Moins l’essence était chère, plus sa hausse fait mal

Station-service à Washington, le 20 mai (Yuri Gripas/Reuters).

(De Raleigh, Caroline du Nord) Le week-end dernier, une compagnie de téléphonie mobile a distribué deux cents coupons gratuits valant chacun quarante dollars d’essence. C’était la veille d’un weekend prolongé, on a frôlé l’émeute dans la ville de Durham, où la communauté noire est importante.

Ce matin, près de chez moi, le gallon (3,6 litres) valait 4 dollars à la pompe. J’entends d’ici vos ricanements. Certes, le carburant reste ridiculement bon marché aux Etats-Unis en regard des prix français. Ce qu’il faut savoir, pour comprendre le désarroi des Américains face à la hausse vertigineuse d’un bien qu’ils ont toujours consommé goulûment, c’est que l’essence ne valait pour ainsi dire rien du tout jusque -en gros- le début de la guerre en Irak.

Peu importe son prix, à la limite, surtout s’il est converti en euros. Ce qui compte, c’est la perception qu’on en a par rapport à ses revenus et à ses autres dépenses. Lorsque j’ai acheté ma voiture, en 2001, 13 dollars suffisaient pour remplir le réservoir. Hier, j’ai payé 44 dollars. Rien que ces deux derniers mois, en Caroline du Nord, le carburant a augmenté de 65 cents.

Se plaindre du prix de l’essence en conduisant des monstres assoiffés de pétrole

Les journaux ne parlent que de cela -ou presque. Des familles qui renoncent à partir en vacances l’été prochain. Des couples qui se séparent pendant la semaine pour dormir (chez leur parent ou des amis) plus près de leur travail. Des grands ados mortifiés, obligés de remonter dans les cars scolaires pour aller au lycée parce que leurs parents rechignent à remplir leur réservoir. Des urbains découvrant l’existence de lignes de bus. Des vélos qu’on utilise en semaine, et plus seulement pour maigrir ou s’oxygéner.

Les « trucs » pour réduire sa consommation d’essence sont fébrilement commentés en société. En voici quelques-uns, auxquels on songerait peu en Europe. Limitez le « cruise control » (le régulateur de vitesse), sauf sur route plate. Quand vous allez à la banque, au restaurant ou à la pharmacie, évitez les « drive-through » (les guichets où on vous sert sans que vous n’ayez à sortir de votre auto), garez-vous et descendez de voiture. Dormez dans les chaînes d’hôtels qui offrent 25 dollars d’essence pour chaque nuit passée chez eux. Pour une meilleure sensibilité à la conduite, pilotez pieds nus, vos freinages et vos accélérations seront plus maîtrisés.

Vendredi, une information majeure a retenu l’attention de toute l’Amérique : à cause de la chute soudaine de ses ventes, le constructeur Ford va réduire drastiquement sa production de pick-up et de SUV (sortes de 4x4), soit l’essentiel des véhicules qu’il vendait jusque là.

En apprenant cela, je me suis souvenu d’un de mes voisins, au Texas. En 2005, je l’avais interviewé pour essayer de comprendre ce phénomène intriguant : les gens se plaignaient du prix de l’essence, mais conduisaient toujours des monstres assoiffés de pétrole. Pourquoi ? « Si les légumes augmentaient, vous changeriez de régime alimentaire, vous ? Eh bien moi, c’est pareil avec mes voitures. Ici, on ne roule pas dans des jouets, voilà !

Eh bien, il semble que les choses enfin vont changer. Tant mieux dans l’immédiat pour la qualité de l’air et la sécurité sur les routes. Tant mieux bientôt pour la mobilité urbaine si les transports en commun progressent. Tant mieux dans quelques années pour l’urbanisme : les promoteurs vont peut-être cesser de transformer les zones agricoles toujours plus lointaines en zones pavillonnaires flanquées de centre commerciaux et d’églises démesurées, et choisir de construire plutôt des immeubles à étages en centre-ville.

Pour l’instant, l’habitat vertical n’appartient guère à la culture américaine. Sauf pour les très pauvres, dans les vraies grandes villes. Et pour certains jeunes professionnels dotés d’un bon salaire, avant le mariage. Evidemment, les deux catégories n’habitent pas le même genre d’immeuble.

En attendant le grand soir -à l’échelle américaine, ça veut dire : quand les constructeurs vendront des petites voitures comme en Europe, quand les communautés urbaines auront convaincu les citoyens de payer des impôts pour financer des transports publics décents-, la plupart des gens sont complètement paumés. Ils n’ont pas, comme en France, l’habitude de mesurer l’usage du carburant.

Ma coiffeuse a environ 55 ans. Ancienne agricultrice en Alaska, elle a bourlingué du nord au sud des Etats-Unis au gré de plusieurs mariages et des opportunités de boulot. Gail travaille au centre de Raleigh, alors qu’elle habite à 25 km au nord de la ville. Son maigre salaire est avalé par ses pleins d’essence et ceux de sa fille, élève de terminale qui a cessé seulement en décembre d’aller à l’école en voiture.

“Je ne peux pas habiter en centre-ville, il n’y a pas de maison abordable avec jardin. J’ai besoin d’un jardin pour les légumes et mes chiens. Ce que j’ai trouvé de moins cher, c’est loin, en effet, mais avant, ça ne me dérangeait pas.

Ma fille va entrer en septembre au Community College (une fac publique vraiment bon marché) de Wake Forest, elle devra conduire trente kilomètres pour y aller, et retour le soir. Elle n’aura pas les moyens de se payer une chambre sur place.

Elle conduit le pick-up, et moi je conduis le camping-car. Oui, c’est pratique d’avoir un camping-car, comme ça je ne paye pas d’hôtel quand je monte voir ma famille dans le Midwest. Mais ces deux voitures consomment trop, je ne peux plus ! On voudrait bien changer pour des petites voitures, mais on n’en trouve pas d’abordables sur le marché d’occasion.”

