
Le gaz hilarant, une menace pas drôle pour la couche d'ozone
Le protoxyde d'azote généré par l'utilisation d'engrais menace la couche de l'atmosphère qui protège la terre des rayons UV.

On croyait la couche d'ozone plus ou moins sauvée depuis l'interdiction mondiale en 1987 des gaz CFC, responsables du fameux « trou ». Voilà que des scientifiques américains viennent d'identifier un nouveau gaz tueur, impossible à bannir puisqu'il provient de l'agriculture.
L'information est parue le 27 août dans l'édition en ligne du prestigieux magazine Science. La surprise est da taille, et ses conséquences sont très embêtantes.
Un gaz banal naturellement produit par des bactéries du sol, le protoxyde d'azote (ou oxyde nitreux, « nitrous oxyde » en anglais), déjà connu pour ses propriétés de gaz à effet de serre, a un effet nocif sur la couche d'ozone plus important que les produits chimiques synthétiques, tels que les chlorofluorocarbures (CFC).
Ce gaz est plus connu chez les dentistes sous son nom de gaz hilarant. Sauf que dans la stratosphère, il ne fait rigoler personne.
On a banni les CFC des sprays et de l'air conditionné
La terre est protégée des puissants ultraviolets solaires par une couche d'ozone située dans la stratosphère. Cette couche avait été sérieusement endommagée par les produits de synthèse utilisés dans les sprays, les frigos et les installations d'air conditionné.
La communauté internationale a enrayé ce désastre en élaborant un traité connu sous le nom de protocole de Montréal, signé en 1987, enrichi depuis par de nombreux ajouts, qui interdit ou réglemente sévèrement la fabrication des CFC. Or, si le protocole de Kyoto qui réglemente les émissions de gaz à effet de serre se préoccupe bien du protoxyde d'azote, celui de Montréal ne le mentionne même pas.
Le professeur Ravishankara, de la National Oceanic and Admospheric Administration, se demande dans Science si certains gaz ne représenteraient pas, sans qu'on s'en soit jusqu'alors aperçu, une autre menace pour l'environnement. Notamment ce protoxyde d'azote, un sous-produit de l'agriculture, qui pose un problème grave à notre planète.
« L'agriculture mondiale en émet une telle quantité qu'aujourd'hui ce gaz est en train de venir le principal responsable de la destruction de la couche d'ozone. Et ça va aller de pire en pire. »
Le trou se comble au dessus de l'Antarctique
Dans leur œuvre de destruction, les protoxydes d'azote n'opèrent pas de la même manière que les composants chimiques synthétiques. Mais ils érodent tout aussi sûrement le bouclier planétaire anti-rayonnement, accroissant ainsi les risques de cancer de la peau, entre autres conséquences.
C'est au dessus de l'Antarctique que la couche d'ozone est la plus abîmée. Là-bas, l'ozone est si mince au moment de l'automne que les scientifiques parlent de « trou » dans la couche. Ce trou semble cependant se réparer peu à peu, et Ravishankara estime que cette amélioration se poursuivra au cours des prochaines décades.
« Les protoxydes d'azote n'ont pas d'effet délétère sur le trou d'ozone. En revanche, ils ont un impact sur la couche dans son ensemble. »
Ce paradoxe provient du fait que le trou dans la couche d'ozone est influencé par la présence des nuages extrêmement froids présents aux pôles. Ces nuages relâchent du chlore, destructeur de l'ozone, mais le chlore neutralise le protoxyde d'azote. Ça, c'est la bonne nouvelle.
Plus facile de surveiller des usines que les microbes terrestres
La mauvaise, c'est qu'il est bien difficile de diminuer la production humaine de protoxyde d'azote. La chercheuse Cindy Nevison, de l'université de Boulder au Colorado, explique qu'il a été relativement facile de contrôler les chloro-fluorocarbures (CFC) pour une raison simple : seul un nombre limité d'usines en produisaient.
« Le protoxyde d'azote, lui, est produit par des microbes présents dans les sols. Or les humains ont considérablement accru les quantités d'azote dont sont friands ces microbes. »
Lorsqu'on épand des engrais azotés sur les sols, on nourrit ces bactéries par la même occasion. Lesquelles produisent davantage de protoxyde d'azote. Les bactéries contenues dans les algues produisent aussi ce gaz quand les engrais se retrouvent dans les rivières et ensuite dans la mer.
