
Quand l'Amérique fait la révolution dans ses assiettes
Aliments bio, produits de qualité, retour à la terre : les Américains aisés se découvrent une passion pour la bonne bouffe.

(De Raleigh, Caroline du Nord). Les Américains se nourrissent mal ? Ce serait un défaut incurable dû à leur culture que cet amour des hot-dogs, des choses frites et industrielles, du pain mou sucré ? Attention : cliché en voie de ringardise ! Le bio, le bon, le frais, produits le plus près possibles des consommateurs et pour moins cher qu'on ne le croit, ont fait une entrée fracassante dans la vie des classes moyennes aux Etats-Unis.
Je vis cette révolution de l'intérieur. Arrivée dans ce pays il y a huit ans, je pleurais non seulement mes marchés parisiens, mais aussi les Monoprix et autres Carrefour français. Je ne réclamais rien de très compliqué : des bottes de radis avec les fanes, des salades dont on ne devait pas jeter la moitié, du poulet même pas bio, juste fermier, un poisson frais avec des yeux et une queue, du fromage blanc…
On me disait : « Ah, si tu vivais à New York, ou à Boston, il y a des marchés à l'européenne, là-bas. » Tout de même, je vivais à Houston, Texas, presque cinq millions d'habitants ! Seuls les supermarchés fréquentés par les Mexicains offraient une large variété de fruits et légumes, souvent sans goût car poussés en accéléré et cueillis depuis longtemps.
Quant à la viande, sa qualité ne répondait pas à mes critères. Il fallait, pour trouver mieux, et même très bien, pouvoir se payer les luxueuses épiceries Whole Foods ou Central Market.
Dans les restaurants du cru, les plats étaient médiocres
Autant dire que la découverte du marché municipal de Raleigh, ma nouvelle ville, fit monter d'un cran mon humeur. Toujours rien à voir avec le marché des Lices à Rennes, ou celui des Jacobins au Mans, mais mieux, tellement mieux ! Les villes environnantes avaient aussi leur marché en plein air, dont le plus chic, à Carrboro-Chapel Hill, semble connu au delà des frontières de l'état de Caroline du nord. Enfin, les supermarchés réservaient ici des rayons aux produits locaux. (Cerise sur le gâteau : depuis quelques semaines, on peut souscrire un abonnement à des paniers bios hebdomadaires, livrés gratuitement. Vu de France, cela paraît banal, mais ici…)
Tout cela n'était pas mal, à condition de cuisiner chez moi. Car pour ce qui était des restaurants, au secours ! Comment se faisait-il qu'en dépit d'autant de bons ingrédients, les restaurants du cru (sauf exceptions coûteuses) persistassent à offrir des plats si médiocres ? Poissons bouillis et légumes micro-ondés quand on refusait les versions frites, viandes enveloppées dans du pain ou noyées sous la sauce, desserts écoeurants de sucre…
Je ne sais pas ce qui s'est passé, vraiment ! Tout a basculé brutalement en moins d'un an. Les mauvais restos n'ont pas disparu, mais beaucoup d'autres offrent désormais de bons plats, bien cuisinés, et leurs cartes spécifient souvent : « Ingrédients provenant de fermes locales », voire « poussés ou élevés sans pesticides, hormones ou antibiotiques ».
Des magazines branchés aux revues culinaires, des quotidiens nationaux, intellos ou populaires au mensuel Garden & Gun (soit « Jardin et armes », ça ne s'invente pas), sans oublier la presse audiovisuelle, les sujets sur la bonne bouffe se multiplient.
Sans parler d'internet, bien sûr. Fi de l'angle « santé », de mise ces dernières années à cause de l'épidémie d'obésité dans le pays ! Deux concepts-clé désormais prévalent : « goût », et « préservation de l'environnement ».
Les consommateurs célèbrent le plaisir gustatif, les cuisiniers encensent la qualité des produits bruts, les éleveurs et les cultivateurs font valoir leur proximité et leur engagement citoyen, tous clament leur amour pour « la vraie nourriture ».