Se priver de nourriture plutôt que de voiture

Voilà bien le problème de ceux qui voudraient troquer leur gros machin contre un véhicule plus modeste : l’engouement pour les Toyota Yaris, Scion, Austin Cooper, voire Honda Fit ou Coccinelle VW (j’ai cité les quelques modèles de taille raisonnable repérés depuis un an dans ma ville) est trop récent pour qu’il y en ait déjà à vendre d’occasion.

Sur son blog Ma grosse pomme, un correspondant de Libération, vivant dans l’Etat de New-York, racontait ceci la semaine dernière :

“Quand je vois mon voisin du dessus qui prend plus de temps à aller au parking derrière la maison, monter en voiture, la sortir dans la rue, que descendre à pied chercher son café, je me dis que ce réflexe automobile est trop profondément ancré pour espérer une simple réforme des habitudes. Et je ne vois pas ce type engager la révolution de son mode de vie.”

Des comme lui, j’en connaît des tas. Des gens qui ont récemment intégré la réalité de l’effet de serre, qui trient désormais volontiers leurs déchets, qui parfois achètent des “compensations carbone” pour leurs voyages en avion, et qui fréquentent le marché fermier pour consommer local.

Des gens qui ont embrassé avec bonne volonté la “green attitude”, mais qui, depuis l’enfance, ont une voiture greffée aux pieds. Les pauvres aussi. Gail, la coiffeuse qui tire le diable par la queue… eh bien, je l’ai surprise à démarrer son camping-car pour aller “en vitesse” à sa banque, distante de 200 m du salon. Alors qu’elle ne peut même plus se payer son hot-dog du midi. Y a encore du boulot !


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FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
16H22 28/05/2008

Si l’on se fie aux tableaux de l’Insee, un euro de 2007 vaut un franc de 1968/1969.

Le litre de super (je ne parle bien entendu pas du gallon) n’a, à ma connaissance, sauf sur autoroute, jamais dépassé 1,61FF (1973).

En 1974, le PCF réclamait le SMIC à 1 000 F nets. Aujourd’hui, il est à 1 000 € nets (légèrement passés).

Est-il nécessaire de rappeler que la consommation des véhicules était bien supérieure il y a trente ans à celle d’aujourd’hui ?

Nous nous sommes créés de nouveaux besoins. Outre le budget « logement », qui prend une part de plus en plus importante, fini (pour beaucoup) le téléphone fixe.

Il est nécessaire de réapprendre à « consommer intelligent », sans pour autant retourner en arrière. De nombreux produits ont baissé, en francs constants, j’entends. Mais nous avons tendance à ne voir que ceux qui augmentent.

Certes, dans les loisirs, la place de cinéma à 10 F il y a 30 ans est à 50 F (7 ou 8 €) aujourd’hui… et les exemples sont nombreux. Les plus pénalisés : le célibataires (essentiellement logement et nourriture) et les familles urbaines, du fait du prix du mètre carré, à la location comme à la vente.

Le président du pouvoir d’achat a su augmenter le sien… Et le nôtre ?

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
pierrejcallard | www.nouvellesociete.org
19H38 28/05/2008

Le prix du petrole est 45 FOIS PLUS ÉLEVÉ qu’en 1973. Les coûts de production en dollars constants n’ont pas augmenté. Le petrole est l’outil par lequel le capitalisme prend sa livre de chair de tout le monde. (voir le lien)

http://nouvellesociete.org/5185.html

Pierre JC Allard

 
karlM
20H52 28/05/2008

ILS m’énervent ces agro_industriels, l’essence des tracteurs, le plastique de leurs bottes de paille, les engrais et toutes ces merdes qui viennent du pétrole coutent chères…on a qu’à les subventionner comme ça on achètera la salade à 80 cts…(et merde aux coûts induits de dépolution, de santé, …)
Et mon ami paysan bio qui paye pour son label, qui paye si les OGM l’envahissent, qui paye plus cher ses engrais naturels,qui préfère son cheval pour tracter… et bien ces exploiteurs agricoles, ils ont le culot de dire que sa salade à 1€10cts, ne pourra pas nourrir tout le monde.

 
papy55 | prof. en province
21H10 28/05/2008

« Nous nous sommes créés de nouveaux besoins…. »
Le « nous » convient-il?
Prenons les téléphones portables, très pratiques ils rendent effectivement de nombreux services, mais pour les plus jeunes ils sont devenus de véritables addictions tout comme les jeux vidéos, « internet »…..tout cela sous la pression d’un marketing outrancier!
De plus le coût pour les utilisateurs de tous ces services à 80% inutiles est exorbitant par rapport au coût réel!

 
aïtos
22H31 28/05/2008

C’est pourtant pratique internet pour critiquer internet !!!

 
papy55 | prof. en province
08H47 29/05/2008

Je ne critique pas « inernet » qui est bien « pratique », je constate simplement son « mauvais côté » en particulier l’utilisation qui vire à l’addiction, qu’en font les jeunes….(mes élèves,mes enfants….!).

 
Nonoche
15H38 29/05/2008

il a l’air un peu dépassé par les événements, le Papy55…

L’addiction pathologique aux jeux vidéo ou à Internet ne représente qu’un pour cent de leurs utilisateurs… Si les médias dans leur ensemble semblent incapables de parler de ces phénomènes sans aborder ce « danger » ni consulter un psychologue, ça n’est pas pour autant que ça représente une réalité quelconque (voir l’excellent sujet sur cette question sur Arrêt sur images)

Donc non, pépé, les jeunes ne sont pas addicts aux nouvelles technologies. En fait, pour la plupart, ils montrent même plus de détachement que leurs aînés sur les technologies qui ont pour eux toujours fait partie du paysage. Que vos élèves ou vos enfants en fassent une utilisation bien plus décomplexée que la vôtre n’est donc symptomatique que de ce détachement et non d’une addiction quelconque.

