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Ecrivain, spécialisée en environnement

L'agriculture, un outil contre la pollution industrielle américaine

Un agriculteur à Rancho Santa Fe, en Californie (Mike Blake/Reuters).

Le nouveau ministre de l'Agriculture est haï des écolos ultras et des capitalistes agricoles. Il soutient les biotechnologies, mais il va couper les subventions aux agriculteurs industriels, et compte payer les fermiers pour passer au bio et lutter contre les changements climatiques. Objectif : transformer radicalement l'agriculture américaine.

Le 10 mars, une interview sur la radio NPR de Tom Vilsack, ancien gouverneur de l'Iowa –Etat phare de la culture du maïs et du soja à échelle géante-, m'a clouée sur place. Qu'un ministre de l'Agriculture, eut-il été recruté par saint Obama, ose tenir un discours si novateur, si provocateur, si… (n'ayons pas peur des mots) révolutionnaire, m'a un instant fait douter de sa nationalité américaine. Ou de ma compréhension de l'anglais.

Si en France Michel Barnier tenait le même discours, il serait peut-être soutenu par une fraction de la Confédération paysanne. Même pas sûr ! Le reste du monde agricole irait brûler les préfectures. Aux Etats-Unis, pour l'instant, rien ne se passe, si ce n'est dans les couloirs du Congrès où les lobbystes ont entamé leur travail de fourmi pour faire capoter les projets du ministre.

Sur la radio NPR, donc, le journaliste Steve Inskeep commence par raconter qu'en prenant son poste à Washington Tom Vilsack a loué un marteau piqueur, et fait défoncer un parking derrière le ministère pour planter un potager :

« Ceci donne une idée de la personnalité de l'homme qui a pour ambition –et pour mission– de réorienter l'approche américaine de l'agriculture. L'ancien gouverneur de l'Iowa considère que chaque action individuelle du moindre fermier a un impact sur ce qu'on mange, sur l'énergie qu'on consomme, et sur nos chances de réussir à enrayer les changements climatiques. »

Mieux qu'un résumé, voici ma traduction de l'interview. Le ministre Tom Vilsack attaque :

« L'équipement des agriculteurs, leurs semences, où et quand ils les plantent, le type d'engrais qu'ils choisissent, leurs pratiques culturales, leurs méthodes de récolte, le type de bétail, comment ils nourrissent ce bétail, sans compter ce qui se passe en sous-sol à cause de l'agriculture… tout, absolument tout, a un impact sur notre société.

Le gouvernement doit faire face aux critiques quand il annonce vouloir réduire les subventions aux plus grandes exploitations. Que répondez-vous ?

C'est complexe, ces histoires de subvention ! Elles ont été créées pour garantir la survie des agriculteurs en des temps difficiles. Le défi est donc de trouver un moyen pour continuer à offrir aux consommateurs de la nourriture à un prix raisonnable, tout en assurant une certaine aisance aux producteurs.

C'est là qu'interviennent les contraintes climatiques : on doit anticiper un avenir dans lequel les fermiers seraient payés pour réduire leur empreinte carbone et la nôtre, pour préserver la nature. Nous nous préoccupons de la qualité de l'eau, de la préservation des sols, et nous sommes prêts à payer ces gens pour qu'ils travaillent leur terre d'une manière qui ne soit pas seulement bénéfique pour eux, mais aussi pour nous.

Etes-vous en train de nous dire qu'un jour on paiera les agriculteurs pour qu'ils n'utilisent plus d'engrais chimiques, ou pour installer une éolienne sur leur terrain afin de produire de l'énergie renouvelable ?

Oui, pourquoi pas ? Ça et bien d'autres choses. Je pense qu'on doit tendre vers la notion de compensation globale des nuisances.

Admettons qu'il y ait quelque part une centrale thermique au charbon qui pollue trop. Selon votre système, la centrale devrait payer un fermier pour stocker son gaz carbonique, ou pour compenser la pollution par une action plus propre. Au bout du compte, le fermier gagnerait de l'argent avec ça ?

