. A l'heure où tant se taisent. Mais c'est bien sûr et surtout sur la dimension du tour de passe-passe effréné effectué par les instances politiques d'aujourd'hui que vous avez raison de fonder le sens de votre article. Elles semblent n'avoir plus rien à prouver de leurs manies et manigances oligarchiques, en tous domaines, pour substituer à l'habitude du système de nominations qui prévalait jusqu'à présent, la brutale décision d'élire ceux qu'on n'attendait pas (une pièce de Besset, au demeurant pas du tout mauvaise, s'intitule "Ce qui arrive et ce qu'on attend", et pointe assez gaillardement ces remuements de machines frelatées dans les antichambres ministérielles: celles-là même qui se produisent encore et toujours dans ces "simulacres de démocratie" comme vous les évoquez si bien).
Pour autant, ostraciser des écrivains en doutant de leur bien-fondé à peut-être savoir diriger une structure artistique telle qu'un CDN, au seul prétexte qu'ils auraient mené leur route dans la seule sphère du privé (on oublie cependant que Jacques Lassalle avait créé, en 1989, au TnS, "Villa Luco" d'après des entretiens imaginaires entre Pétain et De Gaulle, ce qui tend à prouver, en sus de l'oeuvre ci-dessus déjà mentionnée, que l'auteur-Besset est décidément et aussi un dramaturge qui s'intéresse à la politique) me semble une attitude risquée. Un auteur, un artiste, n'a pas toujours le don supplémentaire, en plus de savoir écrire, de "se vendre". Et ce n'est pas parce que des auteurs ne sont pas joués sur les scènes publiques ou privées, que leurs pièces déméritent. Il y a des tas d'exemples. Il n’est d’ailleurs pas certain qu’un tel procès ne pourrait s’adresser à d’autres qui dirigent eux aussi des théâtres semi ou entièrement publics et n’hésitent pas à faire cohabiter dans leurs murs des dramaturges plus qu’unanimement respectables avec des vedettes du one-man-show, du café théâtre ou du solo complaisant et largement médiatisé. Ceux-là, on les ménage. Pourquoi?
Congédiés de plus en plus souvent des plateaux de théâtre, voire des coulisses, des comités de lecture qui deviennent aussi des oukazes, les auteurs, chassés par la porte, ont tout à gagner de vouloir passer par la chatière pour faire connaître leurs textes. Qu'ils fassent bien évidemment ensuite la preuve qu'ils sont, aussi, capables de diriger hautement une structure dramatique comme un CDN: au-delà de leurs seuls intérêts à mettre en avant leurs seules oeuvres. On a aussi vu des metteurs en scène se servir d’une part de leurs subventions publiques pour aller rafraîchir, dans des théâtres privés, leurs mises en scène plus ou moins réchauffées. Et ne pas forcément remplir leurs missions.
Il peut y avoir, nonobstant, des auteurs, des metteurs en scène joués dans les théâtres publics mais aux pièces incertaines, mal abouties, voire médiocres. Il peut aussi y avoir de bons auteurs joués sur les scènes du privé. Si l’étanchéité entre ces deux parois était si légitime (au nom de quoi ?), devrait-on dès lors, selon la même logique, s'offusquer que les théâtres privés (re) créent aussi les pièces de Duras (L'amante anglaise avec L. Mikael), celles de J. Fosse (Hiver, avec N.Baye), si ces oeuvres peuvent ainsi toucher un public plus large et pas forcément usagers des CDN de l'agglomération parisienne? certainement pas. Et l'histoire théâtrale n’a certainement pas envie de nous faire oublier que les Ionesco et consorts, au lendemain de la guerre, étaient en majorité joués par des établissements majoritairement privés. Puis, fort heureusement, considérés par les Barrault et compagnies... Sans doute parce qu’ils venaient rompre avec l’esthétique dominante des Claudel, des Brecht. La voie d'un écrivain ne passe a priori pas par les cases du carriérisme (on trouvera toujours des exceptions). Celle des directeurs de théâtre, bien davantage. Parce que les uns rêvent et recomposent le monde à leur manière. Que les autres n’ont plus le temps dévolu à les suivre et sont obligés, en entrepreneurs qu'ils sont devenus, d'user de davantage de prosaïsme. Il n’y a qu’à se souvenir aussi comment un fameux auteur français (aujourd’hui directeur de l’Odéon) proposa, par exemple, au nom des indignes opinions politiques d’un de ses confrères autrichiens qu’il réprouvait (Peter Handke) qu’une censure opère sur tout le territoire français et qu’on interdise la représentation de ses pièces jusqu’à la mort d'icelui. Toutes ces querelles emblématiques ressemblent à des vieilles bagarres hors d’âge qui s'éternisent et freinent sans doute, pour les spectateurs, l'accès à des partitions, des créations qui n'ont pas à rester la chasse gardée des seuls théâtres labellisés "théâtre d'état" (ou de région). L'art, la création, ne sont pas des domaines où l'on doit instaurer de l'ordre, des sens interdits, mais bel et bien du désordre. Il en ressort toujours davantage d'instruction, de réflexion.
