
Trains américains : vers le TGV, mais à petite vitesse

Alors, ça y est ? Les Etats-Unis, où l'on compte trois autos pour quatre habitants, vont enfin construire des TGV ? Obama l'a promis, mais la culture américaine résiste.
Le « Stimulus Plan » voté par le Congrès prévoit 8 à 9 milliards de dollars pour construire des lignes à grande vitesse sur le territoire des Etats-Unis. Cette somme est bien supérieure à ce qui a jamais été consacré par un gouvernement au développement du rail dans l'histoire du pays.
Au XIXe siècle, le fameux « cheval de fer » avait en effet galopé d'un bout à l'autre du continent sur fonds privés, l'Etat fédéral se contentant d'accorder des concessions gratuites (de terrains qui n'appartenaient à personne sinon aux Indiens) aux compagnies ferroviaires. Fonds privés, oui, et sueur et sang d'ouvriers exploités jusqu'au trognon, c'est une autre histoire…
Que vont-ils donc pouvoir faire avec ces riquiquis 9 milliards de dollars ? Ici, tout le monde s'extasie sur l'énormité de la somme, mais tout est relatif : la seule ligne à grande vitesse (LGV) Paris-Nice n'est-elle pas estimée à 8,5 milliards d'euros ?
Pourtant, les projets fusent de partout : transformer en LGV la ligne existante Chicago-St-Louis, relier Chicago à Minneapolis, poser enfin des rails entre Houston et Dallas au Texas, accélérer la liaison Washington-New York, équiper la Floride, l'Ohio…. Et bien sûr, la Californie, dont le projet est le plus avancé.
Il est évident que le plan fédéral pour le rail concerne des projets en co-financement avec les Etats, voire des compagnies privées. Aux Etats-Unis, rien ne se fait jamais à la seule initiative du « gouvernement », un mot qui file des boutons à la plupart des citoyens.
Pourquoi ? Parce que le gouvernement dépense l'argent des impôts (autre gros mot). Et que les contribuables sont ainsi privés de leur capacité de libres individus à dépenser leur fric comme ils l'entendent. En vertu de quoi les transports publics ont mauvaise presse, car ils coûtent une fortune et ne sont pas rentables. Ils ont besoin, pour fonctionner, de « subventions » (là, on entend carrément des cris d'orfraie.)
« Le rail, un gouffre à fric, pas pratique en plus »
A cette accusation, un internaute répondait ceci le 2 mars, dans la foulée d'une analyse du fondateur du Earth Policy Institute, Lester Brown, sur la nécessaire restructuration des transports aux Etats-Unis :
« La vérité, c'est que n'importe quel mode de transport est dépendant des subventions. Sauf que, quand il s'agit des transports publics, c'est mal, alors que si l'argent public va aux routes ou à l'aviation, on préfère ne pas le savoir, ou même on trouve ça très bien.
En dépit de lourdes subventions, notre système autoroutier n'a jamais généré un centime de profit. En dépit d'aides conséquentes, les compagnies aériennes se cassent la gueule. Mais que le rail et les transports collectifs aient besoin d'aide, là, c'est soudain l'horreur totale ! »
A l'inverse, un autre lecteur fulmine contre la débilité du projet train :
« Le rail, c'est un gouffre à fric, et en plus, c'est pas pratique. Le meilleur système au monde, c'est le CPST (“car personal transit system”, transport perso par voiture).
Le CPST est rapide, adaptable, idéal pour transporter gens et marchandises. Chaque véhicule est conçu pour un usage particulier, il possède un coffre, il choisit la route la plus adaptée à son trajet porte à porte. Le rail, lui, est inflexible, il ne s'adapte pas aux besoins de ses passagers. »
A la décharge des Américains, la plupart n'ont jamais voyagé sur un TGV européen, un Shinkansen japonais, ou un Intercity Express allemand. Leurs références ferroviaires sont en général assez pitoyables, je sais pourquoi.
Priorité aux trains de marchandise
En déménageant en Caroline du Nord, nous étions excités à l'idée de retrouver des trains (on arrivait du Texas, inutile de faire un dessin). Premier week-end, on envoie nos ados en train à Washington, distante de 448 km. Par la route, il faut compter quatre heures et demi. En train, on nous annonce six heures. Les gosses font un peu la tête, mais on leur donne des sandwichs et de la lecture.