Oui, En gros, ça marcherait selon ce principe-là. Mais ça peut aussi fonctionner grâce à une organisation plus centralisée, qui vendrait ces compensations et passerait les contrats avec les agriculteurs. A un moment, les agriculteurs seraient récompensés d'agir pour le bien du pays, pour le bien de la terre, c'est à dire pour avoir contribué à réduire nos émissions de carbone.

En somme, vous prônez tout de même des subventions à l'agriculture. Alors que depuis votre arrivée à ce poste de ministre, vous aviez indiqué vouloir les réduire.

Ce qu'on veut, c'est offrir une certaine sécurité aux agriculteurs qui en ont besoin. Et nous sommes aussi confrontés à un déficit qui se compte en billards (trillon) de dollars. On doit composer avec ce déficit. Par conséquent, c'est bon pour tout le monde si on peut investir dans l'économie, notamment dans une agriculture qui permettra aux Américains de retrouver un travail.

J'ai l'impression que ça va vous coûter cher, en termes politiques. En effet, lorsque vous regardez les chiffres, vous allez économiser quelques milliards de dollars sur quelques années. Mais, dans le contexte des billiards qui sont actuellement discussion, vos économies ne sont pas énormes. Vous êtes conscient des risques politiques que vous encourez en regard de ce tout petit gain ?

On doit bien commencer par un bout, non ? A la base, il y a ce besoin de sécurité pour les agriculteurs. Et aussi il y a ce déficit avec lequel il nous faut composer. L'agriculture doit évoluer, et je pense que les changements climatiques et les impératifs énergétiques fournissent une opportunité idéale.

Voulez-vous dire que l'objectif va bien au-delà de l'économie de quelques milliards de dollars ? Vous voulez repenser entièrement l'agriculture ?

Parfaitement ! L'agriculture, comme n'importe quelle autre activité, ne peut pas rester statique. Si vous pensez le contraire, demandez juste aux travailleurs de Général Motors ou de l'industrie bancaire ce qu'ils en pensent. Les changements sont constants, et en ce moment, nous avons une occasion unique de nous attaquer aux réformes : les Américains n'ont jamais été aussi attentifs à ce qu'ils mangent.

Nous devons encourager nos enfants à devenir des consommateurs alimentaires avertis. Ils faut qu'ils aient envie de fruits et légumes variés dans leurs assiettes. Ils doivent être capables de réclamer ça. On doit les y encourager. Cette crise énergétique et climatique est une opportunité formidable. Mais le changement, c'est toujours difficile.

Les médias nationaux ont pour l'instant peu repris ces propos tenus par Tom Vilsack sur NPR. Sans doute parce qu'une interview n'engage à rien, et que la vraie polémique commencera lors de l'examen au Congrès de cette réforme agricole.

En attendant, voici ce qu'écrivait le New York Times en décembre à propos de Vilsack, quand celui-ci n'était encore que “nominé” pour le poste de ministre de l'Agriculture :

“Les partisans d'une agriculture durable lui reprochent son soutien aux biotechnologies, alors que les partisans du status quo s'insurgent contre sa position sur les subventions aux agriculteurs. Cela lui laisse finalement pas mal de supporters au centre. (…) Le ministère dont il hérite, quoiqu'ayant à son actif des gains extraordinaires en recherche et en productivité, a longtemps favorisé les très gros fermiers. Cette politique a généré des paysages stériles de fermes industrielles, de villes détruites, et des plantations à l'infini de maïs et de soja.”

Cette image de l'Amérique sera peut-être un jour à reléguer avec celle des bisons sauvages, des drive-in, des saloons et des diligences.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

64 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de vermisseau

De vermisseau

étudiant en agriculture raisonnée | 18H47 | 14/03/2009 | Permalien

la notion de compensation carbone par la production de matière végétale est extrêmement intéressante !

il est vrai que défoncer un parking pour créer un potager est un signe fort (et ma fois assez poétique aussi ! )

espérons que cet homme arrivera au bout de ses idées et mettra ainsi l'Amérique sur une voie plus verte…

Portrait de argiope

à vermisseau Portrait de vermisseau De argiope

chatouille ou pique, c'est selon | 23H03 | 14/03/2009 | Permalien

 »…la notion de compensation carbone par la production de matière végétale est extrêmement intéressante… »

