
Audit des ministres : le chiffre, toujours le chiffre
Nous apprenons par le journal Le Monde que le Premier ministre a confié à un cabinet privé la notation de ses ministres et l'évaluation de leurs résultats. Cette initiative est tout aussi grotesque que dangereuse.
Grotesque parce que l'on voit encore une fois poindre la seule intention pour le gouvernenement de réaliser un coup de communication en faisant miroiter aux Français l'image d'un gouvernement actif, seulement mobilisé sur les résultats. Tout le monde sait qu'il n'en est rien. Dangereuse parce que la politique n'est pas affaire de chiffres, de quotas et de rendement. Elle est une réponse qualitative aux aspirations, aux besoins, aux espoirs et inquiétudes des Français.
La politique est une aventure humaine. Ainsi, je trouve intolérable que le ministre de l'Identité nationale soit bien noté parce qu'il aura renvoyé assez d'immigrés clandestins. Tout aussi ridicule est d'évaluer la ministre de la Culture sur la fréquentation des musées, alors que la politique culturelle doit avant tout favoriser la création. Le ministre de l'Education n'ira pas au piquet si les enseignants ont fait assez d'heures supplémentaires ! Rien, là-dessus, sur l'aspiration de ces mêmes enseignants à avoir les moyens de réaliser leur mission de services public.
Sous couvert de création, Nicolas Sarkozy et François Fillon transforment Matignon en un cabinet d'audit. Le chiffre donc, toujours le chiffre ! Quelqu'un peut-il dire a Nicolas Sarkozy qu'on ne gère pas la France comme une entreprise de boulons ? Quelqu'un peut il lui envoyer le DVD des » Temps modernes » de Charlie Chaplin ?
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De marie 75
18H08 | 03/01/2008 |
hortefeux sera noté au nombre d'expulsions (cf bfmtv 18h) …
La démence continue !
à marie 75
De george.B
21H52 | 03/01/2008 |
Et LAPORTE va-t-il etre évalué selon les gains réalisés par les casinos dont il posseède 33% des parts
à marie 75
De nipivime
;- | 00H04 | 04/01/2008 |
Une remarque, déjà postée en réponse à l'article de Rue89 sur le sujet, mais cette nouvelle fait tellement mal que, tant pis, je re-poste tel quel.
Un grand classique de l'évaluation est l'équivoque du sens des indicateurs. Prenons exemple d'un ministre noté en fonction, par exemple, du nombre de gens qu'il a fait renvoyer en avion, aux frais du contribuable, dans leur pays d'origine qu'ils fuyaient parce que menacés physiquement ou économiquement (bien sûr, j'invente, ca n'est pas possible en démocratie, c'est juste pour inventer un exemple). Il est bien noté au nombre, et pas aux conditions de ces renvois, ou à leur efficacité (si cela pouvait se mesurer). Au nombre. Disons 25 000 au hasard (à plusieurs dizaines de milliers d'euros pièce… mais ceci est une autre question). Comment est il noté ? Ce n'est pas de l'humour mal placé, mais bien un réelle question : au delà du choix moral qui sous tend cette politique d'expulsion, j'avoue ne pas comprendre comment elle peut être jugée sur ce nombre.
S'il renvoie PLUS de personnes que prévu, est ce « bien » (services d'exclusion efficaces) ou « mal » (trop de personnes à renvoyer, donc pas assez de personnes intégrées). S'il en renvoie MOINS que prévu, est-ce « mauvais » (son administration ne sait pas trouver ces personnes, elle fonctionne mal) ou est-ce « bon » (finalement, il n'y avait pas tant que cela de personnes à renvoyer, donc son administration, chargée de l'intégration, fonctionne bien) ?
Faisons confiance au cabinet de conseil choisi pour négliger ce genre de « points de détail »…
N : )
à nipivime
De king selewa
10H44 | 04/01/2008 |
c'est vrai on l'a déjà dit ! tout est débile la-dedans, c'est encore une diversion ! une staraquisation du pouvoir ! le président se monégasquise….c'est normal au vu de l'évolution des symptomes ! !
www.myspace.com/kingselewa
De aumusee
en direct de l'élysée Montmartre | 18H16 | 03/01/2008 |
Je vous propose de vous cotiser, avec moi. Nous allons nous offrir les services d'un cabinet d'audit. Pour évaluer l'action du bouffon de l'élysée. Y a-t-il preneur ?
