
Prix du livre d'économie : Dominique Nora, « Les pionniers de l'or vert »

Le prix du livre d'économie a été remis ce matin à la journaliste Dominique Nora, pour son livre « Les Pionniers de l'or vert », aux éditions Grasset. Il restait en compétition trois livres, les deux autres étant « L'effet sablier - vers la mort des classes moyennes » (Jean-Marc Vittori, Grasset aussi) et « La prospérité du vice » (Daniel Cohen, Albin Michel). Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue89, est membre du jury. Nous republions pour l'occasion l'article que notre blogueuse Hélène Crié-Wiesner a consacré il y a quelques semaines à l'ouvrage de Dominique Nora.

(De nos archives) L'or vert… Depuis le temps qu'on nous bassine avec la richesse des poubelles ou la rentabilité des matériaux recyclés… Mais si c'était juste une question de méthode ? Aux Etats-Unis, certains reprennent tout à zéro.
Dans son nouveau livre « Les Pionniers de l'or vert », la journaliste Dominique Nora raconte les enivrantes sagas de ceux qui exploitent le filon des énergies nouvelles. Ce sont les mêmes qui avaient cru aux semi-conducteurs dans les années 70, à la micro-informatique dans les années 80, et à Internet dans les années 90.
Ces premiers zinzins avaient transformé la Silicon Valley californienne en pépinière de start-up appelées à transformer le monde. Dominique Nora a narré l'histoire de ces visionnaires dans d'autres livres. Elle se penche là sur leurs fils spirituels, tout aussi allumés mais qui espèrent sauver la planète.
Les petits nouveaux, que Nora appelle des « american écolos » (merci pour la référence au nom de ce blog), entrent donc dans le tourbil
lon des « greentech » (technologies vertes), « cleantech » (technos propres) et « energytech » (technos de l'énergie), comme on voudra.
Sur les aspects les plus économiques de ces sujets, je cale. Pas Dominique Nora
Les technologies existent, ils veulent juste créer des conditions pour qu'elles décollent à grande échelle, qu'elles sortent des niches d'initiés où elles stagnent actuellement.
Leur terre de prédilection, c'est la Californie, dont le gouverneur Schwarzenegger, ami du business ET de l'environnement, a facilité leurs débuts.
Petite parenthèse : je m'évertue sur ce blog « American Ecolo » à raconter les rapports complexes des Américains avec la consommation, l'environnement, la planète. Des enjeux déterminants. Mais je cale dès qu'il faut pénétrer trop profond dans les aspects plus économiques de ces sujets et du coup, je n'analyse et ne comprends les phénomènes qu'à moitié.
Pas Dominique Nora. Egalement ingénieur, elle ne se laisse pas bluffer par des techniciens baratineurs. Et comme elle raconte bien les histoires, son bouquin est sidérant.
« Ils sont jeunes, millionnaires, brillants, et leurs projets -souvent utopiques à première vue- vont redessiner la carte économique et énergétique de la planète. »
Des entrepreneurs qui ne craignent ni le ridicule, ni l'échec
Nora parle ici des énergies vraiment nouvelles, pas des tentatives souvent farfelues de faire du propre avec le pétrole, le charbon ou le nucléaire. Soit notamment :
- les voitures électriques de deuxième génération
- le changement radical des techniques et matériaux de construction du bâtiment
- les agrocarburants qui n'auront pas pour conséquence de faire disparaître les cultures d'aliments
- les centrales solaires thermiques et les panneaux solaires dernier cri
- les éoliennes devenues des monstres de puissance, ou au contraire des miniatures ultra-sophistiquéees
Mais ce qui frappe dans ce livre, c'est moins la découverte des technologies que l'approche politique et commerciale des acteurs. Leur vision globale. La plupart de ces entrepreneurs n'ont peur de rien, ni du ridicule, ni de l'échec, ni des pertes financières (l'argent n'est souvent pas le leur, mais celui de « capital risqueurs »).
