
Le passionnant récit de la ruée vers « l'or vert » en Californie

L'or vert… Depuis le temps qu'on nous bassine avec la richesse des poubelles ou la rentabilité des matériaux recyclés… Mais si c'était juste une question de méthode ? Aux Etats-Unis, certains reprennent tout à zéro.
Dans son nouveau livre « Les Pionniers de l'or vert », la journaliste Dominique Nora raconte les enivrantes sagas de ceux qui exploitent le filon des énergies nouvelles. Ce sont les mêmes qui avaient cru aux semi-conducteurs dans les années 70, à la micro-informatique dans les années 80, et à Internet dans les années 90.
Ces premiers zinzins avaient transformé la Silicon Valley californienne en pépinière de start-up appelées à transformer le monde. Dominique Nora a narré l'histoire de ces visionnaires dans d'autres livres. Elle se penche là sur leurs fils spirituels, tout aussi allumés mais qui espèrent sauver la planète.
Les petits nouveaux, que Nora appelle des « american écolos » (merci pour la référence au nom de ce blog), entrent donc dans le tourbillon des « greentech » (technologies vertes), « cleantech » (technos propres) et « energytech » (technos de l'énergie), comme on voudra.
Sur les aspects les plus économiques de ces sujets, je cale. Pas Dominique Nora
Les technologies existent, ils veulent juste créer des conditions pour qu'elles décollent à grande échelle, qu'elles sortent des niches d'initiés où elles stagnent actuellement.
Leur terre de prédilection, c'est la Californie, dont le gouverneur Schwarzenegger, ami du business ET de l'environnement, a facilité leurs débuts.
Petite parenthèse : je m'évertue sur ce blog « American Ecolo » à raconter les rapports complexes des Américains avec la consommation, l'environnement, la planète. Des enjeux déterminants. Mais je cale dès qu'il faut pénétrer trop profond dans les aspects plus économiques de ces sujets et du coup, je n'analyse et ne comprends les phénomènes qu'à moitié.
Pas Dominique Nora. Egalement ingénieur, elle ne se laisse pas bluffer par des techniciens baratineurs. Et comme elle raconte bien les histoires, son bouquin est sidérant.
« Ils sont jeunes, millionnaires, brillants, et leurs projets -souvent utopiques à première vue- vont redessiner la carte économique et énergétique de la planète. »
Des entrepreneurs qui ne craignent ni le ridicule, ni l'échec
Nora parle ici des énergies vraiment nouvelles, pas des tentatives souvent farfelues de faire du propre avec le pétrole, le charbon ou le nucléaire. Soit notamment :
- les voitures électriques de deuxième génération
- le changement radical des techniques et matériaux de construction du bâtiment
- les agrocarburants qui n'auront pas pour conséquence de faire disparaître les cultures d'aliments
- les centrales solaires thermiques et les panneaux solaires dernier cri
- les éoliennes devenues des monstres de puissance, ou au contraire des miniatures ultra-sophistiquéees
Mais ce qui frappe dans ce livre, c'est moins la découverte des technologies que l'approche politique et commerciale des acteurs. Leur vision globale. La plupart de ces entrepreneurs n'ont peur de rien, ni du ridicule, ni de l'échec, ni des pertes financières (l'argent n'est souvent pas le leur, mais celui de « capital risqueurs »).
Vinod Khosla, « le gourou du capital-risque vert » comme Nora le désigne, ex-fondateur de Sun Microsystems, qui a pour maxime cette phrase de Gandhi :
« D'abord ils vous ignorent, puis ils rient de vous, puis ils vous combattent… et puis vous gagnez. »
Guérir l'humanité de son addiction au pétrole
Parmi les innombrables projets exposés dans le livre, celui de Shai Agassi est incroyable. Il prétend faire basculer tout le parc automobile à l'électricité d'ici quelques années, sans surcoût pour le consommateur, sans cauchemar pour les fabricants de voiture, tout en douceur, mais très vite :
« Il a l'ambition démesurée d'ébranler deux des piliers de l'économie mondiale : le marché automobile (1 500 milliards de dollars) et le marché de l'essence à la pompe (1 500 milliards de dollars).
