Copenhague : Obama va tout nu au sommet sur le climat
Le président américain ne pourra s'engager sans accord préalable du Congrès, qui se préoccupe plus d'assurance médicale.

Le Président part au sommet de Copenhague : bah ! quelle importance ? Aux Etats-Unis, l'accord final semble ne préoccuper personne. Le Président a prévenu : il ne peut pas prendre d'engagement international sans savoir ce que le Congrès est prêt à accepter. Or le Congrès a d'autres chats à fouetter : il est toujours plongé dans le psychodrame de l'assurance médicale.
Deux jours avant qu'Obama ne s'envole pour le Danemark, le pays ne s'intéresse guère aux discussions de l'ONU. Non que tout le monde s'en fiche, mais cette histoire de changement climatique est évidemment moins importante pour les gens que le coût stupéfiant de leur santé.
Pourtant, les Américains savent que la prochaine bataille législative d'importance portera sur l'énergie et les enjeux climatiques. Obama en avait fait un élément-clé de sa campagne électorale, et la Chambre des représentants a rapidement voté en juin une loi fixant des objectifs de réduction d'émission, ainsi que des mécanismes pour y parvenir. Maintenant, c'est au tour du Sénat de s'attaquer au sujet.
La crise économique est dévastatrice aux Etats-Unis
Mais ça traîne, parce que le sujet est économiquement épineux. Quel élu, tant démocrate que républicain, veut prendre le risque d'être accusé par ses électeurs, en temps de récession, d'acculer les entreprises à licencier en leur imposant des coûts supplémentaires ? (Des détails sur le projet ici)
Je ne dirai jamais assez à quel point les Américains, depuis un an et demi, souffrent de la crise. Chômage, bien sûr, et tout ce qui va avec : perte de couverture médicale, mise en faillite personnelle, expulsion des logis, abandon des voitures dont l'assurance n'est plus payée, vie dans la rue, enfants dans la misère…
Alors Copenhague, hein… Même les farouches militants environnementalistes prennent des gants pour dénoncer les travers de leurs compatriotes, grands gaspilleurs et dévoreurs d'énergie devant l'Eternel. Ils savent que c'est une question d'éducation, de prise de conscience et que les choses s'améliorent lentement, mais sûrement. (Merci à Al Gore pour sa contribution à l'éveil des consciences américaines.)
Certes, les climato-sceptiques, longtemps confortés par l'ancien président Bush, s'évertuent à dire que l'Amérique n'a pas à sacrifier sa prospérité - ou ce qu'il en reste - à une chimère pseudo-scientifique.
Résoudre les problèmes de manière patriotique
Mais, pour appréhender correctement l'attitude d'Obama à Copenhague, pour comprendre la méfiance populaire, il est important de se placer dans la perspective américaine. (Je me permets de reproduire ici ce que j'ai récemment écrit dans Politis) :
« Le problème réside moins dans la reconnaissance populaire et politique du phénomène climatique que dans les moyens d'y remédier en tant qu'Américain. Cette dimension patriotique est très importante aux Etats-Unis, consubstantielle à tout débat national doté d'un enjeu international.
Impossible, dans ce contexte de crise économique, de taper sur les méchantes entreprises pollueuses sans que leurs ouvriers (américains) ne se sentent un minimum solidaires de leurs patrons. Impossible de condamner complètement l'extraction et l'usage du charbon quand tant de familles (américaines) dépendent de cette industrie pour vivre.
Impossible de refuser, au nom de la seule préservation de la nature, les autorisations de forer pour extraire du gaz et du pétrole (américains) sans se faire accuser de maintenir la dépendance énergétique envers les pays arabes (qui financent Al-Qaeda) ou le Venezuela.
Difficile de s'opposer à la relance du nucléaire pour les mêmes raisons… surtout quand les Français, qui tirent 80% de leur électricité de l'atome, se posent en chevaliers blancs de l'énergie face aux USA. »
Pas d'accord mondial qui tienne sans la participation américaine
Revenons aux enjeux de Copenhague. La semaine dernière, le New York Times écrivait :
« Sans (la collaboration du) Sénat américain, l'intégralité du projet international est en danger : si les Etats-Unis - émetteurs de 20% de tous les gaz à effet de serre de la planète - n'en sont pas partie prenante, aucun accord mondial ne peut fonctionner, ni remédier à quoi que ce soit. »
A Copenhague, Obama et les négociateurs américains jouent donc les équilibristes. Un accord mondial un peu costaud dont les Etats-Unis seraient encore une fois absents pourrait faire vaguement honte au Sénat.
