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Ecrivain, spécialisée en environnement

Les douloureux états d'âme des Verts américains

Manifestation pour l'énergie propre à Washington en mars 2009 (Kevin Lamarque/Reuters).

Cela devait finir par arriver : le mouvement écolo américain est en train d'exploser. Alors qu'un nouveau projet de loi sur l'énergie et le climat vient d'être déposé au Sénat, les « verts extrémistes » accusent de trahison les « environnementalistes mous », adeptes du compromis politique.

Après les bagarres et insultes autour du système de santé qui ont trusté les médias durant des mois, on devine que la prochaine guerre législative ne va pas laisser les citoyens indifférent. Car le prix que devront payer les Etats-Unis pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sera politiquement lourd.

Une partie des environnementalistes, des écolos comme on dit en France, refusent en bloc ce qu'ils qualifient de « compromissions honteuses » avec les industriels. Ils affirment qu'ils préfèrent pas de loi du tout à une loi rabougrie. Et ces contestataires de leur propre camp savent se faire entendre.

Un happening « vert extrémiste » à Manhattan

En septembre à New York, à la fin du raout de l'ONU avec les chefs d'Etat du monde, juste avant qu'Obama ne parte à Pittsburgh pour le G20, les « green extremists » ont envahi Manhattan pour clamer leur position.

Faux billets de banque à l'effigie de Gore, bannières analogues déployées devant le siège du Natural Ressource Defense Council, intervention inopinée d'un pirate personnifiant le « Cap-and-trade » lors du discours du Premier ministre danois, le happening de la « faction anti-compromis » du mouvement vert a été spectaculaire.

Les organisateurs étaient Climate SOS, Rising Tide North America, et Greenwash Guerillas. Une animatrice explique au web-magazine Grist :

« Ça peut paraître bizarre que nous, des écologistes, choisissions de nous opposer à une loi sur le climat. Surtout quand on voudrait pouvoir soutenir le nouveau gouvernement. Mais on a envie d'adopter une position vraiment dure, parce ce projet de loi est complètement à côté de la plaque. »

Les Américains n'auront pas de loi avant le sommet de Copenhague

Les Etats-Unis ne nient plus la responsabilité de l'homme sur les changements climatiques. Mieux : Obama a maintes fois répété que les Etats-Unis portaient une lourde responsabilité, et que son pays allait changer d'attitude. Qu'il allait même changer d'ici au sommet du Climat de Copenhague en décembre.

Euh, non : ça, c'est que le président espérait, avant le tumulte de la réforme médicale qui a fait prendre un gros retard à l'examen d'une loi énergie-climat par le Sénat. Il est évident que celle-ci ne sera pas votée d'ici décembre.

Ce n'est pas la faute d'Obama. Comme pour la réforme médicale, une partie des élus de son camp ne veut pas entendre parler de réformes si radicales qu'elles heurteraient leurs électeurs. Je ne reviens pas sur la santé, on a tout dit.

Quant à l'environnement, il est aisé de comprendre pourquoi des élus (de gauche) d'Etats dont l'économie dépend de l'extraction du charbon ou du pétrole refusent par avance de scier la branche qui soutient leur économie. Et ce n'est pas à des Français, majoritairement contre la taxe carbone, que je dois expliquer pourquoi des élus américains ne veulent pas envisager de ce genre d'impôt.

Limiter les émissions autorisées et permettre l'échange des quotas

Ceci explique pourquoi le texte énergie-climat, déjà adopté en juin par la Chambre des représentants, ne prévoit aucune taxe sur l'usage des combustibles fossiles. En revanche, il est prévu que les industriels émetteurs de CO2 -et seulement les industriels- se voient accorder des quotas d'émissions, qu'ils pourront s'échanger. On appelle cela le cap-and-trade, système déjà en vigueur en Europe.

Rien que cette obligation, il faut l'admettre, devrait renchérir le coût des marchandises américaines. Quand les producteurs ont des limites d'émission à ne pas dépasser, ils doivent investir dans des nouvelles technologies. Ou acheter des droits à polluer, ce qui est une charge financière. Les républicains s'opposaient donc au texte, ils n'étaient pas les seuls.