“Si j'ai raison, ne cesse-t-il de répéter, cette révolution va provoquer le plus grande rupture de l'histoire du capitalisme.” Il veut être l'homme qui aura guéri l'humanité de son addiction au pétrole. »
Et vous savez quoi ? En découvrant le personnage, ses antécédents, sa méthode, ses alliés politiques et économiques, on pense qu'il a de sérieuses chances d'y arriver.
Zéro investissement pour des économies d'énergie
Il y a aussi les frères Drive, de jeunes Sud-Africains qui ont imaginé un programme de financement pour que les particuliers puissent équiper leur maison en panneaux solaires… sans débourser un sou, tout en faisant d'emblée de considérables économies d'électricité. Le taux d'équipement a bondi dans la région.
Tous les secteurs d'activité où l'énergie est essentielle sont passés au scanner par Dominique Nora, seul l'éolien est un peu délaissé par l'auteur, peut-être parce que les bouleversements ont déjà eu lieu à la fin des années 90. Ou parce que la Californie n'est plus en pointe dans ce domaine.
Les petits génies américains sont lucides sur ce qu'ils ont entrepris. Ils voient la similarité avec la bulle de la nouvelle économie dans les années 90 :
« Il s'agit de prises de risques sur lesquelles il y aura beaucoup de perdants… et quelques gagnants. C'est pourquoi il est important de développer un large éventail de technologies, pour augmenter les chances d'en voir certaines adoptées sur un marché de masse. »
Un vaste monde entre les dot-com et l'énergie
Ils voient aussi -et Dominique Nora insiste sur ce point- qu'on ne peut pas transposer le modèle des start-up :
« Le déploiement du business Internet est instantané, alors que pour distribuer un biocarburant, il faut aussi penser aux raffineries, à la construction des infrastructures, à la concurrence avec les cultures agricoles. »
Certains y laisseront leur chemise, d'autres deviendront très riches. Tous ces gars-là (il y a quelques femmes aussi engagées dans l'aventure, même si Nora n'en cite qu'une) ont en commun un désir de monde meilleur. Ou du moins plus propre :
« Un rêve ? Peut-être. Mais qui mérite d'être poursuivi avec ténacité. Le parti pris de cette enquête est de suivre ceux qui, au Etats-Unis, l'incarnent avec le plus de conviction. »
Embarquer les multinationales dans la révolution
A la fin de son livre, Nora parle de révolution environnementale. Elle ne revendique pas la décroissance : si je l'ai bien entendue sur Europe 1, elle est même opposée à ce concept, pensant qu'on peut aménager notre mode de vie actuel dans un sens plus durable.
« (Cette) révolution ne se concrétisera que si les multinationales s'y mettent. Car seuls ces grands acteurs peuvent conférer aux changements une échelle suffisante pour qu'ils soient significatifs.
C'est leur savoir-faire industriel et leur puissance marketing qui permettront aux “produits verts” de ne pas coûter plus cher que les autres, et aux biens et aux services “décarbonisés” de sortir de leur niche “bobo” pour conquérir le marché de masse. »
Nora a raison, et on ne peut qu'applaudir ses « visionnaires » californiens. N'empêche qu'on peut avoir envie de se replonger dans le livre d'Hervé Kempf, « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme », dont j'avais parlé dans ce blog. Juste pour vérifier si un modèle radicalement différent n'est pas envisageable.
Photo : des panneaux solaires pivotant pour suivre le soleil à Palo Alto, en Californie (Bsterling/Flickr)
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De coltran
12H18 | 26/10/2009 |
Quand au printemps 68, nous GAUCHISTE FRANCAIS jetions des pavets sur les CRS, les gauchistes US jettaient les bases d'Unix et de l'internet.
Un gauchistes US serait vu et condamné aujourd'hui comme ultra-liberal, les Francais étions Maoiste, ultra dirigiste, bien vu même les chinois ne le sont plus. Par contre ils étudient les sources d'unix, la seule hitech dont on leur donne les plans.