à aumusee
De longovicien
18H23 | 03/01/2008 |
Moi et tout de suite si tu veux ! ! !
ça ne sera pas difficile de juger le clown qui nous gouverne ! ! !
à aumusee
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 22H00 | 03/01/2008 |
Suis Preneur, ancien Con -Sultan .
J'ai déjà plusieurs fois lancé l'idée de créer un site sur la toile, qui noterai TOUTES les présences des députés et des sénateurs et des loi qu'ils votent !
Par un simple clic l'électeur pourrait savoir ce qu'a fait (ou pas) « son » député ou sénateur ?
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 18H16 | 03/01/2008 |
Eh ben, quand on croit qu'il les a déjà toutes faites, il nous en sort encore de nouvelles… S'il n'est pas foutu de juger par lui même les effets de sa politique et le travail de ses collaborateurs qui pourtant n'ouvrent pas la bouche avant d'avoir sa bénédiction, nous sommes dans de beaux draps !
à Di
De Alabama
10H36 | 04/01/2008 |
Vous avez raison, et en plus, nous nous sentons réduits au rôle de spectateurs avec cette histoire de notation, comme si, les élus de la République ne pouvaient pas, au sein du parlement, être de bons « baromètres » de ce que nous vivons et ressentons depuis les circonscriptions.
De Fanch_B
18H17 | 03/01/2008 |
Grotesque assurément. Débile même. A l'intention de qui ce gadget ; aux accros de télébouygues ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H25 | 03/01/2008 |
Hé bien mais oui , ce que vous ecrivez est une petite partie des differences entre la droite moderne et la gauche ..heu ..de maintenant ..peut etre , si elle etait au pouvoir .
Juste une petite remarque sur la fin , les Temps modernes « de Chaplin , c'etaient le temps du fordisme ou les ouvrier avaient quelques consolations , comme le fait que le patron voulait que les salariés aient les moyens d'acheter les produits qu » ils fabriquaient .
Ce n'est plus du tout la meme problematique : It's a free world !
De Ulrich
18H26 | 03/01/2008 |
On continue, en la poussant à son extrême logique, la confusion des genres entre entreprise et gouvernement. Au lieu d'être à la botte du citoyen (ce n'est ni plus, ni moins, sa vocation), l'Etat est devenu une machinerie productive qui se nourrit du consumérisme. Cela fait dix ans que c'est rentré dans les moeurs : un service public doit faire du chiffre (c'est-à-dire, du commerce, qui pompe notre pouvoir d'achat avec l'avantage des monopoles d'Etat). La SNCF accourt avec ses nouveaux tarifs, la Poste force les consommateurs à utiliser les Colissimo, France Telecom vous harcèle avec ses packages… maintenant, les ministres n'ont plus qu'à faire comme les cadres sup : apprendre comment duper les audits, au besoin aux dépens de la productivité de la boîte et dans tous les cas, aux dépens du consommateur et du citoyen.
De Tintinac
18H37 | 03/01/2008 |
Encore du gaspillage financier, ce n'est vraiment pas la peine de payer un cabinet audit pour noter les résultats. Je peux le faire gratuitement comme bon nombre de citoyens.
N'ayant rien vu de concret, je mettrais une note proche de zéro.
Au fait, qui devait augmenter notre pouvoir d'achat ? Aidez moi pour que je le note.
Peut-être le même qui veut diminuer la dette en augmentant les dépenses.
De bolomig
18H48 | 03/01/2008 |
J'espère que le chef de classe et la majorité des élèves-(s)ministres ne vont pas être obligés de redoubler ! ! !
De compte supprimé14
18H51 | 03/01/2008 |
Coïncidence, à défaut des « Temps Modernes », j'ai regardé hier soir « Le Dictateur ». Curieuses résonnances. Hyperactivité, ego démesuré, communautarisme opportuniste, la rencontre entre le dictateur et Benzino Napolini… Méfions-nous bien.
De léo solo
18H54 | 03/01/2008 |
Quand « Il » stipule que NOTRE République soit évaluée par une société privée
il est grand temps
oui
grand temps
que le PS (aussi) se réveille…
Ceux qui ne cessent de sonner le tocsin autour de l » AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services)ne sont pas étonnés de ce qui n'est point un acte grotesque car les projets de la droite ont un objectif : privatiser TOUT l'espace public.