Oui, mais à une condition indispensable, stocker définitivement le carbone ainsi produit, c'est-à-dire ni brûler le bois, ni consommer les plantes cultivées, ni même les composter, toutes ces actions rejetant le CO2 dans l'atmosphère.
Une solution peut-être : couvrir le pays de forêts, puis enterrer les arbres, pour qu'ils se transforment en charbon pour les générations suivantes…

Portrait de ljos

à argiope Portrait de argiope De ljos

photographe / géologue | 15H29 | 15/03/2009 | Permalien

euh c'est un poil utopique … il faut plusieurs millions d'années pour transformer un arbre en charbon … et des conditions de pression-température que l'homme n'est pas capable d'atteindre en creusant. Et puis pourquoi produire du charbon vu que c'est justement ce qu'on ne veut plus utiliser ? ?

Portrait de Karg se

à argiope Portrait de argiope De Karg se

Ingénieur agronome en recherche d'e... | 18H53 | 15/03/2009 | Permalien

En fait un agriculteur peut facilement stocker du carbone en augmentant la teneur en matières organiques du sol de son exploitation. Culture sans labour, fertilisation organique, les moyens sont variés, faire augmenter de quelques % le taux de carbone dans le sol (la partie vraiment utilisé par l'agriculteur fait en 40 cm et 1m), à l'échelle de plusieurs hectare, ça fait du poids.

Portrait de Hélène Crié-Wiesner

à vermisseau Portrait de vermisseau De Hélène Crié-Wiesner (auteur)

Ecrivain, spécialisée en environnem... | 19H20 | 15/03/2009 | Permalien

Petit bug dans le texte ! La déclaration ci-dessous s'est retrouvée par erreur en conclusion de l'article. En fait, elle clôt l'interview du ministre de l'Agriculture, c'est toujours lui qui parle :

« Nous devons encourager nos enfants à devenir des consommateurs alimentaires avertis. Ils faut qu'ils aient envie de fruits et légumes variés dans leurs assiettes. Ils doivent être capables de réclamer ça. On doit les y encourager. Cette crise énergétique et climatique est une opportunité formidable. Mais le changement, c'est toujours difficile. »

Portrait de F.A.T.

à Hélène Crié-Wiesner Portrait de Hélène Crié-Wiesner De F.A.T.

licencié en économie et sociologie | 11H02 | 16/03/2009 | Permalien

Vous écrivez : « m'a un instant fait douter de sa nationalité américaine »

Vous avez raison de douter. Il n'y a pas de nation américaine et donc pas d'américain au sens citoyen de la nation Amérique.
Les vénézueliens, les chiliens, les canadiens… sont des américains. Les habitants des Etats-Unis sont les étasuniens.

Que dirions nous si lorsqu'il est question des Allemands (ou de tout autre nationalité européenne), les journalistes les qualifiaient d'européen et non plus d'allemand, tout en continuant à nous qualifier de français ?

Portrait de Hélène Crié-Wiesner

à F.A.T. Portrait de F.A.T. De Hélène Crié-Wiesner (auteur)

Ecrivain, spécialisée en environnem... | 13H11 | 16/03/2009 | Permalien

Vous avez entièrement raison. D'ailleurs, mon fils ado, qui a la double nationalité, se fait vertement reprendre par ma famille quand nous sommes en France, car il dit « en Amérique », et « les Américains », ce qui apparaît « arrogant » à tout le monde en France. Moi-même, je prends bien garde (en général, hélas pas dans cet article) à parler des Etats-Unis et même (c'est moche) des Etazuniens.

Cependant, mettez-vous à la place des gens qui vivent ici depuis leur naissance, qui sont conditionnés à parler de l'Amérique et des Américains… Comment pouvez-vous attendre d'eux -n'oubliez pas que tous ne lisent pas le New York Times ni ne sont allés à l'université - qu'ils se conforment au politiquement correct des AUTRES pays du monde, lequel veut que parler de l'Amérique et des Américains soit une marque d'arrogance ?

Donc, entièrement d'accord avec vous à propos de mon erreur, mais soyez un peu indulgent envers les… Américains de base.