à coltran
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 13H33 | 26/10/2009 |
Qui vous a raconte qu'UNIX ou Internet avaient ete imagines par des gauchistes ?
L'internet a ete cree par l'armee americaines pour permettre aux systemes de communications de survivre a une attaque des sovietiques.
UNIX a ete developpe tout simplement comme un systemed'exploitation serieux pour faire tourner les calculateurs des gros systemes (banques, armees, universites).
Rien de gauchiste la dedans. La plupart des UNIX, jusqu'a BSD puis LINUX, ont toujours ete des systems proprietaires fermes equipant des machines tres cheres principalement utilisees dans la recherche et l'industrie.
Si vous parlez de la philosophie du logiciel libre, ses promoteurs ne sont pas specialement des ultra liberaux, mais des "liberal", au sens anglosaxon du terme, que l'on traduit ici par le terme "progressistes", par opposition aux conservateurs.
Rien a voir avec le liberalisme economique qui n'est qu'un collage grossier des idees scientifiques du 18ieme siecle appliquees de maniere simpliste a l'economie (theories sur les systemes en equilibre statistique, qui ne sont en fait qu'une approximation s'appliquant a un groupe super restreint de systemes dynamiques, l'immense majorite de ces derniers etant hors equilibre et soumis a des regimes cahotiques).
Le liberalisme economique, c'est appliques des idees simples, mais fausses, a un systeme complexe qui n'en suit absolument pas les predictions, simplement parcequ'on ne veut pas se donner le mal de chercher plus loin tant que l'argent rentre et qu'on ne paye pas pour les accidents.
à Azza
De Lictor
informaticien | 16H05 | 26/10/2009 |
Tout à fait. Dès lors qu'on compare les USA et les France, il faut se méfier comme la peste du terme "libéralisme" qui est introduit quasi-immanquablement des contre-sens. Aux USA, et dans le reste du monde, un libéral est un infâme gauchiste aux moeurs dissolues.
De WeWillWin
Indécise | 12H23 | 26/10/2009 |
Pourvu qu'elle ait raison.
Pourvu qu'elle ait raison.
Pourvu qu'elle ait raison.
Pourvu qu'elle ait raison.
Pourvu qu'elle ait raison.
Pourvu qu'elle ait raison.
...
De Tassin
Inquiet | 12H46 | 26/10/2009 |
Elle me fait un peu rire quand même sur certains points Dominique Nora, notamment lors de son intervention dans "Ce soir ou jamais" mercredi dernier.
http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=809
Elle croit un peu trop aux solutions-miracles à base de voitures électriques et d'éoliennes se substituant à 95% aux énergies fossiles. JM Jancovici lui a bien répondu sur ce point.
Ah la croissance verte... ça fait rêver!
à Tassin
De zaichonok
bobo bio | 13H20 | 26/10/2009 |
oui, c'est un peu l'arrière pensée que j'ai en lisant tout ça.. et l'intérêt des scientifiques comme Jancovici. Les ordres de grandeur en jeu amènent plus que des doutes quand à une transition "en douceur" vers des énergies vertes sans décroissance au milieu
comme le dit souvent Jancovici dans ses interventions, la seule question à se poser est est-ce que la décroissance sera voulue et donc un peu moins brutale, ou subie...
à Tassin
De nayko
Troubadour urbain | 14H40 | 26/10/2009 |
Moi aussi j'ai vu l'émission et il m'a semblé que cette dame manquait gravement de recul et de connaissances sur la chose. On aurait presque dit une lobbyiste. A coup de :" mais la californie, c'est génial, la technologie nous sauvera tous, vive les multinationales et les riches investisseurs...". Mais sans nous dire comment produire toute l'électricité nécessaire pour faire rouler les voitures électriques. Sans aborder une seule fois le modèle urbanistique étasuniens, énergivore au possible avec les suburbs de classe moyenne très éloigné des centres villes. Sans parler de relocalisation. Et surtout, sans aborder une seule fois la question des transports collectifs. Bref, une vision naïve du "green bizenesse" sans aucune remise en question de la société de surconsommation. Moi j'aurais bien invité Paul Ariès dans ce débat... mais bon, faut pas rêver.
