
Des poulaillers en ville comme antidote à la crise américaine

Jusqu'à dix poules par foyer. Pas de coq. Autorisation administrative requise. Vente des œufs interdite : Durham, en Caroline du Nord, vient de rejoindre le club très fermé des villes américaines qui autorisent leurs riverains à élever des gallinacés pour mettre du beurre dans les épinards.
La bataille municipale durait depuis un an. Elle était conduite par une association au nom marrant, les Hens (Healthy Eggs Neibhborhood Supporters, les « supporters des œufs bons pour la santé dans le quartier », « hen » signifiant poule en anglais). Les Hens appartiennent au mouvement américain Urban Chicken.
Une autre association locale, nettement plus ancienne puisqu'elle a joué un rôle majeur dans les luttes historiques de noirs contre la ségrégation, s'opposait à l'autorisation : le Durham Committee on the Affairs of Black People (je ne traduis pas). En concédant sa défaite lundi soir, lors du vote, sa présidente, Lavonia Allison, a expliqué :
« Je n'ai rien contre les poulets, mais ça m'ennuie que nous régressions ainsi… Nous sommes une ville, tout de même. »
Durham, ses usines fermées et son université
Pareille querelle ne peut se comprendre sans connaître l'histoire de Durham (218 000 habitants) et de ses sensibilités raciales à fleur de peau. Toute proche de Raleigh, la capitale de Caroline du Nord, Durham a été une ville industrielle qui a employé des dizaines de milliers d'ouvriers (noirs la plupart du temps) dans ses usines de transformation du tabac et ses manufactures textiles.
Ces deux industries s'étant complètement effondrées, les usines ont fermé les unes après les autres, laissant autant de chômeurs noirs sur le carreau. Pour le coup, les solides institutions financières créées et toujours contrôlées par la communauté noire de Durham ont également réduit la voilure.
Il y a toujours eu une autre source d'emplois à Durham : l'université privée Duke, considérée comme l'une des dix meilleures des Etats-Unis, où travaillent 39 000 personnes (pour 13 000 étudiants, ça peut faire rêver les facs françaises), dont des milliers de chercheurs, profs, docteurs, employés de laboratoire, gens de service, sans compter tous les étudiants qui consomment en ville.
Comme souvent dans les villes américaines, on trouve à Durham très peu d'habitat collectif. Quoique les appartements chics se multiplient désormais dans les grandioses anciennes usines transformées en loft… Donc, misérables ou luxueuses, les maisons entourées de jardins sont la règle.
Revenons à nos poulettes. Vous avez d'un côté des pauvres qui n'ont pas les moyens de s'approvisionner en bonnes choses au supermarché ; de l'autre des gens instruits, soucieux de la qualité de leurs aliments, souvent impliqués dans la défense de l'environnement (un souci encore très largement réservé à une certaine classe sociale). Ces deux groupes ont trouvé leurs chevaliers dans Hens.
Sauf que ce retour des poules dans les arrière-cour ravive de mauvais souvenirs chez certains blacks. Dans les années 30, 40 et 50, au temps de la ségrégation, les gens survivaient tant bien que mal en cultivant des potagers et en récoltant leurs œufs.
Aujourd'hui, si certains quartiers ont toujours une allure miteuse et une réputation de coupe-gorge, au moins la dignité de la communauté noire est-elle sauve : ses membres se fournissent dans des magasins.
Des règles d'élevage très strictes
Le vote des élus de Durham ravit les amateurs d'œufs frais et de « home raised fried chicken » (poulet frit élevé à domicile). Curieusement, seules quatre autres villes américaines autorisent l'élevage des volailles en ville : Seattle (paradis des babas et des écolos), New York (où vivent donc les cocottes dans cet univers minéral ? ), Raleigh et Charlotte, la plus grande ville de Caroline du Nord, dédiée aux transactions financières et aux banques.
La Caroline du Nord est visiblement en pointe dans ce combat partiel contre la vie chère. Mais attention, les règles sont strictes. Outre celles indiquées plus haut, les voisins doivent obligatoirement donner un accord formel au projet de basse-cour, ce qui ne ravit pas du tout les Hens.
Les aviculteurs amateurs sont priés de garder leurs poulets captifs, de n'utiliser qu'une partie des fientes comme engrais (sachant que la percolation de cet azote ultrapuissant peut polluer gravement les sols), et de conditionner hermétiquement le reste avant de le jeter aux ordures (lesquelles vont forcément en décharge).