« Pour le vin, c'était pareil, au début les Américains n'y connaissaient rien »
On se croirait en France, non ? A une différence près : il ne s'agit pas ici de préserver une tradition de qualité et de goût, mais bien d'en faire naître une, d'initier des novices, de partager un enthousiasme et des convictions, bref, d'éduquer.
« On a déjà connu ça avec le vin », dit Ted Nidias, apiculteur rencontré au Farmer's Market :
« Les Américains n'y connaissaient rien, et maintenant, notre production est d'un très bon niveau, les rayons vin des magasins sont bien achalandés, et la plupart des urbains savent faire la différence entre un Pinot noir et un Chardonnay. Pour la nourriture, ça va venir aussi. »
Je n'ai pas été autrement surprise de voir cette semaine notre hebdo régional, Independant, consacrer un dossier aux acteurs locaux de cette mutation gustativo-agro-culturelle :
« Quand il s'agit de manger local, nous n'avons de souci ni pour l'offre, ni pour la demande. Le problème, c'est qu'il est parfois difficile de connecter les deux. »
La Caroline du Nord n'a jamais renoncé à sa vocation agricole, c'est toujours elle qui fournit les Etats-Unis en porcs et en volailles. Mais il y a des lustres que les petites fermes ont disparu, au profit des usines à viande shootée aux antibios et aux hormones. Ces dernières années, des jeunes se sont installés, mus par la passion de la terre et l'envie de produire de la qualité, même si pas forcément bio.
Problème : pour vendre les poulets, les porcs, les autruches ou les agneaux, ceux-ci doivent avoir été tués et conditionnés dans des abattoirs agréés par l'administration. Ceux qui existent dans l'Etat n'acceptent que des « lots » de milliers d'animaux à la fois, ou bien sont intégrés à des fermes-usines qui ne s'ouvrent pas à la concurrence.
Les petits producteurs doivent donc charger leurs bestiaux sur des pick-up et les conduire dans un autre Etat plus compréhensif, puis revenir chez eux pour les vendre.
Accroissement des coûts, et aberration environnementale ! Le salut est venu d'un entrepreneur pakistanais de la région, qui a eu l'idée de diversifier les services de son abattoir halal et kasher, en l'ouvrant aux petits producteurs de viande rouge, et en créant une chaîne d'abattage de poulets.
Les universités se penchent sur la production de produits biologiques
Autre problème : pour produire de la viande bio, il faut nourrir les bêtes avec des céréales bio. La Caroline du Nord n'en produit pas, elle en a importé pour 8 millions de dollars l'an passé. Aberration identique (qu'on retrouve en France).
Cette fois, la grande université de l'Etat, NCSU, s'en est mêlée, par le biais de son département d'agriculture : aidée financièrement par une ONG vouée à la reconversion des terres à tabac, et par une grosse coopérative laitière nationale bio, NCSU a décidé de former des cultivateurs locaux à la production des céréales biologiques.
Passeurs de savoir, militants associatifs, professionnels quittant leurs grandes fermes pour tenter une autre aventure… on entend parler d'eux par la presse, on les rencontre sur les marchés, mais aussi dans les amphis et les labos des universités. Pas seulement en Caroline du Nord.
Les établissements d'enseignement supérieurs aux Etats-Unis sont de plus en plus nombreux à offrir des cours sur l'agriculture durable, comme l'université de Californie à Santa Cruz, NCSU bien sûr, ou encore des petits « colleges » agricoles du Midwest.
Le « retour à la terre » des jeunes générations peut se révéler très rentable
C'est d'ailleurs une autre tendance lourde, signalée par le New York Times en mars : le nombre important de jeunes gens diplômés, urbains pour la plupart, qui partent travailler la terre une fois leur master, ou même leur doctorat, en poche.
Un « revival » du retour à la terre des années 70 ? Si on veut, en nettement plus professionnel, à en croire le Crossroads Resource Center : « L'augmentation des débouchés commerciaux pour la nourriture bio produite localement donne une bonne chance de viabilité aux petite fermes d'aujourd'hui. »
Un film documentaire tout récent a été consacré à ces nouveaux fermiers : « Greenhorns », de Severine von Tscharner, décortique ce phénomène social émergeant.
