
Ecologie : pour sauver la planète, les petits gestes ne suffisent pas
Deux ouvrages, aux Etats-Unis et en France, montrent les limites des efforts individuels, et prônent une rupture avec le capitalisme.

Sortir du capitalisme pour sauver la planète, c'est dans l'air des deux côtés de l'Atlantique. Mais là où les Américains prennent des précautions de sioux pour ne pas être accusés de communisme, les Français n'ont pas ces pudeurs : ils osent volontiers les mots « utopie », « coopérative » et autres « rapports de classe ».
Deux auteurs, l'un français, l'autre états-unien, représentent ce courant qui a pris une ampleur inattendue avec l'emballement de la crise actuelle. Tous deux théorisent les fondations du nouveau monde nécessaire, qui ferait presque totalement table rase de l'actuel. Encore que l'Américain soit un peu moins radical, question de contexte historique sans doute.
James Gustav Speth, doyen à l'université Yale de la School of Forestry and Environmental Studies, a publié en 2008 « The Bridge at The Edge of The World : capitalism, the environment, and crossing from crisis to sustainability ». Traduction approximative : « Le Pont du bout du monde : le capitalisme, l'environnement, et le passage de la crise vers la durabilité. »
Gus Speth y pose notamment la question suivante :
« Comment expliquer ce paradoxe ? La communauté de ceux qui se soucient de l'environnement -à laquelle j'ai appartenu toute ma vie- ne cesse de grandir, de se sophistiquer et d'accroître son influence, elle lève des fonds considérables, et pourtant, les choses vont de pire en pire. »
« Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme »
Hervé Kempf, dont j'ai déjà évoqué l'ouvrage « Comment les riches détruisent la planète » (2007), publie cette semaine une suite à ce premier opus déjà traduit en quatre langues « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ».
Kempf y reprend des éléments de sa démonstration initiale, et expose sa méthode, analogue à celle de son confrère américain, mais en tournant moins autour du pot :
« Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l'économie n'est pas reine mais outil, où la coopération l'emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. »
Dit comme ça, c'est presque bateau, mais le livre de Kempf, court et facile à lire, est un concentré d'efficacité démonstrative. Il n'assomme pas le lecteur avec le détail de la catastrophe écologique mondiale en cours, celle-ci étant censée lui être déjà plus ou moins connue. Kempf rappelle les origines de la dérive qui nous a entraînés dans ce pétrin :
« Dans “Comment les riches détruisent la planète”, j'ai décrit la crise écologique et montré son articulation avec la situation sociale actuelle, marquée par une extrême inégalité. (…) J'ai résumé l'analyse du grand économiste Thorstein Veblen. Pour celui-ci, l'économie des sociétés humaines est dominée par un ressort, “la tendance à rivaliser -à se comparer à autrui pour le rabaisser'.
Le but essentiel de la richesse n'est pas de répondre à un besoin matériel, mais d'assurer une ‘distinction provocante’, autrement dit d'exhiber les signes d'un statut supérieur à celui de ses congénères. (…) Cela nourrit une consommation ostentatoire et un gaspillage généralisé.”
A l'origine de la catastrophe écologique, des dérives individualistes
Dans ce nouveau livre, Kempf laisse un peu tomber les super riches -il leur a déjà réglé leur compte- pour nous enfoncer, nous, gens ordinaires souvent plein de bonne volonté, le nez dans notre caca. En gros, au cours de trente dernières années, le capitalisme a exacerbé l'idéologie individualiste au plus haut point, “en valorisant à l'extrême l'enrichissement et la réussite individuelle au détriment du bien commun”.
Kempf déniche les dérives individualistes du capitalisme là où on n'aurait pas forcément pensé à les y voir, ni surtout à les lier aux dégâts écologiques : dans le délitement des liens familiaux, la pornographie, le trafic d'êtres humains, le remplacement du politique et de l'action collective par la psychologie à toutes les sauces…
“Car pour la personne à qui l'on répète sans arrêt que sa vie ne dépend que d'elle et que les liens sociaux sont d'importance secondaire, la satisfaction se trouve d'abord dans la satisfaction matérielle : elle est source de plaisir -un plaisir qu'on ne trouve plus dans l'interaction et le partage avec les autres.”
