
Vivre en plus petit : la nouvelle frugalité américaine
Maisons, voitures, alimentation : en crise économique et écologique, l'Amérique redécouvre avec entrain les vertus de la sobriété.

(De Raleigh, Caroline du Nord) Frugalité, simplicité, vivre mieux avec moins… On se croirait revenus à l'époque des gentils hippies, quand « small » était « beautiful », et surtout fun. Sauf qu'aujourd'hui, la crise force la société américaine à reconsidérer ses valeurs.
A en croire la presse ces derniers mois, les habitants de ce pays sont devenus des modèles de sobriété : petites voitures, petites maisons, cartes de crédit à la poubelle, repas à domicile, sans oublier la vogue des potagers et poulaillers personnels. Autour de moi, je le constate : tout rétrécit au pays de l'oncle Sam.
Ces nouveaux comportements sont parfois contraints, parfois volontaires, histoire de prendre les devants sur les changements inéluctables qui s'annoncent, dus -sans ordre précis- aux crises économique et écologique.
L'Amérique profonde réagit à sa façon. Américaine, et différente de ce qui se passe en France, si je puis dire. Une manière qui tient forcément compte du contexte culturel étazunien. (J'anticipe les commentaires sarcastiques anti-américains primaires, sans trop d'espoir.) Parfois, on a tout de même envie de sourire.
Les lycéennes affichent une aversion soudaine pour les fringues neuves
Les intellos-écolos, depuis longtemps sensibilisés, ont été précurseurs de cette tendance du pays à réduire son train de vie. Sur ce blog, en janvier dernier, j'avais signalé le phénomène. Je faisais alors référence à « quelque chose qui s'apparente aux expériences alternatives de certaines communautés des années 70, sauf qu'aujourd'hui, leurs acteurs n'ont pas la prétention de vivre en marge du système. Ils vivent dedans, autrement, avec moins, volontairement beaucoup moins ».
Il suffit de voir ces lycéennes, camarades de mes fils, ici et dans des villes différentes : je les ai connues folles de mode et de shopping frénétique ; elles affichent une aversion soudaine pour les fringues neuves.
Leur nouveau sport, c'est la chasse aux fripes et aux jolis vêtements d'occasion dans les innombrables dépôts-ventes qui fleurissent dans les villes. (A quand une série télé sur ce genre de filles ? Ça donnerait une autre image des Etats-Unis que « Gossip Girls » ou « Sex And The City ».)
Leurs mères, quant à elles, se détournent progressivement de l'idole cathodique Martha Stewart, « la reine du bien-vivre chez soi » comme dit Wikipédia. Elles se reportent sur Wanda Urbanska, égérie sur la chaîne PBS du mouvement »Simple Living ».
Son show est diffusé depuis 2004, et le nombre de spectateurs croît chaque année. Son crédo :
« Il y a toujours eu des gens pour avoir envie de redéfinir leurs priorités de vie, pour revenir à l'essentiel, pour vouloir bâtir des relations solides et prendre soin de leur communauté. Nous voulons tous apprendre à gérer notre temps et notre argent, autant le faire avec l'impact écologique le plus petit possible. »
Couper la télé ou rapetisser la voiture
Le réseau « Simple Living Network » regroupe des centaines de milliers de membres, et, selon sa fondatrice Carol Holst, ne cesse de grossir. Ceux-ci sont mus par le concept de « simplicité volontaire » ( »volontary simplicity ») -lequel se décline lui aussi sur une multitude sites web. Carol Holst explique :
« La simplicité varie d'un individu à l'autre. Pour certains, ça peut être de ne plus regarder la télé. Pour d'autres, de joindre un club de jardinage. Ou de déchirer sa carte de crédit. Ou d'acheter une Smart à la place de son cabriolet Mercedes. »
On peut même prendre des cours de simplicité volontaire, des tas de groupes locaux en dispensent pour pas cher ou pour rien. On peut aussi acheter plein de livres sur le sujet (je fournis une liste sur demande). On peut aussi rendre visite aux lieux de vie (pour ne pas dire communautés, terme inadéquat et daté) qui se créent en toute discrétion un peu partout.