Cependant on peut s’interroger sur l’utilité impérieuse de fourguer un téléphone portable à un gamin de 10 ans, outre le besoin d’être comme ses petits copains…

 
papy55 | prof. en province
21H01 29/05/2008

@nonoche

Je n’apprécie que fort peu le ton moqueur de votre réponse…….,je n’ai pas de statistiques à vous opposer concernant les addictions des jeunes aux nouvelles technologies, permettez moi cependant d’avoir une opinion que je pense respectable qui n’est pas celle d’un « pépé » complètement dépassé par les nouvelles technologies, ce qui serait particulièrement ennuyeux compte tenu de ma spécialité d’enseignement.
C’est simplement un constat personnel au quotidien (et j’admets qu’il n’a pas valeur d’universalité) qui n’est pas seulement tiré d’une enquête en trompe l’oeil!
Concernant mes enfants, ils sont tous deux étudiants, l’un est même spécialisé justement dans le domaine des nouvelles technologies!

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
00H06 29/05/2008

J’ai jugé utile de le mettre, bien que je n’aie pas de téléphone portable…

 
kestiontoi | travailleur forcé
20H40 29/05/2008

« mais pour les plus jeunes ils sont devenus de véritables addictions ’ (papy55)
Que les jeunes???
Combien de conversations coupées par la sonnerie de téléphones portables?
Combien de coups de téléphone passés en présence d’un ou plusieurs tiers au lieu de profiter de leur présence?
Pourquoi payer pour bavarder avec quelqu’un que l’on ne voit pas?
Pour dire quoi?
Cela ne revient-il pas à prendre sa voiture pour aller à la banque située 200 mètres plus loin?

 
kk | au vert (et contre tous?)
23H12 29/05/2008

Ah les jeunes addicts au portable, eux que l’on voit téléphoner au volant, au supermarché, au resto

Moi, je continue à m’en passer, mais je ne trouve plus de cabines téléphoniques
Vous avez tous foncé tête baissée là-dedans alors qu’on s’en passait très bien il y a moins de 10 ans

 
I.P | Flat4
22H03 28/05/2008


Est-il nécessaire de rappeler que la consommation des véhicules était bien supérieure il y a trente ans à celle d’aujourd’hui ?

Pardon mais ma voiture qui date de 1971 consomme autant aujourd’hui qu’il y a trente ans :)

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
00H07 29/05/2008

alors elle consomme peut-être davantage qu’en 1971… ou tu las trafiquée.

 
I.P | Flat4
09H30 29/05/2008

Juste entretenue

 
Marine 2012 | Hymen troué par neuf hymen refait à neuf
10H21 29/05/2008

On s’comprend…L’auteur veut dire que les voitures consommaient beaucoup plus il y a 40 ans que celles d’aujourd’hui.

 
Compté supprimé 3
23H41 28/05/2008

Je ne suis pas d’accord avec le sous-entendu émanant de votre post….essayez vous de nous dire que le prix du baril n est pas ce qui grève notre budget? j’ai entendu il y a deux jours que le budget transport a depassé le budget alimentation des ménages…..bref votre post est du nimportequoi

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
00H10 29/05/2008

Oui le budget transport dépasse, en moyenne, le budget alimentation.

Mais d’une part c’est une moyenne et d’autre part tous les transports sont-ils nécessaires ?

Il n’y a AUCUN sus-entendu de ma part, d’autant que je ne suis pas un économiste. Je ne fais qu’un simple constat. Amer, mais simple.

 
raleuse13 | idéaliste ? oui ! j'assume !
16H51 31/05/2008

@ Fabien :
Je ne suis pas sure d’avoir compris le sens global de ton premier post et j’ai mal placé celui ci :
- A la fois, tu semble râler sur le pouvoir d’achat et demander une augmentation : « Le président du pouvoir d’achat a su augmenter le sien… Et le nôtre ? »

- Mais aussi, tu sembles adhérer aux déclarations du gouvernement, selon lesquelles notre pouvoir d’achat n’a pas diminué :
« Il est nécessaire de réapprendre à « consommer intelligent », sans pour autant retourner en arrière. De nombreux produits ont baissé, en francs constants, j’entends. Mais nous avons tendance à ne voir que ceux qui augmentent. »

Dans les années 70, mon père « allait mettre dix francs d’essence dans sa voiture » et ça lui faisait la semaine…
Moi, aujourd’hui, si je mets 10 francs, j’obtiens un litre de gasoil !
Avec un Scénic 1.9 DCI, acheté neuf et « propre » à l’époque, je fais du 4,9 l/100 km (comme quoi, je me modère !!!), je ferais alors… 20 km !
Tu dis que nous n’avons tendance à voir que les produits qui augmentent : oui, bien sur ! parce que c’est ce que nous utilisons tous les jours : la nourriture, pour commencer !
Je t’assure que je me fiche bien que les « produits technologiques » en général (les ordinateurs en particulier mais aussi les écrans de télévision) baissent (se démocratisent, comme ils disent) : je n’en achète pas tous les jours ! Et de plus, lorsque j’aurais à changer mon pc, pour cause de panne irréparable, je n’aurais pas le choix d’en prendre un « basique » : il n’existera pas !
Alors oui, on se crée -et on nous crée- des besoins nouveaux, souvent inutiles…
Mais si, on sera bien obligés de « retourner en arrière » , par la force des choses : on parle tous du pétrole, moi la première, mais regarde l’eau, par exemple : on a (quasiment) tous l’habitude de l’eau courante et potable, y compris dans les toilettes et pour le jardinage : ça a été un progrès, essentiel…
Sauf que l’eau, aussi, commence à manquer : en Provence, pratiquement chaque année, les municipalités nous demandent d’économiser l’eau, de ne plus arroser nos jardins, sauf à certaines heures ; les forages privés sont souvent à sec…
Alors, retournons en arrière : utilisons l’eau de récupération, au lieu de balancer celle qu’on nous vend si cher aux égouts !
Il en est de même pour la nourriture, et ce sera un bien pour notre santé : finis les « plats traiteurs », chers, gras et salés, finis les « gouters tout prêts » pour nos gosses : retour à la cuisine familiale !!!