En même temps, Obama ne veut pas donner l'impression que son pays est resté les bras croisés sur le plan climatique depuis son élection. Ce serait injuste de croire cela, en effet, car la nouvelle administration a déjà pris des mesures vigoureuses, sans demander son avis au Congrès.
- Les fabricants automobiles ont désormais l'obligation d'accroître de 30% l'efficacité énergétique de leurs véhicules, et de réduire d'autant les émissions des moteurs d'ici 2016.
- Environ 80 milliards de dollars ont déjà été affectés, au titre du « stimulus plan », à des projets d'énergie propre et renouvelable, à des actions d'efficacité énergétique, et à la recherche sur la capture des émissions de carbone.
- A partir de janvier 2010, toutes les grandes installations industrielles émettrices de CO2 vont devoir déclarer leurs émissions.
- L'Environmental Protection Agency (équivalent du ministère de l'Ecologie) vient de déclarer que les gaz à effet de serre constituent (indirectement) une menace pour la santé publique. Ceci l'autorise, ou plutôt l'oblige, à désormais réguler les émissions, puisque le rôle de l'EPA est de protéger les citoyens et leur environnement.
Sur quelles bases scientifiques l'EPA va-t-elle s'appuyer pour fixer des limites maximales aux différents émetteurs ? Quels mécanismes va-t-elle mettre en place pour faire appliquer ses futures normes ? Trop tôt pour le dire. Une chose est sûre : le Sénat va devoir agir s'il veut prendre l'EPA de vitesse.
Des règlements administratifs ne sont pas aussi forts qu'une loi
Joe Mendelson, directeur du programme climat de la National Wildlife Federation, se réjouit de ce que l'EPA soit enfin entrée dans la course, mais ajoute :
« L'EPA ne pourra pas aller aussi loin qu'une loi, laquelle est seule à même d'exiger des réductions d'émission à long terme. Surtout, seule une loi peut décider des mécanismes de financement nécessaires à la mise en place des systèmes de contrôle. Tant pour les particuliers que pour les entreprises. »
Un mécanisme de financement, c'est un système qui permet de dégager des fonds. Ça peut par exemple être une taxe carbone, ou la vente de crédits d'émission. Ou encore la collecte des amendes infligées pour une infraction :
« Sans mécanisme de financement établi par la loi, les Etats-Unis ne peuvent pas s'engager à financer quelque engagement international que ce soit. Ni aide au développement des pays pauvres, ni baisse des émissions dans notre propre pays. »
Voilà pourquoi Obama, tout fier qu'il puisse être de ses propres actions en faveur de l'énergie, doit rester très prudent à Copenhague : tant que le Sénat américain n'a pas légiféré sur le plan intérieur, lui, le président, est paralysé sur le plan international.
Photo : en Grèce, performance de l'artiste Dave depeignant Obama, le 16 février 2009 (Yiorgos Karahalis/Reuters)
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à Hélène Crié-Wiesner
De Slovan
Baroudeur | 13H35 | 17/12/2009 |
Merci pour votre éclairage sur les dessous de la politique américaine.
J'étais assez inquiet quand je voyais que Rue89 consacrait les trois quart de ses articles sur le climat et Copenhague à disserter du fait que l'on pouvait, ou non, constater que le réchauffement climatique est bien là et est très probablement d'origine anthropique.
Si le sommet échoue, probablement que les Serge Galam et consorts sortiront le champagne, et tous ceux qui comme lui ne veulent pas remettre en cause leur "mode de vie". Je ne suis pas très optimiste pour tout dire.
à Slovan
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 15H07 | 17/12/2009 |
"...le réchauffement climatique est bien là et est très probablement d'origine anthropique".
Je sais pas s'il est d'origine anthropique, mais il n'est pas de nature philanthropique !
à Hélène Crié-Wiesner
De Pas–glop
pas glop du tout | 14H30 | 17/12/2009 |
moi je n'etais pas au courant, voila. Non mais qu'est-ce qu'il a l'autre, l'a chope la rage ou quoi? Continuez a ecrire pour les imbeciles Helene, nous continuerons a vous lire.
