
Prix du livre d'économie : Dominique Nora, « Les pionniers de l'or vert »

Le prix du livre d'économie a été remis ce matin à la journaliste Dominique Nora, pour son livre « Les Pionniers de l'or vert », aux éditions Grasset. Il restait en compétition trois livres, les deux autres étant « L'effet sablier - vers la mort des classes moyennes » (Jean-Marc Vittori, Grasset aussi) et « La prospérité du vice » (Daniel Cohen, Albin Michel). Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue89, est membre du jury. Nous republions pour l'occasion l'article que notre blogueuse Hélène Crié-Wiesner a consacré il y a quelques semaines à l'ouvrage de Dominique Nora.

(De nos archives) L'or vert… Depuis le temps qu'on nous bassine avec la richesse des poubelles ou la rentabilité des matériaux recyclés… Mais si c'était juste une question de méthode ? Aux Etats-Unis, certains reprennent tout à zéro.
Dans son nouveau livre « Les Pionniers de l'or vert », la journaliste Dominique Nora raconte les enivrantes sagas de ceux qui exploitent le filon des énergies nouvelles. Ce sont les mêmes qui avaient cru aux semi-conducteurs dans les années 70, à la micro-informatique dans les années 80, et à Internet dans les années 90.
Ces premiers zinzins avaient transformé la Silicon Valley californienne en pépinière de start-up appelées à transformer le monde. Dominique Nora a narré l'histoire de ces visionnaires dans d'autres livres. Elle se penche là sur leurs fils spirituels, tout aussi allumés mais qui espèrent sauver la planète.
Les petits nouveaux, que Nora appelle des « american écolos » (merci pour la référence au nom de ce blog), entrent donc dans le tourbil
lon des « greentech » (technologies vertes), « cleantech » (technos propres) et « energytech » (technos de l'énergie), comme on voudra.
Sur les aspects les plus économiques de ces sujets, je cale. Pas Dominique Nora
Les technologies existent, ils veulent juste créer des conditions pour qu'elles décollent à grande échelle, qu'elles sortent des niches d'initiés où elles stagnent actuellement.
Leur terre de prédilection, c'est la Californie, dont le gouverneur Schwarzenegger, ami du business ET de l'environnement, a facilité leurs débuts.
Petite parenthèse : je m'évertue sur ce blog « American Ecolo » à raconter les rapports complexes des Américains avec la consommation, l'environnement, la planète. Des enjeux déterminants. Mais je cale dès qu'il faut pénétrer trop profond dans les aspects plus économiques de ces sujets et du coup, je n'analyse et ne comprends les phénomènes qu'à moitié.
Pas Dominique Nora. Egalement ingénieur, elle ne se laisse pas bluffer par des techniciens baratineurs. Et comme elle raconte bien les histoires, son bouquin est sidérant.
« Ils sont jeunes, millionnaires, brillants, et leurs projets -souvent utopiques à première vue- vont redessiner la carte économique et énergétique de la planète. »
Des entrepreneurs qui ne craignent ni le ridicule, ni l'échec
Nora parle ici des énergies vraiment nouvelles, pas des tentatives souvent farfelues de faire du propre avec le pétrole, le charbon ou le nucléaire. Soit notamment :
- les voitures électriques de deuxième génération
- le changement radical des techniques et matériaux de construction du bâtiment
- les agrocarburants qui n'auront pas pour conséquence de faire disparaître les cultures d'aliments
- les centrales solaires thermiques et les panneaux solaires dernier cri
- les éoliennes devenues des monstres de puissance, ou au contraire des miniatures ultra-sophistiquéees
Mais ce qui frappe dans ce livre, c'est moins la découverte des technologies que l'approche politique et commerciale des acteurs. Leur vision globale. La plupart de ces entrepreneurs n'ont peur de rien, ni du ridicule, ni de l'échec, ni des pertes financières (l'argent n'est souvent pas le leur, mais celui de « capital risqueurs »).