(pardon pour ma diatribe, mais je suis fortement « remontée » contre la S.E.M.(société des eaux de Marseille) qui vend de l’eau à Barcelone à 1 € le m3, alors que nous, nous la payons plus de 3 € !!! et sachant que Barcelone est beaucoup moins économe de son eau que nous, en arrosant abondamment ses golfs !!!)

 
geradlionel | écolo
16H23 28/05/2008

Enfin! la seule façon de faire comprendre l’impossibilité d’une société trop dépendante des énergies fossiles( par définition limitées) c’est le portefeuille.
Plus l’énergie sera chère, plus la société évoluera par obligation plus que par conviction!
Il en aura fallu du temps(plus d’un siècle d’illusion)pour cette conclusion: l’humanité doit vivre et adapter son mode d’existence en respectant son écosystème ou disparaitre!
Ca va faire mal de devenir lucide au pays du rêve américain et ailleurs.

 
Tophee
16H54 28/05/2008

le probleme c’est que pour le moment, la reponse semble etre de remplacer une energie fossile par une autre : On redevelope le nucleaire.

Sans parler des mines de charbon que l’on re-ouvre aussi (comme energie propre, il y as mieux) et des salopard qui exploitent les sables bitumineux etc…

Donc les pauvres y perdent par manque de prevision des politique, mais l’ecologie est loin d’etre gagnante.

 
NOiD | informaticien
18H50 28/05/2008

bonjour,

pour réagir à ton post, je voudrais dire que si le progrès technique n’est pas la solution à tout, il est parfois salutaire (la médecine, les panneaux solaires c’est pas bien ??). Les écologistes n’arrête pas de nous dire que le nucléaire c’est pas bien blabla..ils oublient (parce qu’il ne s’y interressent pas ou ne veulent pas..) que la recherche nucléaire progresse, et que de toutes façon le nucléaire produit la plus grande partie de l’énergie mondiale en évitant au passage des parc éoliens gigantesques, des centaines de km² de panneaux solaires très couteux et j’en passe.. Alors que les recherches sur la fusion progressent et l’on pourrait produire des quantités phénoménales d’énergie avec du deutérium, qui est présent en quantités presque illimitées sur notre planète, ce en rejetant très peu de dechêts.
L’alternative est de changer radicalement de mode de vie, ce à quoi tout le monde n’est pas prêt. Les pays en voie de développement utilisent massivement les énergies fossiles pour produire de l’énergie, le nucléaire est peut-être pour eux une meilleure solution que des équipements très couteux au rendement faible.

 
Tophee
19H31 28/05/2008

Mon cher NoID, Je n’ai pas dit que le progres technique c’estait pas bien, j’ai dis qu’en matiere d’energie, on prend des orientation qui me semblent mauvaise.

On peut faire tout les progres que l’on veut avec le nucleaire, pour le moment on en est toujours a construire des centrales qui produisent des dechet (tres peu comme vous dites, mais quel danger!) dont on ne sait que faire, et des cas de cancer par milers autour des centrales….

De plus, si on investit dans le nucleaire pour creer des quantite phenomenale d’energie, on se tire une balle dans le pied une nouvelle fois puisque cette energie finira sous forme de chaleur, avec les consequences sur le rechaufement climatique…

Je passe presque la moitie de mon temps a Munich. Dans la campagne bavaroise on voit des ferme dont les toits sont couvert en totalite par des paneau solaire (sur la face sud bien sur), des eolienne, etc. Combien d’eolienne ou de panneau solaire pour le cout d’une centrale nucleaire?

Quand au pays en voie de developement, s’il non pas ne reseau electrique, alors la solution eolienne et/ou solaire leur permet en plus de faire l’economie des ligne a hautes tension. J’ai visiter il y as 10 ans un petit village australien qui s’apelle White Cliff. Perdu au milieu du desert, il doivent produire leur electricite sur place (le prochain village est a 130km). A l’epoque. ils venaient de troquer leur generateur diesel pour des panneau solaire. Il en etait tres content. Je suis sur qu’aujourd’hui ils le sont encore plus.

 
NOiD | informaticien
20H08 28/05/2008

Effectivement tophee je suis bien d’accord avec toi la production d’énergie en masse n’est pas du tout une solution (A noter quand même que le seul déchet de la fusion du deutérium c’est de l’hélium en faible quantité, ce qui ne devrait pas poser de problème mais passons..)

En parlant de nucléaire je pensait plus à l’industrie qu’a la consommation d’énergie des particuliers (à ce niveau je suis tout à fait d’accord les panneaux solaires sont une bonne solution si on peut se les offrir).

Mais la consommation d’électricité de certain secteurs de l’industrie, l’aluminium entre autres, des parcs informatiques grandissants, est malheureusement énorme et je doute que l’on puisse produire efficacement la puissance et l’intensité nécessaire avec des éoliennes et des panneaux.

De plus si les transports en arrivent a utiliser l’électricité (les biodiésel sont un leurre au moment ou les prix de l’alimentation augmentent, nous aurons surement besoin de cette surface pour l’habiter ou nous nourrir..) il faudra également produire cette électricité.