Gus Speth est sur la même longueur d'onde qu'Hervé Kempf, mais il le dit à sa manière, politiquement correcte, soucieuse de ne pas froisser la sensibilité des gens qui s'impliquent avec cœur, dans son pays, pour faire évoluer les politiques publiques et leur propre vie.
Gus Speth balaie les conclusions naïves d'Al Gore
Il leur démontre gentiment que la technologie, la science, le progrès technique, dont les Etats-Unis sont si fiers d'être souvent leaders, ne suffiront pas à restaurer l'état de la planète, ni à assurer à l'humanité le train de vie dont les pays riches se prévalent.
En gros, il balaie l'assurance donnée par Al Gore à ses concitoyens dans son film “Une vérité qui dérange”. L'ex-vice-président explique, dans qu'avec un peu de bonne volonté individuelle et beaucoup de technologies nouvelles, on peut inverser le cours de choses. Speth estime que cette approche est dépassée :
“La situation requiert des changements plus profonds et plus systémiques que l'approche environnementale en vigueur aujourd'hui. On doit complètement changer le système.”
Hervé Kempf ménage encore moins ses lecteurs. Pour lui, les fameuses technologies vertes dont on nous rebat les oreilles, nous promettant grâce à elles le retour de la croissance (verte, la croissance ! ), sont plus dangereuses qu'utiles à la bonne santé de la planète.
Non pas intrinsèquement (c'est toujours mieux de produire de l'électricité avec du vent qu'avec du charbon), mais parce que pour Areva, Suez, EDF, Endesa, E.ON, Enel, etc., il n'y a aucun changement de modèle énergétique en jeu, seulement une opportunité à saisir dans la compétition en cours entre grands producteurs. Le mot d'ordre reste : produire ».
Les conseils écolos se situent toujours du point de vue de l'individu
Kempf massacre la « bien-pensance écologique, nichée dans les détails », qui a contaminé les plus fervents écolos :
« Tous les guides expliquant comment vivre en “vert” se situent du point de vue de l'individu, jamais du collectif. (…) “Je me préserve des grosses chaleurs”, “je réutilise mes objets”, “je refuse les traitements chimiques”, “je démarre en douceur”, etc…
Etre consom'acteur, chez Nature et Découvertes, invite à “consommer engagé”, puisque “consommer = voter”, et range les actions entre “ma cuisine”, “ma trousse de toilette”, “mon garage”, “mon atelier'… EDF, dans son guide ‘E = moins de CO2’, range l'univers entre ‘ma planète’ et ‘ma maison'. (…)
Dans le paradis capitaliste, il suffit que nous fassions les bons gestes pour la planète’, et ‘les politiques et les industriels suivront'.’
Gloups. A quoi ça sert de faire des efforts si on est tellement ridicule ? Kempf et Speth sont en accord sur ce point : seule l'action collective, massive, stratégiquement concertée, a des chances d'inverser la tendance.
‘Je ne suis pas en train de vous dire : Arrêter de recycler'’, écrit Gus Speth, ‘mais je dis : Bâtissez un mouvement collectif’, et ‘confrontez la consommation avec une nouvelle éthique d'autosuffisance'.’
Un mouvement de fond en cours aux Etats-Unis
Kempf est encore plus offensif :
‘Chacun, chaque groupe, pourrait dans son coin réaliser son bout d'utopie. Il se ferait sans doute plaisir, mais cela ne changerait pas grand-chose au système, puisque sa force découle du fait que les agents adoptent un comportement individualiste. (…)
L'enjeu n'est pas de lancer des alternatives. Il est de marginaliser le principe de maximisation du profit en plaçant la logique coopérative au cœur du système économique.’
J'ai choisi d'insister davantage sur le livre d'Hervé Kempf pour trois raisons : il sort le 8 janvier en librairie ; il contient de nombreux exemples français et européens plus parlants pour le lecteur que ceux pris dans le contexte culturel américain ; enfin, il aborde de front la question des inégalités sociales, dans un langage plus brusque qui me convient mieux. C'est purement personnel.