Vinod Khosla, « le gourou du capital-risque vert » comme Nora le désigne, ex-fondateur de Sun Microsystems, qui a pour maxime cette phrase de Gandhi :
« D'abord ils vous ignorent, puis ils rient de vous, puis ils vous combattent… et puis vous gagnez. »
Guérir l'humanité de son addiction au pétrole
Parmi les innombrables projets exposés dans le livre, celui de Shai Agassi est incroyable. Il prétend faire basculer tout le parc automobile à l'électricité d'ici quelques années, sans surcoût pour le consommateur, sans cauchemar pour les fabricants de voiture, tout en douceur, mais très vite :
« Il a l'ambition démesurée d'ébranler deux des piliers de l'économie mondiale : le marché automobile (1 500 milliards de dollars) et le marché de l'essence à la pompe (1 500 milliards de dollars).
“Si j'ai raison, ne cesse-t-il de répéter, cette révolution va provoquer le plus grande rupture de l'histoire du capitalisme.” Il veut être l'homme qui aura guéri l'humanité de son addiction au pétrole. »
Et vous savez quoi ? En découvrant le personnage, ses antécédents, sa méthode, ses alliés politiques et économiques, on pense qu'il a de sérieuses chances d'y arriver.
Zéro investissement pour des économies d'énergie
Il y a aussi les frères Drive, de jeunes Sud-Africains qui ont imaginé un programme de financement pour que les particuliers puissent équiper leur maison en panneaux solaires… sans débourser un sou, tout en faisant d'emblée de considérables économies d'électricité. Le taux d'équipement a bondi dans la région.
Tous les secteurs d'activité où l'énergie est essentielle sont passés au scanner par Dominique Nora, seul l'éolien est un peu délaissé par l'auteur, peut-être parce que les bouleversements ont déjà eu lieu à la fin des années 90. Ou parce que la Californie n'est plus en pointe dans ce domaine.
Les petits génies américains sont lucides sur ce qu'ils ont entrepris. Ils voient la similarité avec la bulle de la nouvelle économie dans les années 90 :
« Il s'agit de prises de risques sur lesquelles il y aura beaucoup de perdants… et quelques gagnants. C'est pourquoi il est important de développer un large éventail de technologies, pour augmenter les chances d'en voir certaines adoptées sur un marché de masse. »
Un vaste monde entre les dot-com et l'énergie
Ils voient aussi -et Dominique Nora insiste sur ce point- qu'on ne peut pas transposer le modèle des start-up :
« Le déploiement du business Internet est instantané, alors que pour distribuer un biocarburant, il faut aussi penser aux raffineries, à la construction des infrastructures, à la concurrence avec les cultures agricoles. »
Certains y laisseront leur chemise, d'autres deviendront très riches. Tous ces gars-là (il y a quelques femmes aussi engagées dans l'aventure, même si Nora n'en cite qu'une) ont en commun un désir de monde meilleur. Ou du moins plus propre :
« Un rêve ? Peut-être. Mais qui mérite d'être poursuivi avec ténacité. Le parti pris de cette enquête est de suivre ceux qui, au Etats-Unis, l'incarnent avec le plus de conviction. »
Embarquer les multinationales dans la révolution
A la fin de son livre, Nora parle de révolution environnementale. Elle ne revendique pas la décroissance : si je l'ai bien entendue sur Europe 1, elle est même opposée à ce concept, pensant qu'on peut aménager notre mode de vie actuel dans un sens plus durable.
« (Cette) révolution ne se concrétisera que si les multinationales s'y mettent. Car seuls ces grands acteurs peuvent conférer aux changements une échelle suffisante pour qu'ils soient significatifs.
C'est leur savoir-faire industriel et leur puissance marketing qui permettront aux “produits verts” de ne pas coûter plus cher que les autres, et aux biens et aux services “décarbonisés” de sortir de leur niche “bobo” pour conquérir le marché de masse. »
Nora a raison, et on ne peut qu'applaudir ses « visionnaires » californiens. N'empêche qu'on peut avoir envie de se replonger dans le livre d'Hervé Kempf, « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme », dont j'avais parlé dans ce blog. Juste pour vérifier si un modèle radicalement différent n'est pas envisageable.
Photo : des panneaux solaires pivotant pour suivre le soleil à Palo Alto, en Californie (Bsterling/Flickr)
► Article déjà publié le 26/10/2009.