Vinod Khosla, « le gourou du capital-risque vert » comme Nora le désigne, ex-fondateur de Sun Microsystems, qui a pour maxime cette phrase de Gandhi :
« D'abord ils vous ignorent, puis ils rient de vous, puis ils vous combattent… et puis vous gagnez. »
Guérir l'humanité de son addiction au pétrole
Parmi les innombrables projets exposés dans le livre, celui de Shai Agassi est incroyable. Il prétend faire basculer tout le parc automobile à l'électricité d'ici quelques années, sans surcoût pour le consommateur, sans cauchemar pour les fabricants de voiture, tout en douceur, mais très vite :
« Il a l'ambition démesurée d'ébranler deux des piliers de l'économie mondiale : le marché automobile (1 500 milliards de dollars) et le marché de l'essence à la pompe (1 500 milliards de dollars).
“Si j'ai raison, ne cesse-t-il de répéter, cette révolution va provoquer le plus grande rupture de l'histoire du capitalisme.” Il veut être l'homme qui aura guéri l'humanité de son addiction au pétrole. »
Et vous savez quoi ? En découvrant le personnage, ses antécédents, sa méthode, ses alliés politiques et économiques, on pense qu'il a de sérieuses chances d'y arriver.
Zéro investissement pour des économies d'énergie
Il y a aussi les frères Drive, de jeunes Sud-Africains qui ont imaginé un programme de financement pour que les particuliers puissent équiper leur maison en panneaux solaires… sans débourser un sou, tout en faisant d'emblée de considérables économies d'électricité. Le taux d'équipement a bondi dans la région.
Tous les secteurs d'activité où l'énergie est essentielle sont passés au scanner par Dominique Nora, seul l'éolien est un peu délaissé par l'auteur, peut-être parce que les bouleversements ont déjà eu lieu à la fin des années 90. Ou parce que la Californie n'est plus en pointe dans ce domaine.
Les petits génies américains sont lucides sur ce qu'ils ont entrepris. Ils voient la similarité avec la bulle de la nouvelle économie dans les années 90 :
« Il s'agit de prises de risques sur lesquelles il y aura beaucoup de perdants… et quelques gagnants. C'est pourquoi il est important de développer un large éventail de technologies, pour augmenter les chances d'en voir certaines adoptées sur un marché de masse. »
Un vaste monde entre les dot-com et l'énergie
Ils voient aussi -et Dominique Nora insiste sur ce point- qu'on ne peut pas transposer le modèle des start-up :
« Le déploiement du business Internet est instantané, alors que pour distribuer un biocarburant, il faut aussi penser aux raffineries, à la construction des infrastructures, à la concurrence avec les cultures agricoles. »
Certains y laisseront leur chemise, d'autres deviendront très riches. Tous ces gars-là (il y a quelques femmes aussi engagées dans l'aventure, même si Nora n'en cite qu'une) ont en commun un désir de monde meilleur. Ou du moins plus propre :
« Un rêve ? Peut-être. Mais qui mérite d'être poursuivi avec ténacité. Le parti pris de cette enquête est de suivre ceux qui, au Etats-Unis, l'incarnent avec le plus de conviction. »
Embarquer les multinationales dans la révolution
A la fin de son livre, Nora parle de révolution environnementale. Elle ne revendique pas la décroissance : si je l'ai bien entendue sur Europe 1, elle est même opposée à ce concept, pensant qu'on peut aménager notre mode de vie actuel dans un sens plus durable.
« (Cette) révolution ne se concrétisera que si les multinationales s'y mettent. Car seuls ces grands acteurs peuvent conférer aux changements une échelle suffisante pour qu'ils soient significatifs.