Paz
à nayko
De Tassin
Inquiet | 15H08 | 26/10/2009 |
Tout à fait.
Je trouve également dommage qu'Ariès ou Vincent Cheynet n'ait pas été invité. Etonnant de la part de Taddeï qui reste vraiment quelqu'un d'ouvert et d'impartial, un des derniers mohicans de la liberté de parole.
En tout cas le clash Ariès ou Cheynet VS Allègre aurait mérité le détour.
De Zeki
Curieux de tout | 12H57 | 26/10/2009 |
"« (Cette) révolution ne se concrétisera que si les multinationales s'y mettent. Car seuls ces grands acteurs peuvent conférer aux changements une échelle suffisante pour qu'ils soient significatifs."
Ce sont justement les multinationales qui sont à l'origine du fumeux concept de "global warming".
Quelle hypocrisie...
La croissance verte fait partie de l'agenda des industriels au même titre que la taxe carbone sert à l'harmonisation fiscale.
De grandesoreilles
actif | 13H18 | 26/10/2009 |
Visiblement, il est beaucoup question d'énergie dans ce bouquin. Ce n'est pas l'unique problème, bien au contraire. Même avec des énergies dites "vertes", si c'est pour consommer autant, manger mal, se comporter comme aujourd'hui, c'est continuer à se diriger vers le mur à Vitesse grand V.
De pablico
13H33 | 26/10/2009 |
* les voitures électriques de deuxième génération
* le changement radical des techniques et matériaux de construction du bâtiment
* les agrocarburants qui n'auront pas pour conséquence de faire disparaître les cultures d'aliments
* les centrales solaires thermiques et les panneaux solaires dernier cri
* les éoliennes devenues des monstres de puissance, ou au contraire des miniatures ultra-sophistiquéees
rien de nouveau au point de vue technique ....sauf des capitaux..et des promoteurs qui veulent faire des bénéfices, car le marché est neuf et vierge..
- est-ce que l'argent va abattre tous nos vieux paradigmes collectifs sur le pétrole, et maintenant le nucléaire?
- regardez vous toujours les courses de F1, et les rallies qui roulent toujours au pétrole?
- y-a-t-il des courses similaires en électrique?
- qui y pense?
le tour de France en vélo(écolo) n'est qu'un énorme gouffre à bruler du pétrole, entre les hélicoptères, les petits avions, les motos, les voitures suiveuses, les camions, les voitures/camions publicitaires, les autocars, (liste non exhaustive)
Vous voyez, la collectivité n'est pas encore bien prête..là les exemples cités, n'étaient que festifs.
à pablico
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H22 | 26/10/2009 |
- y-a-t-il des courses similaires en électrique?
Un constructeur avait demandé de faire courir sa voiture de course électrique pendant les 24h du Mans avec les autres.
On l'a envoyé chier sous prétexte que la voiture n'était pas conforme et autres excuses du genre... avaient-ils peur que les gens constatent qu'elle était plus performante que celles à moteur à explosion ?
De pinokio
Etudiant.Enchainé | 13H58 | 26/10/2009 |
Et avec tout ça les américains consommeront comme un français ?
C'est un drole de concept l'écologie
De Jean-Jacques Louis
14H14 | 26/10/2009 |
J'aime bien l'article et je souhaiterais y croire ainsi qu'au livre de D. Nora. Je dois cependant émettre des réserves notamment à propos de la voiture électrique.
D'un point de vue écologique la voiture électrique a un impact catastrophique sur l'environnent pour de nombreuses raisons :
D'abord le poids du moteur : à puissance égale, le moteur électrique reste plus lourd que son homologue thermique. Ce problème ne sera résolu que quand nous disposerons de conducteurs électriques et de matériaux ferromagnétiques organiques de faible densité. On y travaille mais les résultats sont aussi hypothétiques que la production d'énergie par fusion nucléaire contrôlée.