Portrait de pom7848

à Hélène Crié-Wiesner Portrait de Hélène Crié-Wiesner De pom7848

étudiant/chargé de cours | 14H08 | 16/03/2009 | Permalien

Et puis le mot (vraiment moche) « Etazunien », s'il existe en espagnol ou en français, n'existe pas en anglais. « United stater », ça sonnerait pas génial non plus.

A cela, il faut aussi ajouter qu'il y a aussi les Etats-Unis du Mexique, c'est le nom officiel du pays… Ils sont donc également Etazuniens du Mexique.

Et puis bon, il y a plein de pays de pays de par le monde dont on appelle les habitants de façon incorrecte sans pour autant en faire une maladie. Prenez par exemple les Hollandais qui vivent aux Pays-Bas dont la Hollande ne représente que deux provinces sur douze. Les Allemands ont des tas de noms différents selon la langue employée. En russe, leur nom correspond à celui utilisé pour désigner les étranger en général.

Si je dis bien Etats-Unis sans avoir à me forcer, je continue d'utiliser Américain, d'abord car c'est comme ça que ce nomment les gens qui habite ici. Je n'y trouve aucune arrogance. C'est comme ça depuis l'indépendance, une époque durant laquelle les Etats-Unis n'avait pas encore de vision hégémonique sur le continent. Ils venaient juste de devenir le premier peuple décolonisé de ce continent et ce sont donc appelés Américains, pensant être rejoint par d'autres états du continent par la suite (ce qui fut le cas pour 37 d'entre eux).
Ensuite, il n'y a pas une vision pan-américaine aussi développée ici que la vision pan-européenne peut l'être en Europe. Ma tante vient de São Paulo et il ne lui viendrait jamais à l'idée de se définir comme américaine ou comme venant du continent américain. Pour elle, elle est Brésilienne. Point. C'est peut-être différent dans les pays hispanophone du fait du lien linguistique entre les pays.
Enfin, un ami Guatémaltèque, réfugié au Etats-Unis, a récemment acquis la citoyenneté. Personne dans son entourage ici dans le Michigan ne l'a félicité d'être devenu Américain. On a célébré son nouveau statut de « US Citizen ». Comme quoi même les Américains de base font tout de même la distinction ; -)

Mais bon entre utiliser un mot vraiment moche pour faire politiquement correct et employer celui qui désigne la population de ce pays depuis deux siècle, y a pas photo. Et puis bon, Amerigo, c'était juste le prénom d'un explorateur italien qui n'a même pas découvert l'Amérique, alors…. : -p

Portrait de bleuet1

De bleuet1

espère malgré tout | 18H54 | 14/03/2009 | Permalien

On a beau accuser les Américains de ne pas savoir changer leur mentalité en matière d'agriculture et d'environnement, il n'empêche qu'avec l'élection d'Obama, ils viennent de prouver qu'ils sont capables de reconnaître la nécessité d'un changement lorsqu'il se présente, sans doute plus encore que nous Français, qui nous disons pourtant révolutionnaires par tradition historique !

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande

à bleuet1 Portrait de bleuet1 De Utilisateur désinscrit à sa demande

nc | 19H03 | 14/03/2009 | Permalien

Les Américains n'ont pas à traîner le boulet de nos histoires multimillénaires, par contre ils ont un sérieux problème d'acné.

Là, j'ai comme l'impression que le pire est passé…

C'est avec des gens comme Tom Vilsack que le meilleur pointe le bout de son nez.

Le jour où ce pays deviendra adulte est en vue. C'est très réjouissant.

Portrait de pablico

à Utilisateur désinscrit à sa demande Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande De pablico

13H27 | 15/03/2009 | Permalien

on commence peut-être à prendre conscience, que l'argent, le financier, les affaires etc, ne produit pas d'oxygène, de recycle pas le gaz carbonique, ni ne régénère pas la terre….notre unique support de vie.

il en a fallu du temps…pour sans être écolo, prendre conscience de cela.

quand tout devient virtuel, le virtuel de l'argent, qui n'est qu'un concept, un mode d'échange reprend peut-être sa place, la vraie..

mais ce n'est encore que du rêve…Le chemin est long..

