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Ecrivain, spécialisée en environnement

Où trouver les rails pour faire rouler les trains américains ?

"Railroad bridge over White Oak Bayou, north of Hogan Street, Houston, Texas" (Accent on Eclectic/Flickr).

Avant les autoroutes, Dieu avait créé les chemins de fer. Dans les années 20 aux Etats-Unis, les villes dignes de ce nom avaient des gares en centre-ville. Aujourd'hui, rares sont les cités qui ont conservé les leurs opérationnelles. On commence à pleurer le bon vieux temps : comment convaincre les exploitants ferroviaires de se réintéresser au transport des voyageurs ?

Cette grande question agite notamment Houston, au Texas. La quatrième ville des Etats-Unis, reine des entrelacs d'autoroutes à plusieurs étages et des routes urbaines à douze voies, affectée d'une pollution à l'ozone analogue à celle de Los Angeles, voudrait que ses citoyens puissent emprunter quelques-uns des milliers de trains qui la sillonnent.

Mais ce n'est pas possible car ces trains-là sont dédiés aux marchandises. Et, contrairement au français, le transport américain de marchandises est une affaire très rentable. Aussi, les sociétés qui possèdent les voies n'ont pas envie de troquer leurs convois de containeurs aux horaires élastiques contre des wagons d'humains censés arriver à l'heure.

Houston et Paris ont autant d'habitants l'une que l'autre

Puisqu'elles ont exactement la même population intra-muros -2,2 millions d'habitants-, comparons Houston à Paris. La première s'étale sur 1600 km2, ses limites nord et sud sont séparées d'environ 100 kilomètres. La capitale française tient dans 105 km2, et atteint tout juste 18 kilomètres dans sa grande largeur. Houston et Paris sont entourées par des agglomérations bien plus vastes qu'elles.

Le réseau du métro parisien est l'un des plus denses du monde, sans compter les bus, le tramway et (ça compte) des pistes cyclables. Houston est doté d'un réseau de bus approximatif et, depuis 2003, d'une ridicule -quoique fort jolie- ligne de tram qui court sur 12 kilomètres.

Le trafic automobile y est bien sûr terrible. Quant au vélo, le climat sub-tropical l'interdit, de même que les distances démentes et les trous dans la chaussée.

Enfin, des zones ferroviaires gigantesques sont encastrées dans chacune de ces villes. A Paris, on les côtoie sans y penser parce que des ponts les enjambent ou que des dalles les recouvrent.

Des centaines de passages à niveau en ville

A Houston, on peut rester une demi-heure coincé derrière un passage à niveau, en plein quartier d'affaires, à 17 heures, à regarder passer un train de marchandises à une allure d'escargot. Et remettre ça trois rues plus loin, pour encore 25 minutes, avec un autre train. Pas moyen d'anticiper les passages, sans horaires fixes.

Ça commence à bien faire ! L'Institut des transports publics du Texas révèle que 186 000 conducteurs sont bloqués chaque jour à l'un des 700 passages à niveau intra-muros. Ces retards coûtent chaque année plus d'un million de dollars à l'économie locale, sans compter la pollution générée par les embouteillages. Les transporteurs aussi sont mécontents car chaque rue traversée les oblige à ralentir, ils mettent plus de temps à atteindre leur destination.

Ces trains apportent richesse et prospérité à la région en transportant les produits de la pétrochimie et les marchandises venues d'Asie vers (ou depuis) le port de Houston, le deuxième des Etats-Unis en tonnage. Comment peut-on songer à limiter leur circulation ?

L'économie locale veut rester compétitive

Jeff Moseley, P.D.G. du Greater Houston Partnership (sorte de Chambre de commerce et d'industrie), expose le dilemme qui se pose aux acteurs économiques dans un article récent du quotidien Houston Chronicle :

« Ces problèmes pèsent de plus en plus sur notre efficacité et sur notre environnement. On doit absolument améliorer nos infrastructures si on veut rester compétitif. »

Certains élus de la municipalité pensent que l'amélioration des infrastructures ne peut que passer par une facilitation des déplacements urbains. Et puisque c'est la mode en ce moment aux Etats-Unis, par un accroissement des transports en commun.