L'autre moitié du Congrès doit maintenant examiner sa propre proposition. Un texte a donc été introduit au Sénat la semaine dernière par deux sénateurs, dont John Kerry, ancien candidat démocrate à la présidentielle. Ce texte reste dans les rails de celui adopté par la Chambre.

Kerry est sur la même longueur d'onde qu'Al Gore, champion des écologistes réalistes. Gore et la majorité des organisations environnementalistes du pays travaillent main dans la main avec des syndicats ouvriers, des industriels, des églises, des associations civiques, pour faire pression sur le Congrès et obtenir enfin une loi permettant de réduire les émissions américaines.

Des attaques parties de là où on ne les attendait pas

Et patatras ! Voilà que surgissent de leur boîte des diables encore plus verts que personne n'attendait. Cette campagne d'opposition surprend les environnementalistes plus conventionnels. Ceux-ci s'étaient préparés à combattre les industriels du charbon et du pétrole lors de la bataille qui s'annonce au Sénat, voilà qu'ils doivent à présent répondre à des attaque lancées par ceux qu'ils pensaient être des alliés.

Daniel Weiss, directeur de la stratégie climatique au Center for American Progress, explique sa gêne à Grist :

« Personne n'a jamais prétendu que la loi résoudra le problème du changement climatique d'un seul coup. Mais on doit bien commencer par un bout. Les vrais ennemis sont Big Oil et Big Coal, ainsi que la droite. Mais eux, ces verts extrémistes, ils préfèrent se moquer d'Al Gore ! Ils n'ont vraiment rien compris. »

Les attaques des « extrémistes » sont d'autant plus embarrassantes que ceux-ci ont le soutien d'un scientifique superstar, James Hansen, de la Nasa. L'administration Bush avait tenté de le museler, et Hansen, qui avait rué dans les brancards, est devenu un vrai héros.

James Hansen a été l'un des premiers Américains à connecter science et politique : en 1988, il était intervenu devant le Congrès pour expliquer le problème posé par les gaz à effet de serre.

Seule solution : taxer très fort industriels et usagers

Selon Hansen, le texte déjà adopté par la Chambre en juin prône des mesures qui conduiront à une situation « pire que si on ne faisait rien ». Ce texte accorde d'immenses concessions aux pollueurs et il garantit même les centrales à charbon contre des réglementations futures.

Hansen est pour une taxe carbone, une taxe très élevée qui découragerait l'usage des combustibles fossiles et accélérerait le recours à d'autres énergies.

« Toute politique qui n'augmenterait pas considérablement le prix de l'énergie serait inutile pour le climat. Mieux vaut ne voter rien du tout qu'un texte qui empêcherait toute évolution pendant des décennies. »

Cette controverse sur le compromis -sacrifier ce qui est écologiquement nécessaire à ce qui semble politiquement faisable- est aussi ancienne que le mouvement environnementaliste américain, qui remonte aux débuts du XXe siècle. Les acteurs de la mouvance verte la connaissent par cœur, mais les plus pragmatiques redoutent l'image négative qu'elle renvoie à la population. Daniel Weiss, du Center for American Progress, explique :

« Si les gens entendent un scientifique aussi respecté que Hansen expliquer que, quoi que fasse le Congrès, ça ne servira à rien, pourquoi alors prendraient-ils la peine de téléphoner à leurs élus pour leur enjoindre d'agir ? Pourquoi essaieraient-ils de modifier leurs propres comportements ? »

Les compromis pour obtenir une taxe seraient encore pires

La plupart des groupes environnementalistes américains seraient bien heureux de voir le Congrès s'entendre sur une loi énergie et climat, tou

te imparfaite soit-elle. A ceux qui rêvent d'une taxe carbone, comme Hansen, Weiss répond ceci :

« Ceux qui reprochent au projet de loi d'offrir des deals aux industriels devraient réaliser une chose : aucune taxe n'émergera au Congrès sans que des deals analogues, voire pires, ne leur soient proposés. »

L'Amérique est coincée dans ses propres contradictions. Protéger le climat, restaurer son image sur la scène mondiale, oui, mais à quel prix pour son économie (déjà mal en point) et pour le coût de la vie ?