Au final, ils arriveront neuf heures plus tard, sur les rotules. On nous a expliqué que l'été, c'était souvent comme ça, car les rails gonflent, se dilatent sous l'emprise de la chaleur, entraînant des arrêts techniques.
Cela dit, l'hiver, ce n'est pas mieux, car Amtrak (la SNCF américaine) fait rouler ses trains de passagers sur des rails appartenant à des sociétés privées, lesquelles donnent priorité aux trains de marchandise. Ceux-ci roulant comme des escargots et accumulant eux-mêmes les retards, calculez.
Quand vous arrivez en France dans une ville inconnue, deux panneaux vous aident à vous orienter : « centre ville », et « gare ». Ici, rien de tel. A part à New York et Chicago, je vous mets au défi de trouver des citadins sachant où se trouve la gare de leur ville (quand il y en a une).
Quand elles n'ont pas été transformées en musée dans les années 60 ou 70, elles ont été déplacées en périphérie, devenant inaccessibles sauf en voiture, et alors elles n'ont pas de parking. Chez nous, à Raleigh (380 000 habitants), c'est symptomatique : les bus urbains ne passent même pas par la gare !
Mon homme, qui est un militant acharné du rail et qui n'a pas le temps de faire de la gym, compense donc en trottant à l'aube 25 minutes à pied, de chez nous à la gare. Une demi-heure plus tard, le train le dépose à Durham (250 000 habitants) au bord d'un talus à peine aménagé, d'où il crapahute encore un quart d'heure vers une station de bus.
Total pour arriver au boulot : une heure et demi, quand il mettrait quarante minutes en bagnole. Tout le monde le prend pour un fou, mais il adore appartenir à cette petite confrérie de « trainophiles » :
« Dans le train, on se connaît tous, on papote, on s'invite à boire des cafés. Les contrôleurs sont épaulés par des retraités d'Amtrak, qui n'arrivent pas à décrocher, et ré-enfilent leur vieil uniforme pour tenir compagnie aux voyageurs. »
Voies inadaptées et gares inaccessibles
Juste pour situer l'échelle de nos références ferroviaires respectives : la SNCF exploite 32 000 km de lignes, et emploie 166 000 personnes (y compris à des tâches non liées au rail) ; Amtrak loue 34 000 km de voies qu'elle n'entretient pas, et emploie 19 000 personnes (à titre de comparaison, la France est plus petite que le Texas).
Certes, on dira qu'Amtrak a déjà l'expérience de la ligne rapide Acela Express, qui court dans un corridor de 710 km entre Washington et Boston sur la côte Est. Mis en service en décembre 2000, les trains Acela sont conçus pour atteindre 240 km/heure. En réalité, leur vitesse moyenne est de 140 km/heure, car ni les voies ni surtout les caténaires antédiluviens ne peuvent supporter pareille vélocité.
Au moins les trains font-ils le plein de passagers, ce qui est la moindre des choses dans une région où les autoroutes sont perpétuellement engorgées. Mais sur la côte Est, de tradition plus européenne, les gares sont encore en centre-ville, et desservies par des métros ou des tramways.
Dans son livre « Plan B 3.0 », Lester Brown appelle de ses vœux « une ligne transcontinentale, conçue pour une vitesse de 273 km/heure » :
« [Elle] mettrait les deux côtes à quinze heures l'une de l'autre, même en incluant des arrêts. Il faudrait aussi une ligne à grande vitesse pour les marchandises, afin de diminuer le nombre de camions sur les routes. »
Lester Brown n'a pas seulement derrière la tête le confort des voyageurs, ou la rapidité du voyage : il a dit qu'un passager de TGV européen émet trois fois moins de CO2 par kilomètre qu'en voiture, et quatre fois moins qu'en avion. Il ajoute que si l'électricité nécessaire à la motrice était d'origine renouvelable, ces émissions deviendraient proches de zéro.
Photo : le projet californien de train à grande vitesse (DR).
A lire aussi
► « End of the Line : The Failure of Amtrak Reform and the Future of America's Passenger Trains » - par Joseph Vranich - AEI Press - 2004.