Des trains de voyageurs -pourquoi pas, soyons fou ! - pourraient relier les mégabanlieues résidentielles aux downtown, uptown, midtown et autres quartiers d'affaires hérissés de ces beaux gratte-ciel qui font la fierté des Houstonniens. Oui, des trains, puisque les voies ferrées ne manquent pas.

Des convois de voyageurs pour diminuer le nombre des voitures

Des trains qui permettraient de réduire un peu la congestion automobile, et, partant, de diminuer le nombre de conducteurs qui regardent passer les tortillards en crachant de la pollution.

Bref, un mélange de nouvelles infrastructures et d'amélioration de ce qui existe. C'est là que les choses se corsent.

La densité urbaine est désormais trop forte pour qu'il soit envisageable de construire des voies supplémentaires dédiées au seul trafic de passagers.

Les voies ferrées existantes appartiennent à plusieurs opérateurs, mais principalement à Union Pacific. C'est à eux que revient la charge d'entretenir leurs voies. Ils veulent bien construire des ponts ou des tunnels pour faciliter la circulation des voitures, mais ils veulent que le public paye pour cela.

Difficile de veiller à la fois sur des gens et sur des marchandises

En échange, ils pourraient envisager de partager leurs rails avec des trains de passagers. Mais ils préféreraient ne pas avoir à le faire. Un cadre de Union Pacific explique pourquoi :

« Nous devrions alors nous soucier de la sécurité des voyageurs en même temps de que nos opérations de fret. Ce n'est pas forcément facile de faire les deux. En plus, on a peur de perdre nos capacités de mouvement : si notre business s'accroît, on les fera passer où, nos marchandises ? »

A ce jour, les gestionnaires de la ville et les exploitants ferroviaires envisagent le compromis suivant : certaines voies situées en grande et proche banlieue seraient prêtées aux voyageurs, mais ces lignes s'arrêteraient pile au périphérique de la ville. Un tramway (à construire) ou des bus prendraient le relais pour conduire les passagers en ville.

Les correspondances découragent le voyageur potentiel

L'inconvénient d'un système aussi bâtard n'échappe pas aux planificateurs de la ville. Earl Washington, du Houston-Galveston Area Council, déclare au journaliste du Houston Chronicle :

« Chaque correspondance sur un trajet effectué par les transports en commun réduit son attractivité pour le voyageur. Si vous devez changer de véhicule, vous perdez du temps, et vous aurez l'impression que ça ne vaut pas le coup. »

En outre, personne à Houston n'a encore la moindre idée de qui paierait pour mettre en place le système, les Texans étant par nature allergiques au mot « impôt ».

La prise de tête de Houston, qui se débat depuis des décennies avec une absence criante de transports en commun (j'ai vécu six ans dans cette ville, je connais le problème), est exemplaire de ce qui se passe aux Etats-Unis en ce moment.

Prise de conscience écologique, crise économique et remise en question d'un modèle usé, sans compter un vague complexe d'infériorité face aux prouesses ferroviaires européennes… tout cela pourrait bien redessiner à terme une Amérique différente.

Photo : « Railroad bridge over White Oak Bayou, north of Hogan Street, Houston, Texas » (Accent on Eclectic/Flickr).

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53 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de glandais

De glandais

20H03 | 14/09/2009 | Permalien

En France on a carrément enlevé tous les rails « archaïques », pour aujourd'hui les réhabiliter (Nantes-Chateaubriand) ou avoir du se battre pour les conserver (le Cévenol, la plus belle ligne ! )…
Quand on voit en Bretagne, le réseau métrique puis le réseau de voies express, un effort politique permet la création d'un réseau décent même là où la densité pourrait faire croire que rien est possible…

Portrait de SimonYNT

à glandais Portrait de glandais De SimonYNT

Djeun's | 22H01 | 14/09/2009 | Permalien

Ne confondez pas l'ecrivain et la ville !