à Hélène Crié-Wiesner
De thierry_st_malo
15H34 | 17/12/2009 |
Chère Madame,
Numerosix m'ayant fait remarquer que je m'énervais, j'en prends acte et je tiens à vous présenter publiquement toutes mes excuses pour ce qui aurait pu vous froisser personnellement.
Cela dit, je DETESTE les intellectuel(le)s. Que voulez-vous, je suis un homme du peuple, moi, exactement le genre d'homme dont les intellectuel(les) comme vous n'ont pas la moindre idée, et je DETESTE qu'ils ou elles prétendent parler en mon nom ou s'adresser à moi, moi le peuple, moi qui leur rends au centuple le mépris qu'ils me vouent.
J'ai commencé ma brillante carrière professionnelle en travaillant à la chaîne, comme OS/2 à Levallois-Perret ( OS/2 - je ne pense pas qu'une intellectuelle connaisse ce genre d'abréviations - veut dire Ouvrier Spécialisé 2e Catégorie ; j'étais OS/2 parce qu'il n'y avait pas de grade en-dessous : pas d'OS/3 ! ). Je ne suis pas un intellectuel, mais un métallo, un ouvrier, un vrai, et j'en suis fier ! Authentique, en plus : j'ai commencé chez Jaeger, rue Baudin, "à Baudin" comme nous autres les ouvriers et les ouvrières disions entre nous...
Maintenant, si vous ne voulez pas vous attirer à l'avenir des réactions encore plus violentes, épargnez-moi vos "franchouillards poujadistes"...
En vous renouvelant toutes mes excuses.
P.S : Je vous rappelle qu'en France il y a un Souverain et un seul : le Peuple Français. Beaucoup de gens l'oublient en ce moment, et ils ont bien tort. Les intellectuel(le)s qui ne savent pas ce que c'est que de se salir les mains me rendraient anar, ni Dieu ni maître ! Et je ne suis pas le seul ! Mais je dévie, là :-)
à thierry_st_malo
De Hélène Crié-Wiesner
(auteur)
Personne écrivante | 16H26 | 17/12/2009 |
Je n'aime guère les étalages de généalogie populaire, mais là, ma conscience de classe se réveille!
Monsieur l'OS-2, j'ai grandi dans la ville du Mans, où vous savez sans doute qu'il y avait une très grande usine Renault, et donc beaucoup d'OS. Mon père était cheminot: pas cadre à la SNCF, non: cheminot au service VB (à mon tour de vous demander si vous connaissez l'abréviation? ça veut dire "voies et bâtiments"), il montait en haut des pylônes pour réparer les fils après les orages ou les tempêtes, ça l'a conduit plus d'une fois à l'hôpital. Vous savez combien ça gagnait, un employé du service VB? Devinez...
Quant à être une intellectuelle, d'un point de vue américain, je prends ça pour un compliment. C'est en effet l'insulte préférée de républicains, Raegan et Bush en tête, pour attaquer les gens de gauche, supposés ne rien connaître aux vrais préoccupations du peuple.
à Hélène Crié-Wiesner
De thierry_st_malo
16H59 | 17/12/2009 |
Eh bien vous voyez qu'il suffisait de parler ! Nous avons des origines modestes tous les deux :-)
Cela ne se voyait pas à vous lire. A tel point que je m'y suis trompé : j'ai eu le sentiment de faire l'objet d'un mépris de classe, particulièrement en entendant parler de "franchouillards poujadistes". En ce qui concerne ces deux mots vous pouvez constater que j'y reviens sans arrêt, ce qui devrait vous laisser rêveuse...
à Hélène Crié-Wiesner
De Dr_Maurice
Taupe | 22H37 | 18/12/2009 |
Ne vous préoccupez pas de ce genre de remarques, continuez vos articles, pour ce qui est de celui-ci, il est très bien. Je n'y vois aucune "méprise" de quoi que ce soit, tant sur le fond que la forme.
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 12H19 | 17/12/2009 |
la question est de savoir si les etats unis peuvent vraiment, et jusqu'ou, diminuer leur consommation d'energie
au temps du pétrole cher, je sui sur que les entreprises energivores ont du faire un effort (par simple souci de rentabilité) pour arriver à l'effficience energétique
mais ils ne disposent pas à ce niveau du gisement que représentent pour la chine les economies d'energie
le problème des etats unis, c'est leur mode de vie. Ils sont prisonniers de leur développement urbain, (avec pas trop envie d'en changer je suppose)
et pour eux le petrole est indispensable
C'est curieux, en France, depuis qu'EDF parle de delestage, on ne parle plus beaucoup de voitures electiques.....