L’utilisation, la consommation de matériel électrique, des technologie de l’information en général, les ordinateurs en particulier (apparemment nous en possédons un tout les deux déjà :-)) ne fait qu’augmenter. Sachant que plus de 80% de l’énergie consommée est transformée en chaleur..

J’en revient donc à ce que je disais dans mon message précédent, il faut, en parallèle de la recherche sur les énergie, se remettre en question et envisager un changement radical de notre mode de vie, axé sur le confort, le moindre effort et la consommation. Sinon, n’ayant rien sans rien il faudra payer les conséquences de notre niveau de vie.

Merci de vos remarques, vos points de vue m’éclairent.

edit»
J’aimerai ajouter que si j’apprécie l’attitude des allemands en matière d’écologie, je suis perplexe devant le fait qu’il restent obligé de nous acheter du courant qui vient … de nos centrales..solution/pas solution ?

 
Teez-teez | Back in the USSR
10H15 29/05/2008

Juste une remarque: les panneaux solaires, c’est très bien effectivement, mais c’est très polluant à produire…

 
mensch | pioupiou
22H43 29/05/2008

et oui le silicium c’est cher et polluant a produire. ca demande un max d’energie et d’eau. ca a un rendement pas plus de 20% et ca ne tient pas une eternite. rien ou si peut pour developper ces rendements, par contre faut se payer un EPR en or sous pretexte de creer qlq emplois. ca fait cher l’emploi.

commencons par consommer moins, ce sera deja ca ce qui ne veut pas dire revenir a l’age de pierre.

les bagnoles, ce n’est pas d’aujourd’hui que ns savons que le petrole a ses jours comptes mais combien de constructeurs proposent une alternative. et nos pouvoir publiques, plutot que de faire un paris tout bagnole il y a 30-40 ans, ils pouvaient pas penser autrement? ces X, mines et autres ena? et depuis, a part de timides pistes pour velos et des transports en commun qui augmentent de 5% chaque annee qlq soit l’augmentation du pouvoir d’achat, qu’ont ils fait? et vous, nous, moi, du covoiturage ca nous boufferait la vie que de recevoir au moins une autre personne ds sa tuture (mattez sur le periphe le nombre de personne par bagnole)?

comme le dit, l’article c’est pas demain la veille que nous allons changer nos habitudes, et bien quand l’hiver fut venu…

 
Panca | raleur qui aime les débats
23H17 31/05/2008

Trophe écrit : « De plus, si on investit dans le nucleaire pour creer des quantite phenomenale d’energie, on se tire une balle dans le pied une nouvelle fois puisque cette energie finira sous forme de chaleur, avec les consequences sur le rechaufement climatique… »

Le réchauffement climatique, bien réel et constaté par les relevés météo et la multiplication des ouragans et inondations, est parfois imputé à des cycles à long terme (ainsi à l’époque de l’extinction des dinosaures, il y avait une mer intérieure dans la zone fertile des plaines à blés des USA, et les dinosaures n’avaient pas d’industrie) et il est par contre certain que son accélération foudroyante à l’échelle du temps de la géologie (50 ans environ) est dûe aux rejets massifs d’oxyde de carbone dans l’atmosphère causés par l’activité humaine.
Le phénomène est le suivant, dans sa partie où il fait nuit la terre rayonne moins que « d’ordinaire »
(et par là son atmosphère se réchauffe car elle perd moins de chaleur) à la manière d’une serre translucide (et non pas transparente) dans laquelle les rayons du soleil entrent, « et ne ressortent pas ».

Ceci est très connu de ceux qui ont voyagé au Sahara : en présence de peu d’oxyde de carbonne et d’eau (et donc pour cette zone géographique d’assez peu de piégeage du rayonnement nocturne), la température s’abaisse la nuit vers zéro degré, même en été!

Une production d’électricité n’utilisant pas de combustion de composants organiques ne dégage à priori pas de gaz carbonique et ne contribue pas à réchauffer l’atmosphère, et si notre consommation électrique dégage effectivement de la chaleur
celle-ci est alors compensée TRES LARGEMENT par le rayonnement nocturne qui en découle. Pour les panneaux solaires photoélectriques il faut savoir qu’on brule du pétrole pour leur fabrication et qu’ils ont un bilan positif en gaz carbonique qu’au bout de quelques années. Le chauffe-eau solaire par rayonnement (avec des vitres) demande moins de
pétrole pour être fabriqué mais il ne produit pas d’électricité.

 
pablico
19H22 28/05/2008

voulez vous avoir des cauchemars, vous faire peur, c’est aussi bien qu’un film d’épouvante.
l’hypothèse est la fin totale du pétrole et le raisonnement est poussé à l’extrême : http://apres.petrole.online.fr/

 
Lohiel | Guerrier pacifique
21H18 28/05/2008

sa description d’une société sans pétrole du tout est assez intéressante

il met le doigt sur un truc auquel on pense rarement quand on parle de le remplacer : sans pétrole, on ne peut pas fabriquer de panneaux solaires avec des matériaux sophistiqués… ni même faire tourner des centrales nucléaires… à peu près tous leurs composants sont issus du pétrole

néanmoins, son hypothèse de la fin « brutale » du pétrole, du jour au lendemain, ne semble pas confirmée par la tendance actuelle…

c’est plutôt sa raréfaction progressive, jusqu’à ne l’utiliser plus que pour l’indispensable, qui nous attend :

« La récente décision de l’Arabie saoudite de ne pas dépasser un plafond de production quotidien de 12,5 millions de barils entre 2009 et 2020 a également jeté un froid. Le royaume wahhabite reste en effet le premier exportateur mondial de brut. Et avec 22 % des réserves mondiales, il est le seul à pouvoir compenser une rupture d’approvisionnement éventuelle d’exportateurs fragiles comme l’Iran, l’Irak ou le Venezuela. Or, il ne veut plus jouer seul ce rôle de swing producer. Le roi Abdallah a récemment lancé aux responsables pétroliers du pays : « Chaque fois qu’il y a de nouvelles découvertes, laissez-les dans le sol car nos enfants en auront besoin. »