Observant -vivant, même avec excitation cette mutation ultra rapide, je ne pouvais m'empêcher de constater qu'elle intervient à un moment charnière aux Etats-Unis. Car c'est bien en 2007, en 2008, que l'Amérique a enfin prêté une oreille attentive aux avertissements sur la réalité de l'effet de serre, aux discours anti-gaspi, pro-recyclage, pro-économies d'eau, d'électricité, d'essence, etc.
Tout se passe comme si la brusque envolée des prix du pétrole, la crise du crédit qui jette hors de leurs maisons des millions de familles de la classe moyenne, le spectre de la récession, tétanisait ceux qui ne sont pas encore en situation précaire, mais qui redoutent vaguement d'être un jour confrontés aussi au malheur.
Les consommateurs réduisent sur la quantité plutôt que sur la qualité
Aiguillonnés par une peur diffuse, une peur de l'avenir, les Américains -ceux qui en ont encore les moyens, surtout intellectuels- se réfugient dans le bon, le bien : la « Green Attitude ». L'aspect le plus sympa de ce que d'aucuns raillent comme un effet de mode, c'est le changement radical d'approche de la chose alimentaire. Cette mutation culturelle sera irréversible.
PS : En bouclant cet article, je tombe sur un article du dernier numéro de Newsweek : le chiffre d'affaire des luxueux magasins bio, comme Whole Foods, est en perte de vitesse, à cause de la hausse spectaculaire des prix de l'alimentation (comme partout dans le monde). Ce constat ne contredit pas ce que j'ai écrit ci-dessus.
D'une part, l'augmentation des prix concerne aussi les aliments industriels classiques, et de nombreux consommateurs, disons… éclairés, décident de réduire plutôt la quantité que sur la qualité. (Quand on voit le gaspillage inouï de nourriture aux Etats-Unis, on sait qu'il y a beaucoup à glaner de ce côté-là.)
C'est aussi une question de priorité : entre 4 dollars pour un gallon d'essence (3,6 litres) et 7 dollars pour un gallon de lait bio, vous choisiriez quoi, vous ? D'autre part, les produits locaux vendus sur les marchés ou par le biais des coops n'augmentent pas dans les mêmes proportions que dans les réseaux commerciaux.
Enfin, pour prévenir les objections qui ne manqueront pas de pleuvoir, je précise que oui, je suis consciente que le dilemme entre bouffe bio et bouffe « industrielle » est un dilemme de nantis. Aux Etats-Unis comme en France. Certains n'ont pas le choix.
J'ai tout de même décidé de poster ce papier, car il me semble intéressant de raconter que les Américains aussi commencent à apprécier les bonnes choses. Et que certains d'entre eux se défoncent pour convaincre leurs compatriotes que le jeu en vaut la chandelle.
- 15874 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque























155
(Pour réagir, connectez-vous)
De Galletas
15H15 | 12/05/2008 |
Hm, en tout cas, cette pizza bio hypertrophiée et pleine de tomates oranges me donne pas spécialement envie de croquer dedans.
Je crois qu'une belle marguerita toute simple est mille fois plus agréable au palais.
Non ?
à Galletas
De Pimpampoum
15H23 | 12/05/2008 |
Je trouve que ça a l'air bon : )
De Pimpampoum
15H25 | 12/05/2008 |
Par contre, une tendance qui m'horrifie au plus haut point, que cela soit en France ou aux Etats Unis (quoique là bas c'est un sport national) : on mange maths, selon le taux de graisse/sel/etc, et non plaisir.
Réduire la nourriture à ça, je trouve ça triste…
à Pimpampoum
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H30 | 12/05/2008 |
La diététique renvoie directement à la bonne cuisine, je vous le rappelle. Qui réduit l'alimentation aux interdits ? Aux Etats-Unis, en tout cas, ce n'est pas vrai.
Mais bouffer des marshmallows, des cookies super-sucrés, des hot dogs industriels hyper-salés, des chips à tout bout de champ, ça rend obèse et/ou diabétique, et donc ça tue prématurément.
à Jaycib
De manju35
17H50 | 12/05/2008 |
L'anorexie est également une maladie mortelle.