à jyeden
De medicago
Plante cultivée | 04H21 | 19/12/2009 |
Décodage :
Avez vous remarqué que depuis quelques jours on entend beaucoup dire dans les médias que la France est obligée d'importer de l'électricité à prix d'or et que celle ci provient de polluantes centrales thermiques.
En clair, faut-il s'attendre à une augmentation du prix de l'électricité dans les mois à venir pour financer de nouvelles centrales nucléaires ?
Si les USA sont prisonniers de leur modèle urbain, nous le sommes de notre modèle péri urbain, lequel est beaucoup plus catastrophique à tout point de vue.C'est celui qu'ont disséminé les américains dans les années 1960, que nous continuons à le répandre alors qu'il sont en train de l'abandonner.
De TonyMo
Français at War | 12H20 | 17/12/2009 |
Tout ceux qui le critique (dont Sarkozy Borlo) oublient qu'ils auraient pu avoir 0% avec Mccain-Palin.
De Le Yéti
yetiblog.org | 12H24 | 17/12/2009 |
LA PHRASE DE L'ANNÉE
(recueillie via l'excellent site du Monolecte) :
" Si le climat était une banque, vous l'auriez déjà sauvé !"
[Hugo Chavez, conférence climat de l'ONU à Copenhague, 16 décembre 2009]
-------------
Ce qui se passe en ce moment à Copenhague dépasse tout ce qu'on pouvait imaginer en ignominie et en hypocrisie. D'infâmes salauds sont tout bonnement en train de condamner des territoires entiers, des millions de gens , peut-être même eux-mêmes et la planète, pour sauver leur saloperie de système.
Pire qu'une honte, un véritable crime contre l'humanité en préparation.
à Le Yéti
De Bad Time For Human Kind
Chieur Public | 13H03 | 17/12/2009 |
Irresponsable et coupable comme d'hab...
Même notre ultra-modéré Nicolas Hulot s'en rend compte !!!
à Le Yéti
De Peureux anonyme
13H33 | 17/12/2009 |
Restons calmes.
La peur de l'évolution et du changement climatique ne doit pas nous pousser à proférer des énormités.
L'évolution du climat vers le chaud n'aura pas que des inconvénients. Le catastrophisme finit par être lassant et par décrédibiliser les écologistes, ce qui n'est pas grave, mais surtout ceux qui se prononcent pour les économies d'énergie fossile, ce qui est très fâcheux.
Ce qui se joue à Copenhague est seulement la répartition de ce qui reste à extraire de pétrole. On aimerait serrer la ceinture au Tiers Monde en lui interdisant les investissements nécessitant des moyens énergétiques fossiles, à charge pour le FMI de veiller au grain. Dans le même temps on bourre le crane des bons peuples des pays développés pour qu'ils se serrent la ceinture eux aussi, pendant que leurs dirigeants circulent en avions privés (140 à Copenhague).
On n'y arrivera peut être pas. Est ce si gênant ?
à Peureux anonyme
De Le Yéti
yetiblog.org | 13H40 | 17/12/2009 |
Je suis parfaitement calme. Et mes qualificatifs sont soigneusement pesés. A ce niveau, l'accusation de "catastrophisme" fleure bon la tentative de déminage fallacieux.
« Même lorsque nous savons que la catastrophe est devant nous, nous ne croyons pas ce que nous savons » Jean-Pierre Dupuy, La Marque du sacré
à Peureux anonyme
De Slovan
Baroudeur | 13H50 | 17/12/2009 |
"On n'y arrivera peut être pas. Est ce si gênant ?"
Des études concordantes indiquent un risque statistique fort que le réchauffement ait des conséquences dramatiques pour des millions de gens, notamment en Asie et Océanie.
On attend que les "sceptiques" disent pourquoi ces études sont biaisées, publient en conséquence des contre-analyses et soumettent leurs travaux au reste de la communauté scientifique. Pour l'instant, quand ils l'ont fait, on a pu voir que c'était les études des "sceptiques" qui recélaient des erreurs manifestes de mesures ou d'interprétations.
Contrairement à ce que certains articles de Rue89 ont laissé entendre, il n'y a pas de "pensée unique", de "censure", de "dogme", de "nouvelle religion ou idéologie réchauffiste"... Juste un fait : les "dénégateurs" du réchauffement climatique n'ont pas su convaincre l'essentiel des chercheurs, lesquels ont montré jusqu'à présent que les thèses des dénégateurs ne tenaient pas scientifiquement la route.