Une guerre encore plus rude que celle contre le CO2
Cindy Nevison ajoute que les usines et les pots d'échappement des voitures produisent aussi des protoxydes d'azote, mais en quantité bien moindre que l'agriculture.
« Je pense qu'il va être nettement plus difficile de limiter la production de ces protoxydes que celle du dioxyde de carbone. Et pourtant, on sait à quel point ça, c'est déjà difficile. »
A défaut d'avoir résolu les obstacles économiques et politiques, on connaît au moins les solutions techniques permettant d'obtenir de l'énergie à partir d'autres sources que le charbon et le pétrole. Mais comment se nourrir sans faire appel à l'azote ?
On peut certes maîtriser l'emploi des engrais azotés. Mais la différence sera-t-elle considérable ? Pas si la population continue de croître sur la terre. Même si l'humanité entière décidait de se nourrir d'aliments bios, le problème ne serait pas résolu pour autant.
Et la couche d'ozone n'est le seul enjeu dans cette histoire : le protoxyde d'azote contribue également aux changements climatique. On n'est pas sorti de l'auberge
Photo : Pierre Ethier/Flickr
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De Phil2922
Retraite invalidité | 13H25 | 31/08/2009 |
Le protoxyde d'azote, c'est plus dangereux que la grippe A.. ?
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De monika
ex secrétaire médicale | 16H04 | 31/08/2009 |
Avec la grippe A qui nous agrippe et les infos réjouissantes quotidiennes ce gaz hilarant est le bienvenu, enfin une bonne nouvelle ! non ce n'est pas une bonne nouvelle mais au moins ce gaz nous fera rire sans raison.
De Airinys
ailleurs | 13H34 | 31/08/2009 |
Quelques coquilles et des mots manquants dans l'article.
à Airinys
De Blinky
Devious tipiak | 13H48 | 31/08/2009 |
« signé en 1887 »
Celle ci m'a fait sourire
C'est de la conscience écolo avant l'heure ; )
à Blinky
De moravagine
Observateur désabusé | 20H29 | 31/08/2009 |
Ben oui, les CFC étaient interdits bien avant que l'on invente le frigo ! Quels visionnaires nos ancêtres !
à Airinys
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 21H06 | 31/08/2009 |
On n'a même plus les boules *, c'est pour dire !
*rouges
De Le-Hurleur
Manutention-Artiste musicien | 13H35 | 31/08/2009 |
« La communauté internationale a enrayé ce désastre en élaborant un traité connu sous le nom de protocole de Montréal, signé en 1887, enrichi depuis par de nombreux ajouts, qui interdit ou réglemente sévèrement la fabrication des CFC. »
1887 ?
Euuuuh….
Correction monsieur l'auteur.
De alberich 84604
fumiste | 13H46 | 31/08/2009 |
Il se développe une angoisse lancinante de la disparition de l'espèce humaine dirait-on.
à alberich
De Tyrian
Informaticien | 14H12 | 31/08/2009 |
On qualifie souvent d'angoisse ce qui est infondé ou exagéré. Or nous sommes effectivement dans une situation qui pourrait nous amener à la notre destruction à moyen voir court terme (tout s'emballe, à tout les niveaux).
La seule solution serait une réduction drastique de la population et un contrôle de la natalité. Et ce n'est même pas sûr que cela suffise.
à Tyrian
De alberich
84604
fumiste | 14H17 | 31/08/2009 |
Peut-être … Mais septembre constitue traditionnellement de début de la période des annonces fracassantes de la part des chercheurs.
En effet, c'est au cours de ce trimestre que se décident les allocations de budgets de recherche un peu partout dans le monde. De là y voir une relation de cause à effet …
à alberich
De Jean-François@Carenton
19H28 | 31/08/2009 |
Ces considérations catastrophiques sont effectivement une occasion pour des « chercheurs » à faire monter la pression et faire tourner leur labo. Et accessoirement, passer à la Télé ou se la péter dans des congrès internationaux aux frais de la princesse. Sans ces considérations mortifères et peu étayées (les nuages froids qui relâchent du chlore, c'est pas mal. Ça vaut le méthane dans le prout des vaches. Maintenant on a des petites bactéries qui pètent du gaz hilarant. La barre de la connerie est maintenant placée très haute), la moitié du CNES, de l'ESA et du JPL serait à la rue.