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à sitoihien
De umff
... | 22H51 | 26/10/2009 |
je sais ce qu'est la décroissance et à part une multitudes de poncifs éculés cette idéologie politique est tellement vague, flou, obscure que l'on peu lui faire dire n'importe quoi.
Je n'accepte qu'une seule décroissance c'est celle de la consommation d'énergie fossile qui elle est inéluctable non pas pour des raisons politiques, mais physiques.
Pour ce qui est des espoirs je suis d'accord avec vous cependant je ne les place pas dans la décroissance qui pour moi est une pensée politique malthusienne sur le plan économique.
à umff
De Orageon
Rejeton cyclonique | 13H17 | 27/10/2009 |
La solution ne consistera jamais en une seule formule magique.
Il faut diversifier autant qu'on peut et adapter en fonction de l'environnement. C'est cela l'intelligence, contrairement à l'uniformisation et la centralisation.
Ainsi, grande villes, villages, hameaux, proches des mers, proches de montagnes, proches de forêts... autant de cas différents qui disposent de possibilités variées.
Énergie solaire, éolienne, hydroélectrique, marémotrice, géothermique, combustion de bois + forêts gérées + filtres à particules (pour la suie), récupération d'énergie diverses...
C'est ainsi qu'on pourra diminuer la part d'énergie fossile.
Mais dire qu'on n'a pas besoin de changer de mode de vie ou d'économie est illusoire selon moi.
Par définition si on change de type d'énergie, on change d'économie. Passer d'une économie basée en majorité sur une énergie fossile à haut rendement (pétrole, nucléaire) à une économie basée sur des énergies renouvelables à rendement moyen ou faible engendrera fatalement un changement dans nos modes de vie... Plus la même façon d'appréhender le déplacement/transport, plus la même façon d'appréhender le cycle de vie des objets de consommation courante, plus la même façon d'appréhender nos budgets divers...
La question est va-t-on s'y prendre maintenant et adoucir le choc ou va-t-on perdurer jusqu'à ce qu'on ait plus le choix et dans le deuxième cas attendez-vous à un ou plusieurs conflits mondiaux.
à Orageon
De umff
... | 18H12 | 27/10/2009 |
"Ainsi, grande villes, villages, hameaux, proches des mers, proches de montagnes, proches de forêts... autant de cas différents qui disposent de possibilités variées.
Énergie solaire, éolienne, hydroélectrique, marémotrice, géothermique, combustion de bois + forêts gérées + filtres à particules (pour la suie), récupération d'énergie diverses...
C'est ainsi qu'on pourra diminuer la part d'énergie fossile."
Non, je suis désolé mais les chiffres sont têtues. Le principale est la non consommation d'énergie pour le chauffage c'est l'isolation par exemple les énergies que vous citez sont incapable de remplacer le pétrole ni même le nucléaire. Je ne sui spas contre pour autant si des investisseurs privés veulent dépenser des sous la dedans je n'y vois rien à redire. L'essentiel est de taxer l'énergie pour faire changer les comportement des acteurs économique, la est la vraie solution viable et crédible.
"Mais dire qu'on n'a pas besoin de changer de mode de vie ou d'économie est illusoire selon moi. "
Mais on va changer de mode de vie: de gré ou de force, puisque le prix de l'énergie gouverne nos économies, c'est inéluctable.
Pour ce qui est de changé d'économie, non le communisme ne nous sauvera pas ce n'est pas parce que l'on nationalise les entreprises que par magie les choses changent. ;-)
"Par définition si on change de type d'énergie, on change d'économie"
Je crois qu'il y a quiproquo sur la définition du mot : économie.
Notre système économique est le capitalisme c'est à dire "la propriété privé des moyens de production" ainsi que l'économie de marché c'est à dire "la variation des prix selon l'offre et la demande"
c'est 2 choses sont parfaitement compatible avec un changement d'énergie.
Pour vous j'ai l'impression que le mot économie signifie "niveau de vie" alors la oui vous avez raison notre niveau de vie changera avec un changement d'énergie et selon moi -si les choses ne sont pas bien faites- en mal.
à umff
De Tassin
70606
Inquiet | 14H10 | 27/10/2009 |
Décroissance des énergies fossiles et de la consommation de matières premières qui sont soumises aux mêmes contraintes de raréfaction que celles-ci.