Cette situation et cet événement nouveau (la nomination de M. Besset au Théâtre des 13 vents) démontre assez bien à quel point les "chapelles", les citadelles publiques jalousement gardées par ceux qui fonctionnent aussi beaucoup en circuit fermé (échangeant, par exemple, assez systématiquement leurs productions, d'un théâtre l'autre, d'une saison l'autre ) semblent ébranlées de plus en plus par un système qu'elles ont fini par rendre autiste. L'art dramatique -qui est sans doute celui où le rapport à l'Autre devrait être quand même le plus noblement probant, que ce soit par la dramaturgie des textes mis en scène mais aussi par les missions de service public que ces établissements sont présupposés développer et réinventer, par son attention portée aux autres créateurs (jeunes ou moins jeunes) et pas seulement par des confréries de copinages tous azimuts, devrait surtout ne pas se retrouver KO debout, à force de cliver les esthétiques, les stylistiques. Sinon, c'est la mort quasi programmée de la légitimité même de l’art dramatique qui risque de s'accélérer. Laquelle, on l’a su, lors d’une célèbre et récente édition du Festival d’Avignon fut déclarée ringardisée, parce que l’émergence de nouvelles formes esthétiques spectaculaires mettait dans le fossé ces vieilles guimbardes que sont soi disant devenus les textes de théâtre.
A ceux qui auraient un avis trop tranché à défaut d'être instruit, un a priori défaitiste ou des doutes trop prégnants sur les "qualités de réflexion" de l'homme de théâtre J.-M. Besset, je leur conseille d'aller écouter ce qu'il déclarait sur le site suivant:
http://www.2007culture.org/video/besset.php
Ne serait-ce que pour se faire une "idée" de ses considérations sur les rapports culture/éducation, sur les connaissances de moins en moins certaines que nos dirigeants sont capables de témoigner par rapport à l'art, à la pensée, etc.
Mais, Monsieur Thibaudat, vous avez bien raison: à l'instar d'un Michel Schneider et son livre "La comédie de la culture" ou d'un Jean Caune qui, en 1992, prophétisait déjà "La culture en action/ De Vilar à Lang: le sens perdu", éditée chez P.U.G., cela va faire 20 ans qu'une refonte du système mériterait d'être sérieusement envisagée. Que les acteurs/auteurs/directeurs (toutes sensibilités confondues, ou loin s'en faut) qui veulent changer profondément ces systèmes d'allégeances excessives à l'endroit des seuls pouvoirs politiques, commencent par ne plus seulement viser l'occupation des forteresses adverses, ou laissées pour compte, mais abaissent un tant soit peu leurs propres ponts-levis.
Au risque, sinon, de ne plus seulement s'apparenter aux "militant(s) chargé(s) de faire le(s) garçon(s) de course entre l'art et les citoyens" (selon votre propre formule très inspirée et consignée dans le journal Libération, en 1983), mais de devenir des serfs, mal assis sur leurs trônes de carton, et chargés de scier leur propre branche, à seule fin de ranimer des feux peut-être hélas depuis déjà longtemps éteints.
à Denys Laboutière
De Jean-Pierre Thibaudat
(auteur)
Journaliste | 16H16 | 10/11/2009 |
Loin de moi la volonté d'"ostracicer" les auteurs. Ce n'est pas pour rien que j'ai écrit un livre sur Lagarce et raconté comment cet auteur avait sa vie durant été laissé à la porte des CDN auprès desquels il avait postulé. Ce n'est pas pour rien que j'ai écrit des tas d'articles (et vous devez les avoir lu puisque vous semblez un lecteur de longue date) sur des auteurs comme Novarina ou le regretté Gabily, auteurs qui, à mes yeux et pas seulement aux miens, portent une oeuvre dont la valeur est sans commune mesure avec celle de l'inattendu nouveau directeur desTreize vents. Vous me faites un (mauvais) procès, qui n'a pas lieu d'être. Et d'ailleurs le début de votre post pointe clairement l'enjeu de mon propos qui est de critiquer, à travers un exemple criant, le mode de fonctionnement des nominations. En la matière, la façon dont s'est faite cette nomination au théâtre des Treize vents est proprement abracadabrantesque.