Portrait de desbois

à bleuet1 Portrait de bleuet1 De desbois

commerçant | 11H27 | 15/03/2009 | Permalien

Cet article m'inspire PRUDENCE et MEFIANCE : pourquoi ?
au début la journaliste écrit que ce ministre défend les biotechnologies,elle choisi ce terme,parceque le vrai nom « des OGM “donnerait un autre sens à l'image de ce bon ministre……….
Tout au long des,questions pas une fois les ogm-biotechnologies n'apparaissent,c'est curieux.Avec l'effet sentationnel du marteau-piqueur pour casser le parking ce type est présenté comme un héros !
Donc,méfiançe et prudençe et cherchons ailleurs des informations moins : paris match-le poid des mots le choc des photos.

Portrait de sup. à la demande du riverain 24.09.09

De sup. à la demande du riverain 24.09.09

19H27 | 14/03/2009 | Permalien

« Le nouveau ministre de l'Agriculture est haï des écolos ultras »

En quoi est-ce « ultra » d'être contre les OGM ? Je trouve cette formulation très typique de la mode du moment, le mot « ultra » étant mis à toutes les sauces dans tous les journaux, grâce à MAM.

Portrait de sobriquet

à sup. à la demande du riverain 24.09.09 Portrait de sup. à la demande du riverain 24.09.09 De sobriquet

Courageux anonyme | 20H30 | 14/03/2009 | Permalien

C'est ultra-vrai.

Portrait de framboise92

à sobriquet Portrait de sobriquet De framboise92

Je refleurirai un jour ! | 07H50 | 16/03/2009 | Permalien

c'est le nec plus ultra lol

Portrait de jyeden

à sup. à la demande du riverain 24.09.09 Portrait de sup. à la demande du riverain 24.09.09 De jyeden

khmer vert ( age des caverne, bougi... | 20H45 | 14/03/2009 | Permalien

effectivement
des que l'on est contre les ogm
ou contre la productivité à outrance on est « ultra »
le retraité qui cultive son potager ou produit son purin d'ortie est lui aussi une sorte d'ultra qui s'ignore

Portrait de funkystefffff

à jyeden Portrait de jyeden De funkystefffff

Citoyen Grolandais du côté de ma mè... | 02H43 | 15/03/2009 | Permalien

« le retraité qui cultive son potager ou produit son purin d'ortie », non seulement il est de l'ultra-gauche mais c'est un terroriste ! ! !
C'est peut-être le grand-père de Julien Coupat, faut l'arrêter.

Eh oui ; de même qu'il y a l'ultra gauche, il y a aussi l'ultra connerie.

Portrait de ginkoland

à Utilisateur désinscrit à sa demande 2 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2 De ginkoland

Ginkologue | 22H11 | 14/03/2009 | Permalien

De droite ?

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

à ginkoland Portrait de ginkoland De Utilisateur désinscrit à sa demande 2

nc | 22H47 | 14/03/2009 | Permalien

L'anti-ogmitude, ce n'est pas vraiment de droite…

Portrait de ginkoland

à Utilisateur désinscrit à sa demande 2 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2 De ginkoland

Ginkologue | 07H34 | 15/03/2009 | Permalien

Ah voui ? alors quicéti qui c'est déclaré premier département sans OGM ? la vendée ! de m'sieur not » bon maitre Phillipe de villiers www.lexpress.fr/actualite/environnement/la-vendee-se-declare-departement… - 61k - Sans compter que dans les 80 % de français qui ne veulent pas d'OGM, y doit bien y avoir quelques « gros cons de droite », non ?

Portrait de kawouede

De kawouede

19H52 | 14/03/2009 | Permalien

Intéressant et réjouissant - sauf pour les OGM (les « biotechnologies », il s'agit bien du soutien à Monsanto, non ? ).

Qu'est-ce qu'on attend pour réformer la PAC ? pour cela il faudrait envoyer quelques écologistes de plus au parlement européen… en attendant de faire pression sur les gouvernements nationaux !
http://www.europeecologie.fr/

Portrait de Brédala

à kawouede Portrait de kawouede De Brédala

Entraveuse entravée | 21H34 | 14/03/2009 | Permalien

Il me semble aussi que « les biotechnonogies » c'est du genre OGM…pourtant il soutient le bio (est-il dit dans l'article).
De l'OGM bio ? !