PS : ah oui, j'oublais… L'eau sur Mars, on en est où ?
à Jean-François@Carenton
De Tyrian
Informaticien | 19H41 | 31/08/2009 |
Pourquoi tant de haine envers la science ?
à Tyrian
De Jean-François@Carenton
20H34 | 31/08/2009 |
Justement, je suis scientifique, et j'ai des raisons objectives pour discerner entre l'info et l'intox.
à Jean-François@Carenton
De Tyrian
Informaticien | 22H04 | 31/08/2009 |
ben donnez les. Pour l'instant vous vous contentez d'insultes et de suffisance. C'est ça votre réflexion scientifique ?
à Tyrian
De Jean-François@Carenton
07H06 | 01/09/2009 |
La concentration de Fréon au-dessus de l'Antarctique est le plus gros gag : les manchots n'ont pas besoin de frigo, et utilisent très peu de mousse à raser. D'autre part, les courbes de montée en température (c'est quoi la température de la terre ? ) montrent une montée lente de température, genre 0.5°C en 1 siècle. C'est vrai, ça fout la trouille : les glaciers font moins le malin.
à Jean-François@Carenton
De Tyrian
Informaticien | 06H59 | 02/09/2009 |
Vous êtes vraiment scientifique ? J'ai de gros doutes.
Vous vous y connaissez un minimum en météorologie ? Vous savez que les gaz se dispersent dans l'atmosphère et qu'une bonne partie d'entre eux se retrouvent aux pôles, suivant des courants aériens ? Donc la production de gaz polluant a des conséquences sur du long terme bien plus loin. Manifestement non, et vous n'avez même pas chercher à vous renseigner. Quelque manque flagrant de curiosité pour quelqu'un qui se dit scientifique.
Pour les températures, l'accroissement au niveau des pôles est bien plus important que dans le reste du monde, faisant fondre les glaciers. Quand ceux-ci auront totalement fondu, la hausse des température accélerera. Le 0.5 en un siècle n'est qu'une moyenne et dépassée car on va beaucoup lus vite actuellement, de plus, contrairement à ce que vous croyez, c'est déjà énorme. A moins que vous ne soyez un conspirationniste considérant que tous les relevés indiquant une disparition de la banquise à court terme sont des mensonges de l'état ?
à Tyrian
De satorarepo
plein sud | 14H17 | 31/08/2009 |
dégager 1/3 de l'hummanité ! mais c'est exactement le plan du bilderberg ! ! ils font payer leur connerie par les autres.
à satorarepo
De drecman
A 2 ans de la retraite (-1) | 15H14 | 31/08/2009 |
Pour confirmer vos propos.
http://www.wwf.fr/pdf/LPR_2008_FR.pdf
à Tyrian
De Zeki
Curieux de tout | 15H42 | 31/08/2009 |
Notre destruction a court terme est surtout possible du fait de l'existence d'armes de destruction massive.
Le catastrophisme contemporain n'est que l'évolution de celui qui a déjà prédit maintes et maintes fois l'apocalypse (…an mille, en 1666 et autres sur des concepts astronomiques ou religieux et plus récemment la pandémie porcine de 1976 ou le grand age glaciaire des années 80 mais cette fois ci sur des concepts dits scientifiques). La peur irrationnelle a toujours été le moteur des masses que la croyance s'appelle science ou religion.