Le débat sur les conséquences d'un réchauffement est un débat scientifique assez technique. Donc après on peut dire tout et n'importe quoi dès lors qu'on sort du cadre de la publication scientifique analysée de façon contradictoire. Chacun s'improvise expert. Internet, et même certains médias, font monter la sauce et l'addition finale sera lourde. C'est dommage. Les enjeux sont pourtant très importants.
à Slovan
De think_about_the_future
I have a dream... | 15H30 | 17/12/2009 |
"Que c'étaient les études des sceptiques qui recélaient des erreurs manifestes de mesures et d'interprétations".
Ah bon, alors pourquoi les études qui ont amené au sommet de Copenhague et au grand haro sur le "réchauffement climatique" ne prennent-elles pas en considération tous les éléments à leur disposition? Je dis cela parce qu'il est avéré que les données prises par le GIEC ont été arrangées pour satisfaire aux désirs des décideurs, voila tout.
Et quand on accuse l'Homme d'être le principal acteur du réchauffement climatique par les gaz qu'il rejette sans même savoir précisément les tenants et aboutissants de l'impact de ces gaz sur le climat, pour moi, ca c'est une erreur manifeste...
à think_about_the_future
De Slovan
Baroudeur | 22H39 | 17/12/2009 |
"Ah bon, alors pourquoi les études qui ont amené au sommet de Copenhague et au grand haro sur le "réchauffement climatique" ne prennent-elles pas en considération tous les éléments à leur disposition?"
Vous n'avez visiblement jamais lu un rapport du GIEC. Vous devriez, il existe de bonnes traductions?
"Je dis cela parce qu'il est avéré que les données prises par le GIEC ont été arrangées pour satisfaire aux désirs des décideurs, voila tout."
Il ne suffit pas de le dire, il faut avancer des sources fiables.
à Slovan
De think_about_the_future
I have a dream... | 23H38 | 17/12/2009 |
Je ne vais pas me lancer dans une explication de 150 lignes sur ce qui me fait penser que le GIEC ne se sert que des chiffres qui l'arrange.
Cependant, durant mes années scolaires, en physique chimie notamment, on m'a toujours dit que la science devait partir d'un postulat, ou une hypothèse tout du moins, et qu'on tentait de vérifier ou d'infirmer cette hypothèse par des expériences ou des calculs.
Cependant, ce que fait le GIEC, selon moi, c'est partir d'une hypothèse qu'ils considèrent comme sûre (le réchauffement climatique), et mettent en oeuvre tous les moyens nécessaires pour arriver à démontrer leur "théorie". De plus, pour vérifier une hypothèse, il me semble aussi que l'on doit prendre en considération toutes les variables possibles. Or le GIEC (et beaucoup d'autres, ne sombrons pas dans l'accusation unique )dans leurs rapports ne prennent pas en considération toutes les variables, puisqu'à l'heure actuelle, il est impossible de qualifier et quantifier ces variables (notamment comment certains mécanismes de la planète permettant de réguler l'augmentation de CO2, anthropique ou d'origine humaine, le véritable impact de la vapeur d'eau, l'importance des cycles solaires sur l'évolution des températures...). D'où une marge d'erreur admise assez colossale pour des études censées orienter la survie de l'humanité selon eux...
Donc, au final, les résultats seront biaisés d'une manière ou d'une autre, reste juste à décider de quel coté faire pencher la balance, et malheureusement on sait de quel coté celle-ci va s'orienter...
PS: pour les sources, suivez le lien contenu sur la page concernant l'affaire du climategate et des emails piratés (à lire par ailleurs à titre informatif selon moi), il est d'excellente qualité et permet de s'informer au jour le jour des avancées dans différents domaines.
à think_about_the_future
De Slovan
Baroudeur | 23H27 | 18/12/2009 |
Vous apportez la confirmation que vous ne connaissez rien au GIEC et à ses rapports, et que vous n'en avez jamais lu un seul.
"Je ne vais pas me lancer dans une explication de 150 lignes sur ce qui me fait penser que le GIEC ne se sert que des chiffres qui l'arrange."
Vous devriez. Par ce que vous démontrez surtout que vous fanfaronnez sans connaître le sujet.