Parce qu'il a été décrit dans un reportage du magazine Oprah, le Simple Living Institute, Inc, fondé en 2002 en Floride, est une sorte de référence pour les gens intéressés par le sujet. Mais à peu près n'importe où on rencontre des jeunes bien décidés à vivre « off the grid » (hors du réseau électrique). L'hebdo Business Week parlait à l'automne d'un « new-age de la frugalité ».
S'entraîner à vivre pauvre
Jusque là, j'ai présenté les volontaires. Mais d'autres individus, très ordinaires (vendeurs, avocats, profs, garagistes, agent des impôts, infirmiers, gardiens de prison…), décident aussi de réduire leur train de vie. Bien obligés : la peur du chômage hante tout le monde.
Quant à ceux qui y sont déjà, qui ont perdu du jour au lendemain l'assurance médicale de la famille, qui n'attendent plus que la saisie de leur maison qui ne sera payée que dans vingt-sept ans, dont la vieille mère a été jetée de sa maison de retraite, dont les gosses ne pourront terminer leurs études faute de pouvoir payer l'université (même publique), eh bien, ils doivent s'adapter.
« Etre économe, c'est comme être au régime : c'est plus facile si vous avez un objectif tangible. »
Voici le type de conseil que les « coachs de vie quotidienne », nouvelle profession qui fait florès, donnent à des gens qui voudraient vivre autrement, mais ne savent pas comment faire. Intégrer les notions d'indispensable et de superflu, quand on a toujours vécu à l'aide d'une carte de crédit dans une société qui encourageait ce comportement, ce n'est pas évident pour tout le monde.
Ainsi, Kristine Miele, « financial planner » (elle aide les gens à établir un budget), propose des « cours de vie » (« lessons for life »), basées sur la hiérarchie des besoins établie par le psychologue Abraham Maslow : nourriture, vêtements, logement et transport.
Elle enseigne à ses clients à se recentrer sur leurs besoins élémentaires, en les entraînant à abandonner, une à une, les dépenses inutiles qui les attirent vers la spirale du crédit.
La fin du « toujours plus »
Personnellement, j'ai l'impression que le changement le plus marquant, celui qui aura à terme l'impact le plus important sur la société américaine, touche à l'évolution de l'idée nationale de la maison.
Comme le soulignait le New-York Times en raillant les Américains (mais les Européens qui les moquent sont pareils) d'avoir toujours voulu augmenter la taille de leurs possessions : « No, you cannot get up-grade » (approximativement : « Vous ne pouvez pas avoir plus grand. »). Dans nul autre secteur que celui des maisons cette folie du « toujours plus » n'a été aussi visible.
Après la Seconde Guerre mondiale, les soldats démobilisés et leurs familles emménageaient dans des logements de 90 m2. Dans les années 70, la taille moyenne des maisons américaines était de 150 m2. Aujourd'hui, elle est de 233 m2.
Or, les maisons ne se vendent plus. Leur prix a dégringolé. Plus elles sont grosses, moins elles partent. Les gens commencent à se douter que la tendance va perdurer, et à se poser des questions sur l'utilité de la vastitude à laquelle ils aspiraient, comme tout le monde.
Reconsidérer le statut social
Voyez ce qu'en dit Geneviève Ferraro, animatrice du website « The Jewel Box Home », la maison boîte à bijoux. (Ce site vaut le coup d'œil, histoire de comprendre ce que le citoyen américain ordinaire entend par « petite » maison. Pour la classe moyenne qui ne vit pas dans une grande ville ultra-chère, une maison de 4 à 5 pièces/180 m2 est vue comme relativement petite.)
« Se loger a toujours été un sport très compétitif aux Etats-Unis, et se loger petit trimballait une connotation négative. Votre statut social s'acquiert en vendant votre maison et en déménageant dans quelque chose de plus grand.