Quant à la réduction drastique de la population, thème en vogue chez les mégalomanes depuis 2 siècles, elle trouve en la personne du science czar d'Obama John Holdren un partisan de plus. Dans le livre ecoscience qu'il a co-écrit en 1977 on retrouve des « idées » pour sauver la terre de tuer la population en versant par exemple des produits dans l'eau et les aliments. Sans oublier le fameux gouvernement mondial…
à Zeki
De Tyrian
Informaticien | 18H50 | 31/08/2009 |
Prouvez-nous que c'est irrationnel dans la situation présente, merci. Quand on a
- 80% des ressources maritimes anéantie ;
- acidification des océans ;
- une fonte des glaces qui sera totale dans 10 à 20 ans ;
- un réchauffement record dans l'histoire de la planète ;
- des taux de CO2 et de méthane jamais vu depuis l'apparition de la vie, et avec encore beaucoup à venir (l'augmentation de la température provoquant une libération de méthane dans des zones anciennement gelées) ;
- des ressources énergétique en berne ;
- ressources en métal inquiétantes ;
- des réserves d'eau potable idem ;
- les terres agricoles qui s'appauvrissent de manière conséquente (rien que pour la Chine, perte d'un 1/3 des terres agricoles en 20 ans) ;
- extinction des espèce pollinisatrices (merci citrouille).
Désolé à ce stade, c'est plus de la croyance, c'est des faits, vérifiables. Alors pour le court terme, oui c'est à coût d'armes de destruction massive. Le hic, c'est que les problèmes cités précédemment vont accroître énormément les tensions politiques. Faudra bien trouver des ressources pour nourrir son propre peuple, et ça sera pareille pour le voisin. Remarquez, c'est une manière de réduire la population, tout en refroidissant la planète. Cool un petit hiver nucléaire.
Démontrez que tout cela est faux. Car le problème, c'est que si un seul des éléments cité plus haut est vrai, il peut déjà nous mener à une guerre massive, donc à une extinction par notre propre connerie.
En prime, je ne vois pas l'intérêt d'être aussi nombreux, avec une masse énorme de population vivant de manière misérable. Ne vaut-il pas mieux avoir une population vivant globalement confortablement mais réduite qu'une population nombreux mais miséreuse ?
à Tyrian
De Jean-François@Carenton
19H59 | 31/08/2009 |
Indépendamment d'atteindre le Kimandajro de la sottise (il n'y a jamais eu autant de friches en France que maintenant, par exemple), cette propension à faire passer les Pauvres pour les responsables de tous les maux de la planète, une très vieille antienne, sent vraiment très très mauvais, genre la porcherie mal tenue. Je suppose que vous mangez du jambon ? Moi pas.
Au milieu du 18e siècle, dans un contexte un peu lourd aussi, Johatan Swift recommandait de manger les enfants irlandais. Et si la solution, ce n'était pas de manger les enfants pauvres ? C'est de l'humour, aussi, mais ces dizaines de posts qui sous-entendent que le Tiers Monde est un boulet me rendent malade.
à Jean-François@Carenton
De Tyrian
Informaticien | 22H02 | 31/08/2009 |
Où ai-je dit que les pauvres étaient responsable de ce merdier ? Vous êtes bien au sommet de votre montagne ? Rapprochez vous c'est plus pratique pour lire.
Pour vos histoires de friches, c'est vrai que la France, c'est le monde entier. En attendant, on rase l'Amazonie pour avoir de nouvelle terres agricoles, et même en France, on doit utiliser massivement des engrais, ce qui signifie que les sols sont trop pauvres…
à Tyrian
De Jean-François@Carenton
22H12 | 01/09/2009 |
oups (pas taper)
à Tyrian
De Jean-François@Carenton
22H16 | 01/09/2009 |
Quand je parlais de friches, c'était pour dire qu'il n'a jamais manqué de terres fertiles dans le Monde. Et si on rase la forêt amazonienne, ce n'est pas pour y planter des plantes comestibles, mais des plantes à « bio“-éthanol (OK, c'est pire, parce que les gens vont faire pousser des plantes à éthanol au détriment des cultures vivrières. Comme en Afghanistan, où le pavot est plus rentable que les céréales et les légumes). Les famines ne sont pas dues au trop grand nombre de gens sur Terre. Elles sont dues au trop grand nombre de gens qui n'ont pas l'argent pour se payer la nourriture dont le Monde abonde (blé, riz, etc..). Les gens solvables n'ont pas faim. CQFD.
