Un Américain en croisade contre l'écologiquement correct
Un texte accusatoire et dérangeant circule depuis le début de l’été aux Etats-Unis, au sein de la communauté scientifique branchée sur les questions d’environnement. Il est écrit par un éminent professeur du département de géographie de UCLA, Stanley W. Trimble, et s’intitule : » The Double Standard of Environmental Science » . Le Pr Trimble raconte par le menu le sort qui attend le malheureux chercheur décidant de publier, dans la presse scientifique traditionnelle (Nature, Science, mais aussi d’autres publications académiques ultra spécialisées dans différents domaines), des résultats de travaux écologiquement incorrects. C’est-à-dire qui ne vont pas dans le sens d’un pessimisme absolu quant à la dégradation de la planète, pessimisme, selon Trimble, devenu la norme idéologique hors laquelle un chercheur est vu comme hérétique. Au nom de l’ultralibéralisme On pourrait dire que la démarche de Trimble s’apparente à celle de Claude Allègre, lui aussi voué aux gémonies à cause de ses positions » réacs » sur un sujet qui fait désormais consensus au moins en Europe : le changement climatique. Mais dans cet article, Trimble s’attaque moins au fond des choses qu’à la manière dont sont traités par leurs pairs des scientifiques qui, pourtant, respectent scrupuleusement les traditionnelles procédures de la recherche académique. Certes, l’article de Trimble est publié par le Cato Institut, creuset de la pensée libertarienne, un courant très américain prônant l’ultralibéralisme total au nom de la protection des libertés individuelles, de la propriété privée, et d’une efficacité accrue dans tous les domaines. Une sorte d’anarchisme de droite assez tordu. Même si le libertarisme n’a pas trop bonne presse auprès des universitaires, l’article de Trimble a touché une corde sensible chez eux, et ces derniers le font circuler avec ce commentaire laconique : « T’as lu ça ? " Son texte, annonce Trimble, " entend décrire la sensiblerie, l’exagération, et même la méchanceté idéologique – autant de qualités qui pour moi définissent l’extrémisme- qui ont envahi le champ des sciences de l’environnement » . Il donne plein d’exemples : articles refusés pendant des mois par des revues parce que certains lecteurs du » panel » (des pairs universitaires qui jugent de la valeur d’un papier soumis) considèrent que les résultats énoncés » ne peuvent pas être vrais » ; acharnement médiatique de grands pontes du sujet pour démolir les travaux de confrères dont ils n’aiment pas les conclusions ; pressions auprès d’une maison d’édition scientifique pour faire virer le responsable de la publication d’un livre iconoclaste, etc. Double standard dans l’évaluation Partant de son propre cas -un papier démontrant que l’érosion dans le Midwest était moindre que lors de la grande sécheresse des années 20 et 30, refusé en ces termes : » Cette étude ne peut pas être juste » -, Trimble s’étend longuement sur un autre exemple : l’ouvrage du statisticien danois Bjorn Lomborg, » L’Ecologiste sceptique » , qui a déclenché à partir de 2001 dans le monde académique des réactions d’une violence inouïe, allant bien au delà de la simple controverse scientifique. (Je pense pour ma part que la polémique valait en effet d’être passionnée, mais que les arguments employés ont souvent été d’un niveau lamentable.) Autre exemple de dézingage intégral, injustifié selon Trimble car fondé sur des arguments idéologiques et non objectifs : le sort réservé aux travaux de l’économiste américain Julian Simon, balayés de manière lapidaire car étiquetés ultra-libéraux. Ce court extrait (que j’ai traduit de mon mieux) du très long article de Trimble explique assez bien pourquoi ce texte interpelle les chercheurs, d’ordinaire si fiers de l’objectivité de leurs procédures d’évaluation interne : « C’est cette absence d’autocritique et d’introspection par les disciplines, couplées avec un environnementalisme extrême, qui m’interpelle le plus ; il y a indéniablement un double standard (dans l’évaluation des travaux). " Il y a pire encore : la quasi religiosité interne au mouvement écolo, qui tend à identifier illico et à attaquer vicieusement les hérétiques et les infidèles, mais qui redoute l’auto examen et l’autocritique. " Ces gens, qui condamnent à juste titre la pression des fondamentalistes religieux sur la science, se comportent exactement de la même manière que ces derniers. N’importe quel autre