et la seconde partie de votre commentaire n'est pas tres claire…
Je precise d'ailleurs, c'est parce que la population a vigoureusement proteste contre qu'il n'y a pas de routes a peage en Bretagne, les politiques n'ont fait que suivre…

Portrait de Theodore

à SimonYNT Portrait de SimonYNT De Theodore

directeur technique | 16H32 | 15/09/2009 | Permalien

Il me semble que l'on c'était appuyé sur le traité de rattachement du duché de Bretagne à la france de 1532 qui prohibait l'installation de péages ou d'octrois (une légende ? ) , de plus je pense que certaines sections de 4 voies ayant été crées par l'amenagement de nationales existantes, il aurait fallu doubler ces tronçons pour installer un péage

Portrait de GWERN

à glandais Portrait de glandais De GWERN

Ex militant du vaste mouvement des ... | 22H12 | 14/09/2009 | Permalien

Juste un petit point de détail : le réseau métrique a été mis à écartement normal : lignes Guigamp Carhaix et Guingamp Paimpol
Par contre le matériel voyageur utilisé est de type léger : voilà qui pourrait servir sur certaines petites lignes ailleurs !

Portrait de Madiran

à glandais Portrait de glandais De Madiran

(Business Analyst) | 22H16 | 14/09/2009 | Permalien

Même chose à Nice…

On a enlevé les rails pour… poser de nouveaux rails…

En 1953 on ferme le TNL (Tramway Nice Littoral) pour en reconstruire une ligne avant les dernière élections….

Portrait de Ech-picard

De Ech-picard

20H18 | 14/09/2009 | Permalien

Allo, Houston …. vous avez un problème !
Et le reste de la planète avec.
Je retiens de cet excellent article l'allergie des texans au mot « impôts ».
Maladie qui gangrène le monde économique surtout depuis qu'un célèbre président a déclaré « trop d'impôts tue l'impôt » en oubliant surtout de préciser que plus d'impôt du tout tuerait les individus susceptibles de le payer ou non.
L'anarcho-économisme s'est affublé d'un joli nom au parfum de liberté : le libéralisme.

Portrait de pablico

à Ech-picard Portrait de Ech-picard De pablico

23H38 | 14/09/2009 | Permalien

l'anarcho- économisme pas riche : avoir l'argent du beurre, et manger sans beurre…

Portrait de Chimulus

De Chimulus

Dessinateur de presse | 20H22 | 14/09/2009 | Permalien

plus de rails ?
vous allez me faire pleurer
sniff…sniff : )

Portrait de pablico

à Chimulus Portrait de Chimulus De pablico

23H41 | 14/09/2009 | Permalien

ou prendre des rails pour oublier les rails inexistants…(mettre rails dans le bon sens…les remettre sur les rails en quelque sorte…)

Portrait de tweesty

De tweesty

Né 1jour ferié | 20H28 | 14/09/2009 | Permalien

Comme le dit l'article, le chemin de fer est arrivé avant l'automobile et l'avion. D'un point de vue culturel, ce serait considéré comme une régression par les Texans, qui sont des gens qui manquent souvent de souplesse (sauf quand on leur jette des chaussures au visage).
Et vous les voyez, vous, tous gens qui ont fait carrière et parfois fortune dans l'industrie du pétrole, préconiser le train électrique ?

Portrait de Tassin

à tweesty Portrait de tweesty De Tassin

Inquiet | 08H35 | 15/09/2009 | Permalien

Et elle est produite avec quoi l'électricité aux Etats-Unis ?
50% charbon, 22% gaz, 18% nucléaire, les 10% restants en hydro et Enr…

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays ? langu…

Portrait de cednahud

à tweesty Portrait de tweesty De cednahud

11H25 | 15/09/2009 | Permalien

mais il ne s'agit pas de trains électriques (il n'y a quasiment aucune ligne électrifié aux USA, surtout pour le transport de marchandises) mais de trains fonctionnant au bon vieux diesel (pour info chaque train fret US utilise au moins 3 locomotives et très souvent plus)….Donc il s'agit d'un moindre mal pour nos amis pétroliers texans….
Ceci dit vu l'état des voies la bas ils ne sont pas prets de faire rouler des trains voyageurs à houston. Vu ce que j'ai vu la bas il voudrait mieux tout raser et construire du neuf, ça couterait moins cher…..