C'est leur savoir-faire industriel et leur puissance marketing qui permettront aux “produits verts” de ne pas coûter plus cher que les autres, et aux biens et aux services “décarbonisés” de sortir de leur niche “bobo” pour conquérir le marché de masse. »
Nora a raison, et on ne peut qu'applaudir ses « visionnaires » californiens. N'empêche qu'on peut avoir envie de se replonger dans le livre d'Hervé Kempf, « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme », dont j'avais parlé dans ce blog. Juste pour vérifier si un modèle radicalement différent n'est pas envisageable.
Photo : des panneaux solaires pivotant pour suivre le soleil à Palo Alto, en Californie (Bsterling/Flickr)
► Article déjà publié le 26/10/2009.
- 19836 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque























90
(Pour réagir, connectez-vous)
à Hélène Crié-Wiesner
De Benoît Granger
Chercheur en microfinance | 13H16 | 28/10/2009 |
bravo, ma chérie ! et les scrogneugneux suspicieux à la niche !
De kyla2354
nouvelle mère au foyer | 14H44 | 26/10/2009 |
a voir absolument!
http://www.dailymotion.com/video/k1LkciLSC58tiP11x4j
à kyla2354
De Nimch
écololibriste | 18H35 | 26/10/2009 |
Pas mal mais j'ai l'impression qu'il n'y avait pas beaucoup de monde dans l'amphi.
De PoG
Etudiant. | 15H10 | 26/10/2009 |
"les voitures électriques de deuxième génération"
Premier exemple, 1ere faute. L'énergie, qu'elle soit fossile ou non n'est pas infinie. Encourager l'idée que chacun aura sa voiture dans le futur, c'est partir du principe que l'énergie est en quantité infinie. C'était déjà pas le cas en comptant le pétrole, ça le sera encore moins dans l'avenir, même avec la prolifération des energies "propres".
La voiture, il faut lui dire non. Faire circuler 1 tonne * 1 milliard d'habitants sur du bitume, c'est LE suicide énergétique, bien plus grave que tout le reste.
à PoG
De Senior le Baron
SDF/ Bobo/Nomade...exMilliardaire..... | 16H34 | 26/10/2009 |
c'est là le hic!!! il y a eu les chevaux avec les carosses....terminé...puis la bagnole pour tous sur toute la terre?une utopie voire folie mais là big problem cela fera 5 milliards de voitures en 2020 et là... plus assez de pétrole+méga pollution...donc le règne de la voiture depuis 1 siècle comme nous la connaissons est fini il faut trouver des solutions intelligentes pour se déplacer pourquoi pas solaire et en matériaux composites....et avoir une autre vision ,une autre façon de se déplacer.... penser véhicules collectifs ou véhicules partagés .....mais l'american dream a fait son oeuvre une vie de merde =maison Phénix+1 Renault ou PSA etc +Télé et tout cela à crédit ......elle est pas belle la vie.....
à PoG
De Tabarnac
Cycliste alcoolique | 18H00 | 26/10/2009 |
oui tu as raison!
Le danger avec cette pensee de croire que la technologie (meme verte) va nous sauver des crises energetiques a venir, c'est que le citoyen n'est pas incite a changer son mode de vie. Tout au contraire! Continuons a rouler, l'electricite remplacera le petrole, continuer a chauffer quand on est en dessous de 21 et de climatiser quand on est au dessus de 23. Ouff notre confort est preserve! Et puis cette pensee le deculpabilise .."Oui je suis pour l'ecologie, c'est juste la technologie n'est pas encore la"...
Voila le risque, de continuer a faire croire au citoyen qu'il n'est pas un acteur dans ces defis qui nous attendent tous.
Le jour ou le petrole sera trop cher pour remplir son reservoir, on verra tres certainement plus de monde a velo qu'en voiture electrique (et ca sera pas une mauvaise chose). Par contre, on ne pourra que regretter que nous n'ayons pas preparer notre esociete a cela en douceur. Qu'on n'est pas fait de manifestations d'envergures nationales pour reclamer:
1) la gratuite des transports publiques (d'ailleurs les tickets/cartes ne representent que 20% du budgets des societes, et ca equivaux a peine plus aux salaires verses aux controlleurs, a l'entretient des machines a cartes...)