Ensuite le rendement : le meilleur rendement du moteur électrique par rapport au thermique est hélas largement compensé par le mauvais rendement de tous les autres éléments de la chaîne. Pour transporter l'électricité de la centrale vers la station de charge, il faut la transformer (au moins deux fois) et la redresser. On perd chaque fois quelques pourcents de rendement. La ligne électrique elle-même n'a pas encore une impédance nulle et, aux pertes résistives s'ajoutent les pertes capacitives et selfiques en n'oubliant pas les arcs qui jaillissent autour des isolateurs en cas forte humidité.
Enfin les batteries dont le cycle charge/décharge est loin du cent pourcents de rendement et dont la durée de vie est limitée. Elles sont aussi fabriquées à partir de substances chimiques à l'empreinte écologique catastrophique à la fabrication et surtout en cas d'accident qui les répandraient dans la nature.
Pour tout arranger, l'électricité reste majoritairement produite à partir de combustibles fossiles générateurs de GES.
En fait, la voiture électrique n'est intéressante que pour les politiciens qui peuvent s'en servir pour faire croire qu'ils font quelque chose pour résoudre la crise climatique.
Pour le reste, je supporte avec enthousiasme les autres projets, surtout le solaire thermique dont l'investissement de départ reste très inférieur au photovoltaïque.
à Jean-Jacques Louis
De chevreuil
humour gris | 14H43 | 26/10/2009 |
On ne peut pas à la fois réduire les émissions de gaz à effet de serre et réduire notre consommation d'électricité... Et une voiture électrique, même avec une efficacité de 10%, émettra moins de gaz à effet de serre que la plus efficace des voitures à essence, à condition bien sûr que l'électricité soit produite proprement, ce qui est tout l'enjeu ici.
Vous faites bien de noter que le transport d'électricité génère inévitablement des pertes dans les câbles/transformateurs... On estime même que sur la soixantaine de réacteurs nucléaires présents en France, une dizaine servirait uniquement à transporter l'électricité des autres!
C'est pourquoi les solutions de production d'électricité "en local" sont les plus adaptées aux voitures électriques : quand chacun pourra alimenter son véhicule avec l'électricité produite par son éolienne ou son panneau solaire on pourra dire que la voiture électrique est propre.
à chevreuil
De christobal0094
citoyen du monde | 15H28 | 26/10/2009 |
Vous etes un peu optimiste sur les capacites des panneaux solaires. L'eolienne individuelle est reservee aux gens habitants a la campagne.
idem l'energie a base de methanisation des ordures et dechets agricoles.
la voiture electrique peut etre envisagee dans une formule velib', pour le reste c'est une operation "dodo les petits".
va falloir vous y faire: petrole rare= petrole cher= reserve aux riches... pour un temps.
le California dream de cet article manque totalement de concret.
un cote autruche optimiste.
à christobal0094
De Jean-Jacques Louis
21H45 | 26/10/2009 |
L'éolienne individuelle réservée aux habitants de la campagne ? Pas si sûr. La société française GUAL produit et commercialise une stato-éolienne à axe vertical qui peut même être installée en ville sur le toit d'une maison. Les riverains intéressés peuvent trouver de l'information à ce sujet sur www.gual-industrie.com . Une telle machine résout le problème des pertes dues au transport de l'électricité. GUAL apporte la preuve qu'il n'est pas nécessaire d'être américain pour avoir des projets et surtout pour les concrétiser.
Une autre solution est l'utilisation de piles à combustible qui peuvent être utilisées comme source locale d'électricité (domestique et/ou pour recharger les batteries classiques d'un véhicule électrique) ou même sur le véhicule électrique lui-même. Le Belge Van Hool produit et commercialise un bus électrique produisant son énergie à partir de pile à hydrogène dont les gaz d'échappement ne sont que de l'eau. Un de ses clients n'est autre que la ville de Los Angeles. Tiens ! Même du point de vue commercial, il n'est pas nécessaire d'être américain. Où allons-nous ? (www.vanhool.be/Home%20FR/autocars%20et%20autobus/transport%20public/prop... ) Un PDF en anglais décrit bien le bus en question.