J'entends déjà les objections : « ils » n'ont qu'à pas utiliser autant leurs voitures, « ils » n'ont qu'à couper leur air conditionné… Tel est bien l'objectif d'une taxe carbone : inciter les citoyens à changer de comportement. Si les Français la refusent, pourquoi les Américains en voudraient-ils ?

Photo : manifestation pour l'énergie propre à Washington en mars 2009 (Kevin Lamarque/Reuters).

24 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Salmon

De Salmon

18H57 | 07/10/2009 | Permalien

Le gros problème surtout, c'est que les Américains ont été tellements habitués à un coût de la vie extrèmement bas pour un pays si riche, que leur imposer de nouvelles taxes a un impact énorme sur ce coût. Alors que nous Européens, qui sommes habitués à une gouvernance moins libérale et à un Etat qui taxe plus facilement, voyons beaucoup moins cet impact, même s'il existe.
Voilà pour le côté anti-américain primaire, mais pour l'autre je dois avouer que je suis toujours épaté par le dynamisme et l'influence des groupes militants des US. En Europe, les manifestants ont plus un côté rebelles et en dehors de battre le pavé et de distribuer des tracts, ils chercheront beaucoup moins volontier le contact direct avec les élus pour infléchir leurs positions.
Reste tout de même la question de savoir ce qu'il va advenir de cette réforme, pour l'instant aussi mal partie que celle du système de santé.

Portrait de jyeden

De jyeden

khmer vert ( age des caverne, pierr... | 19H24 | 07/10/2009 | Permalien

j'ai l'impression que les américains sont prisonniers de leurs architecture urbaines
compte tenu de l'eloignement des lotissements et de leurs voitures ils doivent consommer 3 fois plus que nous par personnes en essence
pour l'electricité on aurait tort de leur reprocher le charbon quand nous, nous accumulons des dechets nucléaires dont nous ne connaissons pas la destination finale

PS Il y a un article qui a du vous faire plaisir sur rue89, celui on l'on parlait du salaire d'une avocate qui travaillait à new york et ou l'auteur convertissait tout en euros (ouarff ! )

Portrait de Lapocompris

à jyeden Portrait de jyeden De Lapocompris

étudiant | 09H35 | 08/10/2009 | Permalien

Personne ne les oblige à acheter des grosses voitures qui font 10MPG (i.e. qui consomment 24 l/100km). Il existe des voitures qui sont plus raisonnables mais qui flattent moins leur ego.

Portrait de bleuet1

à jyeden Portrait de jyeden De bleuet1

espère malgré tout | 09H51 | 08/10/2009 | Permalien

C'est juste : les Américains ont une relation quasi charnelle avec leur voiture : ils ne font rien à pied (à part courir pour les plus volontaires quand ils font leur sport).
Là-bas, les trottoirs sont beaucoup moins courants qu'en France.
C'est pour ça que ce qui se trame là-bas sera de toute façon une révolution, au même titre que le health care bill.

Portrait de Chris.A

De Chris.A

Ni pour,ni contre,bien au contraire | 20H06 | 07/10/2009 | Permalien

Entre l'écologisme ( malthusianisme et eugénisme ) et l'écologie-capitalisme ( al gore et cie ), j'ai fait mon choix : la décroissance.

Portrait de sarkhobbit

à Chris.A Portrait de Chris.A De sarkhobbit

la jeune garde présidentielle | 20H41 | 07/10/2009 | Permalien

J'ai fait le même choix camarade.
Je déambule dans ma maison un chandelier à la main.
Quand je lis les articles de Rue89, je pédale pour faire fonctionner mon pc.
Bref, ma vie est devenue un vrai paradis.