champ scientifique doté d’une histoire si riche en positions extrémistes, attaques personnelles, fausses prédictions récurrentes, avec si peu de corrections apportées, se verrait accorder bien peu de crédit par la communauté scientifique. » Mais l’environnementalisme extrême s’engouffre là-dedans, portant haut les couleurs de la science, transformant l’environnementalisme en un jeu de morale » . J’ai rapidement interrogé quelques une des cibles implicites de Trimble, des chercheurs dotés de fortes convictions écologistes, persuadés de la réalité des menaces pesant sur la qualité de l’environnement. Aucun ne prétend qu’il a tord de dénoncer les ayatollahs de la pensée verte, mais eux considèrent qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil, qu’en effet la science marche selon le principe du » Group Think » (la pensée dominante). En ce moment, il y a plus ou moins un consensus autour de l’idée que l’environnement se dégrade, et ceux qui prétendent le contraire sont mal vus. Mais en gros, ils estiment que la méthode d’évaluation scientifique fonctionne plutôt bien, même si les quelques ratés du système, tels que décrits dans l’article, sont utilisés par les lobbys pour justifier leur point de vue. Uma Shankar, une spécialiste de la chimie atmosphérique à North Carolina University, très impliquée dans les mouvements verts, résume très bien le sentiment qui prévaut chez nombre de ses collègues à la lecture du papier de Trimble : » Je connais plusieurs professionnels ayant rencontré les mêmes problèmes que l’auteur de cet article. Notamment une de mes amies et collaboratrice de Bombay : elle avait démontré que c’était les fourneaux des cuisines, et non les émissions de la centrale électrique au fuel, qui étaient à l’origine des énormes quantités de particules noires carbonées émises dans sa région. » Elle a publié son travail dans la revue Science, mais a ensuite subi les foudres de la célèbre institution Indian Ocean Experiment, en 1999. Non, moi, personnellement, ce qui m’irrite, c’est que des groupes politiques conservateurs – comme le lobby des pétroliers, par exemple, disposent d’un pouvoir autrement plus considérable que n’importe quel lobby vert, et qu’ils ont utilisé ce type d’argument de manière très efficace pour s’opposer à toute intervention du gouvernement en faveur de la prévention des changements climatiques » .
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Une réfutation aux arguments de Trimble : le projet CLOUD développé au CERN destiné à valider l’hypothèse d’une corrélation entre rayonnement cosmique et température.
Liens = public.web.cern.ch et bulletin.cern.ch/fre/.
Alors que la « pensée écologique dominante » tient les gaz à effets de serre d’origine anthropique pour responsables du réchauffement climatique global.
Donc pas de conspiration à la sauce Michaël Crichton mais des travaux scientifiques qui valident une théorie et explorent toutes les conjectures.
Y’a un quart d’heure;Ma fille devait avoir un trou dans sa couche d’eau jaune..J’suis resté de glace…
En un tourne main,j’lui ai séché la planète…….
Et hop, »à la claire fontaine » en ritournelle,les bras de Morphée l’ont repris illico……
pardon,mais mon « méat-coule-pas ».
Maintenant,que j’suis bien réveillé,j’vais tester l’effet de sert …..la moi…..
@manju35, ondiniste et ami des enfants, merci d’élever ce débat qui devenait trop savant.
Ondine quoi,ce soir?De la MERDE!
Le terme savant que tu emploies,à propos du débat ,est sans doute,un appel du pied aux singes qui le peuple…
Préservons la planéte,sans elle t’es-rien……
Ondine quoi,ce soir?De la MERDE!
Le terme savant que tu emploies,à propos du débat ,est sans doute,un appel du pied aux singes qui le peuple…
Préservons la planéte,sans elle t’es-rien……
Ils nous auront tout fait :
1/ inventer un paradis après la mort ;
2/ opposer le corps (éphémère et sale) à l’esprit (éternel et pur) ;
3/ arrêter net des nuages radioactifs aux frontières de telle ou telle nation élue ;
4/ nier les découvertes scientifiques sous le credo du créationnisme le plus bigot ;
5/ Justifier la croissance sauvage au nom des intérêts « supérieurs » (sic) de l’économie mondialisée ;
6/ « Pas de conspiration à la sauce Michaël Crichton, mais des travaux scientifiques qui valident une théorie et explorent toutes les conjectures, » hasarde le commentateur de 00h36 à propos de ces nouveaux bien-penseurs posant aux martyrs d’une prétendue pensée écologique défaitiste.