"ce que fait le GIEC, selon moi, c'est partir d'une hypothèse qu'ils considèrent comme sûre (le réchauffement climatique), et mettent en oeuvre tous les moyens nécessaires pour arriver à démontrer leur "théorie""
Non, toutes leurs affirmations sont avancées avec des marges d'erreur, et ces marges d'erreur sont statistiquement justifiées par le GIEC.
"le GIEC (et beaucoup d'autres, ne sombrons pas dans l'accusation unique )dans leurs rapports ne prennent pas en considération toutes les variables"
Ce que vous dites ne tient pas la route. Toutes les sciences, même les plus dures et les plus fondamentales, ne peuvent tenir compte de toutes les variables. Alors pour une science statistique qu'est la climatologie, c'est également vrai. Vous nous servez le même argument que Serge Galam : vous attendez des prédictions fiables à 100 %, ce qui est absurde. Jamais la climatologie ne pourra donner une prévision fiable à 100 %. Donc, ne faisons rien...
"l'importance des cycles solaires sur l'évolution des températures"
Vous mentez, ou alors vous êtes encore plus mystificateur que je pensais. Si vous aviez lu ne serait-ce qu'un seul rapport du GIEC, vous sauriez que le GIEC tient compte des cycles solaires, de la vapeur d'eau.
"D'où une marge d'erreur admise assez colossale pour des études censées orienter la survie de l'humanité selon eux..."
C'est vous qui le dites. Vous n'avez rien démontré, sauf que vous mélangiez tout.
à Slovan
De Peureux anonyme
18H08 | 17/12/2009 |
"Des études concordantes indiquent un risque statistique fort que le réchauffement ait des conséquences dramatiques pour des millions de gens, notamment en Asie et Océanie."
C'est ce que j'appelle le catastrophisme, basé sur la peur de l'avenir et du changement.
Les discours alarmistes, prétendument scientifiques, manipulent des concepts d'un simplisme qui fait sourire: une température de la planète, un accroissement de cette température, une accélération de cet accroissement, un niveau des océans,...
Je me demande pourquoi on a lancé des satellites météo qui font des mesures pléthoriques et des satellites de mesure du niveau des mers (Topex Poseidon - Janus).... dont les résultats sont aussi complexes qu'instructifs ?
à Peureux anonyme
De Slovan
Baroudeur | 22H37 | 17/12/2009 |
"C'est ce que j'appelle le catastrophisme, basé sur la peur de l'avenir et du changement."
Je n'ai pas "peur de l'avenir et du changement". Dire qu'il y a un risque conséquent de catastrophes, ça n'est du catastrophisme que si le risque est inventé.
Si le risque est réel, appelez cela comme vous voulez, sauf que les catastrophes écologiques, ca existe.
Tchernobyl fut une catastrophe, Bhopal aussi. D'autres naturelles : le tsunami d'Indonésie fut une catastrophe (200 000 morts en quelques minutes).
Il y a un réel risque d'emballement du réchauffement climatique, par des phénomènes de cercles vicieux. Les plus problématiques : le fait que les océans absorberont moins de CO2 s'ils se réchauffent trop, et le risque de dégel des hydrates de méthane, en très grandes quantités dans les sols de Sibérie et du Canada.
à Le Yéti
De thierry_st_malo
13H15 | 17/12/2009 |
Je la trouve excellente. Parce qu'il a raison, Chavez, en plus !
à Le Yéti
De Bebert Cassandre
14H20 | 17/12/2009 |
C'est étrange que vous ayez encore des illusions... Les catastrophes, les américains, enfin ceux d' Hollywood connaissent. Et ça se termine toujours bien à la fin du film! Pourquoi voulez vous que ça change aujourd'hui.
De think_about_the_future
I have a dream... | 13H35 | 17/12/2009 |
Copenhague 2009, ou comment partir d'un postulat de départ erroné pour n'arriver à rien au final pour contenter tout le monde...
Sinon, pour un climat qui se réchauffe, je trouve qu'il fait un peu froid en ce moment...
De Pierrrrre
13H53 | 17/12/2009 |
« Obama va tout nu au sommet sur le climat »
► Logique,
on parle de réchauffement climatique...
...pragmatisme américain.. il anticipe...
De padiran
Chroniqueur mondain | 15H27 | 17/12/2009 |
Merci pour ce superbe article qui montre ce qu'est la démocratie à l'américaine.