PS : sur ce lien, le prix du riz, c'est 500$ la tonne depuis des années (0.5$ le kilo). Et il y en a des cargos entiers qui attendent, aux US, à Bangkok, à Saïgon ou en Corée (du Sud, hélas)…
Alors ça rend la mort des enfants dans le Monde encore plus indécent. Ceux qui meurent, ce sont ceux qui se font exploiter, ou qui ont moins de 1$ par jour. Le fait que la bourse de référence soit Chicago n'est peut être pas étranger au problème.
http://www.unctad.org/infocomm/francais/riz/prix.htm
à Tyrian
De Zeki
Curieux de tout | 20H00 | 31/08/2009 |
Oui c'est du catastrophisme…mélanger divers symptômes du capitalisme, de la surconsommation, de la rentable industrialisation irresponsable…pour en arriver à la réduction de population.
Ce n'est en aucun cas le nombre le problème mais le fait que l'exploitation soit rentable et que la rentabilité soit l'objectif. Alors une industrie pourra investir 0,5% de son budget dans le développement durable et dans son indispensable communication ça ne me fait ni chaud ni froid. Vous savez Rhône-Poulenc sponsorisait déjà Hulot (qui se couche quand Tf1 le menace de lui retirer son salaire)…
Les pesticides, additifs alimentaires, polluants domestiques et urbains comme les microparticules (cancérigènes) sont des risques pour l'humain qui agissent à bas bruit. Et je maintiens que toutes ces merdes ne peuvent nuire comme une bonne petite ogive nucléaire.
Le grenelle était une simple légalisation des OGM ce qui conduit à déduire que ce n'est ni l'écologie ni la santé et encore moins la satiété des humains…
« Ne vaut-il pas mieux avoir une population vivant globalement confortablement mais réduite qu'une population nombreux mais miséreuse ? »
Vous posez la question, c'est avec l'orgueil ce qui vous distingue des mégalos dont les décisions ont un minimum d'importance dont voici une citation :
« Perhaps it could be possible to utilize CO2, carbon dioxide, one of its main causes, to manufacture dry ice to maintain the polar caps and the actual temperature of the ice there and maintain their present temperature. »
Le sujet est long et complexe…
- Edmond de Rothschild
à Zeki
De Tyrian
Informaticien | 22H09 | 31/08/2009 |
Vous ne dîtes toujours pas en quoi ce que je décris est du catastrophisme. Vous ne donnez aucunes solutions à ces problèmes (si ce n'était pas une situation dangereuse, il y aurait des solution évidentes). Vous ne niez pas les faits apparemment. Donc comment on fait ? Réduire la consommation ? Ca ne suffira pas, il faudrait anéantir l'agriculture. On ne peut pas réduire le besoins de se nourrir.
On peut effectivement réduire notre consommation de biens, les rendre plus fiables, moins gourmand, plus recyclable, etc… Mais ça ne suffira pas. Déjà vous laisserez dans la misère quelques 6 milliards d'individus, incapable de faire le saut technologique nécessaire et de toute façons on a pas les ressources pour offrir une vie confortable à 7 milliards d'individus…
Mais ces mesures ne feront que retarder l'échéance. Elles sont utiles, mais pas suffisantes.
à Tyrian
De Zeki
Curieux de tout | 23H09 | 31/08/2009 |
Il y a heureusement bien des solutions à des problèmes réels qui ne nécessitent ni dissimulation comme des stérilisant dans l'eau ou les aliments.
Je vous conseille de prendre du recul envers les discours de personnes qui ne savent pas gérer l'abondance actuelle tout en nous promettant l'apocalypse.
« On ne peut pas réduire le besoins de se nourrir. »
Savez vous que l'on produit à manger pour 12 milliards d'humains ? Et quand bien même nous serions 13 milliards je compterai plus sur l'inventivité du trop rare génie humain que sur des idées qu'un gosse de 10 aurait sans jamais penser à mal.
…
à Zeki
De Tyrian
Informaticien | 07H04 | 01/09/2009 |
Donnez ces solutions dans ce cas !
En attendant, je n'ai jamais parler de stérilisation dissimulée, mais de contrôle. Cela n'a rien à voir. Le contrôle peut s'obtenir par des taxes, des lois etc. D'ailleurs, pour une société saine, cela doit forcément passer par des lois et se faire au grand jour.