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De léo solo
18H35 | 09/03/2009 |
Printemps de la poésie 2009
(train)
En sortant de l'école
En sortant de l'école
nous avons rencontré
un grand chemin de fer
qui nous a emmenés
tout autour de la terre
dans un wagon doré
Tout autour de la terre
nous avons rencontré
la mer qui se promenait
avec tous ses coquillages
ses îles parfumées
et puis ses beaux naufrages
et ses saumons fumés
Au-dessus de la mer
nous avons rencontré
la lune et les étoiles
sur un bateau à voiles
partant pour le Japon
et les trois mousquetaires
des cinq doigts de la main
tournant ma manivelle
d'un petit sous-marin
plongeant au fond des mers
pour chercher des oursins
Revenant sur la terre
nous avons rencontré
sur la voie de chemin de fer
une maison qui fuyait
fuyait tout autour de la Terre
fuyait tout autour de la mer
fuyait devant l'hiver
qui voulait l'attraper
Mais nous sur notre chemin de fer
on s'est mis à rouler
rouler derrière l'hiver
et on l'a écrasé
et la maison s'est arrêtée
et le printemps nous a salués
C'était lui le garde-barrière
et il nous a bien remerciés
et toutes les fleurs de toute la terre
soudain se sont mises à pousser
pousser à tort et à travers
sur la voie du chemin de fer
qui ne voulait plus avancer
de peur de les abîmer
Alors on est revenu à pied
à pied tout autour de la terre
à pied tout autour de la mer
tout autour du soleil
de la lune et des étoiles
A pied à cheval en voiture
et en bateau à voiles.
Jacques Prevert
à léo solo
De Oudinot
llanoddr yffr â gastell caedidd cym... | 10H07 | 10/03/2009 |
en sortant de l'école nous voulions emprunter
un petit TER pour nous faire rentrer
Mais malheureusement une catnaire brisée
Poussa les cheminots à faire grève et bloquer
la voie du TER qu'on devait emprunter
à Oudinot
De léo solo
12H54 | 10/03/2009 |
Les cheminots ont pour mission (de service public) de réparer les caténaires.
Ce qu'ils font.
Attention, un train peut en cacher un autre.
à léo solo
De Jip
cadre enseignement | 19H29 | 10/03/2009 |
Il fut un temps (1976) ou la France expérimentait l'aérotrain. Son avenir fut enterré par VGE favorable au lobby du rail.
Or, si la propulsion du véhicule ne serait plus possible aujourd'hui (réacteur d'avion), la légèreté et le faible coût de la construction de la voie sont sans commune mesure face au TGV.
La voie d'essais en béton reste visible le long de la RN20, au sud de Paris, entre Artenay et Saran. Pour l'avoir parcourue à pied j'ai noté son excellente conservation malgré ses trente ans et plus.
Quel gâchis économique et technologique !
à Jip
De bozox
20H50 | 10/03/2009 |
Vu le remplissage des TGV, je n'ose pas imaginer le remplissage des aérotrains si on avait opté pour ça. Il y aurait probablement comme en Inde des passagers sur le toit !
à bozox
De Jip
cadre enseignement | 22H57 | 10/03/2009 |
Toujours facile de gloser ; j'ai donné des arguments quels sont les vôtres sans vous arc-bouter au passé ni à vos clichés ?
à Jip
De jacques13
18H36 | 11/03/2009 |
L'avantage du TGV est sa compatibilité avec le réseau existant donc sa possibilité théorique de desservir la moindre gare sous caténaire (même hors caténaire mais c'est plus compliqué) le descendant du fameux aérotrain c'est le train magnétique qui est en cours d'abandon ,concurrencé par le TGV dont les limites techniques ne sont pas encore atteinte comme l'a prouvé le dernier record de vitesse qui aurait pu dépasser les 600km/h avec des caténaires plus tendues donc plus chères avec la technologie actuelle.
Les limites du développement du train est le système de cantonnement(espacement de sécurité) actuel qui formate les convois en vitesse et en composition.Mais là ,le saut technologique est immense.
De pablico
18H46 | 09/03/2009 |
Pour nous aussi européens on nous a ressassé après guerre, que le modernisme était la voiture individuelle.