Pendant ce temps-là, des cyclones dévastent des contrées entières de notre planète, des canicules font des milliers de victimes, des incendies ravagent les dieux de l’Olympe, les glaciers polaires fondent comme neiges éternelles au soleil, le taux de pollution sur les villes atteint des sommets inégalés, un tout sauf mystérieux pyralène empoisonne les poissons du Rhône…
Et nous serions victimes d’un simple pessimisme existentiel ? On touche au pathétique.
J’oubliais celle-ci :
« Certes, l’article de Trimble est publié par le Cato Institut, creuset de la pensée libertarienne, un courant très américain prônant l’ultralibéralisme total au nom de la protection des libertés individuelles, de la propriété privée, et d’une efficacité accrue dans tous les domaines. »
Tout est dit.
pardon mais le coup de la source cosmique, j’ai un peu l’impression que c’est pour mieux dormir : je ne dit pas que l’effet n’existe pas mais de là à se dire que du coup c’est pas l’homme ?? sacré raccourci.
De plus, en temps que libertaire et non liberal, il me semble qu’un point doit être fait : nous considérons que la liberté au sens large est une valeur sacré : individuelle ET collective, d’oû le travail d’équilibre et de compromis. Ne défendre que la liberté individuelle est très égoïste à mon sens et surtout très hypocrite.
Je ne pense pas que ces personnes défendent la liberté individuelle d’individu dont l’action va l’encontre de leurs interêts …
Si en plus vous mélangez un peu de religion la dedans (cathoMachin) : on ne parle pour moi plus du tout de liberté : de libéralisme peut-être mais de liberté … non je ne vois pas.
Poussière d’etoile nous sommes venus, poussière d’etoile nous repartirons… Ce n’est ni pathétique, ni quoi que çe soit ! tout le reste n’etant que littérature, mais c’est sûr, un jour ou l’autre nous aurons bien chaud aux fesses…
Tu m’ as l’air d’être un sérieux agnostique, ni convaincu de l’existence de dieu, mais tu n’as pas la preuve qu’il n’existe pas…(et ce n’est pas ce matin que nous aurons la réponse à cette intérrogation…)Par contre, tu n’as pas l’air convaincu des différents changement rapides et brutaux de températures, jours aprés jours, voir d’une semaine à l’autre…
Dans quelle région vis tu ? Serait même sur terre ? je me le demande !
Je partage ton appréciation sur la fiabilité des prévisions à long terme contenu de la fiabilité de celle à court terme; avec un bémol: je pense que des prévisions à long terme sont d’ordre plus général et par le fait plus justes par ce que paradoxalement, elles n’ont pas besoin de la précision de la météo du lendemain au degré prés…
En tous cas l’esprit critique au quel tu fais appel ne se dévoile pas toute de suite dans la cohérence de ton commentaire…surtout, quant on annonce : « de la daube pour les bobos » et sarko : « ce n’est pas de la daube pour les prolos ? »
Oui, il y a du « manufacturing consent » dans l’écologisme et dans son corollaire négatif. Ce sont des considérations non-scientifiques qui viennent polluer le débat, comme toujours.
« polluer le débat »;pertinente cette construction,un vrai missile sémantique….
« IL FAUT TOUJOURS SE MEFIER DES GENS QUI FONT DES PHRASES »;Michel Audiard.
Par contre ,ton coté POMPEUX,j’aime bien,çà désoriente le gouvernail,c’est kermesse dans ma culotte.
On peut la faire péter
la pauv’ petite mère,
on peut s’admirer
en train de le faire
la bouffer, la saigner
sans s’en faire
car c’est pas obligé
qu’on soit dans l’univers!
On peut faire semblant,
jouer les bricolos,
on peut faire du vent,
des bruits de sabots
en ministre élégant
en jupe écolo,
on n’est exempt
d’être des rigolos!