Portrait de green pupuce

à sarkhobbit Portrait de sarkhobbit De green pupuce

insecte | 23H25 | 07/10/2009 | Permalien

Ne faites pas l'enfant, la décroissance n'est pas le retour à la bougie et aux cavernes. La décroissance, c'est « prospérer sans croître » (selon l'expression de b. laville). Le coup de la bougie, on le faisait déjà aux écologistes il y a 20 ou 30 ans, quand c'était un courant nouveau et tellement moderne que certaines personnes n'arrivaient pas à suivre et se croyaient drôles. C'est fini maintenant. La décroissance, c'est consommer les fruits sans dilapider le capital, c'est vivre sans gaspiller les ressources de la terre et sans recourir aux technologies sales. Mais recourir à des technologies propres, évidemment ! faire sien le progrès scientifique, of course ! dès lors qu'il n'attaque pas la santé, la liberté des autres ni l'écosystème. C'est aussi replacer l'humain au coeur de la société : aller à pied, oui, mais accompagné et pas tout seul enfermé dans l'habitacle de sa voiture. Bref, c'est un rythme de vie exigeant, honnête et le fait de personnes qui ont une conscience politique au sens de conscience de vivre dans une société, et pas comme un individualiste égoïste.

By the way, pour ceux qui s'inquiètent des résultats de copenhague, il y a une pétition accessible sur le site http://www.copenhague-2009.com/

Portrait de ecor1

à green pupuce Portrait de green pupuce De ecor1

sur le fil | 08H37 | 08/10/2009 | Permalien

Le progrès scientifique n'attaque jamais ni la santé ni la liberté, c'est ce qu'il est fait du progrès (des technologies) qui peut etre dangereux.

Portrait de coincoincoin

à green pupuce Portrait de green pupuce De coincoincoin

Trader | 15H39 | 08/10/2009 | Permalien

De toute façon, qu'on soit adepte ou pas de la décroissance, on sera bien obligé d'en passer par là… Qu'on le veuille ou non…
Pour information, malgré ce qu'on peut entendre ça et là, il n'a pas été découvert (hors lourd vénézuelien et sables bitumeux canadiens non exploitables) de pétrole depuis les années 70. Tout juste a-t-on confirmé l'existence des réserves dont on pressentait l'existence…
Un petit pari que je prends avec vous : toute personne lisant mon commentaire verra de son vivant (hors accident ou suicide bien sûr) la dernière goutte exploitable de pétrole.
Expliquez-moi maintenant comment on pourra éviter la décroissance…
Autant trouver des solutions pour atténuer son impact : introduisons une taxe carbone forte qui bouleverse suffisamment l'économie pour nous obliger très vite à trouver une alternative…

Portrait de ysengrimus

à green pupuce Portrait de green pupuce De ysengrimus

16H01 | 08/10/2009 | Permalien

Ouf… Les consignes écolo-environnementales se mordent la queue sans fin

http://ysengrimus.wordpress.com/2009/09/01/promotion-cyclique-des-produi…

C'en est pestant.
Paul Laurendeau

Portrait de ApollonduRéverbère

De ApollonduRéverbère

21H05 | 07/10/2009 | Permalien

Nous ne sommes pas vraiment dans la même situation que les Américains.
Ils extraient le charbon. Nos veines sont épuisées.
Ils font partie des pays pétroliers. Nous n'avons pas de pétrole et des idées fumeuses.

La taxe carbone c'est une idée de bobos.

Commençons par étapes progressives. Vous vous rappelez les longues tirades du gouvernement sur la pollution des sacs plastiques, des gobelets et autres touillettes, mouchoirs et serviettes en papier ? Pourquoi l'idée de cette taxe a-t-elle été abandonnée ? L'éducation ça prend du temps, il faut bien procéder par étapes.

Si vous voulez vous attaquer au pétrole alors que les gens sont obligés d'en consommer pour se chauffer ou de prendre leur véhicule pour aller travailler c'est normal que la taxe carbone ne soit pas populaire.

La France participe à la pollution mondiale par la consommation de produits fossiles mais surtout au travers des déchets ménagers et industriels dont elle brûle une partie. Si on pouvait agir sur l'incinération des déchets, en produisant moins de rebuts on pourrait réduire l'émission de Co2 d'une manière vraiment perceptible.
Or, on a beau stigmatiser les décharges, l'enfouissement des déchets qui polluent nos nappes phréatiques ou rejettent des gaz toxiques dans l'atmosphère depuis 40 ans, on fait chou blanc car allez expliquer que nous sommes tous responsables depuis les couches culottes jusqu'aux gobelets de la machine à café tout le monde s'en bat les flancs et transfère la patate chaude à son voisin.