à Jean-Pierre Thibaudat
De Denys Laboutière
Dramaturge | 18H56 | 10/11/2009 |
Si vous me prêtez l'intention de vous faire un "procès" (diable!) alors c'est que vous m'avez lu hâtivement, ce que je regrette, sans doute parce que mon post était bien trop long. Ma remarque sur la prudence qu'il serait bon d'avoir à ne pas écarter les auteurs quels qu'ils soient des pouvoirs de direction d'un lieu (quel qu'il soit aussi) pointait surtout le fallacieux prétexte qu'ayant hanté les scènes du privé, ils ne méritent que discrédit avant même qu'on ne connaisse leur projet artistique, ni qu'on puisse évaluer ce que seront leurs actions et orientations. En dehors du fait que cette nomination semble pourrir un peu plus en effet la validité d'un système plus probe que cette pirouette inattendue, en désignant de façon improbable et déloyale un candidat de "dernière minute" , par rapport à ceux qui croyaient certainement en leur chance de concourir. Cette remarque, en outre, ne s'adressait pas qu'à vous, mais également aux commentaires déposés à la suite de l'article de la revue Cassandre, auquel vous renvoyez (et que j'ai lu chronologiquement au milieu de la lecture de votre propre article). Vous rappelez qu'un écrivain comme Lagarce fut écarté trop souvent et injustement des lieux officiels et étatiques. Pourquoi recommencer une telle erreur en encourageant ce tri du bon grain de l'ivraie? Pourquoi comparer entre eux des dramaturges aussi dissemblables que Novarina et Besset, puisque leurs stylistiques sont aux antipodes l'une de l' autre? Et, selon la même logique en ce cas, pourquoi ne pas juger aussi sévèrement les théâtres qui mettent plus volontiers à l'affiche de leurs programmes la re-création des pièces de Feydeau plutôt que celles de Maeterlinck? (je choisis à dessein ces 2 exemples, puisqu'ils étaient contemporains l'un de l'autre). Peut-on vraiment savoir comment, dans un siècle, les hommes de théâtre "liront" eux aussi des pièces qui témoignent de la condition bourgeoise d'aujourd'hui, à l'instar de la manière dont précisément Lagarce, en ne répugnant pas de monter Labiche,(et visiblement avec sérieux et talent) le fit pour mettre l'accent sur les ressorts comiques de la dichotomie entre condition du provincial et condition du parisien? Or, justement, nos théâtres publics aussi bien que privés varient leurs programmations et témoignent de leur goût à puiser dans des répertoires fort contrastés, jusqu'à rendre de plus en plus incertaine l'éthique de leur foi en un vrai théâtre artistique? Le débat est un peu décalé, car comme vous le rappelez, c'est davantage et précisément l'illisibilité du projet artistique de certaines "maisons" théâtrales qu'il y a lieu de regretter. C'est en tout cas, avec votre permission, ce que je préfère surtout retenir de votre article dont son principal mérite est d'inciter à la réflexion, à l'analyse et au débat, pourvu qu'une certaine objectivité soit le plus possible garante de leur validité.
De lesautres
1203 | 12H40 | 10/11/2009 |
A monsieur Thibaudat et Laboutiere . Ici peut être, à Montpellier, le problème n’est pas que le monsieur soit un auteur, ni le mode de nomination. Ici à Montpellier c’est juste que rien ne se passe comme ailleurs, le nom de ce monsieur est apparu d’un coup après des mois de tergiversation entre l’état et la région après un changement de ministre et surtout sans aucun projet. Nous avons vue défilé durant la saison précédente tout les candidat excepté ce monsieur.
Ici Montpellier c’est juste un monde a part, il y a des gens qui tienne le pouvoir et qui ne le lâcherons pas. Ici a Montpellier les directeurs d’opéra nationaux nomment eux même leur successeurs … Alors …
Ici nous nous doutons que cela a été du donnant donnant .
Ici c’est l’artiste, l’artistique que l’on sacrifie.
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 13H14 | 10/11/2009 |
Le lien cité par Denys laboutière( http://www.2007culture.org/video/besset.php) est en effet édifiant: il montre l'attitude totalement réactionnaire et inculte de l'histoire du théâtre de Besset, qui nous sert tous les lieux communs du privé sur la culture!
Il ne s'agit pas de dire qu'un auteur ne peut diriger un théâtre. Mais le petit lobby inintéressant et conservateur des EAT, qui ne voit dans le théâtre que le texte, nous fait régresser de trente ans au moins! On dirait le personnage de l'auteur dans "les enfants du paradis"... Un théâtre qui n'a plus aucun intérêt, sauf à séduire quelques rombières du 16ème.