Ensuite, les 12 milliards, c'est avec nos moyens de productions actuels, qui sont destructeurs. Pour produire ça, on détruit nos moyens de productions. Ensuite faut pouvoir acheminer ces vastes quantité de bouffes, donc besoins d'énergie. De plus faut de l'eau, on en manque, pas pour rien que les usines de désalinisation ont le vent en poupe. Mais elles aussi demandent beaucoup d'énergie et sont très destructrice pour l'environnement. Il faut une vision sur le long terme pour tout ça, ne pas se contenter de notre capacité de production actuelle, mais voir le prix de cette production. Dans du court terme, nous ne pourrons plus pêcher, par exemple, et ce sont justement des petits pays pauvres qui vont en souffrir.
à Tyrian
De Zeki
Curieux de tout | 09H58 | 01/09/2009 |
Vous n'en avez pas parler de dissimulation mais le science czar d'Obama l'a écrit lui. C'était la phrase de mon commentaire qui vous distinguait des mégalos dont les décisions ont plus d'importance que du menu fretin comme vous ou moi. J'ai fait la différence mais je n'ignore pas que ce genre d'idée retrouvée dans l'opinion publique est un mauvais signe sur sa capacité de prise de distance et de réflexion.
Il faut en premier lieu sortir de l'Europe (http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalist…) car les décisions collégiales des hauts fonctionnaires européens sont tributaires de l'agenda des industriels.
Il faut en outre réhabiliter le débat public et non le simulacre des pseudos pour et contre. Vous parliez de grand jour et société saine mais notre fonctionnement actuel est l'inverse.
La phrase citée plus haut de E. de Rothchild illustre comment a été initiée il y a 27 ans sur d'obscures conneries la rentable vague verte au mépris de la science et des vrais écolos. Je rappelle que ce sont ces industriels pollueurs qui maintenant veulent nous donner des leçons d'éco-responsabilité.
1) Les solutions se trouvent à mon sens au niveau des pollueurs à l'échelle industrielle donc nos amis industriels. Pas au niveau des consommateurs dont l'éducation et l'information se doit d'être objective et éclairée plutôt qu'un racket sensé combler le déficit budgétaire (baisse de la TVA et probable baisse des charges professionnelles) doublé par abrutissement global, vrai dumping intellectuel. Les dollars gagnés avec le green power suivent comme les autres bénéfices les parcours spéculatifs aboutissant à l'enrichissement des plus aisés mais cette fois ci avec la bonne conscience de l'écologie comme alibi.
(cf la boite d'investissement d'AL Gore)
2) La solution sur laquelle je travaille depuis 1 moment consisterait à créer des filières nationales ne subissant pas les fluctuations des marchés mondiaux dans les domaines dans les lesquels la poursuite rentabilité a conduit aux excès actuels. Je pense plus spécifiquement à l'alimentaire (eau y compris), l'énergie, la santé et le logement en remplaçant le sacro-saint dogme de la rentabilité par celui du respect de l'humain. Mon but n'est pas d'annihiler le précieux marché de certains abrutis mais de ménager un espace d'activité qui ne suivent pas les diktats permettant ainsi d'avoir une alimentation et une santé en cohérence avec les données scientifiques respectant les consommateurs et l'environnement. Si il faut embaucher 100 arracheurs d'herbe plutôt que de payer 100 fois moins cher un herbicide toxique, la raison économique penche pour le produit chimique quand la défense de l'humain préconiserait l'embauche des petites mains.
Si l'on doit hiérarchiser le prix des biens en fonction de l'impact la logique voudrait que les moins cher soient les plus respectueux et pas l'inverse, sinon on pratique une ségrégation économique en faveur encore une fois des plus aisés.
3) Ensuite l'impact négatif des 12 milliards de bouches virtuellement nourries vient des moyens moyens employés (cf politique d'entreprise, nationale, européenne et mondiale) et ce n'est pas la production le problème mais les procédures employées. La PAC a saigné notre agriculture, et ce n'est pas le libre échange qui permettra d'y mettre de l'ordre ou de la raison.