à chevreuil
De puresonic
Contempteur irascible | 18H51 | 26/10/2009 |
"quand chacun pourra alimenter son véhicule avec l'électricité produite par son éolienne ou son panneau solaire "
La super voiture électrique de stars hollywoodiennes nécessite
l'installation dans le garage d'une prise spéciale de ... 75 ampères
ça vous parle 75 ampères ? c'est 5 fois la capacité d'un compteur
électrique classique.......
Humm.....solaire ????
à puresonic
De marchenchuches
Ouvreur d'huitres au Niger | 06H09 | 27/10/2009 |
Je voudrais ajouter mon petit grain de sel.
La voiture des stars qui consomme 75 ampères, mouais, parce qu'on veut la charger en une heure. Si on accepte de la charger pendantle temps de sommeil, disons 7 heure, on tombe à la puissance d'une machine à laver, 15 ampères !
J'exploite une voiture électrique depuis maintenant un an , je note tout et j'ai installé un compteur qui lui est dédié.
Parallèlement, j'habite en zone pavillonnaire, je fais installer 20m² de panneaux photovoltaiques sur mon toit, production annuelle estimée (mise en service fin novembre) 3000 kwh.
Côté véhicule, 9000 km parcourus sur un an , 2500 kwh consommés.
Côté budget global, il est élevé, certes, mais inférieur à celui d'une berline de gamme moyenne-haute, de plus il est adouci par les mesures incitatives et par la quasi absence de frais d'exploitation.
L'an prochain, je produirai en solaire un service de 10 000 km. Les centrales nucléaires supplémentaires là dedans ne sont pas necessaires.
J'adhère totalement à la crainte due à la toxicité des batteries, mais elles sont en très grande partie recyclables et ont l'avantage de conserver leur pollution confinée plutôt que la semer à tout vent. Le reste du véhicule a une durée de vie sans commune mesure avec celle de son équivalent thermique et , pour sa partie spécifique électrique, est recyclable à près de 100%.
Les panneaux photovoltaiques necessitent de l'énergie pour leur fabrication, mais produisent , sous nos lattitudes, en deux à trois ans, une énergie équivalente. Leur durée de vie garantie par le constructeur étant de 25 ans, voire 40 ans en réel, on peut considérer ce point comme marginal.
On peut aussi se passer de véhicule, pollution zéro garantie, mais je vois mal notre société fonctionner sans. Même le cheval pollue......et produit des GES.
à marchenchuches
De puresonic
Contempteur irascible | 21H01 | 27/10/2009 |
C'est quoi le modèle et la marque de votre voiture électrique ?
à puresonic
De marchenchuches
Ouvreur d'huitres au Niger | 15H59 | 28/10/2009 |
Peugeot Partner millésime 2000, comme quoi il n'est pas indispensable d'inventer.
à marchenchuches
De Benoît Granger
Chercheur en microfinance | 13H13 | 28/10/2009 |
Bravo ! passionnant !
De samivel51
Jeune insolent | 14H35 | 26/10/2009 |
Les Etats-Unis ont longtemps négligé les énergies renouvellables mais ils s'y mettent maintenant avec une telle énergie qu'ils ont déjà dépassé l'Europe dans presque tous les domaines.
Les raisons?
- La recherche publique, privée et mixte y ont beaucoup plus de moyens;
- Les conditions de l'investissement privée et de la levée de capital par les start-up y sont infiniement meilleures;
- Les ressources en soleil, en vent et surtout en espace non-urbanisé y sont bien plus grandes.