On a démonté tous les tramways qui tournaient depuis le début du 20ème siècle, pour donner de la voiture.
résultat :
les villes qui avaient été bâties, avant l'arrivée de la voiture se sont trouvées engorgées, les voitures , bien 50 ou 100 par rue à vitesse escargot ont pollué les gens qui habitaient dans la rue… et tout le monde était content.. on se polluait au progrès… on respirait à plein poumon en permanence le rejet de 50 moteurs…
bon les temps changent, mais doucement..car il fut réapprendre à vivre convenablement, ou plutôt avec bon sens.
pour les plus vieux des riverains, souvenez vous, on disait à l'époque : » je vais rouler en voiture », cela change, maintenant on dit : « je vais me déplacer…'
à pablico
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 20H00 | 09/03/2009 |
Les trams, ou du moins pour les premiers tirés par des chevaux, date de la fin du 19 ièm.
Le tram coute TRÈS cher à fabriquer et installé les rails.
Mais voilà, c'est la grande mode.
à Les Grands Champs
De pablico
20H08 | 09/03/2009 |
ce n'est pas une mode, c'est une nécessite.
Pourquoi toutes les villes(de gauche comme de droite même celles non écolo) se sont précipitées à en faire, et continuer à en faire vitesse grand V. ? ?
ce n'est pas par mode..sinon on aurait vu des villes qui se seraient démarquées.
il doit y avoir des explications bien plus rationnelles que la mode.
à pablico
De Corsaire du Peuple et de la Raison
ingénieur | 05H01 | 10/03/2009 |
C'est moins cher que de construire un métro ?
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De Melinster
Pédant galvanisé | 06H04 | 10/03/2009 |
5 fois moins cher que le métro …
Certaines villes pronnent la mixité : Métro par-ci, Tram par là, en fonction de l'endroit …
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 16H36 | 10/03/2009 |
Non seulement c'est moins cher qu'un métro, mais en plus c'est plus agréable d'être à la surface de la terre, moins dangereux et plus hygiènique.
à pablico
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 07H11 | 10/03/2009 |
Les « explications » ?
Le fric, encore le fric ! !
Cela fait travailler des entreprises et il y a des « magouilles » qui ont, il y a déjà plusieurs années, été dénoncés. C'était un dirigeant d'entreprise (fabrication & fourniture d'isolants pour les rails) qui disait qu'on lui avait demandé une restitution des factures en numéraire ; il y avait un reportage bien fait & dénoncé par l'entreprise qui posait les rails.
Les habitants de la ville de Noisy le Sec ne veulent pas du passage du tram en pleine ville, la Maire ne sait plus comment s'en sortir.
Il faut reconnaitre que sur le Km ou il circule dans cette ville les habitants ont été flouer ! !
Expropriations inutiles, bruit de circulation & vibrations (tram) qui ne devait pas être ; il y a des sites d'habitants qui en parlent.
Si cela fait presque 10 ans que cela dure, ce n'est pas à cause de délires d'habitants.
Et que dire sur la prolongation de celui du périphérique à Paris… c'est un gâchis financier qui ressemble au tonneau des danaïdes !
ET tout ça, c'est NOUS qui le payons par NOS impôts en IDF !
à Les Grands Champs
De ron-ron
09H36 | 10/03/2009 |
A Toulouse, une ligne de métro supplémentaire a été construite il y a un an et demi.
En bus, il me fallait entre 25 minutes et 1h15 pour me rendre dans le centre ou en revenir (suivant les bouchons)
En voiture, j'ai mis 45minutes en soirée pour me rendre chez des amis (feus, bouchons, même à 21h)
En métro, je mets 20 minutes. Pas de parking à payer (les rares place à bas prix étant très dures à trouver, pour une soirée, on arrive rapidement à 5-6 euros par soir), pas d'essence (même si le prix a baissé, 20-30 euros/mois).
En tant que « jeune », le métro me coûte 22euros pour 31 jours. Je peux sortir quand bon me semble, le soir, en journée, en WE, …
Question de sous et de magouille ? Je n'enrichis plus Total ni Vinci dont les tarifs déjà prohibitis ne cessent d'augmenter.
En contrepartie, l'état utilise pour une fois les sous de mes impôts à quelque chose dont l'utilité est palpable.
Et je fais des économies plus que substantielles, mes impôts n'ayant pas significativement augmentés.