A mon avis, c'est en train de changer : la meilleure manière de s'afficher comme un citoyen responsable vis à vis de l'environnement est de choisir une petite maison, qui consommera automatiquement moins de tout. »
En toute logique, les magazines spécialisé en déco, en architecture, en urbanisme, en pincent désormais pour les « petites » constructions. La presse écolo, elle, boit du… petit lait. Un article de E.Magazine consacré à cette nouvelle vogue des « little boxes » (petites boîtes) se termine par ces mots :
« Si les “ McMansions ” [grandes maisons bâties toutes sur le même modèle, comme des McDo, ndlr] ont été l'emblème des années fric, des décennies 80 et 90, les maisons plus modestes pourraient bien devenir celui d'une génération qui a décidé de ralentir, de considérer l'état des ressources de la planète, et de faire ce qu'il fallait pour les préserver. »
La mode, un éternel recommencement
Et bien sûr, puisque c'est toujours mieux d'appartenir à une communauté que d'agir seul dans son coin, est née la « Small House Society ». Jay Shafer en est l'un des fondateurs :
« Je me demande si cette mode des petites maisons peut être comparée à ce qui se passe avec la mode vestimentaire, qui ne fait rien d'autre que remettre au goût du jour les styles du passé.
Les maisons relativement petites étaient la norme il y a quelques décennies. Et puis le grand est devenu la règle.
Ré-écoutez la chanson “ Big time ” de Peter Gabriel : on aime les grosses voitures, grosses maisons, grosses télés, grosses églises, et même les “ super-sized ” (super-portions) de nourriture… lesquelles nous ont précipité dans l'obésité. »
Tout le monde n'est pas ravi de cette tendance générale à la réduction. Sur le site MoneyWatch, lié à la chaîne télé CBS, j'ai lu ce commentaire révélateur :
« D'accord, en tant que nation, nous sommes allés trop loin avec nos cartes de crédit. Mais le crédit facile permet de s'éclater quand on fait du shopping, et ça a été un des facteurs de vitalité des Etats-Unis au cours des soixante dernières années.
J'espère que les consommateurs américains vont laisser cette foutue frugalité derrière eux quand la reprise montrera son nez. »
C'était à prévoir : tout le monde n'est pas sur la même longueur d'onde.
Photos : des modèles de petites maisons vendus aux Etats-Unis, décrites en détail sur le Tiny House Blog (DR).
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à Azza
De tony38
Chercheur | 16H12 | 04/06/2009 |
QUand j'etais en France j'etais en rase campagne.
et ma femme toi moi travaillions a 50 km de notre domicile.
J'etais a 10km d'une gare TER que je faisais en velo. je mettais mon velo dans le train, puis refaisais 15 km pour arriver a mon travail (et je ne suis pas sportif pour un sous ! )
Ma femme deposait les enfants, puis prenait le train suivant.
Je ne dis pas que c'est un systeme applicable a tout le monde, mais avant de la faire, je ne pensais pas que ca pourrait marcher pour nous aussi.
Mais ca pourrait encore mieux marcher si effectivment l'etat investissait un peu plus (encore) dans les transports en commun : plus de TER (avec possibilite de monte avec velo), plus de bus de ramassage en campagne pour rejoindre la gare TER, plus de TRAM/METRO/BUS en ville, plus de route vertes pour les velo (et pas une simple ligne blanche entre la voie du bus et les doubles voies sur les grandes arteres en ville).
Puis, aussi, il faudra changer nos mentalites : Plus de patrons qui ralent parce qu'on arrive en retard a cause du train (cependant, il n'est pas interdit de travailler dans le train), des horaires plus flexibles (teletravail par exemple quand c'est possible), des douches dans toutes les entreprises, accepter que ses employes arrivent en short et se douchent et s'habillent sur place. Au quebec, les entreprises favorisent l'utilisation du velo (participation a l'achat, installation de rack a velo dans des locaux fermes), ce n'est pas pour rien ! L'employe arriveplus detendu et est plus productif.