Suivant la logique « les affaires sont les affaires » (les politiques doivent être instrumentalisés et mis au pas)
Bon…
les municipales, c'est bientôt.
Est-ce qu'Ubu sera évalué à l'aune de son mépris de la chose publique.
Merdre.
à léo solo
De Audrey64
Attaché territorial | 17H50 | 04/01/2008 |
Tout à fait d'accord.
Pour la petite histoire, cette histoire d'audit avait été annoncée par le Canard Enchaîné au mois d'octobre, dans un petit entrefilet de la rubrique « Minimares », disant que l'Elysée avait embauché un cabinet d'audit privé pour un montant de 100 000 € afin de réaliser une évaluation des politiques publiques.
Ça m'avait fait bondir à l'époque, car j'estime que l'évaluation des politiques publiques est du ressort à la fois des parlementaires (représentants de la Nation) et des énarques, que leur formation conduit à être capable de construire un rapport cohérent sur l'état des politiques publiques (enfin on espère).
C'est donc moins le fait de faire un audit qui est choquant que le fait de le confier à une société privée. LA est le vrai problème.
Et je vous rejoins sur les inquiétudes relatives à l'AGCS.
Sans vouloir cautionner le conspirationnisme, je pense que les diverses sorties de Tom Cruise (c'est comme ça que Chirac et VIllepin appelaient Sarkozy, dixit l'ancien chef de cabinet de Galouzeau) sur la laïcité positive et la politique de civilisation sont annonciatrices d'une volonté déterminée d'oter tout pouvoir à la chose publique (laïcité, régulation économique et sociale, etc).
Elève à Sciences Po Toulouse en 1994, je me rappelle avoir suivi des cours de Droit Public Economique. Je me demande ce que le prof va bien pouvoir enseigner dans quelques années ! Au fait j'ai eu pendant un an un autre prof d'économie qui s'appelait (et s'appelle toujours) Bernard Maris. Il a fait une belle carrière dans la presse depuis. Et distille quelques vérités bien senties sur les réalités économiques comparées aux arguments de nos politiques…
De France_d_en_Bas
Chercheur de Bon Sens | 18H57 | 03/01/2008 |
Qui va évaluer notre président avant la fin du quinquennat ?
Je propose donc un référendum pour savoir si le peuple est content de lui !
Il veut du changement, de la rupture… voila donc une [bonne ? ] suggestion.
Cela dit, je propose aussi que les ministres virés n'aient pas droit à un maintien de leur salaire, (durant 6 mois, à vie… je ne sais la règle)
Et une seconde suggestion.. suggestions gratuites en plus , sans aucune contrepartie : -)
De Leroy Brown
19H09 | 03/01/2008 |
Une évaluation au bout de huit mois mai je croyais qu'il était trop pour juger les effets de la politique du gouvernement ?
C'est plutôt un moyen de faire dans trois mois un remaniement gouvernementale.
Tout ceux qui ouvrent trop leur guelle et conteste la politique de Nabo 1èr, allez dehors.
De fubu
19H44 | 03/01/2008 |
Manager la France comme une entreprise, c'est sans doute très moderne. Donner des objectifs à ses ministres et les révoquer s'ils ne les atteignent pas : quelle bonne idée.
Aller chercher des contrats, relancer la croissance, un défi plus que louable.
Un dirigeant de société a le droit de s'augmenter, ou de passer des vacances en rapport avec son standing. Mais quand un patron échoue, même avec un parachute doré, ses actionnaire peuvent à lui aussi demander des comptes et le virer à tout moment.
Au fait, le président de France Corporated est il révocable ? seulement en 2012.
Ensuite il est membre à vie du conseil de surveillance.
De sinclair
21H04 | 03/01/2008 |
Là le mur du çon est franchi. On aurait pu penser que l'audit était assure par le peuple Français représenté par des gens appelés députes et sénateurs, appuyés par un conseil constitutionnel.
Ben non ! ! ! il faut un cabinet d'audit privé payé une fortune évaluant avec des indicateurs de dépassement du mur du çon.
Au fait c'est qui ce chio.., houps ! cabinet d'audit ?