Source : le Monde, 9 mai 2008
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/05/09/petrole-le-prix-du-bar…

 
magda | ingénieur
14H06 29/05/2008

Il se peut aussi que le roi Abdallah aie beaucoup menti sur les réserves de son pays du temps où le pétrole était bon marché et où il avait besoin d’augmentaer les cotas, imposés aux membres de l’OPEP en fonction de leurs gisements.

 
kestiontoi | travailleur forcé
20H49 29/05/2008

Le patron de Total n’a-t-il pas affirmé qu’on devra consommer le pétrole comme si c’était du caviar?
(Lire l’excellente caricature de GHERTMAN dan le Canard enchaîné de la semaine)
Pour qui cela deviendra-t-il une habitude?
Pour qui cela deviendra-t-il inacessible?

 
anti_cons
16H35 28/05/2008

C’était la veille d’un weekend prolongé, on a frôlé l’émeute dans la ville de Durham, « où la communauté noire est importante »

quel est le rapport avec la communauté noire, vous mettez ca en accroche de votre article et n’en reparlez pas!! Qu’est ce que ca apporte de dire cela??Que voulez vous dire? qu’est ce que ca change surtout qu’il y ait une communauté noire importante ou pas??

Faites vous relire vos articles par au moins une autre personne avant de les publier??? Est-ce un blog ou tout de même un semblant de journal?

 
Thi0u | Etudiant en Statistiques et Traitement I...
16H41 28/05/2008

Noir -> Pauvre -> émeute ?
Mais j’approuve pas.

 
Hemenate
17H29 28/05/2008

Ben oui la « communauté noire » à un niveau de vie très inférieur à la moyenne nationale, c’est une réalité et je suppose que vous aviez très bien compris le sous-entendus.

Maintenant s’insurger contre ce type de parallèle est plein de bonnes intentions, mais pareil qu’est ce que ça apporte de dire cela ?
Il s’agit de faits et non de stéréotypes, c’est comme ça.

Ce n’est pas en prenant bien soin de ne pas en parler qu’un problème n’existe pas, et ce n’est sûrement pas en éludant le problème qu’il aura plus de chance d’être réglé.

La bien-pensance pudibonde n’est pas forcément gage de progrès.
(exple : La « gauche » bien-pensante à délaissé la politique migratoire par peur du qu’en-dira-t-on:
Résultat on se retrouve maintenant avec la politique de quota que l’on sait…
Est-ce-qu’on aurait pas dû envisager pragmatiquement les choses avant pour éviter d’en arriver là ?)

Communauté noire importante —> beaucoup de « pauvres » —> On frôle l’émeute.
Si ce rapport est fait, le « beaucoup de pauvres » n’englobe pas que la communauté noire.
Si vous faites directement le rapprochement « communauté noire = émeutes » ou « un afroaméricain = un pauvre » c’est vous qui préjugez un peu vite…

 
Hélène Crié-Wiesner | Ecrivain, spécialisée en environnement
17H09 28/05/2008

Excusez-moi, vous avez raison, mon accroche aurait mérité une explication. Je sous-entendais que plus les gens sont pauvres (hélas, souvent noirs aux US = pauvres), plus ils sont susceptibles de se battre pour obtenir de l’essence gratuite. Je n’en ai pas reparlé plus loin, je le referai dans un autre article plus tard.Etes-vous obligé, par ailleurs, d’ajouter des réflexions désobligeantes, même quand vous avez raison? 

 
kristina.m | professeur
21H58 29/05/2008

C’est vrai que la race et le racisme sont au coeur de notre crise petroliere aux Etats-Unis. La plupart des Americains, quand ils ne peuvent plus payer $50-$80 pour faire le plein, n’ont pas recours aux bons systemes de transport publiques ou ferroviere. Et pourquoi pas?

N’oublions pas que l’ere de la lutte pour les droits civiques des Afro-Americains (ainsi que la celebrite de Rosa Parks et de Martin Luther King, Jr.) a commence avec le Boycott de Montgomery, qui a mis fin a la seperation des races sur les autobus. Souvenons-nous aussi que pendant les emeutes qui ont suivi l’assasinat du Dr. King, il etait considere comme suicide si un Blanc prenait le bus dans certaines villes.

Moi, je suis nee deux ans apres a Memphis. Quand ma famille noire et des autres se sont installees dans un quartier blanc, les voisins blancs sont partis. Ainsi, toute la ville restait separee selon les deux races. J’ai commence a prendre le bus toute seule a l’age de huit ans, mais les Blancs ne le prenaient plus. Sauf pour deposer et cueillir les domestiques des riches, les autobus n’entraient pas dans les quartiers blancs. Donc, il n’y avait pas beaucoup de lignes. Sans voiture, c’etait alors extremement dur de garder un emploi a Memphis. Par exemple, pour aller a son boulot en bus, mon mari passait cinq heures par jour en transit (en comparaison d’une heure en voiture).

En 1997, nous sommes venus a Atlanta, ou nous etions ravis de voir que toutes les races se profitaient des moyens de transport publiques (meme s’il n’y avaient pas beaucoup de Blancs). Mais quand on voulait etendre et developper le metro et les lignes d’autobus, les banlieues bourgeoises et les quartiers blancs se mettaient en opposition. On disait qu’un plus grand acces a ces endroits menerait a une elevation de crime. (noir = crime) Une amie blanche m’a confie qu’en prive, on etait beaucoup moins discrete.