En revanche, l'approche de Gus Speth est d'autant plus remarquable qu'elle accompagne un mouvement de fond en cours aux Etats-Unis. Quelque chose qui s'apparente aux expériences alternatives écolos de certaines communautés des années 70, sauf qu'aujourd'hui, leurs acteurs n'ont pas la prétention de vivre en marge du système. Ils vivent dedans, autrement, avec moins, volontairement beaucoup moins.
Je reviendrai bientôt sur ce sujet des ‘volontaires de la simplicité’, qui commence à passionner la presse nationale. En attendant, on peut lire ce reportage paru dans le numéro de janvier de O, le magazine d'Oprah Winfray.
► Pour sauver la planète, sortez du capitalisme d'Hervé Kempf - éd. du Seuil - 14€.
► The Bridge at The Edge of the World de James Gustave Speth - Yale University Press - 320p., env. 28$.
Illustration : Che Guevara écolo (Audrey Cerdan et Yann Guégan).
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De fatalyst
15H27 | 08/01/2009 |
Bon je vais prendre ma peau de bête et aller m'enfermer dans une grotte….
L'individualisme à créer les catastrophes mondiale ? Mais c'est pas les pouvoirs public qui ont soutenu que l'amiante est une bonne chose ?
Que la cigarette ne tué pas ?
Que Boire un petit coup c'est agréable ?
Non vraiment, maintenant on veut nous culpabiliser.
Moi l'écologie j'en fait tout les jours. J'ai attendu personne pour en faire et ce n'est pas en écoutant ou en lisant des absurdités que je changerai d'un iota. Il y a quelques temps, un journaliste est venu me voir pour faire la promotion de la plongée sous marine, il m'a posé cette question :
» quel est la première fonction du plongeur ? ) je lui ai répondu « faire de l'écologie pendant sa plongée mais aussi dans sa vie et c'est grâce aux petits gestes de tous les jours que l'on pourra sauver nos océans. »
à fatalyst
De reveric
Rillard | 17H32 | 08/01/2009 |
et que vivre sous les ligne à haute tension c'est bon pour la santé…
à reveric
De fatalyst
20H36 | 08/01/2009 |
Oui ; -) ma liste n'est pas exhaustive….. y en a une qui me fait « rire », c'est les légumes en boite sont tout aussi bon qu'un légume frais…. Elle est pas belle celle là ! ! ! !
Et le distilbène ! ! ! Humm yabon pour les enfants ! ! ! !
Enfin si vous en avez encore de « bonnes », je suis preneur. Encore un fois je ne vais pas culpabiliser parce notre profil économique est ailleurs maintenant, les ÉNORMES profit sur l'écologie se feront avec ou sans nous, mais sera sans moi….. Si tout le monde balayaient devant sa porte, je suis sur que tout de suite ça irait mieux. Et juste deux petit exemple justement sur les déchets. J'habite à Bordeaux (coté le Bouscat) et en face des boulevards se trouve Bordeaux. Et bien nous, nous avons deux poubelles (une noire et une verte), pas à Bordeaux sympa l'écologie. Plus fort encore, les éboueurs passent donc pour deux containers, et où vont-ils déverser la poubelles verte ? Dans les déchets des poubelles noire…… BRAVO ! ! ! ! ! les écolos belle preuve de je m'en foutisme, non ?
à fatalyst
De Teberli
Enseignant | 00H33 | 10/01/2009 |
Et plonger dans une mer poubelle nucléaire et chimique, ça fait quoi ? Ne croyez vous pas que la situation exige un peu plus que des petits gestes ?
Je pense que nous devons changer la société et la théorie du laisser faire libéral-capitaliste et pour y parvenir, il faut bien agir politiquement, non ?