Portrait de jyeden

De jyeden

khmer vert ( age des caverne, pierr... | 20H39 | 14/09/2009 | Permalien

encore un tres bon article bien documenté

mais comment font les texans pour avoir des lignes de fret rentables quand la sncf perd des sous sur son fret ?
les américains ont un secret ?

pour le reste on voit bien la multiplicité des problèmes que posent les transports dans une mégapole

mais franchement des voitures américaines s'arretant pour laisser passer des trains a des passages à niveaux dans une grande ville je ne me l'imaginais pas

une question : les américains ont ils vraiment envie de prendre le train ?

Portrait de TienTien

à jyeden Portrait de jyeden De TienTien

Navigateur et rêveur | 21H06 | 14/09/2009 | Permalien

Des passages à niveau en pleine ville : c'est comme cela dans la plupart des villes américaines (je connais bien le pays). Les infrastructures sont bien souvent dans un état que ne peuvent -même dans leurs rêves les plus déments- imaginé les européens !
Cette myriade de trains de marchandises sont tous propulsés au diesel.

Portrait de vol19

à jyeden Portrait de jyeden De vol19

awash | 21H23 | 14/09/2009 | Permalien

Sujet déjà abordé dans un précedent article, il y a quelques mois. Aux US, les gares ne sont pas centrales, pas de raccordement entre gares et transports en commun. Trains très lents, mais ambiance sympa.
En tant qu'étudiant dans les années 80, une fois nous avons du essayer avec d'autres de prendre le train entre Boston et Waltham (ou à coté) outre une longue marche interminable, nous avons du finir en stop pour nous rapprocher du campus.

Cela dit, oui, en Europe le train devrait faire son retour ce qui permettrait de naviguer plus facilement des centre villes, vers les zones périrubaines (très engorgées), les 1er et 2ième couronne, et villes moyennes à 20/70km des grandes villes…Quelquechose de plus astucieux que les Ter.
Il devrait même être pas impossible de développer un pôle industriel autour de ce type de programmes…Du moins à mon petit niveau, c'est ce que j'écris dans mes posts, depuis quelques années déjà.
Même sur le plan de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire, c'est sans doute la seule solution pour la survie de petites villes moyennes parfois charmantes au foncier abordable mais à l'économie forcément déclinante…

Portrait de Hélène Crié-Wiesner

à jyeden Portrait de jyeden De Hélène Crié-Wiesner (auteur)

Ecrivain, spécialisée en environnem... | 22H27 | 14/09/2009 | Permalien

Il n'y a pas que les Texans qui savent rentabiliser le transport des marchandises, c'est le cas dans tous les Etats-Unis : 40% des marchandises voyagent par le train, 30% par la route. (Contre respectivement 11,4% et 79,9% en France, source Insee.)

En revanche, aucune compagnie de transport ferroviaire de voyageurs ne parvient à être rentable. Amtrack survit grâce aux subventions fédérales, ce qui fait hurler la grande majorité des Américains. (Voir mon précédent papier, référencé ci-dessus.)

Portrait de pablico

à Hélène Crié-Wiesner Portrait de Hélène Crié-Wiesner De pablico

23H43 | 14/09/2009 | Permalien

où en sont leur projets de TGV ?

Portrait de Hélène Crié-Wiesner

à pablico Portrait de pablico De Hélène Crié-Wiesner (auteur)

Ecrivain, spécialisée en environnem... | 00H59 | 15/09/2009 | Permalien

La situation n'a pas bougé depuis mon article précédent. Tout est bloqué au niveau fédéral à cause du débat sur la couverture médicale.
Et dans les Etats, eh bien… je ne sais pas. Je sais qu'en Californie, l'Etat étant en faillite, il ne risque pas de se passer grand-chose sur le plan de la construction proprement dite, mais je crois qu'au moins là-bas, le projet est bien avancé et il sera difficile de revenir en arrière. Après tout, de l'argent fédéral a été débloqué pour ça, il sera utilisé pour ça.