Et bah vous êtes en plein dans la décroissance!
à Tassin
De umff
... | 18H10 | 27/10/2009 |
Pas dans la décroissance du PIB, non.
Si les acteurs économiques dépensent leur argents ailleurs le PIB augmente mais la consommation de pétrole diminue.
Par exemple acheter des aliments bio fait croitre le PIB, mais pas la consommation de pétrole. Isolé sa maison fait croitre le PIB mais fait baisser la consommation de pétrole. Acheter un vélo rouler en tram fais croitre le PIB mais pas la consommation de pétrole.
C'est d'ailleurs un des principes de la Taxe carbone ré-orienter l'économie vers des marchés dé-carbonés.
à umff
De Tassin
70606
Inquiet | 09H01 | 28/10/2009 |
"Isolé sa maison fait croitre le PIB mais fait baisser la consommation de pétrole."
Ça c'est parfaitement faux si vous raisonnez à l'échelle mondiale (faut compter la baisse de PIB du pays qui produira moins de pétrole)...
Et puis il n'y a pas que le pétrole qui pose problème, y'a le cuivre ,le plomb, le platine, les métaux rares... SI on diminue la consommation de tout ça, ça m'étonnerait qu'on continue à faire croitre le PIB. Enfin, on sera pas plus malheureux pour autant, si on organise le partage équitable des richesses matérielles.
à Tassin
De umff
... | 17H09 | 28/10/2009 |
franchement que le PIB du Venezuela ou de l'Arabie Saoudite baisse je m'en fiche totalement.
Donc le raisonnement franco français me convient bien pour ce sujet ;-)
Pour le reste on peu aussi recyclé une grande partie.
De manière générale il est évident que la consommation de bien matérielle va décroitre puisque ils seront globalement plus cher à fabriquer si tant de produit sont si bon marché c'est grâce à une énergie quasi gratuite cependant je ne suis pas devin mais j'imagine les grandes tendances des 3 secteurs économiques (primaire, secondaire, tertiaire) le secteurs des services sera à mon sens le plus touché sauf peut être les services à la personnes. les 70 % de la population active qui y travaille baisseront. Par contre le secteur agricole de manière générale va voire sa population active augmenter puisqu'il faudra plus de bras pour faire la même production. Le secteur industriel je pense va se métamorphoser mais il y aura encore de la production. Les grand groupe devront créer des service après vente pour réparation beaucoup plus performant qu'aujourd'hui puisque de nos jours on jette.
à umff
De Tassin
70606
Inquiet | 14H08 | 27/10/2009 |
"Et dans ce monde cruel il n'y a que deux systèmes le capitalisme ou le communisme."
C'est pas parce qu'on vous avez grandi dans un monde capitaliste et que le communisme est une catastrophe que le premier est le seul réaliste et efficace!
Lisez le dernier bouquin de Jacques Généreux, il a mis sur patte un modèle économique et de société nouveau. http://neomoderne.fr/files//Socialisme_neomoderne_4p_V1.pdf
Mais c'est vrai que c'est plus facile d'ignorer les alternatives que d'essayer de les comprendre afin de profiter du système actuel. Et c'est de plus, moins fatiguant pour l'esprit
à Tassin
De umff
... | 18H11 | 27/10/2009 |
Si vous êtes capable de me le résumer je veux bien en discuter.
à umff
De Tassin
70606
Inquiet | 08H49 | 28/10/2009 |
Je le irai dès que j'ai fini "Effondrement" de Jared Diamond
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effondrement._Comment_les_soci%C3%A9t%C3%A9...
J'ai lu le précédent ouvrage de Jacques Généreux "La Dissociété" ou il élabore une critique parfaite du néolibéralisme et annonce quelques pistes développées dans son dernier.
à sitoihien
De tlaloc
Retraité | 17H42 | 04/12/2009 |
moi aussi je trouve le livre de Kempf très bien
De Nem0
Mobilis in mobili | 20H04 | 26/10/2009 |
En 1994, Peter Arcadipane était designer (pas styliste, mais "innovateur") pour PSA. Il est maintenant chief-designer chez Mercedes, mais il pourra confirmer l'anecdote suivante, alors qu'il tentait lui-meme de développer un moteur modulaire en Y assez révolutionnaire: le sujet de la turbine de Tesla fut évoqué devant un ponte-décideur de la R&D, et il répondit que de toutes manières seuls les 8 milliards de francs lourds du budget "innovation moteurs" serait dédiés au seul Diesel. Lorsque je demandais à quel titre, il fut répondu que le progrès importait moins que le profit.