On peut tout aussi
y faire attention
la trouver jolie,
belle come un camiion,
y faire nos petits,
y danser en rond…
c’est pas interdit
d’pas jouer les gros cons.
On peut faire ce qu’on veut
elle s’en contrefout
elle, c’est une orange bleue
qui tourne et c’est tout!
avec ou sans dieux
elle s’en bat la treille
car elle n’a d’yeux
que pour le roi solei!
Et je me demande quand « tout cela » finira
et dans quel sens tourne t-elle exactement?
Et je me demande si « tout cela finira »
et pour qui tourne t-elle vraiemnt?
Comme quoi on peut demontrer beaucoup de choses, je n’ai pas resiste a essayer de detendre l’atmosphere si on peut dire
Une vache fait en moyenne 37 pets par jour, de 2.5 litres vu la taille de l’animal, et c’est du méthane pur qu’elle évacue ainsi. Autant vous dire qu’actuellement, le cheptel bovin français pollue autant en méthane…
que le parc automobile en dioxyde de carbone.
Sachant que rien qu’en Wallonie il y a 1 500 000 bovins si c’est vrai, cela fait froid dans le dos
Si on calcule
37 pets de 2,5 l par jour par vache soit 365*2,5 = 912 l de métane quasi pur par an par vache
Soit 1 500 000 * 912=1 368 750 000 l soit 1 368 750 m/cube
Sachant que la production du cheptel bovin en Françe est de 1862 * 10 6 M3 de gaz soit 1 862 000 000 M3 par an
Extrait de : La production de méthane digestif par les ruminants
site de l’INRA ou il est consultable www.avignon.inra.fr/stcavignon/centre/unites/agroclimatologie/journees_M…
la valeur energetique de ce methane equivaut a 10% de la consommation d’electricite
Solution de protection climatique
1-abattre tous les ruminants
2-recuperer le methane pour utiliser cette energie bio et renouvellable
3-ajouter des produits anti-flatulence dans l’alimentation des ruminants
Ne riez pas chaque solution a ete tres serieusement envisage dans des etudes scientifiques
Comment ? les hommes petent aussi. Oui tous meme les femmes environ 1ltre jour par personne, et nous sommes tres nombreux 6 milliards
Pour compléter: en allemagne, certains fermiers produisent du biogaz à partir de fumier.
http://www.tve.org/ho/doc.cfm?aid=459&lang=French
Evidemment, on ne va pas mettre une tipp sur une telle autoproduction, donc cette alternative énergétique ne pourra pas se développer.
Monsieur , vous êtes un goujat !
Les filles , qui sont toutes des princesses , à part certaines , les moches ,ne pètent pas !
Pas plus qu’elles ne rotent , ou ne se mettent les doigts dans le nez.
Elles ne se grattent pas non plus les gonades , qu’elles n’ont pas , me direz vous ?. Certes , mais si elles en avaient , elles ne boiraient pas de bière au goulot , en se raclant l’entre-jambe.
Voir également un site très pertubant mais comme je suis une grosse nulle et me dépatouille mal avec mon ordi je ne sais pas faire de « lien » mais je sais écrire donc voir :
http://www.zetetique.Ldh.org/rechauffement_climatique.html
A faire hurler les écolos et réfléchir les sceptiques.
Comme si c’était un secret d’état !
Vous auriez pu remarquer qu’aucune conclusion n’a été faite de ma part, et que d’aller sur le site suffit à y trouver le forum. De surcroît j’ai justement précisé que les sceptiques pouvaient y réfléchir (si on veut bien croire qu’un sceptique n’est pas forcement adepte de telle ou telle pensée). Je fais quand même gaffe à ce que j’écris. Merci cependant de votre précision. Mais à chacun de faire tavailler sa cervelle et de pré-maché le boulot ça me fait penser aux profs lorsque j’étais jeune…. nous ne sommes pas ici à l’école.
