01/05/2010 à 19h20

Le designer des Vélib : « Mais pourquoi détruire tous les abribus ? »

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A 42 ans, Patrick Jouin peut sourire d’être le designer contemporain qui habite Paris plus qu’aucun autre. Ses fauteuils et ustensiles de cuisine et de table se sont, entre autres lieux de prestige, immiscés dans la Tour Eiffel, au Plaza Athénée et ses objets sont diffusés dans les boutiques à la mode, à des prix de toute gamme.

Son esprit a donné vie aux bornes Vélib, aux plans et sanisettes implantés en de nombreux points de la capitale. (Voir la vidéo)

Formes arrondies, couleurs ou valeurs sobres, ses créations ont souvent aussi le point commun de sembler avoir été réalisées en une seule pièce.

Patrick Jouin travaille sur la fonctionnalité et l’aspect des objets comme la plupart des designers, mais sa spécificité pourrait être d’innover à l’endroit d’une économie du design en inaugurant des techniques de production minimisant les interventions multiples sur une chaîne de fabrication.

Douces du point de vue formel et rigoureuses dans leur conception technologique, les créations de Patrick Jouin marqueront très certainement une étape de l’histoire du design.

Le Centre Pompidou, qui était déjà collectionneur de ses œuvres depuis un certain temps, lui rend maintenant un vibrant hommage en lui consacrant un espace d’exposition et un catalogue.

Patrick Jouin, « La Substance du design » - Jusqu’au 24 mai 2010 au Centre Pompidou, place Georges Pompidou, 75004 Paris - Du mercredi au lundi de 11 heures à 21 heures, fermé le mardi - Tarifs : de 9 à 12 €

Catalogue de l’exposition Patrick Jouin, éditions du Centre Pompidou, 240 pages, 300 illustrations, 39,90 €

Publié initialement sur
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  • La mouche du coche-
    • Posté à 20h23 le 01/05/2010
    • Internaute 45466
      diptère

    z
    z
    « couleurs ou valeurs sobres » cela veut dire que ces objets n’ont rien à dire (sobre = pauvre).
    « économie du design » cela veut dire qu’il ne bosse pas.
    z
    z

  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 21h49 le 01/05/2010
    • Internaute 84604
      fumiste

    Les artistes comme Patrick Jouin (il n’est pas le seul) ont réussi à rendre acceptable et à intégrer à la cité les horreurs du mobilier urbain d’il y a quelques 20 ans, abribus, panneaux publicitaires ou d’information, barrières, plots etc...

    Le meilleur, comme le souligne l’article, étant de marier le design à l’industrie et donc à l’économie des coûts, vérifiant par là que ce qui est fonctionnel est beau.

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à alberich
      diptère
      • Posté à 22h29 le 01/05/2010
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      « ce qui est fonctionnel est beau » Le même discours décérébré que l’on entend depuis 30 ans, et qui nous a produit toutes les horreurs depuis 30 ans.
      z
      z

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 00h12 le 02/05/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    « sa spécificité pourrait être d’innover à l’endroit d’une économie du design en inaugurant des techniques de production minimisant les interventions multiples sur une chaîne de fabrication. »

    Euh.. c’est ça le boulot d’un designer.

    Quand une entreprise dépense une prestation de design, ce n’est pas seulement pour faire joli. C’est pour donner un aspect couteux à un truc qui vaut peanuts.
    N’oublions pas qu’une entreprise ne fait du bénéfice que sur ses marges...

  • zénon denon 84
    • Posté à 09h39 le 02/05/2010
    • Internaute 30028
      Bonne

    Un merveilleus « touche à tout “
    Tant mieux / pas mal son fagot de branches !

    Je repensais _hier _au café Costes
    et à son créateur ,place des innocents aux Halles !
    disparu .Tout passe .