2) plus de transports publics (au lieu de financer des agro-carburants dont personnes de profiteras vraiments sauf les multinationales - et ce encore au detriments de notre planete.
3) de re-penser l'urbanisme des villes, qui sont toujours et de plus en plus concues pour les automobilstes, mais pas pour les autres.
4) et en attendant la voiture electrique, qu'on taxe fortement (ou interdise) M. Dupont qui en 4x4 de plus d'une tonne equipe d'un par buffle achete sa baquette de 250 grammes a moins de 3 km, alors que d'autres se bougent le cul pour eviter que notre societe devienne un enfer pour nos enfants et petits-enfants.
à Tabarnac
De folamour
11H16 | 05/12/2009 |
Au bout du compte, c'est la nature qui aura le dernier mot: qd il n'y aura plus de matières premières!
Mais on se sera peut-être entretués avant.
D'après ce que je lis dans l'article, donner un prix à ce genre de discours prouve qu'on n'est pas sur le chemin de la résolution de nos problèmes.
Et encenser les multinationales qui ont contribué à la crise dans laquelle nous sommes prouve que l'auteur est à côté de la plaque, mais toujours dans l'air du temps.
De Orageon
Rejeton cyclonique | 15H22 | 26/10/2009 |
Mouais, ça fait très trailer de blockbuster américain. On en prend plein la tronche, mais ensuite on réalise que le film est une bouse fumante.
On dirait qu'elle s'emballe un peu Mme Nora et manque de recul. Citer quelques technologies "vertes" pour l'énergie ou le transport, c'est marrant mais ça fait plus brève dans Science et Vie que véritable étude sur le sujet (peut être était-ce son intention après tout).
Il s'agit d'avoir un plan plus vaste qui propose des solutions tout au long de la chaine, sinon on a rien de concret à l'arrivée.
Au fait, elle parle d'américains mais Shai Agassi (d'après votre lien wikipédia) semble être israélien. Alors américain ou israélien ? c'est vrai que parfois c'est difficile de les séparer, mais bon c'est pas le sujet !
De damienorway
descroissants.org | 15H51 | 26/10/2009 |
Ah le mythe de la croissance verte... Vous êtes exactement dans la droite lignée de notre société capitaliste, vous vivez avec le dogme de la croissance. Vous ne savez pas pourquoi mais bon...
Le capitalisme a une fabuleuse capacité a tout ingurgiter et il nous le montre avec cette croissance verte.
Alors vous et Dominique Nora, nous montre que tout est possible et donc la croissance verte également (sous couvert d'un titre d'ingénieur en l'occurence, même s'il n'y a pas l'once d'une compétence scientifique en vous puisque vous faites fi des lois physiques sans le moindre problème... une croissance infinie dans un monde finie... mais où est le problème??? Un enfant de 5 ans peut comprendre l'impossibilité).
Au delà de ça, vous ne réfléchissez même pas à ce qu'est le besoin de l'homme et où va l'humanité. Incroyable de penser que mettre des fermes de panneaux solaires en Californie (puisque c'est ce dont parle Nadine Mora) c'est magnifique et va résoudre nos problèmes. Couvrir la planète d'usine, de cable électrique, déforestons, c'est tellement beau.
Tant que l'on ne réfléchira pas sur des questions plus humaines que la croissance et la consommation, on ne pourra pas vivre bien longtemps sur cette terre puisque ce n'est pas la technologie qui nous sauvera. Dans nos sociétés laïques, nous vouons désormais une religion à la technologie et c'est elle qui devrait trouver toutes les solutions miracles pour vaincre les lois de la physique et pour connaitre une croissance infinie dans un monde finie (voir Georgescu-Roegen pour une vraie étude scientifique si vous avez vraiment le besoin d'être convaincu que c'est impossible).