Je sais qu’il s’agit aussi de classe economique et sociale. Mais comme l’on a note ici, le mot noir comprend bien des choses en Amerique. Madame, vous avez raison quand vous dites que nous Americains ne nous tirerons pas de cette situation sans de grands changements dans nos attitudes culturelles (et pas simplement ecologiques et economiques).

 
Hélène Crié-Wiesner | Ecrivain, spécialisée en environnement
19H05 30/05/2008

Kristina, êtes-vous toujours sur Atlanta? (Je ne suis encore jamais allée là-bas, même si notre French General Consulate s’y trouve.) Ici, dans la région de Raleigh, les bus commencent enfin à transporter (presque) autant de blancs que de noirs. Avant, comme vous le décrivez si bien, les blancs avaient peur. Peur de quoi? Sais pas… mais peur quand même, sans le dire ouvertement bien sûr. Là, ils n’ont plus trop le choix, et finalement, ils sont bien contents du service rendu.                                                                                                                                                                                                     Ce que vous dites de la réaction des blancs aisés vivant dans les quartiers plus chics et résidentiels me rappelle l’énorme bataille qui a eu lieu à Houston, quand j’y habitais, pour empêcher la construction d’une ligne de tramway. Mêmes arguments: ça va apporter des « mauvais éléments » (sous entendus noirs et hispaniques) dans le downtown et en plus ils vont traverser « nos » quartiers. Le combat contre le tram était mené par… Tom Delay, le conseiller de Bush.

 
kristina.m | professeur
20H23 30/05/2008

Oui, je vis toujours a Atlanta. Et ici aussi, face aux prix qui n’arretent pas de monter, les blancs et les bourgeois de toutes les races prennent de plus en plus le bus et MARTA (le metro).

Quant a mon mari et moi, nous avons achete il y a quatre ans une maison modeste pres du centre-ville, en partie pour mieux acceder les transports publics. (A Atlanta, habiter a l’interieur du peripherique est plus couteux que dans la banlieue.) Malheureusement, apres avoir achete notre maison, on nous a offert des postes dans des villes de banlieue assez loin de chez nous ou prendre le bus n’est pas possible pour moi ni practique pour mon mari. Heureusment, nos patrons nous permettent de travailler de chez nous quelquefois.

En ce qui concerne cette situation a Houston, je n’en suis pas du tout surprise!

 
Blummy des sables | réformé
17H15 28/05/2008

Bonjour a tous,

J’ai une petite idee sur la remarque de la forte communauté noire.
C’est parce que les noirs, qui comme chacun sait n’ont aucune education, ne sont pas sensibilises au probleme du petrole. Ils roulent donc plus en voiture et consomment plus d’essence…
De toute facon, il faut bien un bouc emissaire, donc pourquoi pas les noirs.
En plus, ils sont noirs donc on les repere de loin, c’est plus facile…

C’est aussi plus facile d’ecrire des articles raccoleurs et insidieux…

Bon, ceci dit, je vais maintenant prendre ma voiture pour rentrer chez moi. Ma voiture est equipee d’un moteur de 3,5 litres de cylindree (essence, bien sur)et je consomme aux alentours de 20 litres au 100 KM.
Mais dans le pays magique ou je vis (KSA), l’essence a baisse deux fois depuis 2007 et coute aujourd’hui environ 7 Cts d’euro le litre.

 
Hemenate
17H30 28/05/2008

@ Blummy

« C’est aussi plus facile d’ecrire des articles raccoleurs et insidieux… »

Exact, et vous en faites très bien la démonstration.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
16H40 28/05/2008

Article passionnant !
Et ce « cruise control » est-il moins énergivore ?

 
Tophee
16H50 28/05/2008

Il y as une dizaine d’annees, je tenais le resonment suivant : Il faut metre l’essaence et le gasoil a 10F le litre en augmentant les taxes, utilise ces taxes pour developer les energie renouvelables. Car il m’etait evident que le baril a 20 dollard ne pouvait durer, et que tant qu’il dureras on ne frais rien pour les energie renouvelable.

Voila, maintenant, l’essaence a 10F le litre on y est, et au lieux de generer une pactole que l’on pourait metre dans la recherche, cela vas dans la poche des pays du golf. Gouverner c’est prevoir qui disent?

Pour les americains, la situation est pire car il n’ont jamais pris l’habitude des economies d’energie. Le changement de mentalite se fera, mais lentement, par le changement des generations. Tout cela est bien dommage.

 
sarkophage_xyz
17H11 28/05/2008

C’est d’autant plus vrai que non seulement developper des énergies nouvelles coute, mais en plus cela consome de l’énergie et, faute d’alternative, du pétrole.
Il est donc sans doute un peu tard pour faire une transition en douceur.
Mais bon quand il y en a qui vont faire leur courses à rungis avec 50 voitures d’escorte, on se dit qu’il est peut être temps de les virer avec un bon coup de pied au croupion.

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
16H59 28/05/2008

Kebra parle dans un fil voisin du Grand Domaine et de l’organisation Bilrberg.(fête des voisins).

Il a su titiller ma curiosité.Je suis aller faire qqs recherches, et j’ai déniché ceçi, en autres.

J’en suis assez scotché, dois je dire.

Qu’en pensez vous, chers riverains ?

http://questionscritiques.free.fr/Bilderberg/Bilderberg_2007_210507.htm
Texte de Daniel Estulin.
« De quoi parlera-t-on au Bilderberg 2007 ?