Côté USA c'est encore plus douloureux, car pour extraire le charbon les entrepreneurs arasent des montagnes, ça parait fou. Imaginez que Sarkozy décide de raser le Mont Blanc parce qu'il y aurait moyen d'en extraire du charbon ? Tout est possible ….

Mais dans le fond, la solution est si simple. La fin des ressources pétrolières est programmée. Dans 100 ans on ne parlera plus de la pollution du pétrole.

Portrait de jyeden

à ApollonduRéverbère Portrait de ApollonduRéverbère De jyeden

khmer vert ( age des caverne, pierr... | 05H52 | 08/10/2009 | Permalien

j'aimerais bien que tu définisse ce qu'est un bobo

c'est devenu la mode de deprecier une idée ou une personne en lui collant ce qualificatif

pour la taxe carbonne, j'ai calculé que les rurbains qui habitent à trente kilomètres de ma ville (agglo de 300 000habitants) economise 2000 euros en taxe d'habitation et taxes foncières pour une maison de 100mcarré) et beneficient des infrastructures de l'agglo
la taxe carbone pour eux c'est en fin de compte une bonne affaire

pour les déchets, on pourrait peut etre s'interesser à moins en produire avant de se poser le problème des les traiter

et pour le pétrole tu n'auras pas besoin d'attendre 100ans, il en restera encore beaucoup lorsqu'on arretera d'en pomper

Portrait de Erikiki

De Erikiki

Diablotin | 21H53 | 07/10/2009 | Permalien

Incertains « green extremists »
d'un certain « greenwashing ».

= ?

Prudence et réflexions.
De kôa lutter…
Malheureusement et heureusement…

=I

Portrait de PierreAdrien06

De PierreAdrien06

23H00 | 07/10/2009 | Permalien

Un vrai bordel cette secte !

Idem chez nos écolos Français.

Portrait de Erikiki

à PierreAdrien06 Portrait de PierreAdrien06 De Erikiki

Diablotin | 12H20 | 10/10/2009 | Permalien

Z'avez po tout compris.
La vie avec un handicape n'est pas facile.
Toute ma compassion.

=)

Portrait de orion77

De orion77

liverdy-en-brie.over-blog.com | 00H39 | 08/10/2009 | Permalien

La taxe carbone est une taxe socialement injuste point.

http://desobeissance-civile.over-blog.fr

Portrait de coincoincoin

à orion77 Portrait de orion77 De coincoincoin

Trader | 15H47 | 08/10/2009 | Permalien

Le monde est socialement injuste…
Qu'est-ce qui se passera quand le pétrole vaudra 500$ le baril une fois qu'on se sera aperçu qu'il n'en reste que pour 10 ans à consommation constante ? Tu crois que les couches sociales pauvres seront épargnées peut-être… ?
J'en doute assez fortement…
La taxe carbone permet d'anticiper le problème et de forcer une économie basée sur le pétrole à trouver d'autres sources d'approvisionnement en énergie… Et il y a du pain sur la planche, autant s'y mettre tout de suite…

Portrait de medicago

De medicago

Plante cultivée | 03H13 | 08/10/2009 | Permalien

Lire et relire E Abbey et les bouquins des éditions Galmeister pour comprendre le pourquoi du comment des écolo extrémistes et la lutte qui dure depuis des lustres entre les « preservationistes » et les « conservationistes ».
Le massacre des espaces naturels américains par les « pionniers » qui ont remplacé après les avoir chassé des indiens en équilibre avec leur milieu (au sens propre)vaut bien une bagarre si désespérée soit elle. l'Europe colonisée, façonnée par l'homme depuis 2000 ans peut avoir du mal à comprendre que nous ne vivons pas sur la même échelle