La Californie et l'Arizona seraient en passe de prendre la tête de l'innovation verte, tant mieux, ça ne sera pas la premiere fois que les ricains nous déborderaient par le centre...
.." and do the other things,not because they are easy but because they are hard." JFK
De vol19
awash | 20H37 | 26/10/2009 |
Ce qui m'intéresse dans cet article, c'est cette illustration de la capacité Américaine, surtout Californienne de s'enthousiasmer, pour des utopies, des expérimentations sociales, scientifiques et techniques et de tenter de les inscrire très vite dans le "dispositif" capitaliste, illustrant bien les travaux de Boltanski sur la capacité de récupération du capitalisme de la critique artiste.
Il n'empêche que certaines utopies techniques ont parfois émergé dans le cadre de la contre-culture, avec des aspirations démocratiques, libertaires. Il semble que ce ne soit pas trop le cas, ici ou transparait d'emblée un certain réalisme (il y aura des gagnants et des perdants)... ceci par rapport à la musique des précédents rêves technologiques ou sociaux américains.
Aussi, je suis frappé comme la démarche est empirique, on essaye un dispositif, çà marche ou pas... sans nécessairement aller sur une analyse du contexte très fouillé (logique hypothéticodéductive à la française). Et semble t-il on ne se donne pas de limite. Hier, le site "airliners" relevait un projet qui semble a priori fou de construire une plateforme flottante, en fait piste flottante à 10 km des côtes pour étendre l'aéroport de San Diego et relier la ville avec... un train sous-marin coût estimé 20 millard de dollars et ils espèrent trouver des investisseurs... Les internautes de airliners américains sont pessimistes... Ils n'empêche que ce type de projet puisse s'afficher et se revendiquer publiquement, ce qui est inconcevable ici actuellement.
Assurément, de l'autre côté en France, la faiblesse de coopération, innovation, développer des expérimentations, tenter de les industrialiser est à pleurer. Rien que sur les matériaux et techniques de constructions, il n'y a pas plus conservateur de l'industrie du batiment. Cette vie organisationnelle, inventive elle n'est nulle part.
Enfin, ce que je trouve personnellement dommage mais, c'est la réalité il semble, que ces nouvelles technologies ne s'inscrivent pas avec de nouvelles formes organisationnelles, coopération, secteur associatif, social qui s'inscrivent bien dans un contexte de croissance faible.
De Enki
Alchimiste | 20H40 | 26/10/2009 |
Addiction à l'or jaune
Addiction à l'or noir
Addiction à l'or vert
"La plus grande rupture de l'histoire du capitalisme"
Guérir l'humanité de la couleur de son addiction?
à Enki
De Tabarnac
Cycliste alcoolique | 20H45 | 26/10/2009 |
bien vu!
De Jean-Jacques Louis
21H58 | 26/10/2009 |
Les Américains, Californiens ou autres, n'ont pas le monopole de l'idée géniale pour produire de l'énergie propre. Avec des projets aussi anciens que le four solaire de Montlouis et l'usine marémotrice de la Rance, la France occupe depuis longtemps une position enviable dans la création de machines énergétiques propres.
Pour rester plus actuel, je citerai la société française GUAL qui produit et commercialise une stato-éolienne à axe vertical qui peut même être installée en ville sur le toit d'une maison. Les riverains intéressés peuvent trouver de l'information à ce sujet sur www.gual-industrie.com . Une telle machine résout le problème des pertes dues au transport de l'électricité. GUAL apporte la preuve qu'il n'est pas nécessaire d'être américain pour avoir des projets et surtout pour les concrétiser.