Ca ne sera pas facil, mais je pense qu'on devra y arriver a l'utilisation plus systematique de ces moyens de transport. Alors, pourquoi la France ne prendrait pas les devants ? Au lieu, encore une fois, de trainer.
à tony38
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 17H02 | 04/06/2009 |
Bon, un petit descriptif.
Actuellement, je travaille a 50 km de mon domicile situe dans la banlieue sud ouest de Londres. Mon taf est plus au sud, vers la mer.
En velo + train : 3 h par jour et environ 16 £ de trajet.
meme peine pour ma femme, qui bosse dans le meme secteur que moi.
Avec 2 momes et deux boulots full time, et si on veut pouvoir se voir un minimum on doit trouver des solutions. On part tres tot 6h. On a une fille au pair a la maison qui s'occupe d'eux au ptit dej. Ma femme prend la voiture (plus que 1h20 de trajet AR/jour) et me depose avec mon velo en chemin. Ca me fait gagner 1/2h et 8 £ par jour.
Moralite, encore de la bagnole. On supporte plus. On essaye de combiner dans tous les sens pour moins l'utiliser. C'est complique. Parceque le systeme entier repose sur l'hypothese que la bagnole est le moyen de transport le lus versatile, que le petrole ne coute pas assez cher et qu'on exige des gens d'agir en fonction.
Precision : le taf de ma femme a demenage l'annee derniere. Avant, elle faisait ses 30 km de velo tous les jours avec le sourire. Mais maintenant, cela ferait 120 km AR….
La solution serait evidement de demenager, mais cela pose d'autre problemes (refoutre par terre notre reseau de relations patiement constitue la ou nous vivons, trouver une nouvelle ecole pour les momes … et rien n'est vraiment simple de ce cote la au R.U.)
à Azza
De tony38
Chercheur | 17H29 | 04/06/2009 |
Oui ca me semble pas mal complique effectivement !
je ne suis pas de ceux qui veulent abolir tout simplement la voiture. Je suis de ceux qui veulent que l'utilisation des voitures en ville soit encore plus taxes (fait chier de voir des bouchons de 4x4 transportant une seule personne en ville) et qui voudrait voir l'etat etre plus audacieux dans la politique des transport en commun.
Mais en tout cas, vous faites des efforts pour trouver des solutions pour diminuer l'usage de votre auto. Si tout le monde faisait de meme, ca changerait tout !
à tony38
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 18H07 | 04/06/2009 |
Faut etre lucide. C'est juste que je fais partie des 3% les plus motives. La loi des grands nombres, ca existe. Tout le monde ne fera jamais de meme parceque c'est difficile et que ca demande d'etre bien informe sur les differentes formules possibles. Et encore, ca reste super penible.
Ca ne changera que si un truc exterieur tres fort modifie cet « equilibre » statistique : une vraie grosse crise, en particulier energetique.
Ca semble en bonne voie de ce point de vue la, mais ca va par contre faire tres tres mal. Et beaucoup seront tous simplement broyes.
C'est ca qui est dramatique.