Ce sont précisément ces règles, importantes pour éviter des conflits de voisinage et des problèmes d'environnement, qui motivaient l'opposition de Jackie Wagstaff, une ancienne conseillère municipale :
« Nos agents municipaux sont déjà complètement débordés de travail. S'ils doivent en plus inspecter des poulaillers… Comment la municipalité compte-t-elle s'y prendre pour faire appliquer sa loi ? »
A mon avis, les autorités seront de plus en plus cools envers les adeptes de l'autosuffisance. Surtout dans des villes comme Durham, ou dans n'importe quel bled touché par la crise, où le nombre de famille bénéficiant de l'aide alimentaire (food stamps) est en train de grimper en flèche.
A lire aussi sur Rue89 :
► Tous les articles d'American Ecolo
Ailleurs sur le Web :
► Un article du New York Times sur la misère qui monte aux Etats-Unis
► Un site (en anglais) pour élever des poules chez soi, Chicken Keeping Secrets
► Le site Facebook des Urban Chicken
► Le site des Urban Chicken
Photo : Des poules dans le Maryland (Joshua Roberts/Reuters).
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De tonton nano
enfin retraité | 12H07 | 20/02/2009 |
Pourquoi que des poules ? ah au fait on épelle comment en français le mâle chez chez cette espèce (COQ) le puritanisme peut expliquer cela ! !
à tonton nano
De hoshiko
14H25 | 20/02/2009 |
« Pourquoi que des poules ? »
Parce que pour faire des oeufs non-fécondés, on n'a besoin que des femelles…
Et puis, un coq ça chante (= troubles du voisinage) et ça féconde les poules (= augmentation du cheptel = poulets à manger = ça commence à ressembler à un sacré commerce).
« ah au fait on épelle comment en français le mâle chez chez cette espèce (COQ) le puritanisme peut expliquer cela ! ! »
Euh, faut se calmer, je crois.
à hoshiko
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 14H49 | 20/02/2009 |
Bien ré…pondu, Hoshiko : -)
Effectivement, il n'est nul besoin de coq dans une basse-cour : les poules s'en foutent complètement (on en a eu pendant longtemps, des quiquines¹). Par contre, une poule ou un coq seul dépriment très vite.
Une dizaine de poulettes bien menées sont mûres pour la casserole en moins de six mois et coûtent peu cher à nourrir (maïs + toutes sortes de restes alimentaires), et c'est tellement bon…
1 : petite variété rustique de poule Nègre soie, en jargon gascon :
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De hoshiko
16H00 | 20/02/2009 |
Bon Diu ! Es aquo, una quiquina ?
Me farià paur ! ; )
Adishatz Cyp !
Ps : « Bien ré…pondu, Hoshiko : -) » : j'adore !
à hoshiko
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 17H31 | 20/02/2009 |
Es una quiquinettina, miladiou !
Ça fait effectivement peur, vu de près… c'est là qu'on réalise que ces volatiles descendent directement des dinosaures…
Le plus étrange, c'est qu'elles ont les os bleus et la chair violine… Plumée-vidée, une quiquine fait à peine 800 grammes, mais alors quel régal ! Et les œufs : plus de jaune que de blanc, et le goût… aahhh, le goût ! frits dans une huile truffée (qui coûte que dalle à bricoler avec des épluchures de truffe), c'est l'orgasme des papilles garanti : -)
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De viva zebda
rameur | 18H20 | 20/02/2009 |
macaréo,j'en ai l'eau a la bouche !
http://www.dailymotion.com/video/x2exgn_le-poulet-remi-gaillard_fun
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De jean.pierre
16H28 | 20/02/2009 |
c'est sympa mais y a rien à bouffer dessus et les cocos tout petits
pour ce qui est du maïs, faut pas l'acheter au magasin ( ça fait cher l'oeuf ! ) mais directement au paysan qui le conserve au cribs.
autre inconvénient : si leur parcours c'est votre pelouse…..elle va vite etre minable, mais bon faut savoir ce que l'on veut
ou alors la solution intermédiaire : une cage à poule de plusieurs m2 sans fond avec pondoir, perchoir et abri, sur roues de brouette qu'on déplace tous les jours…….facile à faire
quand vous aurez gouté a de VRAIS oeufs de ferme……vous hallucinerez d'avoir pu mangé si longtemps de la merde
à tonton nano
De luganys
17H23 | 20/02/2009 |
Regardez plutôt « fais la poule » de sebasto :
http://www.youtube.com/watch ? v=d5lZB0JM2Sc
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 12H09 | 20/02/2009 |
200 000hb, très peu d'habitats collectifs…
Je l'admets, ça dépasse mon entendement… La banlieue pavillonnaire à l'échelle d'une grande ville… Quelle horreur…
Enfin ça ne leur fera pas de mal à ces braves citadins de voir d'où vient la viande.