Est ce une évaluation de l'irresponsabilité ministérielle étant donné qu'a preuve du contraire c'est notre omniprésident qui décide de tout, tout seul ? au vu des critères d'évaluation cités on peut se poser la question du sérieux et du but de la chose.
Peut est ce la recherche d'une raison, d'une excuse pour en virer certains qui déplaisent le moment venu ?
à sinclair
De Alabama
10H41 | 04/01/2008 |
Et si les notes sont mauvaises, on vire le patron, vous savez celui qui parle toujours devant ses ministres, celui qui sait tout sur tout,l'omniprésident, on le vire alors ? Celui qui scrute les sondages en se rasant, il s'est coupé dernièrement, parce que pas terribles les sondages…
De Sempervirens
retraité | 21H20 | 03/01/2008 |
Un sociologue américain des années 1930, Sorokin, avait parlé de « quantophrénie » à propos de l'usage abusif des statistiques et Louis Armand (auteur du
co-rapport Armand-Rueff) avait écrit que « les statis-
tiques, c'est comme les bikinis pour les jolies
filles ; elles montrent beaucoup de choses mais cachent
l'essentiel ». Question : comment sont-elles construites
dans cette évaluation ? Secret d'Etat ? Pauvre Hervé
Morin qui n'a pas épuisé son quota de missiles nucléaires ! Prenons-en le parti d'en rire par ces
temps de mascarade et de comédie du pouvoir, même si
cela exprime encore une fois une maladie quantophrénique que l'on a du mal à soigner…
De D.L.
FONCTIONNAIRE MINIST FINANCES PARIS | 21H26 | 03/01/2008 |
Il fallait s'y attendre, surtout depuis la mise en musique de la LOLF (loi organique relative aux lois de finances) avec les indicateurs de performance « en veux-tu en voilà » attribués aux fonctionnaires… on dit merci qui ? Merci à l'exilé de l'île de Ré qui a commencé à appliquer le concept ! Un peu de mauvaise foi quand même de la part de Filipetti…
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
21H45 | 03/01/2008 |
Madame la député,
Je constate que Sarkozy réussira toujours à vous avoir et à vous faire parler en lançant quelques bombinettes. Vous êtes les marionnettes dont il tire les ficelles sans aucune résistance.
Entre Sarkozy et Royal, nous sommes vraiment mal « barrés » pour être défendus !
Là où nous aurions pu nous attendre à une intervention de votre part sur le chômage, nous ne récoltons qu'une pige sur les dépenses de l'Elysée consacrée à la notation de ses ministres.
Un incapable à l'Elysée, qui se réfugie derrière un cabinet de consultants pour licencier ses sous-fifres, et une ex-candidate qui n'a pas compris qu'il vaut mieux pour elle raccrocher les gants, c'est ce qui nous attend pour 2008 !
Pour l'Epiphanie, je me doute qui va encore tirer la fève, la gauche ! ! !
De chtivelo
21H50 | 03/01/2008 |
Je propose une souscription pour payer un audit pour répondre aux questions suivantes
« Quelles sont les promesses de Sarkozy qui ont été réellement tenues ?
Les objectifs sur l'augmentation du pouvoir d'achat ont ils été atteints (le sien n'étant pas concerné bien sûr) ?
La défense des droits de l “homme …..
Le bouclier fiscal a-t-il relancé la croissance ? ”
etc…..
Dans un dernier sondage 75% des français ne lui font pas confiance sur le pouvoir d'achat qui était une de ses priorités
De chtivelo
21H53 | 03/01/2008 |
Excuses à @aumusée et d'autres pour le doublon
Je n'avais pas lu les commentaires
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 22H02 | 03/01/2008 |
Y a un séisme qui se prépare a Colombey, De Gaulle ne peut plus dormir ! !
De révolté06
les femmes au pouvoir dans le monde... | 23H18 | 03/01/2008 |
un audit, au prix que ça va couter, pourquoi faire, nous dire ce que l'on sait déjà :
Que le pantin et ses marionnettes sont nuls à ch…..
Pauvre Guignol
De nipivime
;- | 23H58 | 03/01/2008 |
« Quelqu'un peut-il dire a Nicolas Sarkozy qu'on ne gère pas la France comme une entreprise de boulons ? “
Bonne idée, tiens. Si seulement on avait des gens qui pensent cela et qui peuvent parler, insitutionnellement, aux ministres… Tiens, par exemple, si on avait des députés d'opposition…