La force de ce système c'est de faire croire qu'il n'y a pas d'alternative à l'agroalimentaire industriel. (http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte-a-babylone-le-film-de-jea… et http://www.dailymotion.com/video/x5qqa3_alerte-a-babylone-1_news)
La dessus je n'entends rien de ces bonis menteurs…
4) De l'eau nous en avons en grande quantité mais par exemple l'usage intensif de produits chimiques dans l'agriculture industrielle la rends impropre à la conso. Comprenez vous que les seuils légalisant ces produits (et leur trop rare contrôle) sont biens plus important pour notre balance hydrique que d'obscures taxes vertes. Pourtant ces seuils sont relevés d'années en années visant l'homogénéisation des pratiques agricoles au niveau mondial. La dessus je n'entends rien de la bouche de ces bonis menteurs déguisés en vert…
5) Une info : les énergies libres et alternatives existent. Tesla au début du XXème siècle déposé de nombreux brevets et son travail a été poursuivi par divers scientifiques dont le Dr Gray.
ça n'a rien a voir avec les ridicules et inutiles éoliennes ou les scandaleux biocarburants prélevés directement dans la gamelle des brésiliens.
http://www.tfcbooks.com/patents/coil.htm
http://www.tfcbooks.com/patents/super_c.htm
http://www.patentstorm.us/search.html ? q=tesla&s.x=0&s.y=0&s=s
Connaissez vous l'histoire des voitures électriques de GM qui furent détruites il y a déjà bien longtemps ?
Pour finir, c'est peut être erroné, mais je pense que vous partez d'une bonne intention (de celles qui pavent l'enfer) mais que vous utilisez les informations, les arguments et la logique des responsables de l'état de l'environnement.
Le sujet est long complexe et se focalisant sur les conséquences, on a la fâcheuse tendance à éluder les causes.
La comparaison que j'utilise pour me faire comprendre, c'est « êtres vous pour la démocratie ? » et « défendez vous la démocratie telle que les USA l'ont exporté en Irak lors de leur invasion ? »…
L'écologie et la démocratie sont 2 mots 2 concepts qui permettent d'y fourrer ce que l'on veut c'est pourquoi vérifier ce qui se dit concernant ces 2 champs est indispensable et ne met toujours pas à l'abri de la connerie humaine.
La réduction de la population est une aberration qui s'appuie sur des arguments erronés et est partagée par nombre de responsables de la situation.
Voulez vous réduire la population pour continuer la surexploitation des ressources ? Continuerez vous à élever les citoyens dans une idéologie matérialiste où l'accumulation de richesse devient synonyme de bonheur ? Continuerez vous à éduquer les survivants dans un abrutissement totale dénué de débat et taillé dans le manichéisme qui rends accessible au moins lumineux d'entre nous ce type d'idées ?
PS : quelques extraits du livre « geopolitical myths » de Adnan Khan :
« This alleged overpopulation has to be in relation to something to qualify it being over. That something is the use of resources. The resources being consumed leading to global imbalances are
attributed to population sizes. However, when all assumptions on the effects of population growth are scrutinised population increase in no way has ever contributed to the many ills of the world today and what becomes clear is that there is a clear political agenda in attributing the increasing global population as the cause of the worlds potential disaster. This agenda is to shift the real cause away from the lifestyles, living patterns, un-sustainability of consumerism, poverty and blatant abuse of the third world in order that the Western world can live off the third world.
…
Although there is no consensus as to why the first nation in the world to industrialise was Britain, its causes are generally accepted as potentially eight factors, one of them being the growth in population. Following the union with Scotland in 1707, the British population stood at 6.5 million ; a century later it had doubled to well over 16 million. More importantly, most of that growth had taken place after 1750 in one of the greatest population explosions in British history. This increase was critical as it increased the potential labour force and consumers of commodities.
China and India have also proven that a large population is a good thing. Despite implementing programmes of population reduction under the influence of the West, China and India have been unable to curtail the rate of population growth and yet both represent the fastest growing economies in the world, which contradicts the overpopulation view that more means more resources being
depleted.
The world is not overpopulated. There is more then enough food and resources for the people of the
world. However, the lion's share of this is consumed by the West. »
PS2 : avec les milliards de la gestion de la dette et ceux versés à l'Europe que de grandes choses pourrions nous faire ? Ou avec l'argent sensé sauver le secteur bancaire combien de magret de canard et de pompe à eau aurions nous pu offrir au monde ?