Pour avoir connu Montpellier avant et après chaque ligne de tram, je peux là encore assurer que le bilan est positif pour la majorité des 200000 personnes qui résident en ville ou en périphérie : Facilité d'accès au centre-ville et aux points clés, désengorge ment important du trafic routier.
Quant aux transport en commun parisiens … C'est sans doute la ville qui, s'ils y sont le plus développés, en a le plus besoin. En périphérie du moins. Car la banlieue est encore trop mal déservie.
Ouais, ça fait des travaux.
Ouais, ça gêne peut-être un peu les riverains. mais entre les vibrations et le bruit de trams ou de métro, et la vue sur une grosse artère urbaine, constamment encombrée de voiture au ralentie qui déverse klaxon et gaz juste sous vos fenêtre … Il y a des choix qui s'imposent.
à ron-ron
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 10H29 | 10/03/2009 |
Je ne vous parlais pas du métro mais du tram.
Pour nous à Romainville, cela fait plus de 100 ans que nous l'attendons !
Vous lisez bien & je ne me trompe pas CENT ANS que la ligne 11 est attendu d'être prolongée.
Pour les gênes, lorsque l'on n'est pas concerné … c'est TOUJOURS acceptable et ceux qui râle sont des emmerdeurs !
La banlieue à des lignes de transport ayant des tracés mal faites, C'est surtout pour faire plaisir aux élus que les lignes passent par certains endroit, par pour les usagés.
Ne parler pas de ce que vous ne connaissez pas dans votre dernière phrase, lorsque j'évoque Noisy le Sec les habitants de cette ville sont très écoutés et les élus font très attention de ne pas leurs déplaire.
Allez sur les sites en parlant avant de donner votre avis sur eux.
Les moteurs de recherche sont fait pour ça. Essayez :
tram noisy le sec.
Bonne journée.
à ron-ron
De pablico
16H08 | 10/03/2009 |
A Nice, qui ressemblait à un énorme embouteillage permanent, les adversaires du tram eux -même sont maintenant content de se promener sur des avenues sans voitures, faire du vélo en pleine ville, se promener sans surveiller les enfants qui courent de partout.
j'ai un ami qui habite dans le centre ville, avec le tram à ses pieds. Ça ne tremble pas du tout, il y a juste une clochette qui retenti toutes les 5 minutes…ça change des bruits de moteurs, et de klaxons permanent… Il vit maintenant toutes les fenêtres ouvertes.
Il y a comme même pour être franc, un ennui primordial, on entend maintenant les gens s'engueuler dans la rue..de son appart.
à pablico
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H19 | 10/03/2009 |
« on entend maintenant les gens s'engueuler dans la rue..de son appart. »
Dû aux rues piètonnes et le problème est que les gens parlent de plus en plus fort, par contre je ne sais pas si c'est un manque de discrétion, de l'égoïsme ou qu'ils sont sourds.
Peut-être un peu tout ça à la fois
à Les Chats
De pablico
19H18 | 10/03/2009 |
ils ont perdu l'habitude de parler doucement, avec tous les bruits de la ville voiture… mais l'engueulade, ou les cris ne durent que quelques instants… c'est supportable, et du coup tout le monde se met au balcon et regarde, c'est la vie sociale qui reprend.
à Les Chats
De bozox
20H52 | 10/03/2009 |
C'est surtout quand dans les rues non piétonnes… on ne parlait plus ! aucune chance d'être entendu !
à Les Grands Champs
De ragondine
ethnologue | 11H20 | 10/03/2009 |
En tram je met 6 minutes entre Charlety et porte d'ivry avant je mettait entre trente et 40 minutes avec le Bus PC moins de bruit et de pollution , plus de confort, un paysage rénové
j'adore le tram vite sa prolongation…
à ragondine
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 11H39 | 10/03/2009 |
Si vous êtes Parisien, et même si ce n'est pas le cas, allez lire ce qu'en dit le site :
http://delanopolis.fr/
Vous saurez ce qu'il ce passe à son sujet, ce n'est pas triste, profitez-en pour vous informer de l'augmentation des impôts.