Une autre solution est l'utilisation de piles à combustible qui peuvent être utilisées comme source locale d'électricité (domestique et/ou pour recharger les batteries classiques d'un véhicule électrique) ou même sur le véhicule électrique lui-même. Le Belge Van Hool produit et commercialise un bus électrique produisant son énergie à partir de pile à hydrogène dont les gaz d'échappement ne sont que de l'eau. Un de ses clients n'est autre que la ville de Los Angeles. Tiens ! Même du point de vue commercial, il n'est pas nécessaire d'être américain. Où allons-nous ? (www.vanhool.be/Home%20FR/autocars%20et%20autobus/transport%20public/prop... ) Sur cette page, un PDF en anglais décrit bien le bus en question.
Photo du bus à hydrogène sur www.panoramio.com/photo/7410144
à Jean-Jacques Louis
De Nimch
écololibriste | 18H16 | 29/10/2009 |
"l'idée géniale pour produire de l'énergie propre"
J'en ai marre de lire ça partout. L'énergie propre ça ne veut rien dire... C'est la quantité qui fait le poison. L'eau par exemple c'est "propre". Essayez d'en boire 100 litres d'un coup, vous êtes mort !
Oui à l'innovation/recherche, oui à la diversification des sources d'énergie mais surtout OUI à la réduction de notre besoin !!! Ceci passe par la réduction des déplacements, l'isolation et la réduction de nos achats de produits manufacturés. Si on était les premiers à faire ça au niveau national alors oui je serai fier d'être français comme disent nos sinistres (pas besoin de l'identité nationale, du drapeau et de la Marseillaise).
L'énergie qui nous importe n'est pas l'énergie finale mais l'énergie primaire. Je me demande quand est-ce que ça va rentrer dans la conscience collective. Un bus à hydrogène oui c'est super ça rejette de l'eau et après ? Vous le trouvez dans le fond du jardin l'hydrogène ? Ah non il faut le fabriquer. Grâce à quoi ? Ah ben oui une autre énergie... Comme quoi ? Ah ben oui le charbon ou le nuke... La belle affaire !
à Nimch
De tlaloc
Retraité | 17H10 | 04/12/2009 |
Pour faire de l'hydrogène on casse une molécule d'eau le bilan énergétique est négatif; de plus on utilise de l'électricité pour "casser" la molécule d'eau.
De Boutauvent
Testeur de temps libre | 16H40 | 04/12/2009 |
Merci à tous!
Il y avait bien longtemps que j'avais pu lire un article et des commentaires ou s'expriment des opinions aussi variées d'aussi bonne tenue.
Comme le précise l'auteur, elle n'est pas très pointue en "économie", ce qui lui "interdit" de proposer une analyse plus critique du contenu de ce livre de Dominique Nora que je n'ai pas encore eu le bonheur de lire... mais je constate que plusieurs commentaires débattent du modèle social à mettre en parallèle de ces développements technologiques sans que ça tourne à la foire d'empoigne.
On y lit même le mot "décroissance" sans que fusent les noms d'oiseaux, et que s'en expriment plusieurs conceptions.
La civilisation serait-elle en marche?
De tlaloc
Retraité | 17H04 | 04/12/2009 |
Je lirais le livre les deux autres ouvrages cités sont aussi intéressants. Je mettrais un gros bémol pour la voiture électrique il va falloir produire beaucoup, beaucoup plus d'électricité si on veut changer tout le parc automobile, comment?
De franc parleur
anarchieevangelique.wordpress.com | 23H05 | 04/12/2009 |
Depuis les années 70, la montée des nuisances et donc l'écologie peut amener l'humain à se remettre en question profondément et donc à prendre conscience d'une autre façon de vivre pour lui-même et les autres.
Chacun en perçoit aujourd'hui plus ou moins intensément l'urgence et tente d'y ajuster ses pratiques, il est bien temps.
D'autres en font une nouvelle variante politicienne.
Il est remarquable de constater que le film "Home" a certes sensibilisé beaucoup de monde, mais quand on parcourt les forums écolos dédiés, on s'aperçoit que très peu remontent des nuisances écologiques à leur cause profonde, qui est bien au-delà du système : sise en chacun de nous.
Ce que l'on voit plutôt ressortir, ce sont des "programmes" autoritaires de nettoyage social/économique/écologique.
Mais aucun programme, même non autoritaire, même ultra écologique ne changera le monde,
si demeure dans les coeurs la "pollution" qui les contient toutes :
le "péché" :
nos vies détournées de la Vie.