Nous avons du fric pour toutes nos merdes et pour le reste il y a les bons sentiments…
Je finis juste sur Cohn Bendit qui est écologiste et libéral…quand on sait que le libéralisme est une des causes majeures de ces excès, je me dis que les français et les européens pensent véritablement avec leur cul plutôt qu'avec leur tête.
à Zeki
De Tyrian
Informaticien | 07H28 | 02/09/2009 |
Vous n'avez donner aucunes solutions au problème de l'article.
Ensuite, sortir de l'Europe, une solution ? Heu désolé, mais vu les problèmes, je me fiche de la France. Vos solutions sont centrées uniquement sur la France ? On s'en fout de la France sont d'échelle mondiale, la France seule n'a aucun pouvoir. Seule des gros états (en terme de population) ont une influence (Chine, Inde, USA …). L'Europe en un bloc peut peser, si un jour elle arrive à avoir une seule voix. Par contre, je suis d'accord sur le problème du débat, mais c'est un autre problème, l'amélioration du débat ne changerait rien à la situation actuelle. Vous me donnez l'impression de vous centrez sur des problèmes d'idéologie politique et de négligez le reste.
1) Relativement d'accord, mais corrigez ça ne changera pas la situation actuelle. Il y aura des industries pour profiter de tout. Vous voulez pire ? Des banques belges spéculent officiellement sur les conséquences du dérèglement climatique. Mais encore une fois, c'est plus un problème d'économie financière.
2) C'est de la politique, pas de solution technique. En prime, il faut faire gaffe aux visions simpliste. Dans votre exemple, vos 100 petites mains, il va falloir les transporter etc. De plus c'est un travail hautement pénible pour le corps, et pour finir ça ne sera vraiment pas efficace. Bon les pesticides, c'est pas mieux, je vous l'accorde. Mais au lieu de passer d'un extrême à l'autre, trouver des voix intermédiaires. Mais ça restera jouer sur des effets de marge.
3) Lisez l'article. Tout agriculture hautement productive provoquera les problèmes cité. Donc 12 milliards d'être humains à nourrir provoquera ces pollutions. On y peut rien. Sans compter le transport et la conservation des aliments, car tous les pays ne peuvent pas produire à fond, loin de là. Et là vous ne compter que la nourriture… Les besoins humains ne se limitent pas à ça. Encore une fois, c'est vraiment se foutre de la gueule de ceux qui vivent misérablement. 11 milliards d'esclaves à votre service, c'est votre souhait ?
4) L'eau potable n'est pas seulement affecté par la pollution. Ce qui réduit nos réserves en plus, c'est la salinisation du à la montée des océans et la fonte des glaciers, qui en disparaissant ne laisseront plus aucunes sources d'eau dans certaines régions. Si on arrive pas à lutter contre le dérèglement climatique, certaines régions du monde vont devenir des déserts. Le phénomène est déjà en cours, l'exemple le plus frappant est le désert de Gobi dont l'extension a déjà plusieurs fois recouvert l'équivalent de la France (une des sources de perte de terre agricole dont j'ai parlé plus haut et qui frappe la Chine).
5) Les énergies alternative existent, tout à fait. Autre que les éoliennes. Mais faire une transition énergétique pour plusieurs milliards d'individus… A moins de vouloir laisser une partie de la population derrières nous. Ce dont se plaignent les puissances émergentes actuelles quand on leur parle d'écologie. C'est un des problème d'être aussi nombreux, l'inertie est colossale.
Pour finir, je dirais que la volonté de se multiplier dans un milieu fermé est une aberration. Cela ressemble aux théorie des économistes de la terre plate qui voient tous sur un pur prisme idéologique et financier, sans tenir compte des réalités physiques du monde et de la misère que cela engendre. En quoi vouloir contrôler sa population est une aberration ? Nous n'avons plus de prédateurs, et dans les systèmes écologiques classiques, quand on une espèce voit sa population explosée, l'environnement est ravagé. On reproduit le même schéma, bêtement. On se dit évolué comparé aux autres animaux, mais on se comporte comme les pires crétins de lapins australiens.