De pinokio
Etudiant.Enchainé | 13H35 | 04/06/2009 |
Ma ptite planete va peut-etre allez mieu <3
à pinokio
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 16H22 | 04/06/2009 |
« planète »..( ? )
- Nous n'en sommes qu'une toute petite partie…(l'UE)
De polgrax
brinleu | 14H49 | 04/06/2009 |
Il y a peu j'ai pu voir sur le site de l'INA un enregistrement d'une vieille émission de Polac qui avait pour sujet l'Amérique des hippies. On y voyait sociologues et écrivains français s'enthousiasmer comme des enfants devant cette façon qu'ils ont, en Amérique, de s'aimer, de vivre simplement, de vivre même nu. Que c'est une vraie révolution. Que c'est ça le futur. Et parmi les invités, y'avait justement des intellos américains, qui en riaient de cet enthousiasme, et qui disaient, Vous savez, n'attendez pas plus des Etats-Unis que de n'importe quel autre pays. Et puis le philosophe Clément Rosset, qui disait, en gros « A mon avis, il se passe aux Etats-Unis des choses comme il y en a déjà eu plusieurs fois par le passé et qui n'ont jamais rien changé à rien », et puis enfin, un tout jeune lycéen, qui expliquait cet enthousiasme pour les Etats-Unis et les Hippies par le fait qu'il naissait dans les « mauvaises consciences de gauche déçues qu'il ne se soit rien passé de plus après mai 68 et qui portent leurs désir de révolution ailleurs ». Bah malgré ces quelques arguments qui auraient suffi à démonter n'importe qui, les autres en fumant continuaient de dire Mais non mais non c'est cool un hippie tout nu, c'est ça le futur.
Ma foi, apparemment depuis 30 ans ça n'a guère changé, l'enthousiasme benêt pour les steilleutses.
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H57 | 04/06/2009 |
Y a quelque chose qui ne rétrécit pas, c'est les files d'attentes pour les after-school lunches (goûters-repas après l'école), financé sur fonds fédéraux.
A Washington DC, on est passé de 1,550 repas after-school par jour, en 2002, à 14 650, en octobre 2008.
Et les food stamps (bons alimentaires, aussi fournis par le gouvernement fédéral). 28 millions les derniers mois (soit un peu moins de 10% de la population).
C'est à ce genre de « détails » qu'on voit la situation économique et sociale des Etats-Unis.
The Last Hope for Hungry Kids
Area After-School Programs Become Emergency Food Providers :
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/05/29/AR200905…
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H07 | 04/06/2009 |
A mes yeux, la principale raison de ne pas avoir un gigantesque manoir ce n'est pas le prix ou les bébés phoques, mais le ménage…
180m² d'aspirateur, ça doit être une véritable torture.
Enfin je ne suis peut être pas le meilleur défenseur de ce mode de vie, vu que je vis depuis 15 ans dans 30m² et que la perspective d'avoir plus d'une pièce, et donc ne pas tout avoir dans la même, ne m'enchante guère…
Mais bon, je ne vais pas pour autant tomber dans le cas pathologique de ces allumés qui vivent sans électricité…
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 17H12 | 04/06/2009 |
On peut vivre dans plus petit. Demandez aux Chrtoumpfs…
° En plus, bien des trolls de cette forêt se sentiraient moins seuls.
De richy
18H09 | 04/06/2009 |
Une drôle d'idée m'est passée par la tête,
J'ai entendu ces jours-ci , :
1que la population française avait encore augmenté et que les hommes politiques étaient tout fiers alors que ce n'est que de la population et de la pollution en prévisions
2 : que les humains occidentaux avaient grandi d'une trentaine de centimètres au cours
du dernier siècle,
J'ai pensé,
immédiatement qu'on pouvait donc diminuer leurs tailles !
À quoi servirait-il de réduire les êtres humains, c'est bien simple admettons que l'on réduise l'êtres humains de moitié on diminuera la dimension des avions de moitié la dimension des autos de moitié ,des maisons(chauffage)les stations
d'épuration de moitié,la quantité de nourriture pour nourrir la population sera diminuée de moitié etc…. on réduirait ainsi la pollution de moitié si on pousse le raisonnement, on peut penser que 6 milliards d'humains pourraient vivre sur les ressources bien moindres que celles actuellement utilisées
Certains groupuscules pense à réduire population mondiale en éliminant ou en empêchant certaines populations de se reproduire, effectivement c'est une solution puisque la Terre en l'etat ne peut pas supporter la population à venir !
Et pour en faire un bon livre de science-fiction on peut imaginer réduire l'être humain à 1 % de sa dimension actuelle ce qui permettrait à la planète de se refaire une santé virginale !