à samivel51
De yooy
in situ | 16H56 | 26/10/2009 |
c'est globalement faux... mais il faut surtout se demander depuis combien de temps l'industrie américaine est vecteur d'innovation. On constate en fait qu'elle est plutôt vecteur de resistance aux innovations (microsoft est le grand exemple, mais on peut aussi regarder le retard chronique sur l'informatique domestique). La grande phase de créativité industrielle est finie, par contre on a eu le droit à moult innovations financières, merci bien :-D
Dans la même veine, qu'à apporté en innovation technologique le capital risque... à peu près rien, mais à peu près tout en terme de bulle spéculative...
De Chewie
blowin' in the wind... | 14H41 | 26/10/2009 |
Je suis toujours un peu embêté par ce genre d'articles "macdo" : le titre et l'intro donnent vachement envie, mais une fois qu'on a fini on se rend compte qu'il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Après l'avoir lu, je n'en sais pas plus sur les fameux projets de ces "american ecolo". Au final, ça se résume à un panégyrique, de l'americanolâtrie pas très argumentée sur le fond. Pas un projet concret un tant soit peu présenté pour juger sur pièce...
Par contre, si c'est un coup de pouce marketing pour le bouquin de D. Nora, c'est malin...
à Chewie
De Hélène Crié-Wiesner
(auteur)
Ecrivain, spécialisée en environnem... | 15H10 | 26/10/2009 |
Si vous considérez que la présentation d'un livre nouvellement sorti est un "coup de pouce marketing", alors oui: en tant que lectrice anonyme qui n'a pas de pourcentage sur les ventes, je conseille vivement la lecture du bouquin, qui contient tous ces projets concrets sur lesquels vous auriez aimé lire des détails.
Cela dit, je ne vois pas où j'ai fait preuve "d'américanolâtrie" en chroniquant ce livre, dont le propos rejoint exactement celui de ce blog: présenter ce qui se fait aux USA dans le domaine de l'environnement, au sens large.
Maintenant, j'ai des réserves sur l'idéal politoco-économique de tout ça, comme je le rappelle à la fin. Mais cela ne m'empêche pas de conseiller la lecture des "Pionniers de l'or vert".
à Chewie
De Hélène Crié-Wiesner
(auteur)
Ecrivain, spécialisée en environnem... | 15H13 | 26/10/2009 |
Si vous considérez que la présentation d'un livre nouvellement sorti est un "coup de pouce marketing", alors oui: en tant que lectrice anonyme qui n'a pas de pourcentage sur les ventes, je conseille vivement la lecture du bouquin, qui contient tous les projets concrets sur lesquels vous auriez aimé lire des détails.
Cela dit, je ne vois pas où j'ai fait preuve "d'américanolâtrie" en chroniquant ce livre, dont le propos rejoint exactement celui de ce blog: présenter ce qui se fait aux USA dans le domaine de l'environnement, au sens large.
Maintenant, j'ai des réserves sur l'idéal politoco-économique de tout ça, comme je le rappelle à la fin. Mais cela ne m'empêche pas de conseiller la lecture des "Pionniers de l'or vert".
à Hélène Crié-Wiesner
De yooy
in situ | 17H28 | 26/10/2009 |
le problème c'est que Mme Nora évacue toute dimension critique dès qu'il s'agit d'économie, de financement, etc. Le capital risque est-il la meilleur manière de financer un renouvellement technologique? Ne va-t-il pas favoriser à court terme le plus grand retour sur investissement au détriment du meilleur à long terme. La californie, autrefois 8e économie mondiale et prise à la gorge, a-t-elle les moyens de soutenir la R&D fondé sur le long terme? A-t-elle même la culture politique et économique pour cela?
À mon avis, mais je vous parie ma chemise en coton biologique et on verra bien, la californie va nous faire gonfler une belle bulle spéculative qui donnera des résultats négligeable en terme technologique... qui vivra verra n'est-ce pas... pari tenu?
à Hélène Crié-Wiesner
De Benoît Granger
Chercheur en microfinance | 13H16 | 28/10/2009 |
bravo, ma chérie ! et les scrogneugneux suspicieux à la niche !
De kyla2354
nouvelle mère au foyer | 14H44 | 26/10/2009 |
a voir absolument!
http://www.dailymotion.com/video/k1LkciLSC58tiP11x4j