De stangrof
15H33 | 08/01/2009 |
L » ennemi commun de l'humanité est l'homme
Dans la recherche d » un ennemi commun, contre lequel nous pourrions unir ( la planète ), nous avons développés l'idée que la pollution, la menace du réchauffement de la planète, la pénurie d'eau, la famine et ainsi de suite, ferait l » affaire. Dans leurs totalités et leurs interactions, ces phénomènes constituent une menace commune qui doit être confronté par tout le monde, ensemble. Mais, en désignant ces dangers comme l » ennemi, nous tombons dans le piège, dont nous avons déjà mis en garde les lecteurs, à savoir confondre les symptômes avec les causes. Tous ces dangers sont causés par les interventions humaines dans les processus naturels, et ce n'est que par un changement d » attitude et de comportement qu » ils peuvent être surmontés. Le véritable ennemi est l » humanité elle-même.
La Première révolution mondiale : un rapport du Conseil du Club de Rome
par Alexander King (Auteur), Bertrand Schneider (Auteur) 1991
Le réchauffement climatique est un mensonge totale
a lire ici par exemple
http://www.ipernity.com/blog/stangrof/111139
et mr gore qui fait une montagne de fric tout en virant les scientifiques pas d'accord avec lui
http://www.ipernity.com/blog/stangrof/116140
« La science n'a pas a influencé les politiques publiques »
http://epw.senate.gov/public/index.cfm ? FuseAction=Minority.Blogs&Content…
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De daniel machet
prof | 15H48 | 08/01/2009 |
L'ennemi commun de l'humanité est l'homme qui refuse son humanité.
De fatalyst
16H36 | 08/01/2009 |
Je suis rassuré, y en a encore qui peuvent penser par eux même, OUFFFF ! ! ! ! ! ! Je respire et par le fait, d'accord avec vous.
PS : Une petite précision tout de même, on ne parle plus de réchauffement climatique mais de CHANGEMENT CLIMATIQUE nuance n'est-ce pas ? Comme quoi, tout évolue…. dans leur sens. Aller, une petite pensée aux Marseillais qui doivent bien le ressentir le réchauffement climatique…………………………
De delalo
citoyen outragé | 17H54 | 08/01/2009 |
Stangrof, j'ai que vous aviez mis sur dailymotion un extrait d'émission avec Attali. Mais aviez vous remarquez ce fait qui s'est déroulé pendant un échange entre Atalii et y. Moulier-boutang qui venait de dire qu'il fallait investir massivement dans l'écologie et changer de fonctionnement au lieu de filer 1000 euros pour changer de bagnoles….
regardez (c'est le billet : Attali sans fard) et faites circuler.
http://www.sachonsle.canalblog.com/
à delalo
De stangrof
22H55 | 08/01/2009 |
excellent, non, je l'avais raté mais ça n'a rien d'étonnant. On passe a la télé pour deux raison, parce qu'on est sous contrôle ou pour se faire tuer médiatiquement.
albert pike : « nous ne parlons jamais aussi clairement entre nous qu'en public » sous entendu le public ne comprends pas ce qu'il voit et entends
De hassancehef
pourfendeur de neuneus | 18H30 | 08/01/2009 |
Mon Dieu, enfin un peu de bon sens…
Il faut donc sortir du capitalisme et retourner au stalinisme, en l'habillant de vert parce que c'est plus chic, c'est bien ça qu'il dit, Kempf ?
Vous savez où vous pouvez vous le mettre, votre nouvel ordre mondial vert ( de gris), maudits khmers verts ?
Quant à Gore, il fait une montagne de fric avec son hedge funds gérant les placements dans le business « vert ». Sisi, regardez : www.generalinvestment.com
Excellent, non ? Il crée la panique pour mieux en récolter les fruits derrière…
Allez tous au diable, les donneurs de leçons écolo-bobos, et laissez-nous vivre en paix…
à hassancehef
De la panthère verte
19H51 | 08/01/2009 |
« laissez nous vivre en paix“= en affamant les autres ? en préparant une planète bien pourrie ?
j ai comme l'impression que votre appel à la paix, se résume à revendiquer votre individualisme de bourgeois pas bohème…
à la panthère verte
De hassancehef
pourfendeur de neuneus | 20H24 | 08/01/2009 |
Je ne suis pas bourgeois, et je n'en ai rien à carrer de vos leçons de morale d'ayatollahs écolos, de vrais bienfaiteurs de l'humanité qui ne rêvent que de nous faire tous vivre, et crever, comme des Sierra-Leonais…
Je combattrai toujours toutes les dictatures, qu'elles soient rouges, vertes de gris, ou vertes tout court !