L'être humain aurait-il changé dans la nuit ?
Hier, égoîste, stupide et cupide, il consommait à tout va, cherchant comment acheter des permis à polluer pour s'en mettre encore et encore pleins les fouilles et aujourd'hui il est soucieux de la survie de la planète et de ses habitants ?

Je reste sceptique, quelque chose me dit que cette agriculture n'est pas si verte que ça…

Ultra prudence !

Portrait de ginkoland

à Brédala Portrait de Brédala De ginkoland

Ginkologue | 22H44 | 14/03/2009 | Permalien

Exact ! en plus la culture OGM est une pompe à subventions : www.alternativesante.com/gazette/sections/section.asp ? NoSection=17&NoArt… - 41k -

Portrait de McRasta

à Brédala Portrait de Brédala De McRasta

Esclave McDo | 02H03 | 15/03/2009 | Permalien

Prenons la chose sous un autre angle :
Les états unis sont historiquement un pays d'agriculture intensive et le berceau des OGM, le tout en grande partie lié aux politiques agricoles précédente.
Si demain l'un de nous, « écolo », se retrouvais à ce poste de ministre de l'agriculture, je doute qu'il puisse à la fois chercher à enterrer ouvertement l'agriculture intensive et les OGM sans avoir à faire à une levée de bouclier chez ses nombreux et puissants opposants.

Personnelement, je prends les concessions esquissées par ce ministre aux vilains pollueurs comme étant acceptables.

SI on regarde attentivement, sa démarche n'est d'ailleurs pas sotte. Schématisons un peu :
Actuellement, agriculture et OGM vont souvent de paire aux USA.
S'attaquer à l'agriculture intensive, ou favoriser la culture bio auront un résultat commun, nuire aux culutures OGM, quand bien même il pourrait affirmer soutenir la biotechnologie.

Mon coté écolo puriste et certes un peu décu par cette demi-révolution annoncée dans la maniere dont un état peut soutenir ses agriculteurs, mais dans l'ensemble, la charrue semble avancer dans le bon sens.

Reste à voir l'application de ce beau discours, et les solutions concretes trouvées pour faire cohabiter les cultures bio, intensives et OGM.

Portrait de Brédala

à McRasta Portrait de McRasta De Brédala

Entraveuse entravée | 12H14 | 15/03/2009 | Permalien

89@McRasta

« Reste à voir l'application de ce beau discours, et les solutions concretes trouvées pour faire cohabiter les cultures bio, intensives et OGM. »

Nous en parlions il y a quelques semaines sur Rue89, voir lien ci-dessous

http://www.rue89.com/2009/02/21/la-france-lanterne-rouge-de-lagriculture…

et le conflit de Canard en a parlé aussi il y a quelques temps…

Il sera toléré 0,9 % d'OGM dans les aliments bio !
N'est-ce pas là une bonne synthèse pour faire cohabiter l'agriculture OGM et bio ? !

Quant au marteau-piqueur du Ministre, encore de la com, comme le sac de riz de Kouchner en son temps…

Désolée, mais je suis encore toute ébourrifée du Grenelle de l'Environnement !
Bientôt le Grenelle de la mer…va-t-on continuer à boire la tasse ?

Portrait de desbois

à kawouede Portrait de kawouede De desbois

commerçant | 11H36 | 15/03/2009 | Permalien

quels écologistes ? les candidats ? CON-BIENDIT ? Ce néo-libéral repeint par la communication sarko ,en rouge pale ? .

Portrait de framboise92

à desbois Portrait de desbois De framboise92

Je refleurirai un jour ! | 07H49 | 16/03/2009 | Permalien

CON-BIENDIT ne votrea pas OGM, crois-moi !

Portrait de Crapaud froid

De Crapaud froid

19H31 | 14/03/2009 | Permalien

« Cette image de l'Amérique sera peut-être un jour à reléguer avec celle des bisons sauvages, des drive-in, des saloons et des diligences. » : non pas « peut-être » mais sûrement.

Portrait de DBL8

De DBL8

Retraité | 19H47 | 14/03/2009 | Permalien

MERDE ! ! C'est un Etats-Uniens qui parle comme ça ? !
Là… c'est vrai il y a du changement.

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