L'un des autres avantages serait la fin des guerres ! quel pays aurait quel intérêt puisque le territoire serait devenu immense, les israélien serait par exemple sur 1 cm² et les palestiniens sur un autre et s'ils veulent des centimètres carrés qu'ils les prennent le monde sera devenu infini la ressource aussi !
De Picnic
Lost in Mexico | 18H56 | 04/06/2009 |
Revoir leurs ambitions (les notres aussi…) a la baisse, l humilité à la hausse….
Quoiqu on en dise elle a du bon cette crise…..les roses pousseront t elles sur le fumier ? j aimerais y croire !
en passant :
Court métrage The Job (3 minutes de bonheur) :
http://www.trescourt.com/ ? page=fr_film&id_rubrique=507
De dartoisjean
marie | 21H20 | 04/06/2009 |
Ce n'est pas le cas dans le deep south. Ici, dans le Mississippi, a N, petite ville de 30 000 habitants, on va avoir deux nouveaux casinos geants, une nouvelle centrale nucleaire (qui va detruire la riviere Pascagoula), on a recu un « scientifique » qui a demontre que le rechauffement climatique etait bidon, etc. Les gens sont en majorite en surpoids (dans le comte voisin, record de pauvrete des US, d'obesite, de crises cardiaques), roulent dans des pick-ups a six roues ou des Titans, le commerce des tanks et autres hummers se porte a merveille, on mange toujours trois racks de ribs pour le prix de deux avec la bouteille de barbecue sauce offerte et quand on se fait construire une baraque, c'est du trois etages et 15 chambres par couples. Sur la magnifique falaise qui va donc etre entichee de deux jolis casinos (plus de 30 000 tonnes de caca a retraiter par jour, constructions de parkings, etc. sur l'un des plus beaux sites naturels du sud), on va aussi construire des condos, 150, rien que ca… Ca betonne, deforeste, tout se fait en voiture, dans la plupart des villes on ne peut pas circuler a pied car les trottoirs n existent pas. Baton Rouge, centre commercial a ciel ouvert est un superbe exemple de ville-petrole qui vomit le tout dans le Mississippi.
Donc le rapetissage, ici, c'est nada. Bien au contraire, qu'on se rassure, les Republicains du Mississippi polluent double ou triple pour le meme prix. Haley Barbour, notre gouverneur mentor de l'alors jeune W. Bush travaille toujours pour l'industrie du tabac, au moins les fumeurs ont leurs clopes pour pas cher (on rabat les taxes sur la bouffe, ce qui fait qu'un kilo de tomates est plus cher que deux double-cheese chez McDo (you can double the meat and the cheese for a buck ! ! ! )). Ah oui, on va aussi avoir un rentech, ce qui font de l'essence avec du charbon propre (grande arnaque). Il est toujours des lieux aux US ou l'on pollue avec joie et allegresse et ou l'on projette de terminer le boulot une fois pour toutes. Les marais de Louisiane disparaissent a vue d'oeil, les eaux souterraines sont souvent imbuvables (ca fait 4 semaines que les gens de Ferriday Louisiana doivent faire bouillir leur eau avant de la boire).
Vous voyez donc juste, il s'agit d'un effet de mode. Ils se lasseront vite de la douche solaire et de la crotte dans la sciure et reviendront aux chasses d'eau 16 litres a la seconde. Dans le NY Times, il y a environ deux mois, ils dissequaient comment Raleigh grossisait a vue d'oeil, sans plan urbain et sans aucun egard pour la nature environnante. Cependant on y construit des pistes cyclables et des trottoirs, mais ca compte pour bien peu. Les grandes villes du sud se foutent de l'environnement comme de l'an 222, Houston n'est qu'un amas de beton, de fast foods cauchemardesque : on peut fermer les yeux un quart d heure sur l'instertate quand le bus roule a toute blinde et les rouvrir : meme paysage, une maree de plastique, de neons, de crasse et de caisses. Le Mississippi, avec ses petites villes, restait jusque la assez preserve, mais la, avec le projet sur la pascagoula river (l'une des rares rivieres jamais touchee de main d'homme, dont depende des milliers de personnes pour la peche, le tourisme, etc.), on l'a dans le baba big time !