à hassancehef
De fatalyst
20H44 | 08/01/2009 |
C'est pas la peine de HURLEZ ! ! ! Voilà maintenant j'ai des Acouphènes ! ! ! ! Vous voulez défoncer des portes ouverte, il y a des indécrottables utopistes, laissez-les faire et continué à faire comme bon vous semble…. Pour moi, vous avez raison, mais bon ! ! ! ! Quand ça veux pas, ça veux pas.
à hassancehef
De la panthère verte
20H50 | 08/01/2009 |
ce que vous appelez dictature j appelle ça bon sens, ça doit être un problème sémantique…
et merci pour la caricature des sierra-leonais, ça en dit long sur votre façon de voir les choses, on croirait du W.Bush : soit on est pour le marché soit on rêve de voir mourir tout le monde dans la famine…
d'ailleurs, vous qui vous posez en combattant de toutes les formes de dictature, ne croyez vous pas que la dictature bleue (car vous aimez simplifier le tout par l'attribution de couleurs) du Kapital tel que nous la vivons ne mérite t elle pas d'être combattue comme le propose l'article ?
bref, à part vouloir conserver votre petite vie d'individualiste consummériste au détriment des plus faibles , il n'y a pas grand chose de cohérent dans vos propos
et s'il vous plait, essayez d'éviter de répondre « je ne suis pas un bourgeois », ça me fait toujours penser aux pensionnaires d'asiles qui disent à tue-tête « je ne suis pas fou ».
à la panthère verte
De fatalyst
21H36 | 08/01/2009 |
Ce que veut-dire hassancehef, c'est qu'il ne veut pas déshabiller Paul, pour habiller Jaques, en clair en finir avec le capitalisme financier et repartir avec un capitalisme vert. Ce qui reviens à la même chose, sauf qu'avec le vert il y a une plus grande croissance maintenant puisque c'est la mode, donc il faut en profiter (pour les capitalistes de la finance). Et comme moi, il en a marre de voir des pseudo écolos venir nous dire ce qui est bon pour la planète ou pas alors qu'il y a quelques années ces mêmes personnes ne savaient pas venir nettoyer un littoral rempli de leurs déchets. Voili, voilou ! ! !
PS : regardez bien l'image de mon pseudo et peut-être vous comprendrez.
à fatalyst
De la tite louloute
précaire | 10H28 | 09/01/2009 |
« Et comme moi, il en a marre de voir des pseudo écolos venir nous dire ce qui est bon pour la planète ou pas alors qu'il y a quelques années ces mêmes personnes ne savaient pas venir nettoyer un littoral rempli de leurs déchets. »
j'devais être tte petiote à ce moment là tiens …
à la panthère verte
De hassancehef
pourfendeur de neuneus | 20H08 | 09/01/2009 |
Les sierra-léonais, ce n'est pas moi qui le dit, mais vos copains du WWF, qui argumentent sans vergogne que si on vivait tous comme les américains il faudrait dix planètes, comme des sierra-léonais une demi suffirait…
Au fait, si on vivait tous comme Al Gore, il nous en faudrait 60…
Et je vais me faire un grand plaisir de la conserver, ma vie d'individualiste, rien que pour faire avoir des ulcères aux trépanés écolos-communistes malthusiens de votre espèce.
Au fait, vert+rouge=brun. une chouette couleur…
à hassancehef
De Teberli
Enseignant | 00H43 | 10/01/2009 |
Trop cher hassancehef (+ 3 ; 5% en janvier 2009),
La seule dictature qui vous plaît, c'est celle du fric.
Nous, anticapitalistes du XXIe siècle, aucune dictature ne nous plaît, et comme celle que le monde entier subit, c'est la dictature de l'argent, du fric, de l'exploiteur, du libéralisme-capitalisme, nous allons continuer à vous irriter les euroneurones.
Nous serons dans la rue le 29 Janvier, vous n'y serez pas, nous luttons pour un monde juste et propre, vous salissez tous les espoirs.