Quand on parle de changement climatique, on parle d’avenir de l’humanité. L’influence du comportement de l’humanité sur le climat n’est pas niable même s’il est évident que des facteurs cosmiques ont joué un rôle-clé dans le passé (glaciations et réchauffements) en enclenchant des effets auto-amplifiants sur la planète (par le biais du méthane vraisemblablement)
Pour modifier les comportements à courte vue du grand public, surtout ceux des pays « en développement », bien plus nombreux, il faut séduire ou effrayer. Comme on ne voit pas comment faire paraître séduisant une restriction énergétique et une limitation de la prolifération humaine, il faut effrayer, faute de pouvoir terroriser, en grossissant le danger.
Le capitalisme n’est supportable que par la perpétuelle fuite en avant de la « croissance ». Qu’elle s’arrête, il s’écroule. C’est pour défendre le système ultralibéral que certains conteste le réchauffement climatique anthropique.
C’est de l’idéologie, pas de la science et encore moins de la morale.
Voila de l’ecologiquement correct…
Il y a autant d’arguments en faveur de la modification du climat qu’en faveur de sa stabilité actuelle…
Tant que les politiques et les citoyens mélangeront science et idéologie, de tous crins, il y aura des réchauffements climatiques, du créationisme et… Du écologiquement, biologiquement, génétiquement (etc) correct.
Les groupes de pression en science sont aussi omniprésents: les scientifiques doivent justifier leurs enveloppes et leurs raisons d’exister. Lisez des articles en vous renseignant sur les labo d’origine: la collusion d’intérêts est de mise…
Et combien de pets de vaches en Inde ? Vaches sacrées.
Des preuves, des noms, SVP (quelle « seule étude scientifique digne de ce nom » ? Quel « grand Professeur de médecine français » ?
C’est trop facile de se dire que les scientifiques qui ont des positions de ce genre sont « achetés », ou payés d’une manière ou d’une autre, par les lobbies (du nucléaire, du pétrole, des engrais…). C’est parfois vrai, comme dans le cas de l’amiante dans les années 70 et 80. Ou encore vrai, de façon détournée, dans le domaine des biotechs, car il faut bien trouver des financeurs pour les recherches, lesquelles ont des applications commerciales ultra rapides, donc lucratives pour ceux qui détiennent des brevets d’inventeur. Mais la plupart du temps, cette accusation est fausse, notamment en matière de nucléaire (un secteur que je connais très bien pour avoir enquêté dessus resque 20 ans, et aussi être allée deux fois à Tchernobyl). Les toubibs ne touchent (en général) pas de fric pour émettre leurs opinions. Ils sont sincèrement persuadés d’avoir raison. Dans ce monde-là, on ne raisonne pas de la même façon que nous. Tout est basé sur les statistiques, les probabilités, les résultats « prouvés » (c’est à dire pas seulement constatés de visu). L’exemple le plus criant de tous est celui du professeur Pierre Pellerin, qui, au moment de l’accident de Tchernobyl, était chargé d’estimer, pour le compte de l’Etat français, le risque encouru par la France lors du passage du nuage radioactif. C’est à cause de ses dénégations sur la dangerosité du nuage que la France n’a pris aucune mesure. Bon, j’ai bien connu ce bonhomme, j’ai écrit mille fois qu’il avait sciemment dissimulé les informations, il m’a même fait un procès en diffamation qui m’a coûté la peau des fesses (en 1999). Eh bien, je sais que ce professeur CROYAIT ce qu’il disait. Il pensait avoir eu raison, il pensait qu’il n’y avait pas de danger. C’était le genre de scientifique illuminé par une croyance, et tout son travail était orienté pour servir sa foi dans un certain système. Le Pr Trimble, à mon avis, n’est pas du tout payé pour écrire ce qu’il a écrit (hormis peut-être une pige normale, j’en sais rien). Il relate des pratiques qui lui déplaisent, il les analyse à sa manière, où est le problème? Il a le droit d’avoir des convictions, comme vous et moi. Certains publient dans la presse de gauche, d’autres dans la presse de droite. C’est plus facile d’accuser les gens d’être des vendus que d’admettre qu’ils ont sincèrement des opinions que nous trouvons, nous, odieuses ou malhonnêtes.
Le problème n’est pas que les scientifiques soient « achetés » ou non. L’accusation est effectivement un peu facile, souvent dénuée de preuves sérieuses. Et le Pr Trimble a tout a fait le droit de s’exprimer… et de se faire critiquer.