Le cri du poulet qu'on égorge au petit matin, le sang qui ruisselle, les bestioles qui se battent pour le boire, l'éviscération et le plumage, tant de chose qui leur permettront de se rappeler que la viande ne pousse pas dans les arbres, que nous sommes des carnivores, que nous tuons pour manger, bref que le meurtre est naturel (oups…).
Enfin j'espère pour eux que ce ne sont pas des jardins de 4m², parce que lorsqu'ils auront une poule tous les mètres sur plusieurs hectares, ils vont comprendre leur douleur.
Et je parle même pas du massacre en cas de grippe aviaire.
De pablico
12H19 | 20/02/2009 |
des poules, pas de lapins, car ils ne sont pas du tout lapins les anglo saxons..
De jean breton
républicain laïque | 12H20 | 20/02/2009 |
C'est la régression vers l'autoconsommation médiévale.
Sans parler des risques sanitaires, notamment les salmonelles dangereuses pour tous surtout les enfants ;
à jean breton
De jean.pierre
14H43 | 20/02/2009 |
oui zavez raison !
on en est à notre deuxieme fosse commune déja depuis le début de l'année dans le village……
à jean breton
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 14H54 | 20/02/2009 |
Faut cesser de vivre, Jean : tu n'es qu'un amas de miasmes en rut, comme tous les grands primates…
Je te laisse visualiser ton horrible flore intestinale et te souhaite de joyeux cauchemars.
à jean breton
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 17H01 | 20/02/2009 |
Ah zut alors, faut que j'en parle à mon voisin. Il a des poules dans son jardin, et quelquefois il y en a une qui fait le mur pour venir chez moi…
Au secours ! ! ! ! ! ! ! !
Plus sérieusement, sortez le dimanche. Y a un truc qu'on appelle la campagne, on y croise des vaches, des poules, des canards…
à Pseudo
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nc | 17H29 | 20/02/2009 |
Non et puis t'as vu, Pseudo : Jean est atrocement barbu. Or les poils, c'est sale.
J'y serrerai pas la pince, à ce Jean, de peur qu'il me tende celle d'un de ses acariens : -)
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De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 19H50 | 20/02/2009 |
Sans compter les miettes de son déjeuner. : -))
à Pseudo
De Emma T
TBBT addict. | 22H27 | 20/02/2009 |
Ououououh mais depuis Ghost Dog, la volaille sur les toits dl'immeubles…
: -)) à tous
à Emma T
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nc | 22H35 | 20/02/2009 |
Tiens, je vais lui montrer à Monsieur Propre (mais barbu), à quoi ressemblent les poules démicrobisées, après une vie passée en batterie :
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De jean breton
républicain laïque | 20H47 | 21/02/2009 |
Pour Pseudo, cyp, jean-pierre, emma T : à mon avis c'est une connerie de développer la présence de poules en ville.
la présence de poules est liée aux salmonelloses qui sont les infections alimentaires les plus graves.
Avant de parler renseignez vous un peu.
par exemple : faites « salmonelles » sur Wikipedia (vous connaissez).
Si vous ne comprenez pas, revenez vers moi.
Je peux vous traduire en plus simple encore.
C'est mon métier depuis trente ans.
« L'ignorance n'excuse pas la betise »
disait pasteur
à jean breton
De Emma T
TBBT addict. | 09H52 | 22/02/2009 |
Bonjour Jean, je ne pige pas trop pourquoi vous dites ça : je parlais de Ghost Dog et de sa volière crade sur un toit de N.Y. … vous n'avez peut-être pas vu le film. Ceci dit, vous avez le droit de ne pas aimer Jarmush. Ni Brusati d'ailleurs.
Alors voyons, cette histoire de poules : personnellement, je ne me rappelle même pas avoir donné mon avis. En fait, il y a ville et ville. Un riverain rappelait la spécificité du parcellaire américain avec prédominance de l'habitat individuel. Il ne s'agit pas d'élever des poules sur son balcon.
(Par « la présence de poules est liée aux salmonelloses », vous voulez dire « la présence de salmonellose est liée aux poules » je suppose ? )
Je comprends que vous soyez, en temps qu'expert, préoccupé pour les américains aussi « ignorants et bêtes » que nous, et je propose que vous alliez donc sur place leur exposer votre point de vue. Ils risquent d'être un peu surpris parce qu'il ne me semble pas que leurs services vétérinaires ni que leur Afssa locale soient beaucoup moins performants que les nôtres.