Portrait de TienTien

à Hélène Crié-Wiesner Portrait de Hélène Crié-Wiesner De TienTien

Navigateur et rêveur | 07H06 | 15/09/2009 | Permalien

Tout à fait exact, ce que vous dites ! J'aurais même eu tendance à croire que la proportion du fret ferroviaire dépassait quelque peu les 40%.
Autre point que les européens ignorent : tous les trains US, y compris Amtrak, sont propulsés au diesel.

Portrait de tinou

à TienTien Portrait de TienTien De tinou

13H06 | 15/09/2009 | Permalien

« Autre point que les européens ignorent : tous les trains US, y compris Amtrak, sont propulsés au diesel. »

C'est peut-être là qu'est l'origine de la rentabilité du ferroutage US …

Portrait de Samuel de C.

à Hélène Crié-Wiesner Portrait de Hélène Crié-Wiesner De Samuel de C.

Explorateur | 09H14 | 15/09/2009 | Permalien

Bon matin,

En effet le transport de fret nord-américain par le rail tient une part de marché importante face à la route. On pourrait la transposer à ma France et se dire que la SNCF aurait des leçons à prendre. Ce n'est hélas pas le cas car les deux modèles sont totallement à l'opposé.

Le modèle américain est basé sur des flux à longue distance, à l'échelle d'un continent. Lorsqu'un train relie Los Angeles à Chicago, il parcourt plus de 2800 km soit 300 km de plus que ce qu'il faut pour aller de Paris à Moscou. A une échelle comparable à celle de la France (des relations de quelques centaines de kilomètres), les trains américains sont moins utilisés (il existe cependant des « shortlines », exploitants locaux subventionnés à un degré plus ou moins importants par les États, Comtés…) D'autre part, les tonnages transportés sont à des années-lumière de ce qui se pratique en Europe. Ici nos trains dépassent difficilement les 3600t alors qu'en Amérique du Nord, il n'est pas rare de rencontrer des trains de plus de 10000t (d'un longueur non négligeable ce qui explique les retards aux passages à niveaux mentionnés dans le billet d'Hélène). Donc pour résumé, en Amérique du Nord, on fait du fret avec un gros train sur une longue distance … la route ne peut donc faire face.

D'autre part, un gros pourcentage des matières transportées par le rail concerne le charbon (en Août 2009 par exemple, environ 41% du trafic global), la base de l'électricité nord-américaine. Certaines compagnies de chemin de fer comme le BNSF font même énormément de profits grâce au transport de charbon (qui a peu faibli durant la crise).

Voila pour ce qui concerne le transport de Fret. Par contre, la situation du voyageur est bien plus à l'avantage de l'Europe. Il est vrai que le français aime bien voir ce qui va mal chez lui mais en ce qui concerne le transport de passagers (Transilien, TER comme TGV), nous nous en sortons pas trop mal. Allez sur le site de l'Amtrak pour connaître le prix d'un billet dans l'Acela, le train rapide du corridor de la côte Est … et comparez avec un billet TGV de Paris à Marseille.

Portrait de Unglorious worker

De Unglorious worker

chimiste | 20H48 | 14/09/2009 | Permalien

Cela dis nous avons le même problème avec l'automobile : impossible de créer de nouvelles voies de transit importantes passant à proximité des grandes métropoles tant leur extension et la densification de leurs banlieues rendent l'opération impossible. Si le problème n'est pas bien pensé tôt, les solutions apportées restent du bricolage.
Un exemple qui parlera aux lyonnais et aux vacanciers : le tunnel sous Fourviére, un axe mal pensé lors de sa construction, mal soulagé par une rocade-est disproportionnée en distance et qui rend la liaison avec St Etienne plus que problématique.
Pas étonnant que ce soit un vrai problème aussi pour les américains (le train, pas la liaison Lyon-Saint Etienne ! ! ! ).