Un article comme le votre me rend triste... C'est désespérant pour l'être humain, c'est la plus grande des fuites en avant. Courons dans le mur, au grand damne de notre environnement mais surtout de notre bonheur.
à damienorway
De Tabarnac
Cycliste alcoolique | 18H02 | 26/10/2009 |
Meme constat.
Continuons a polluer alors en attendant les miracles de la technologie.
De trobador
16H29 | 26/10/2009 |
Établir un lien entre Gandhi et le capitalisme vert, il fallait oser!
à trobador
De raspo
17H47 | 04/12/2009 |
Moi, la citation me fait plus penser aux écrits de J. Coupat...
Et c'est vrai que les millionaires de la Silicon Valley comme nouveaux disciples de la désobéissance civile, c'est rigolo.
De yooy
in situ | 18H00 | 26/10/2009 |
ce livre, et son auteur, sont à la masse. les autre commentateurs ont déjà abordé nombre des lacunes, à commencer par le problème de la conversion de l'énergie globale consommée du pétrole aux énergies renouvellables.
reste surtout un immense aveuglement : on assiste ici au gonflement d'une bulle spéculative qui a commencé avant la crise des subprimes au fur et à mesure que les dénégations du gouvernement Bush sur le réchauffement climatique se ridiculisaient d'elles-même et surtout au rythme des pannes énergétiques que subis la Californie depuis une petite 10aine d'années. Il ne faut pas confondre bulle spéculative et développement industriel, d'ailleurs d'un point de vue technologique l'épisode spéculatif du dotcom est totalement stérile.
Mieux vaudrait regarder là où des efforts soutenus en recherche et développement ont lieu, là où les savoirs-faire se développent depuis longtemps, à commencer par le Japon, mais aussi certains pays d'europe du nord, et on vient d'apprendre que l'équivalent québécois d'EDF (hydroquébec) va déposer un brevet sur une nouvelle batterie.
Tout ça ne résoud pas le problème de fond, mais quand on connait un peu le sujet, on n'est pas ébloui par la fascination de Mme Nora pour la californie
De critiquesociale
bureau de la détresse psychologique... | 17H19 | 26/10/2009 |
le capitalisme n'est pas la solution c'est certainement une grande partie du problème. Alors les experts qui pensent nous sauver avec des industries propres et tout un fatras d'explications optimistes sur la croissance verte etc, moi ça me fout les glandes comme disait Renault.
Ne tirerons nous jamais de leçons de ce qui nous arrive ? L'utopie est-elle encore de mise ? Je pense que oui mais que nous avons à rompre radicalement avec ces logiques destructrices et remettre l'humain, l'animal et la planète au coeur de nos préoccupations et de notre organisation. Aujourd'hui, l'humain est au service du système et c'est l'inverse qui devrait être. Réfléchissez une seconde à la façon dont les découvertes technologiques influencent nos modes de vie et notre environnement comme la voiture par exemple...
Ne devrions nous pas d'abord considérer nos valeurs et ce qui nous anime avant de savoir comment les échanges économiques vont être organisés ?
à critiquesociale
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H28 | 26/10/2009 |
moi ça me fout les glandes comme disait Renault.
C'est Renaud, pas Renault, ça c'est la voiture !
De alberte
Sage-femme retraitée | 17H26 | 26/10/2009 |
je pense que l' on a à faire là à de sérieux allumés de la cocotte. Et tout ceci bien sûr rapporterait gros très gros à leurs
" inventeurs " et encore une fois ce serait le cochon de payant qui morflerait. Heureusement nous sommes là en pleine utopie onirique !!