En tous les cas, il y a un moment que c'est autorisé à N.Y. et les poules n'ont pas l'air d'être le principal sujet de préocupation de cette ville ma foi.
Vous savez Jean, vous parlez de régression et d'autoconsomation. Certes. Mais ce à quoi aspirent beaucoup, c'est qu'on leur fiche un peu la paix. Au risque de la salmonellose.
Perso, je m'en fiche, j'élève du renard. Pour l'autonomie vestimentaire. Et puis je pourrai les louer en cas d'IA HP / H5 H7. : -)
Bon we Jean.
à jean breton
De jean.pierre
16H58 | 23/02/2009 |
qu'est ce que vous appellez présence de volatile ?
moi je ne vous parle pas d'élevage comme en thailande ou autres pays asiatiques !
arrétez de délirer……
on a plus a craindre de la présence de tubards dans le métro aux heures de pointe
à Pseudo
De sup à la demande du riverain 28.09.09
20H30 | 20/02/2009 |
Plus serieusement viendez a paris y a un truc qui s'appelle le salon de l'agriculture ,on y croise,des poules,des canards,…y a meme des gens de la campagne et des petits teigneux qui remballent les gens en voulant leur leur serrer la main …si…si …
Signé :
(quelqu'un qu'a quitté la campagne pour la banlieue parisienne et qui commence sérieusement a regretter)
à sup à la demande du riverain 28.09.09
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 10H52 | 21/02/2009 |
Malheureux !
Quitter notre belle vallée pour aller m'enterrer vivant dans le béton, chez les sinistrés du sourire ?
Ah que non !
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De sup à la demande du riverain 28.09.09
14H34 | 21/02/2009 |
J'ai un dicton a moi : un parisien qui fait la gueule tous les jours(metro,boulot,dodo,météo) c'est normal …
S'il continue a la faire en partant au soleil il passe pour un fada ….
De Lemmy_Nothor
En cavale | 13H01 | 20/02/2009 |
20 février 2005….Woody Creek, Aspen Colorado…
Football seasons over. No More Games. No More Bombs. No More Walking. No More Fun. No More Swimming. 67. That is 17 years past 50. 17 more than I needed or wanted. Boring. I am always bitchy. No Fun — for anybody. 67. You are getting Greedy. Act your old age. Relax — This won't hurt.
Thanks Hunter….you did change my life.
http://www.hstmemorial.com/
De ifaker
Icissien | 13H04 | 20/02/2009 |
quelle régression ? celle d'être indépendant ? de savoir ce que l'on mange et comment cela a été produit ? de ne plus manger les saloperies pleines d'engrais , de pesticides et autre OGM proposées par des magasins qui margent comme des malpropres ?
mais c'est plutôt un progrès Jean que de se souvenir enfin de ce que l'on est : des Mammifères omnivores dépendants comme tous les autres de notre environnement …..
à ifaker
De Camille
Mauvais genre | 16H24 | 20/02/2009 |
Vous savez pourquoi la grippe vient de Chine ? Parce que les volailles vivent avec les êtres humains dans une forte promiscuité… Régression sanitaire indiscutablement si tout le monde se met à dormir avec ses poules dans des endroits pas forcément adaptés, régerssion écologique si azote il y a, régression par rapport à des espaces adaptés (=grands) mais oui progression par rapport aux cages où les poules deviennent folles.
à Camille
De Lemmy_Nothor
En cavale | 16H47 | 20/02/2009 |
Ce que tu dis est vrai. Mais on ne peut pas comparer l'espace vital aux Etats Unis avec l'espace vital en Asie….ou même en Europe.
Tout est beaucoup plus grand aux EU….les jardins font facilement 10 mètres par 10…..il y a de la place pour dix poules, sans mettre en danger les habitants de la maison.
Je vis en Espagne, à Barcelone, et je m'y sens très coincé par rapport à ce que j'ai connu aux Etats Unis. Je suis passé d'un apart. de 170 metres carrés a 45 metres carrés…..et ici ça me coute plus du double. Mon chat aussi y fait la gueule…..
à Camille
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 17H03 | 20/02/2009 |
Camille, en France aussi, il y a des hommes qui dorment avec des poules. Mais ils risquent plus des MST que la grippe aviaire. ; -))
à Pseudo
De Lemmy_Nothor
En cavale | 17H04 | 20/02/2009 |
Tu es sure qu'ils restent pour y dormir ? ? ? J'ai un doute….