à Jaycib
De Pimpampoum
18H26 | 12/05/2008 |
Il y a une différence entre diététique et manie des vitamines au µg près ; )
à Jaycib
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 22H58 | 12/05/2008 |
Et puis ça complique les relations sexuelles du couple américain : le type doit faire pisser sa baleine de 140 kg pour trouver le trou.
à Comptesuple18octàlademandeduriverain
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 10H57 | 13/05/2008 |
J » ai hésité à la mettre …
à Comptesuple18octàlademandeduriverain
De unagi
Fatalitas | 13H50 | 13/05/2008 |
en plein cœur.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H17 | 12/05/2008 |
Tout ça est très intéressant, mais ce n'est pas aussi nouveau que vous le croyez.
Dans les années 80 à New York, les maraîchers d'origine coréenne (ils cultivaient de l'autre côté de l'Hudson, dans le New Jersey), principalement, se sont mis à commercialiser, entre autres choses succulentes, des salades autres que l'infâme Iceberg, dont le seul avantage ést de pouvoir être débitée comme du chou : en tranches… Les étals des Coréens ont été dévalisés, et des gens « de souche » s'y sont mis, parce que ça rapportait. On ne peut également pas négliger l'apport des cuisiniers français et orientaux de l'époque, qui ont exigé des cultivateurs qu'ils changent leurs pratiques comme leurs produits d'élection.
Quant au vin, ça fait belle lurette que les meilleurs vins de Californie ont détrôné les français. Au grand dam des Bordelais, qui s'étaient crus en pays conquis, et qui pratiquaient des prix de moins en moins abordables. Entre nous soit dit : distinguer un Pinot noir d'un Chardonnay, c'est vraiment l'enfance de l'art !
Le problème majeur, c'est le prix et l'impact des pratiques bio et connexes dans les couches populaires (des produits bio dans les ghettos noirs et hispaniques ? Vous en avez vus, récemment ? ) et dans l'Amérique profonde.
Dans les villes universitaires, en revanche, où la clientèle n'est pas nécessairement aisée mais est en revanche informée, il n'est pas étonnant qu'on se soit rebellé contre la malbouffe conventionnelle. A ce point de vue, Chapel Hill n'est pas typique des USA -- c'est le site de l'Univ. de Caroline du Nord. Et Duke University (l'un des campus les plus riches et les plus beaux des Etats-Unis) n'est pas si loin, comme vous le savez.
Mon premier poste d'enseignant a été à Bard College, à 2 heures au nord de New York, en 1964-65. Le célèbre livre de cuisine française de Julia Child y faisait déjà fureur au sein du corps professoral. Ce livre a amorcé la tendance que vous décrivez bien dans votre papier.
Vous semblez être bien consciente de la nécessité de distinguer entre les pratiques saines, qui sont l'apanage de certaines couches sociales au moins relativement aisées, et les autres. Bien souligner ce point est indispensable : le lectorat de Rue89, comme tous les Français, est prompt à parler DES Américains dans leur globalité comme si un pays de 280 millions d'habitants hostile au jacobinisme centralisateur pouvait être analysé selon les mêmes paramètres nécessairement réducteurs que dans l'Hexagone, pays plutôt homogène par tradition.
We are not in the same ballpark !
à Jaycib
De Caius
Expert en management | 16H24 | 12/05/2008 |
Intéressant, ce que vous dites Jaycib. Au fait, quelques questions, est-ce à Bard College que vous avez acquis votre spécialité psychiatrique ? Soignez vous des chiens parlant américain ? Et souffrent ils aussi de dépression et d'obésité à cause de la malbouffe ?
à Caius
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H54 | 12/05/2008 |
Non, Caius, ma spécialisation dans les chiens bilingues est arrivée beaucoup plus tard, quand je me suis aperçu qu'aux Etats-Unis il existait des psychiatres pour animaux, pas seulement pour chiens (c'était aux alentours des années 80). Comme j'étais bilingue, j'ai transposé. Je souligne que je n'avais vraiment aucune aptitude « professionnelle » à le faire et aucune raison valable de m'adonner à cette vocation inédite. Ceci est toujours vrai aujourd'hui. Autrement dit, je pratique l'imposture quotidiennement, ce qui est idéal qu'on on veut faire un commentaire sur Rue89 (il suffit de consulter certains des posts reproduits ici même pour s'en rendre compte).