De setori
retraité | 17H38 | 26/10/2009 |
Cet article conforte ce que j'avais écrit dans ce même espace ,à savoir que nous ne savons pas actuellement ce que seront nos moyens de transport en 2050 ni quelles seront nos sources d'énergie ni sous quelle forme nous les utiliserons.L'avenir est plein d'idées .Comme toujours très difficile voire impossible de dire laquelle percera mais pour sûr ,rien ne sera comme avant.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H49 | 26/10/2009 |
Et oui, y'a toujours des malins qui sentent que le vent va tourner et qui se jettent sur les bonnes affaires.
Ils ont bien raison et ce sont eux qui vont vraiment faire décoller ce business...
Parce que s'il fallait attendre que les ultra gentils finissent de se répéter sur le vilain capitalisme qu'il faut changer et que l'état donne autre chose que quelques oboles pour se donner, "Paris plage" sera devenu une réalité et les pingouins apprendront à chevaucher des dromadaires...
Certes ça donne envie de rire quand les mecs disent qu'ils veulent sauver la Terre. Je ne mets pas en doute le fait que ce soit une de leur conviction, mais ça doit se valoir en terme de motivation avec la quête de richesse et de gloire. Et je le comprends très bien, c'est pas les bébés phoques ou les bébés bangladeshi qui vont remplir leurs assiettes.
Il y a une autre différence entre le net economy et la ruée vers l'or vert : la première vend du vent, la seconde l'achète :D
Enfin bien que le produit final soit très différent, c'est quand même très proche : un terrain quasi vierge, un grand besoin, très à la mode, des tonnes d'idées géniales dans les tiroirs et surtout cela offrira de nombreuses opportunités à la main d'oeuvre qualifiée.
Soit, il va y avoir des trucs géniaux et des grosses merdes, des erreurs, des succès, des abus, des échecs, des mecs ruinés et d'autres milliardaires.
Mais c'est comme ça que ça marche, en essayant, en se vautrant qu'on finit par arriver au but.
Et si la démesure dont sont adeptes les Yankees pousse ce mouvement, on pourra enfin espérer avoir de l'air respirable et de l'eau propre un jour futur.
De umff
... | 17H57 | 26/10/2009 |
L'énergie n'est pas chère elle vaut deux fois moins que dans les années 80 et depuis 1 siècle elle n'arrête pas de baisser.
Pour acheter 1 L d'essence il faut travailler 6 min au smic alors qu'il y a 30 ans c'était 15 min.
Pour créer de nouveaux marchés il faut augmenter la valeur réelle de l'énergie : La taxe carbone.
Pour dissuadé la consommation en changent de comportement il faut augmenter la valeur réelle de l'énergie : La taxe carbone.
Dans les décennies à venir la production de pétrole va décliner et le prix du brut exploser ce qui si ce n'est pas anticipé provoquera une crise sans précèdent.
Si ces "génies" Californiens n'anticipent pas la crise de l'énergie et surtout si le congrès ne l'anticipe pas alors tout ces inventions ne serviront à rien. Il faut qu'ils fassent du lobbying pour taxer le co2 ce sera très rentable pour eux.
Le prix de l'énergie est centrale dans nos économie au états unis comme en france.
"N'empêche qu'on peut avoir envie de se replonger dans le livre d'Hervé Kempf, « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme », dont j'avais parlé dans ce blog. Juste pour vérifier si un modèle radicalement différent n'est pas envisageable"
Pitié non. on à déjà donner dans "des modèle radicalement différent" on connais le résultat.
à umff
De Tabarnac
Cycliste alcoolique | 18H09 | 26/10/2009 |
Finallement, le citoyen n'y est pour rien! Il ne fait que consommer comme il peut. Il aimerait bien consommer vert, mais la technologie n'est pas encore la. Alors il attend l'esprit tranquil.
De Nimch
écololibriste | 18H24 | 26/10/2009 |
Tout ça c'est de la foutaise.
Je ne voudrais pas apparaitre comme un anti-progrès primaire (ce n'est pas du tout le cas) mais ceux qui pensent qu'on va se sauver les miches à coup de nouvelles techno se mettent le doigt dans l'œil jusqu'au coude !