Contrairement à notre vibrionnant Président de la République, Obama ne peut engager les USA dans un processus international sans avoir l'aval du Congrés, ce qui nous change de notre "France éternelle" où un Sarkozy peut envoyer des soldats en Afghanistan sans en référer au parlement ou promettre des aides a tous les pays émergents de la planète sans en avoir le premier euros.
Les américains ne confondent pas démagogie et démocratie, ils ne s'engagent que sur ce que leurs représentants ont été mandaté à donner.
Les contres pouvoirs existent, même ci ceux ci sont constitués de lobbys motivés plus par leurs propres intérêts que pour le bien de tous.
Quels sont les contres pouvoirs en France? Nos représentants du Sénat et de l'Assemblée Nationale? Excusez moi de ne point rire, j'ai les lèvres gercées en ces temps de frimas.
De amerti
\°[-]° | 14H28 | 17/12/2009 |
Ah, le monde et ses institutions.....le réchauffement ( ou non ) de la planete....et pour le H1n1 du coup, je balance hors sujet, mais il semble qu'il n'y ait pas eu les millions de morts qu'on nous avait énoncé.. ( dixit L'O.M.S. )
de plus des rumeurs assez graves trainent sur le net ( sectes ? ), comme quoi le vaccin contiendrait du mercure, qu'il y aurait 5 milliard de gens à "tuer" via un plan conçu ...un article pour remettre les pendules à l'heure ?
http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccination-H1N1-mefiance-des.html
alors pourquoi je donnerai ma confiance à Obama, la France, et ce sommet de Copenhague pour un élan de bravoure ? pff que du bla bla encore...
la mesure que je préconise c'est la conversion du plastique aux fibres de chanvre, un truc naturel, maléable et solide, totalement écolo..deja reconvertir 1 % de la transformation plastique par ces fibres j'applaudis des deux mains, mais bon on voit bien qu'on nage dans le délire avec ces politiques irresponsables, voire meurtriers....
http://www.chanvre-info.ch/info/fr/Utilite-du-chanvre-pour-l.html
à amerti
De Slovan
Baroudeur | 22H46 | 17/12/2009 |
"http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccination-H1N1-mefiance-des.html"
Votre source dit des bêtises. Elle prétend que ce sont les adjuvants des vaccins qui créent le risque de maladies auto-immunes comme Guillain Barré. Or ces maladies peuvent être provoquées par des vaccins sans adjuvants. Autre grosse bêtise : le fait de dire qu'avoir la grippe ne fait pas courir le risque d'attraper un Guillain Barré : c'est le contraire ! le risque est bien plus fort d'avoir le GB avec la grippe qu'avec un adjuvant.
Arrêtez de croire toutes les rumeurs qui courent sur le net...
De marre.du.pipe.hole
14H32 | 17/12/2009 |
Etant un inconditionnel de greenpeace , je suis trés décus de la manière dont a été instrumentalisé le "sommet" de copenhague .
Bien entendu , je préfèrererai que Mr Obama fasse tout son possible pour le climat , mais qu'il le veuille ou non , il n'y aura pas d'accord grâce à cette farce (pardon , ce sommet)
Alors tant qu'a faire , qu'il se mette à fond sur le projet d'assurance maladie .
De Liger
liger.amsud.net | 14H45 | 17/12/2009 |
Il y a un truc qui me dérange, dans cette analyse :
Oublions la spécificité de l'Environnement, disons qu'il s'agit d'un sujet de diplomatie internationale comme un autre, et considérons Copenhague de la même manière qu'un G20 ou un G7 (ce qui est le cas, vu du Congrès).
La spécificité des USA par rapport à la France, c'est que ces sujets de diplomatie sont discutés au niveau parlementaire, notamment pour ce qui concerne le budgets à mettre en face des actions. Disons que le Congrès a le dernier mot.
Pour autant, on ne peut pas imaginer que l'équipe de la Maison Blanche n'ait pas planché sur le sujet, et déjà analysé ce que le Congrès est prêt à lâcher. Tout comme à l'occasion de n'importe quelle négociation à l'international.
On peut alors supposer que Obama est en phase avec le Congrès, et qu'à travers lui, c'est le Congrès qui s'exprime.
Aussi, la véritable information n'est-elle pas que l'on ne sait pas grand-chose sur l'avis du Congrès ?
Notamment, l'économie verte peut très bien représenter un attrait important pour les Sénateurs, en temps de crise. Qu'en savons-nous ?