L'écologie prioritaire est celle de nos âmes.
http://ascensionfraternelle.blogspot.com/2009/12/lecologie-prioritaire-e...
De fantome de la nuit
insomniaque | 01H16 | 05/12/2009 |
Tout ce Green Business néglige quelque chose : dans 60 ans, plus d'uranium; dans 90 ans, plus de métaux du tout... Et j'en passe... Cela ressemble encore à du bluff de l'Empire Capitalisto-Spectaculaire Intégré de la Matrix du Contrôle, ou je ne m'y connais pas...
à fantome de la nuit
De Bobus Trucus Bidulus Maximus
Gros con de droite | 01H19 | 05/12/2009 |
Des métaux on en trouvera en quantité inépuisable en allant forer plus profond, jusque sous le manteau s'il le faut. On a un siècle pour développer les technologies adéquates...
Dans le même temps, l'énergie également inépuisable fournie par la fusion nucléaire enfin domestiquée permettra de transmuter les métaux qu'on ne trouverait pas de la sorte. En gros, on remontera du fer, et quelques autres abondants sous le manteau, et on synthétisera les autres. Ce sont des réactions simples, qui ont pour seul défaut de nécessiter énormément d'énergie.
à Bobus Trucus Bidulus Maximus
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 01H26 | 05/12/2009 |
Sur que c'est pas vraiment au point ces machins qui nécessitent beaucoup d'énergie pour faire de l'énergie ..
à Bobus Trucus Bidulus Maximus
De fantome de la nuit
insomniaque | 01H28 | 05/12/2009 |
C'est une bonne nouvelle, ce que tu dis là! Et puis d'ici là, on pourra coloniser la Lune et Mars, bref le système solaire, quoi.
Mais si c'est pour se fader la descendance de Sarkozy et Le Pen pendant des siècles, on en regretterait presque la pénurie de matières premières...
à fantome de la nuit
De Bobus Trucus Bidulus Maximus
Gros con de droite | 01H37 | 05/12/2009 |
Le prochain qui dit du mal de Sarkozy gratuitement, je lui fais une tête au triangle, je préviens !
à Bobus Trucus Bidulus Maximus
De fantome de la nuit
insomniaque | 01H46 | 05/12/2009 |
Au fait , que penses-tu, en tant que GCDD, des petits de Sarko? Prometteurs? Fumistes?
à fantome de la nuit
De Bobus Trucus Bidulus Maximus
Gros con de droite | 01H56 | 05/12/2009 |
J'en pense pas grand chose. Celui de l'Epad m'a l'air assez bien équipé pour qu'on entende encore parler de lui à l'avenir. Je n'ai aucune idée sur les autres.
à Bobus Trucus Bidulus Maximus
De spartak-millau
(comité libertaire lyophilisé) | 14H00 | 06/12/2009 |
On me demande de transmettre :
"GCDD, continuez votre intéressant travail de sape, mais gare à l'excès de zèle. La sarkophobie n'est que la face cachée de la sarkophilie, ne l'oubliez pas. Il serait maladroit de perturber le bon déroulement des plans communication Victory 2012 et Putsch 2017. Cellule Garantie Triomphe / Elysée"
De spartak-millau
(comité libertaire lyophilisé) | 10H25 | 06/12/2009 |
D. Nora, issue d'une famille illustre de grands séides de l'Etat (Simon, Pierre...), écrit un livre où elle accroche le lecteur social-démocrate en montrant que l'écologie est le lieu de toutes les inititiatives sympas, et qu'en plus... ça marche !!!! Yes !!!!!
Puis elle rassure les autres en montrant que le business vert reste du business, et que la clef de l'avenir est détenue par le multinationales. Dix euros qu'elle est au conseil d'administration d'une de ces boîtes, qu'elle émarge à une de leur fondation, etc.
Heureusement, elle a tort sur toute la ligne. L'écologie prise avec sérieux, c'est de la dynamite : le renoncement aux polluants est une sentence de mort pour le capitalisme, la relocalisation des échanges ouvre sur le moyen de se passer de l'Etat, voire de la monnaie...
Spartak, le Vert à moitié plein... ?
http://spartak-millau.over-blog.com/article-29750613.html