à ragondine
De Jip
cadre enseignement | 19H32 | 10/03/2009 |
Sauf que pour votre exemple il existait déjà une voie, celle désaffectée du chemin de fer de la petite couronne. Au lieu de l'employer de façon économique, on a engagé des milliards et bloqué la circulation pendant des années pour les besoins des travaux. Mais ça se voit, c'est bon pour les élections…
à Les Grands Champs
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H00 | 10/03/2009 |
Le tram n'est pas du tout bruyant en tout cas bien moins que les voitures et les derniers modèles encore moins.
Les rails doivent se construire en parallèle des voies de circulation des voitures sur les grands axes comme à Nantes.
Dans cette ville le tram s'étend au delà de la ville sur les villes périphériques et le prix du billet est unique valable 1 heure quels que soient la distance, les changements, arrêt et reprise du trajet sur une autre ligne.
De plus le même ticket est valable sur tout le réseau des transports en commun, tram et bus puisqu'ils appartiennent à la même société d'économie mixte.
A Londres les transports sont devenus privés depuis Thatcher, résultat plusieurs propriétaires différents sur tout le réseau, il faut payer pour chaque tranche de trajet, repayer si vous sortez du métro pour prendre une autre ligne, idem pour les bus.
En plus il n'y a pas de voies pour les bus, si une voiture gêne il faut attendre qu'elle dégage après plusieurs coup de klaxon ou attendre l'intervention de la fourrière, donc retard.
Pour toutes ces raisons c'est très cher et c'est le bordel, aucun moyen de faire coordonner tout ça, en plus les rails sont en très mauvais état, chez eux aussi aucune loi impose d'utiliser les bénéfices pour l'entretien et les réparations plutôt que de les filer aux actionnaires.
Défendre les transports en commun et leur développement, c'est défendre ses intérêts et celui de l'environnement.
Ce qu'il faut ce n'est pas la vitesse, c'est qu'ils soient nombreux, sécurisés et qu'ils desservent un maximum de stations.
à pablico
De Exether
11H10 | 10/03/2009 |
L'explication à mon avis, c'est que l'usager est prêt à dépenser beaucoup d'argent dans sa voiture, mais trouve que la construction et l'exploitation de transport en commun est trop chère.
J'en profite pour signaler une autre source de nuisance des voitures qui est souvent ignorée : le stationnement, les voitures à l'arrêt prennent une place invraisemblables sur nos chaussées. Essayez d'imaginer les rues sans voitures stationnées et de ce qu'on pourrait faire de tout cet espace.
Évidemment, il est difficile de se débarrasser maintenant de pratiques qui nous sont devenues nécessaires, mais je crois qu'il est essentiel de réaliser l'ampleur de la nuisance pour pouvoir trouver des alternatives plus agréables.
à Exether
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 11H43 | 10/03/2009 |
Ils nous ont presque forcé à avoir un véhicule perso en ne développent pas les transports en commun il y a environ 40 ans et les années qui ont suivit.
Maintenant que le plis est prit c'est difficile de changer, d'autant plus que les centre commerciaux sont aux abord des villes. Comment s'y rendre par les transports dans passer beaucoup de temps, et revenir avec des achats encombrants ?
Même de la nourriture tient de la place.
à Les Grands Champs
De bozox
20H55 | 10/03/2009 |
Avec un caddy remorquable à vélo, tout simplement. Les meilleurs sont les caddies Andersen, vendus en France sur delamaison.com ou carrioles.com. Je l'utilise chaque semaine pour aller au marché à 5km aller-retour (en proche banlieue parisienne), le plus pratique c'est qu'on va de l'étalage au frigo sans un seul déchargement/chargement.
à Les Grands Champs
De tchavolo
06H57 | 10/03/2009 |
En plus on voit le paysage. C'est mille fois mieux que le métro.
à tchavolo
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 07H12 | 10/03/2009 |
C'est vrai, j'utilise le bus de préférence au métro, de plus, il n'y a pas d'escaliers !
à pablico
De La framboise enragée
( kärcher fruitier ) | 23H16 | 09/03/2009 |
Au début du siècle tout le monde en ville se chauffait au charbon bas de gamme, les fameux « boulets » de poussières de charbon agglomérées vendus chez tous les bougnats.
Ne parlons pas non plus des ateliers encore largement présents dans Paris et de leurs émanations.
Toutes les photos urbaines de cette époque montre des murs noirs de suie et de crasse.