à Teberli
De hassancehef
pourfendeur de neuneus | 10H42 | 10/01/2009 |
T'as raison, vas-y faire le guignol dans la rue le 29 janvier avec les kamarades, si vous espérez renverser le nabot et foutre le système par terre avec UNE SEULE journée de grève générale, c'est que vous êtes encore plus cons que nos leaders syndicalistes qui ces derniers temps n'ont cessé de nous prostituer au système que vous dénoncez ( la CFDT avec les retraites en 2003, vous avez déjà oublié ? )
En mai 68, au moins, les gens avaient compris et fait ce qu'il fallait, un mois de bordel, mais là, mouarf, laissez-moi rire…
T'es enseignant ? Quand je lis des mecs comme toi, je suis bien content que mon gamin soit au privé…
à hassancehef
De Hélène Crié-Wiesner
(auteur)
Ecrivain, spécialisée en environnem... | 22H16 | 08/01/2009 |
« Il faut donc sortir du capitalisme et retourner au stalinisme, en l'habillant de vert parce que c'est plus chic, c'est bien ça qu'il dit, Kempf ? »
Non, c'est pas du tout ce qu'il dit, Kempf, ni moi non plus. A défaut de lire attentivement le papier, tournez-vous vers le livre : il est court et facile à lire.
à Hélène Crié-Wiesner
De fatalyst
23H22 | 08/01/2009 |
Juste une question, spécialiste en environnement, c'est quoi ? Je sais ma question est con mais je préfère passer pour un con en posant une question qu'être un ignorant en faisant croire que je sais ; -) Répondez-moi SVP je suis MF1 BEES1 et OWSI de chez PADI de plongée sous marine et BEES2 de parachutisme, pour moi être un spécialiste de l'environnement me pose un problème.
PS : si vous ne me répondez pas sur le post, j'essaierais de vous envoyer un mail. bien à vous.
à fatalyst
De Hélène Crié-Wiesner
(auteur)
Ecrivain, spécialisée en environnem... | 00H48 | 09/01/2009 |
C'est pas « spécialiste » en environnement, c'est « spécialisée », ce qui est un poil moins arrogant tout de même. En gros, c'est le sujet sur lequel je connais le plus de choses, sur lequel je travaille, je lis, je « reporte » depuis vingt ans. Interrogez-moi sur l'histoire de l'art ou la linguistique, je serais nettement moins compétente.
Cela dit, avec Rue89, on a tourné mon « intitulé de présentation » dans tous les sens pour parvenir à une description modeste de ma personne qui justifierait la tenue de ce blog, et on n'a rien trouvé de vraiment transcendant. D'où ce qualificatif bateau, qui a tendance à heurter les gens (comme vous) qui le lisent de travers et voient « spécialiste ».
à Hélène Crié-Wiesner
De fatalyst
03H21 | 09/01/2009 |
Bon d'accord ; -) mais quant on va voir un docteur spécialisé en cardiologie, on lie bien spécialiste sur la feuille de soin non ? et il est bien spécialisé dans la cardiologie ? Bon je cherche la petite bête….
Mais si vous, vous êtes « spécialisée » dans l'environnement, moi, ma fonction de moniteur « écolo » depuis plus de dix ans et plongeur écolo depuis plus de trente ans, c'est quoi ? ? ? L'article démontre que l'homme en tant que tel est un prédateur de l'environnement, oui, c'est vrai ! ! ! mais ce n'est pas l'homme en tant qu'être qui l'a voulu non plus ! ! ! Je ne peu me résoudre à de simple conclusion d'universitaire utopiste. j'ai vu (sans paraitre lassé) des choses fabuleuses, que se soit en plongée ou avec la « terre des hommes »… A 3H00 du matin y a matière à dormir, mais moi je resterais dans mes convictions les plus primaires. bonne nuit à vous ; -)
PS : Si par aventure, vous avez la possibilité de venir sur Bordeaux et le bassin d'Arcachon, je me ferait un plaisir de vous faire visiter Hortence ; et après on parlera d'écologie ….. Bises.
Re-PS : « interrogez-moi sur l'histoire de l'art »…. alors découvrez mon peintre préférer Sir Lawrence Alma-Tadema.