A vos deux autres questions, la réponse est oui (yes).
Au lieu de dire « ouah », les chiens anglophones disent « wah », et nous nous comprenons parfaitement. Hergé, par exemple, avait bien saisi cette équivalence linguistique. Voir Tintin en Amérique.
La dépression et l'obésité sont malheureusement tout aussi répandues dans la race canine que dans la race humaine. Croyyez bien que je le regrette.
à Jaycib
De Caius
Expert en management | 16H50 | 13/05/2008 |
Merci de votre réponse, Jaycib ! Comme j'ai un mal de chien à supporter Sarko, peut-être pourrez vous me gratifier d'une petite thérapie en ligne ?
à Jaycib
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H58 | 12/05/2008 |
Je constate une rétrogradation sévère de mes notes de contributeur, hélas !
à Jaycib
De manju35
19H21 | 12/05/2008 |
Plaint-toi à Guégan ; c'est un collègue à toi ; il travaille à la rubrique des chiens écrasés.
De Don Matito
16H18 | 12/05/2008 |
la tendance a mieux manger etait assez forte a San Francisco (surtout depuis le restaurant « Chez Panisse » dans les annees 70), Boston et New York mais je ne savais pas que cela commencait a faire tache d'huile dans les etats plus « tradi ». Merci pour cet article !
De Red-Sky
Battant abattu | 16H42 | 12/05/2008 |
Je trouve cet article tout à fait passionnant car ils sort des clichés cuits et recuits sur les EU. Il n'y a que les gens qui ne connaissent ce pays que par la télévision qui croient que les américains ne mangent que des hambergers et des hot-dogs. En se baladant un peu sur place, on découvre un pays fédéral, très diversifié et hétérogène qui converge de plus en plus avec le mode de vie européen. La cuisine familiale (de type poulet-purée, salade de pommes de terre) y est plus répandue que le fast food ; le café italien progresse, le vin et la baguette se développent, les excellents restaurants français pullulent…
A ma connaissance, la production et la consommation de produits bio par habitant est le double aux Etats-Unis qu'en France.
Voici le plus célèbre livre américain de cuisine (inclus des recettes végétariennes ! ) :
http://www.amazon.fr/Fannie-Farmer-Cookbook-Marion-Cunningham/dp/0679450…
à Red-Sky
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 23H32 | 12/05/2008 |
Red Sky tu vas faire de la peine aux français, qui se considèrent supérieurs en tout , et battent des records en produits pesticidés.
De VIVIANE PALUMBO
professeur | 17H56 | 12/05/2008 |
c'est pas d'aujourd'hui que les aisée d'outre atlantique aiment bien manger, variée, et à présent depuis plus de 12 ans du bio ! ! mais voilà, leur terre est empoisonnée un peu de partout et pour faire du vrai bio, c'est dur. C'est pour çà qu'il faut se battre contre toutes les intrusions des OGM. Nous avons quelque peu resister aux fast food, nous avons des villages bio entier (comme dans le Var, le village de Correns) de plus en plus de gens cultivent leur jardin, et beaucoup de municipalités se sont mises à proposer des terrains aménagés en bord de rivière pour les habitants n'ayant pas de terrain, comme à Carcès toujours dans le Var, c'est mon département et les gens du cru ne sont pas toujours de gros riches venus des états de l'union ou de Paris ! !
De albin
journaliste, écrivain & éditeur | 18H06 | 12/05/2008 |
C'est faux de dire que manger sainement est réservé aux nantis. Il suffit déjà de manger moins et mieux. Remplacez déjà la bouteille de 2L de Coca-cola à table par de l'eau du robinet (excellente quoi que les lobbies de l'eau disent) et vous pourrez vous acheter des aliments bios.
à albin
De manju35
18H25 | 12/05/2008 |
Albin le belge..
merci pour le tuyau..
Pareil pour le téléphone : acheter des yaourts natures,les manger ; ensuite percer le fond,les raccorder deux par deux avec une ficelle et voilà un téléphone pour les pauvres.