Sans vouloir faire d'attaque perso envers l'auteur de l'article, je voudrais dire qu'avant de se spécialiser en environnement il faudrait penser à se spécialiser en sciences tout court... L'environnement c'est de la biologie, de la géologie, de la physique, de la chimie, des maths et j'en oublie (il y a le bon sens aussi). Je ne vois pas comment on peut parler d'environnement sans avoir quelques notions de bases. Les journalistes/écrivains qui parlent d'environnement à grand coup de peinture verte sans rien changer à notre mode de vie sont uniquement des VRP des multinationales qui vendent leurs super nouveaux bidules ! Et ça me gave !
Juste un exemple et je finirai là-dessus : se réjouir qu'un type puisse passer tout le parc automobile en électrique et penser que ça change quelque chose au problème c'est vraiment montrer qu'on a rien compris !!!
Le problème c'est pas l'énergie finale mais l'énergie primaire. De plus, quelle que soit l'énergie primaire, plus on en a besoin plus on modifie l'environnement. Hé oui l'énergie c'est la capacité à transformer notre environnement. Dans le cas des hydrocarbures c'est mère Nature qui avait fait les transformations pendant des millions d'année (en concentrant de l'énergie dans le pétrole, charbon et gaz) et on crame tout en 200 ans...
De Tabarnac
Cycliste alcoolique | 18H25 | 26/10/2009 |
Le danger avec cette pensee de croire que la technologie (meme verte) va nous sauver des crises energetiques a venir, c'est que le citoyen n'est pas incite a changer son mode de vie. Tout au contraire! Continuons a rouler, l'electricite remplacera le petrole, continuer a chauffer quand on est en dessous de 21 et de climatiser quand on est au dessus de 23. Ouff notre confort est preserve! Et puis cette pensee le deculpabilise .."Oui je suis pour l'ecologie, c'est juste la technologie n'est pas encore la"...
Voila le risque, de continuer a faire croire au citoyen qu'il n'est pas un acteur dans ces defis qui nous attendent tous.
Le jour ou le petrole sera trop cher pour remplir son reservoir, on verra tres certainement plus de monde a velo qu'en voiture electrique (et ca sera pas une mauvaise chose). Par contre, on ne pourra que regretter que nous n'ayons pas preparer notre esociete a cela en douceur. Qu'on n'est pas fait de manifestations d'envergures nationales pour reclamer:
1) la gratuite des transports publiques (d'ailleurs les tickets/cartes ne representent que 20% du budgets des societes, et ca equivaux a peine plus aux salaires verses aux controlleurs, a l'entretient des machines a cartes...)
2) plus de transports publics (au lieu de financer des agro-carburants dont personnes de profiteras vraiments sauf les multinationales - et ce encore au detriments de notre planete.
3) de re-penser l'urbanisme des villes, qui sont toujours et de plus en plus concues pour les automobilstes, mais pas pour les autres.
4) et en attendant la voiture electrique, qu'on taxe fortement (ou interdise) M. Dupont qui en 4x4 de plus d'une tonne equipe d'un par buffle achete sa baquette de 250 grammes a moins de 3 km, alors que d'autres se bougent le cul pour eviter que notre societe devienne un enfer pour nos enfants et petits-enfants.
De WeWillWin
Indécise | 18H45 | 26/10/2009 |
Je suis assez surpris par de nombreux commentaires que je trouve très critiques.
Des gens se bougent, des gens sont prêts à risquer du temps, de l'énergie, de l'argent, de l'enthousiasme dans des projets auxquels ils croient et qui vont dans le sens de la diminution de notre impact sur l'environnement.
Comment ne pas les admirer ?
Qui peut leur jeter la pierre ?
Ceux qui, salariés par des groupes ou des administrations qui polluent et saccagent, se réfugient derrière ce statut de salarié pour dire "Ah mais moi je ne pouvais rien faire d'autre qu'obéir" ?