à Hélène Crié-Wiesner
De david vincent 23
subliminaliberterre | 05H23 | 09/01/2009 |
salut et merci de tenter de ré-expliquer pour la énième fois que de voir le monde de façon plus que simplement dichotomique relève du grand n'importe quoi, signe de la misère intellectuelle de notre époque, qui finalement, a autant besoin de Lumière(s) que la période obscurantiste du moyen-age, qui soi dit en passant redevient tellement à la mode qu'on tente de nous faire gober du religieux à toute les sauces ! ! …
Il est beau le monde qu'ils nous préparent les dirigeants de toutes sortes, ils essaient bien de passer une couche de vernis d » éthique la-dessus, mais sérieux, y'a vraiment que les abrutis ayant cru au couleuvres du naboleon national pour continuer encore et encore, à avaler toutes ces tchernobiloiseries …
à Hélène Crié-Wiesner
De hassancehef
pourfendeur de neuneus | 20H01 | 09/01/2009 |
Ah non, ce n'est pas ce qu'il dit ? Pour sortir du capitalisme, c'est forcément aller dans un système socialiste, non ? ? ? Et vu les exemples de systèmes socialistes qu'on a eu jusqu'à présent, si c'est que pour la majorité crève pour qu'une poignée de connards aient tout le reste et même plus, non merci…
Les écrivains n'ont pas l'apanage des mots…
à hassancehef
De Teberli
Enseignant | 00H52 | 10/01/2009 |
N'avez vous donc jamais pensé par vous même ?
pour voir que le capitalisme est un système injuste et qui mène l'homme et la planète à leur parte pour quelques dollars ou euros accumulés dans les coffres des puissants maîtres du monde, ce n'est pas difficile.
Pour élaborer le système juste et respectueux des hommes et de la planète, il faut mobiliser toutes les intelligences disponibles, pas celles qui sont uniquement disponibles pour la pub ou la propagande.
Alors, oui, c'est difficile, mais il vaut mieux marcher vers une solution que courir au désastre.
à Teberli
De hassancehef
pourfendeur de neuneus | 10H46 | 10/01/2009 |
Ecoute, vieux, tu es bien gentil, mais y'en a assez des prêcheurs de tous poils et des gourous…. ce n'est pas parce que le christianisme et le communisme se sont cassés la gueule qu'il faut que les éco-vautours se jettent sur la place vacante…
De solstice
pigiste | 11H00 | 09/01/2009 |
Ce qui me gène toujours, dans ce genre de comm, c'est que l'on argumente avec ses propres arguments… On a compris les vôtres, OK, c'est respectable mais toute cette propagande…
De teych
insoluble dans le libéralisme | 15H44 | 08/01/2009 |
La planète se sauvera toute seule, d'une façon ou d'une autre, mais en tous cas, pas sous la forme que nous connaissons aujourd'hui, il est déjà bien tard. Ce dont il est réellement question, c'est de sauver l'humanité, et là, se pose la véritable interrogation : l'humanité mérite-t-elle d'être sauvée ?
[edit]
Damned, grillé par stangrof
De Guilain
salope éthique | 15H43 | 08/01/2009 |
OK pour l'urgence environnementale et OK pour l'apologie de la décroissance volontaire : -)
Mais pourquoi tant de hargne à l'égard de l'individu ? Pourquoi se méfier autant de l'individualisme ? Tout comme les auteurs, je souhaite « plus de coopération » et « plus de liens sociaux », mais je ne pense pas que c'est en détruisant le capitalisme ou l'individualisme qu'on y parviendra.
Chaque fois que je demande une alternative au capitalisme, je n'obtiens aucune réponse satisfaisante. Et chaque fois qu'on s'en prend à l'individualisme, la liberté personnelle en prend un coup (on le voit aussi dans l'évocation de la pornographie, du délitement des familles, etc.)
Pourquoi n'êtes vous pas convaincu par les gens comme Joseph Stiglitz ? Que reprochez vous à ce qu'ils proposent (on garde le système capitaliste et libéral, mais on fait en sorte que l'état amène des incitations fortes à ce que le commerce soit juste, l'environnement respecté, etc.)