à manju35
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H18 | 12/05/2008 |
Pour avoir une main libre manju je te propose de remplacer la ficelle par du fil de fer. ; -))
à Les Chats
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 23H07 | 12/05/2008 |
Barbelés , les fils de fer : moosieur aime les piques
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H16 | 12/05/2008 |
C'est peut être un signe : Les américains , anciens pauvres immigrés d » Europe enrichis , qui ont tout fait non pas en meilleur , en plus beau ou plus sophistiqué , mais en plus grand et gros ( Les buildings , les bagnoles , les gros seins, les gros dollars et de la grosse bouffe ) sont peut être en train de devenir des ..anciens riches .
à Numerosix
De Red-Sky
Battant abattu | 18H32 | 12/05/2008 |
Oui, je suis tout à fait d'accord ; ce qui frappe aux USA, c'est le côté « tous prolétaires », donner beaucoup à tout le monde, le contraire de notre système aristocratique et élitiste. La nouveauté, c'est qu'ils deviennent moins « nouveaux riches » et plus qualitatifs et sophistiqués.
Il est frappant de voir que les américains qui voyagent en Europe en retirent une vraie leçon et changent leur vision du monde et leurs comportements. Et en ce qui concerne les jeunes américains, beaucoup sont beaucoup plus en avance sur le plan écologique que les français et on peut penser que lorsque GW Bush regagnera son ranch, beaucoup de changements se produiront dans ce pays.
à Numerosix
De Citoyenne_lambda
22H37 | 13/05/2008 |
Marie Monique Robin y fait allusion dans son livre « le monde selon Monsanto » : on l'oublie un peu vite mais la population américaine est aussi victime des OGM, des pesticides, des PCB etc… Il existe sans doute autant de gens aux EU excédés de tout cela que de gens prêts à vendre leur terre au diable ! Et ils réagissent.
à Numerosix
De Comptesuple18octàlademandeduriverain
bavureux mais pas ripoux ! | 23H38 | 12/05/2008 |
Numerosix : et des grosses guerres aussi . Ils sont plus que pauvres : ruinés , soutenus par la Chine . Qui va malbouffer merdico-chimique à son tour… ce qui va donner lieu à un nouvel article : « comment se taper un hamburger Mac'Crado avec des baguettes ? “
De survivant
18H26 | 12/05/2008 |
Sachant que le Mexique et son maïs le plus pur du monde ont été contaminé par les OGMs. Qu'aux usa l'étiquetage des aliments est interdit prôné et imposé par MONSANTO pour faire bouffer coûte que coûte leurs cochonnailles aux concitoyens Américains. Que si un agriculteur d'ogms cultive près des fermes dites bio, elles seront à coup sûr contaminées par les OGMs ; Cela semble difficile de garder un label bio ! C'est à se demander si les Américains ne bouffent pas des OGMs sous couvert de publicités mensongères dans le genre bio de Danone. Enfin, le pas est franchi et les américains commencent à prendre conscience que la malbouffe est un enjeu capital de santé publique. Force est de constater que se faire montrer du doigt comme des gros porcs nourris à coup de steaks aux hormones et de patates transgéniques cela donne à réfléchir. Le nouvel ordre mondial agricole réclamé par MONSANTO est-il en phase de capoter ?
à survivant
De Shamash
Ingénieur agro | 07H44 | 13/05/2008 |
Non, on ne peux pas dire que le mais mexicain a été contaminé. Le fameux article de Quist et Chapela à fait long feu.
http://www.enroweb.com/IMG/pdf/Enro_Quist-Chapela.pdf
a+
à Shamash
De survivant
09H24 | 13/05/2008 |
Il faut bien une contre vérité sinon comment MONSANTO pourrait essayer de nous faire avaler sa chimie transgénique ? Les PCB, le pyralène, le DDT, l'agent orange, le zyklon aussi à la base comme le disait MONSANTO sont sans danger pour l'humain. Chez MONSANTO c'est directement du producteur aux consommateurs on ne rigole pas avec les petites économies si on veut devenir le créateur du nouvel ordre mondial agricole et le plus gros empoisonneur de l'humanité.