L’attitude des êtres humains est complexe : ils croient VRAIMENT dur comme fer à ce qu’ils disent ! Ils sacrifient même souvent la démonstration à leurs conclusions. Je veux dire que, ayant la croyance, la conviction, par héritage filiale historique ou appartenance sociale, ils cherchent tout ce qui peut leur permettre de la démontrer. Et à nier ce qui lui fait barrage. (Sinon comment imaginer qu’un homme de science puisse aujourd’hui avoir une foi religieuse ?)
Le délicat quand il s’agit de scientifiques ou proclamés tels, c’est qu’ils s’appuient sur leur titre pour discréditer d’avance et avec hauteur toute contestation de leurs affirmations.
Au fait, qu’affirme-t-il notre Trimble, que démontre-t-il ? Tout comme notre joyeux Alègre, il ne réfute en rien les thèses du réchauffement de la planète et des dégradations climatiques, il pointe (à juste titre) les excès des gourous de « l’environnementalisme extrême ». Ce faisant, il ne résout ni n’explique rien des problèmes, mais se contente d’en détourner l’attention.
Ben voilà, vous avez tout compris. C’était pas compliqué, quand même! Un moment, j’ai eu la désagréable impression, en lisant les réactions, d’évoluer sur un site sectaire, au sein des mêmes ayatollahs que dénonce Trimble. Il faut savoir écouter les gens, même quand on n’est pas d’accord. C’est la seule manière de faire avancer le schmilblik.
j’ai lu l’article et aussi celui sur le lien « zététique ». Cela pose question, en effet.
On doit pouvoir en déduire que nous ne sommes pas certains du futur. OK.
Question : quel degré de certitude exige-t-on avant d’agir ?
Est-ce que vous attendez d’être certains d’avoir un accident avant de mettre votre ceinture ? l’exemple est absurde si on veut car ça ne coûte pas grand chose de mettre sa ceinture.
Si on attend d’être sûrs à 100% des dégâts, cela veut dire qu’on attend de les avoir vus au présent, et dans toute leur ampleur.
Admettons que par le plus grand des hasards il n’y ait finalement pas de réchauffement climatique, et qu’on ait quand même pris des mesures importantes. On aurait quand même gagné une économie plus économe (!), des maisons mieux isolées, des déplacements qui ne font pas appel au pétrole… serait-ce vraiment une catastrophe ??
coucou,
l’un des grands problèmes est de donner à l’opinion publique (et donc aux politiques) une bonne conscience à vraiment pas cher…
C’est sous le couvert de lutter contre le « réchauffement climatique » que l’Allemagne s’est mise au charbon… qui pollue beaucoup plus (pas seulement en CO2) que le pétrole… De même que le Danemark… qui n’utilise (presque) pas de centrales a fuel… ils l’importent d’Allemagne, qui l’importe de France…
Vous voulez « Sauver la Planète »? Commencez par demandez l’augmentation des taxes sur tous les dérivés des matières fossiles (du carburant aux plastiques en passant par l’énergie domestique et les solvants), sur tous les métaux lourds (portables, ordinateurs, peintures marines…), etc, ets…
certains scientifiques adorent se lamenter quand leurs collègues leur font des misères.
je ne peux pas juger de la pertinence des arguments de Mr Trimble, mais pour le coup des vilains écolos dominateurs contre lesquels résisteraient vaillamment les pauvres libéraux opprimés, j’ai un peu du mal à gober ce rapport de force présumé
Ce péhnomène existe dans toutes les sciences, qu’elles soient « dures » ou « humaines ». Il y a toujours une pensée dominante, qui empêche parfois la recherche d’avancer.
Qu’un scientifique puisse dire que les résultats d’une étude ne peuvent pas être justes est très grave, puisque c’est par la réfutation ou la démonstration des théories que les sciences progressent.
Mais contrairement à ce que veut démontrer Trimble, nous sommes plus au temps de l’inquisition et un chercheur qui ne suit pas la ligne peut quand même s’exprimer (ne serait-ce que parce qu’universités et instituts de recherche sont en concurrence et tendent à se contredire).
http://photine.blog.lemonde.fr/