Sont-ce les mêmes qui vont se déclarer admiratifs de Da Vinci, Goodyear ou Edison et qui les auraient moqué avant qu'ils réussissent ?
Ah oui, ils auraient bien ri de ce fou (Edison) qui prétendait créer l'ampoule électrique, a raté, raté, raté, raté encore... des centaines de fois avant de réussir. Et de Goodyear qui a mis au point la vulcanisation après des années d'essais infructueux, de pauvreté et de fuite en avant dans les dettes et la précarité.
Et oui, il y a des gens qui vont au bout de ce en quoi ils croient.
Des gens qui ne cherchent pas à ce cacher derrière leur petit doigt ou derrière leur statut de salarié ou de quidam.
Des gens qui font avancer le monde.
Des Femmes et des Hommes.
Merci à eux.
à WeWillWin
De Tabarnac
Cycliste alcoolique | 19H00 | 26/10/2009 |
Non non je ne critique pas vraiment ces projets.
Pour etre moi-meme chercheur, j'approuve les recherches menees dans ce sens...MAIS:
Faut pas faire tout et n'importe quoi au nom de l'energie verte. Rouler a l'electrecite aux US fait appel aux centrales thermiques qui produisent de l'electrecite en brulant du charbon...encore moins ecologique que de rouler avec une petite cylindree essence.
Faut etre reveur pour penser que la technologie vanous permettre de relever tous les defis a venir: crises energetique, pollution... crises economiques. Les solutions les plus efficaces sont les plus simples et elles existent deja depuis bien bien longtemps, mais personne n'est incite a les mettre en oeuvre:
1- DIMINUER NOTRE CONSOMMATION
2- INTERDIRE LES VOITURES EN VILLE
3- PRENDRE LES TRANSPORTS EN COMMUN, LE VELO, le TER, TGV.
4. INTERDIRE LES VOLS PAS CHER.
5. INTERDIRE LES CLIMS
Etc..etc..
Pour inciter les citoyens?
1- TAXER L'ENERGIE
Voila la premiere chose a faire, avant de vouloir faire croire qu'une eolienne dans son jardin permettra a M. Dupont de convertir son 4x4 a essence en 4x4 electrique.
à WeWillWin
De tlaloc
Retraité | 17H40 | 04/12/2009 |
Toute recherche est bonne à faire,et il faut la faire, mais d'en voir les limites peut être utile.
De Tabarnac
Cycliste alcoolique | 18H45 | 26/10/2009 |
Avant de lire ce livre, mieux vaut lire les ouvrages de Jean-Marc Jancovici, visiter son sitre (www.manicore.com) et regarder ses presentations filmees (disponibles sur son site).
De sitoihien
19H57 | 26/10/2009 |
"le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme".
Les américains et Dominique Méda croient que le capitalisme vert et le technoscientisme vont libérer l'homme. ! ! ! !
Il faudrait lire le livre de Hervé Kemps "comment les riches détruisent la planète"
Et voir la vidéo de Paul Ariés sur le capitalisme vert.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23034
à sitoihien
De sitoihien
19H59 | 26/10/2009 |
Dominique Nora
à sitoihien
De umff
... | 20H26 | 26/10/2009 |
"le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme".
comme disait Coluche le Communisme c'est l'inverse.
Ce que tu appelles le "technoscientisme" ne va certes, pas nous sauver, mais le communisme non plus.
Et dans ce monde cruel il n'y a que deux systèmes le capitalisme ou le communisme.
à umff
De sitoihien
21H41 | 26/10/2009 |
Pour une nouvelle alternative au capitalisme, il faut un "nouveau projet politique".
Si on fait des recherches sur internet pour un "nouveau projet politique", le plus cité c'est "la décroissance".
C'est pas encore au point mais tous les espoirs sont permis en ce début de siècle.
http://www.entropia-la-revue.org/