Il nous faut un sarkozy et son crecelle de l'environnement. Commentateurs qui critiquent les US, on ne fait pas mieux chez nous, et l'UMP nous enfume severe. A chaque fois que je reviens dans mon Nord natal, des champs, des bois, des endroits ou j'allais cueillir des cerises ou meme des cours d'eau disparaissent ou sont privatises. Allez dans la noble Henin-Beaumont (qui sera peut etre un jour geree par le monstre d'intelligence et d'elegance qu'est Marine le Pen…) et voyez ce qu'ils ont fait des alentours : cinemas geants, chaines de restaurant, mega auchan. On peut ajourd'hui rouler dix bornes et ne voir que des commerces. On suit le meme chemin, et c'est pas la toyota prius qui nous sauvera. On vogue sur le meme bateau qui coule dans une mer de petrole, de goudron. Au moins, on a moins froid l'hiver !
à dartoisjean
De Hélène Crié-Wiesner
(auteur)
Ecrivain, spécialisée en environnem... | 12H47 | 05/06/2009 |
Pas mal, votre description ! Très juste dans son ensemble, et notamment pour Baton-Rouge et Houston, où j'ai vécu de 2000 à 2006.
C'est toujours un peu comme ça partout aux US, notamment dans le Sud, et surtout là où le fric du pétrole et du gaz dégouline encore malgré la crise. Mais je maintiens : les choses changent. Mode, oui, mais évolution des mentalités, petit à petit, j'y crois parce que je le vois. Franchement, l'Amérique où je vis aujourd'hui n'est plus celle de quand je suis arrivée, il y a neuf ans.
Quant à l'expansion délirante de Raleigh (ma ville, donc), j'ai écrit sur ce blog il y a quelques mois :
http://www.rue89.com/american-ecolo/2009/04/01/repenser-la-ville-america…
De pierrox
21H37 | 04/06/2009 |
C'est toujours un peu réducteur de dire « les américains » parce que, au final, c'est un pays fait d'états qui n'ont pas forcément grand chose à voir les uns avec les autres… Franchement, j'ai du mal à croire que les Texans pur souche soient prêts à habiter dans des cabanes ! Les intellos de New York, peut être, mais pas au sud…
à pierrox
De Hélène Crié-Wiesner
(auteur)
Ecrivain, spécialisée en environnem... | 12H51 | 05/06/2009 |
Exactement : « les Américains » ne sont pas tous à mettre dans le même sac. Ni, d'ailleurs, les Texans. J'en connais personnellement quelques uns qui, quoique pas spécialement pauvres, préfèrent habiter dans des petites maison que dans des énormes trucs.
Le Texas, c'est comme le nord de la France, ou Toulon, ou l'Alsace : on y vote beaucoup FN, mais on y trouve aussi des gens au NPP ou chez les verts.
De Bergerpi
Etudiant | 07H15 | 05/06/2009 |
Film sur la decroissance
http://www.dailymotion.com/playlist/xjqai_dantoncosmos_lan-01
La première partie
http://www.dailymotion.com/playlist/xjqai_dantoncosmos_lan-01/video/x5xi…
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 07H17 | 05/06/2009 |
Difficile de trouver habitat plus petit…
° Et pourtant, c'est lorsque nous habitions (tous) dedans que nous étions les plus tranquilles et les plus peinards…
° Tous les hommes naissent libres et égaux…
C'est tout juste après la naissance que ça commence à merder !
De meiganga
pompiste | 14H36 | 05/06/2009 |
Remettre l'humain au centre, c'est utopique certes, mais c'est cela l'Avenir. Cela aurait dû l'être depuis longtemps ; Les américains le découvrent maintenant par la force des choses ( ils sont confrontés au manque et à la restriction)…