A côté du bourbier en Irak, les problèmes d’énergie continuent de dominer les discussions du Bilderberg. Le pétrole et le gaz naturel sont des ressources finies non renouvelables. Une fois utilisées, elles ne peuvent être reconstituées. Au fur et à mesure que le monde tourne et que les ressources de pétrole et de gaz naturel se réduisent nous avons dépassé la moitié des possibilités de production et de découverte de pétrole. En effet, alors que la demande explose spectaculairement, en particulier avec les économies indienne et chinoise en plein essor qui veulent tous les accessoires et les privilèges de la manière de vivre des Américains, nous découvrons moins de pétrole que nous en produisons. A partir de maintenant, la seule chose qui est sûre est que l’offre continuera de baisser et que les prix continueront de monter. Dans ces conditions, un conflit mondial est une certitude physique. La fin du pétrole signifie la fin du système financier mondial, une chose qui a déjà été reconnue par le Wall Street Journal et le Financial Times, deux membres à plein temps du cercle d’initié du Bilderberg. Le rapport de Goldman Sachs sur le pétrole [un autre membre à plein temps de l’élite du Bilderberg], publié le 30 mars 2005, a augmenté la fourchette de prix du pétrole pour l’année 2005-2006 de $55-$80 le baril à $55-$105. Lors de la rencontre de 2006, les Bilderbergers ont confirmé que leur estimation du haut de la fourchette de prix pour le pétrole, pour 2007-2008, continue d’osciller entre $105-$150/le baril. Il n’est pas étonnant que Jose Barroso, le Président de la Commission Européenne, ait annoncé il y plusieurs mois, lors de l’annonce de la nouvelle politique européenne en matière d’énergie, que le temps d’une « ère post-industrielle » est venue. Pour conduire le monde dans l’ère post-industrielle, il faut d’abord détruire la base économique du monde et créer une nouvelle Grande Dépression. Lorsque les gens sont pauvres, ils ne dépensent pas d’argent, ils ne voyagent pas et ils ne consomment pas. »

 
Gringo | 
17H23 28/05/2008

Si on ajoute à ça que les catastrophes naturelles ne font que se multiplier et ne sont pas prêtes de s’arrêter.

Si on ajoute à ça les émeutes de la faim, puisque même les grands pays producteurs (Chine et inde en tête) sont devenus importateurs de riz (plus de 1000$ la Tonne) et que le blé produit des agro-carburants pour que l’américain moyen roule en 4x4 avec sa bonne conscience.

Si on ajoute à ça que la plus petite des bombes nucléaires a environ 60 fois la puissance de celle d’hiroshima et que nombre de pays en disposent.

Si on ajoute à ça le respect des pays étrangers qui fait qu’on peut aller y faire la guerre contre l’avis de l’ONU, y faire prisonnier quelqu’un, le juger et l’exécuter sur son propre sol.

Etc.

J’en arrive à la conclusion que…
y’a rien qui va mal.

 
Erka | Scientifique, USA
17H08 28/05/2008

Quelqu’un sait il si les constructeurs Francais, ou autres europeens non encore implante en Amerique du Nord, ont l’intention de se retourner de nouveau vers ce marche? Parce que avec une consommation a peu pres deux ou trois fois inferieure au « meilleures » bagnole vendues ici, une C3, ou autre 207 (desole si ca n’existe plus, je suis pas un specialiste !) auraient des chances de seduire des millions d’usagers!
Voire la logan low cost, en plus vu le cout de la main d’oeuvre ici (on est dans le tiers monde en terme de sante, de cout de la vie, de valeur du dollar, etc. je vous le rappelle) renault pourrait produire tout ca sur place!
Ou alors y a t il des raisons douanieres, ou culturelles (genre un bagnole europeenne qui ne soit pas allemande ou suedoise ca n’existe pas?)

 
nosil35 | en mutation
17H29 28/05/2008

Erka, soit réaliste: ca fait 30 ans que Renault et Peugeot parlent de retourner aux USA.
Trop cher, trop compliqué, trop risqué.
Et tu sais les patrons francais ne sont pas du genre à prendre des risques … ni pour leur société ni pour eux même.
Alors tu dois plutot compter sur Toyota, Honda, Nissan, Kia et autres constructeurs asiatiques qui eux aussi font des voitures normales de moins de 2 tonnes et de moins de 200 ch, qui ne consomment pas 25 litres/100 km.
Au fait, je ne savais pas que les USA étaient un pays sous développé … A la télé, ils nous disent toujours le contraire: les USA ceci, les USA cela, ils sont forts, ils sont beaux, ils sont riches, ils sont intelligents, ils sont democrates …
On m’aurait menti ???

 
NuklearCocroach
17H31 28/05/2008

En attendant ils la payent encore deux fois moins cher que chez nous,c’est ça l’avantage quand on à le contrôle de l’approvisionnement,on peut même gaspiller et faire la guerre à ceux qui sont pas d’accord…

 
péku | ingénieur
17H35 28/05/2008

Si les américains se réveillaient un peu sur leur problème de législation envers la spéculation financière, ils ne seraient pas obligé d’abandonner leur 4*4 (ce qui serait bien dommage par ailleurs) :

Et c’est un édito d’Asia Times qui nous l’explique :

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/William_Engdahl/…

 
sinclair
18H01 28/05/2008

Excellent lien qui participe a la réflexion. On évite la mon pensée facile.

Ceci dit on arrivera effectivement un jour ou l’autre a la fin des énergies fossiles, mais comme nous sommes dans une économie de marché libérale, aucune évolution sérieuse n’aura lieu si cela ne rapporte pas plus que spéculer.

Enfin a part des solutions limitées comme les éoliennes et divers panneaux solaires, la seule solution est l’énergie nucléaire avec l’épée de Damoclés qu’elle représente.

Aucune solution ne sera recherchée sérieusement tant que le gaz et le pétrole rapporteront beaucoup pour peu de frais. Le fait que beaucoup de gens souffrent les émeut autant que leur premier bavoir. Et vu les bénéfices record des pétrolier pays producteurs( même chose pour le gaz)on n’est pas prêt de voir l’esquisse d’une solution de rechange crédible.