Portrait de ecor1

De ecor1

sur le fil | 08H48 | 08/10/2009 | Permalien

La question d'une taxes élevée sur les energies fossiles ne prendra tout son sens que le jour ou des alternatives seront là.
D'accord pour taxer mais pour inciter a changer quoi, puiqu'il n'est pas possible d'acheter une voiture autre qu'a essence, puisqu'il est très difficile de se chauffer avec autre chose que du fioul etc…

A mon sens, aller vers une relocalisation a marche forcée des productions sera déjà d'une aide précieuse. Taxer comme se propose de la faire la taxe carbone francaise ne résultera que dans une hausse des prix, c'est tout. Si déjà les trois quart de ce que nous consommons au quotidien n'avait pas a voyager autour de la terre avant d'atterir dans nos supermarchés ce serait un grand pas de fait et pour ca il n'y pas nécessité de nouvelles technologies mais de bien plus difficile : de décisions politiques et globales de surcroit.

Portrait de Johnfante

à ecor1 Portrait de ecor1 De Johnfante

Energies Vertes | 09H10 | 08/10/2009 | Permalien

La baisse affichée des émissions de GES dans nos contrées tient essentiellement au fait que depuis presque 40 ans les industries se sont délocalisées.
Les relocaliser permettrait de mieux gérer ces émissions (lois plus contraignantes, au moins en Europe) même si notre air en pâtirait.
Mais pourquoi faire supporter cette pollution à ceux qui ne peuvent pas se payer ce qu'ils fabriquent, hein ?
Bah, pour dire qu'on est les champions grace au nucléaire pardi ! (tiens, ils devraient aussi relocaliser la totalité de l'extraction et l'enrichissement du minerai qu'on rigole un peu avec le bilan de l'atome ! ).
Bonne journée.

Portrait de Tassin

à ecor1 Portrait de ecor1 De Tassin

Inquiet | 09H49 | 08/10/2009 | Permalien

« La question d'une taxes élevée sur les energies fossiles ne prendra tout son sens que le jour ou des alternatives seront là. »

A le mythe de « L'Alternative » aux énergies fossiles toujours aussi efficace.
L'alternative c'est la sobriété, point !

Portrait de ecor1

à Tassin Portrait de Tassin De ecor1

sur le fil | 11H32 | 08/10/2009 | Permalien

C'est juste mais la sobrieté ne suffira pas. De plus la relocalisation c'est de la sobriété. Consommer un produit fait en Chine ou en Inde bref à l'autre bout du monde alors qu'on pourrait le faire a 200 bornes de là ou on l'achète ca c'est le coeur de la gabegie.

Après je suis tout a fait d'accord avec vous qu'il faille consommer moins, ou mieux, du moins.

Portrait de coincoincoin

à ecor1 Portrait de ecor1 De coincoincoin

Trader | 15H51 | 08/10/2009 | Permalien

Faux, faux, faux et archi-faux…
C'est le seul moyen d'enclencher le mouvement…
Quand les grands groupes s'apercevront qu'à cause de la taxe, ils sont obligés de réduire leur marge ou de constater une baisse du volume des ventes, ils seront bien obligés d'investir dans des solutions alternatives…
Evidemment, sur le court-terme, la pilule est très difficile à avaler mais c'est un point de départ absolument nécessaire.

Portrait de Johnfante

De Johnfante

Energies Vertes | 09H05 | 08/10/2009 | Permalien

Le même chose qu'en France, en somme.
Un Grenelle de l'Environnement plein de bonnes intentions affichées, une loi de Grenelle dite Grenelle 2 timide et à contre-courant de ce qui doit être encouragé (ex des éoliennes en ICPE, pourquoi pas SEVESO aussi ? ! ), de ce que préconisent l'Europe, les scientifiques et nes environnementalistes à nous.

L'initiative du Grenelle avait été saluée par beaucoup, l'application effective décriée.
A quoi servent toutes ces gesticulations autour de la protection de l'environnement ?
A piquer des voix aux écolos ?
Je ne les crois pas assez bêtes pour changer de camp, Dieu merci !
(même si on ne sait pas ce qu'il vient faire ici, Celui-là).

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