Portrait de Jean-François@Carenton

De Jean-François@Carenton

21H13 | 14/09/2009 | Permalien

L'idée que les étazuniens, avec leur idéologie à la con, soient des nez-de-boeuf devrait commencer à nous effleurer.

Portrait de affreuxjojo

De affreuxjojo

21H22 | 14/09/2009 | Permalien

Aucun doute, seules quelques décennies de planification étatique, d'augmentation des impôts, de développement des services publics et de nationalisation des secteurs stratégiques (énergies, banque, transports, santé, éducation, recherche) pourraient, peut-être, encore sauver l'Amérique. Pas d'autre issue. C'est ça ou la décrépitude.
Et je dis cela sans le moindre humour.

Portrait de lmartelli

à affreuxjojo Portrait de affreuxjojo De lmartelli

Paris | 21H44 | 14/09/2009 | Permalien

J'ai bien peur pour eux qu'ils préfèrent la décrépitude…

Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

Retraité | 21H35 | 14/09/2009 | Permalien

Quid de la pollution, du confort, de la qualité de la vie des gens…

« Ces problèmes pèsent de plus en plus sur notre efficacité et sur notre environnement. On doit absolument améliorer nos infrastructures si on veut rester compétitif. »

Voici le seul mot qui intéresse les gens : COMPETITIF !
¤ Peu importe si au bout, il y a la déprime, la misère, le suicide, le mal-être !

* Lun - P11

Portrait de M. More

De M. More

étudiant | 21H39 | 14/09/2009 | Permalien

Une réaction un peu à chaud…

Et si le problème n'était pas la question du transport mais celle de la taille de la ville ?
Car bien que vertueuse la solution du train pour les transports journaliers peut facilement devenir un pis aller. Passer plusieurs heures dans les transports en commun, dans la promiscuité et la cohue ressemble beaucoup aux embouteillages.

Un peu hors sujet mais pas tant que ça puisqu'on touche à la question d'un développement (nécessaire ? ) plus « environnemental ».

Portrait de Emmanuel M

à M. More Portrait de M. More De Emmanuel M

Commentateur | 20H07 | 15/09/2009 | Permalien

C'est très exactement ca le problème.

Impossible d'avoir des transports en commun efficace si le mitage urbain fait qu'une immense surface est couverte de verrues pavillonaires, si confortables pour l'individu et si nuisibles pour la société.

Seul l'habitat dense (immeuble, maisonettes « denses ») permet des transports en commun et des services publics de haut niveau.

Portrait de GWERN

De GWERN

Ex militant du vaste mouvement des ... | 22H09 | 14/09/2009 | Permalien

« Crise économique et remise en question d'un modèle usé, sans compter un vague complexe d'infériorité face aux prouesses ferroviaires européennes ! “
En tout cas ceci fera sourire peut être les milliers d'agents des entreprises ferroviaires européennes qui étaient plutôt habitués à s'entendre dire il n'y pas si longtemps que le FER comme mode de transport était condamné !
Tout comme les habitants qui se sont battus ici ou là pour préserver les structures ferroviaires même non exploitées car cela pourrait toujours servir en cas de réouverture ! Oh les fous ont dit certains !
Mais après Cannes Grasse ré ouvert, arrive bientôt la ligne des ‘Carpathes’ entièrement modernisée et des 2011 l'ancienne Chateaubriant Nantes avec son tramway !
Et ce n'est peut être pas fini !
Ceux qui risquent de sourire se sont aussi les habitants de SF qui ont eux tramways, cable-cars, bus et métro rapide pour l'aéroport international !
La ville la plus proche du modèle européen aurait eu une longueur d'avance !
Non décidément là aussi ‘l'histoire n'est pas finie ! ’

Portrait de Hélène Crié-Wiesner

De Hélène Crié-Wiesner (auteur)

Ecrivain, spécialisée en environnem... | 12H55 | 15/09/2009 | Permalien

Mano, c'est bien toi ? Ouuuuh, je suis contente que tu aies dessiné sous mon papier ! Ça ne m'était pas arrivé depuis Boredom chez les mangeurs d'ail de la rue du Chevaleret. Gr. bises.

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