
Etats-Unis : ma maison écolo est plus grosse que la tienne
Les riches Américains se piquent de conso verte et craquent pour des bâtisses grand luxe étiquetées développement durable.

Quand les super riches Américains font assaut de bonne volonté écologique, on ricane. Quand le reste de la société s'y met, parce que c'est « cool », rentable, et même bon pour l'environnement, ça devient plus dur de se contenter de dédaigner.
C'est devenu une tarte à la crème : le vert fait vendre. Encore plus aux Etats-Unis qu'ailleurs, parce qu'il y a plus d'argent en circulation, et que cette société est basée sur le consumérisme (et qu'on ne dise pas que c'est mieux chez nous). La crise ? Tout le monde n'est pas encore à la rue.
Une étude menée en juillet par la Yale School of Forestry and Environmental Studies le montre : même ceux qui tirent la langue assurent qu'ils payent volontiers un peu plus pour des produits verts quotidiens, comme des détergents, des ampoules ou du papier.
Un cran au dessus des lessives et des légumes bios, on passe au vrai superflu : les cabines UV et les yachts fonctionnant à l'électricité solaire, ou encore le caviar « durable ». Hermès propose pour 960 dollars un sac en soie « réutilisable » pour faire ses courses au supermarché. Et les chiens frileux peuvent s'habiller en cachemire recyclé. A chacun son geste écolo, selon ses besoins et ses moyens.
« Le consumérisme vert, ultime réducteur de culpabilité »
La revue E explique même, dans un dossier sur « l'éco-luxe » :
« Le consumérisme vert est devenu l'ultime réducteur de culpabilité, une manière de jouir des facilités et des douceurs de la vie sans ressentir cet horrible sentiment d'en faire trop peu pour les mériter. »
Le fait est que, pour dormir tranquille, certains dépensent vraiment beaucoup. Les propriétaires de ce qu'on appelle ici les « mega mansions » (« immenses demeures »), dont la superficie dépasse les 1 000 mètres carrés, ont parfois une conscience écologique aiguë.
Ils ont les moyens de s'offrir le top des énergies renouvelables, des pompes à chaleur géothermiques aux toits de panneaux solaires, le tout couplé à des systèmes de pointe capables de rentabiliser l'ensemble au maximum.
En 2007, Laura Turner Seidel, fille du mogul écolo Ted Turner, a achevé l'équipement de son modeste « EcoManor » de 575 mètres carrés à Atlanta. Cette maison a été la première aux Etats-Unis à recevoir la norme LEED
Avec 27 panneaux solaires sur le toit, la récupération complète des eaux de pluie, de la géothermie partout, une isolation en mousse de soja, et des portes en aggloméré de paille de blé, la baraque Turner Seidel consomme de 80 à 90% moins d’énergie qu’une maison de la même taille dans la région.
Toits solaires, planchers en bambou, récupération des eaux usées
Al Gore, pour sa part, a retapé dans le Tennessee une vieille maison de 1 000 m2, et décroché le label LEED. Idem pour le promoteur milliardaire Franck McKinney, qui s'est fait construire un palais de 1 400 m2 en Floride, avec onze salles de bain, deux ascenseurs, des caves à vin séparées pour le vin blanc et le vin rouge : grâce aux toits solaires de 120 000 dollars, aux planchers en bambou, et au système de récupération des eaux usées pour l'arrosage du parc, il a gagné la couronne LEED.
La contribution à l'effet de serre de ces mirifiques demeures est-elle inférieure à celle de la maison moyenne américaine ? (La superficie de celle-ci est de 220 m2, soit le double de la superficie moyenne dans les années 50)
Non, quand même pas, déclare à « E » le boss de Westport Solar Consultants, un cabinet du Connecticut qui travaille avec les architectes de riches écolos :
« Je pense qu'une famille de quatre personne qui vit dans une maison de 1 000 m2 ne peut pas se revendiquer d'un mode de vie durable. Les plus grosses économies d'énergie dans l'habitat sont à chercher d'abord dans la superficie.
Le recours à l'énergie solaire est la dernière des choses à envisager, après la taille du lieu, son niveau d'isolation, et les matériaux de construction employés. »
Tant d'hypocrisie fait-elle du mal à la planète ?
N'empêche : même quand on est riche, on n'a pas envie de gaspiller son argent. L'architecture verte, quand elle a les moyens de la mise de départ, offre un bon retour sur investissement. Et comme le geste est bien vu sur le plan éthique, l'argument environnemental destiné au grand public est tartiné à longueur de pubs et de promos.
Les promoteurs immobiliers américains l'ont si bien compris que le discours vert, si ténu soient ses arguments (souvent il ne s'agit de rien d'autre que la seule piscine du lotissement chauffée au solaire), est désormais servi pour la plupart des projets.
Est-ce que tant d'hypocrisie fait du mal à la planète ? Oui, si l'alibi pousse à accroître ses possessions. Non, si l'on se dit que tant qu'à produire et à consommer, autant le faire avec un impact écologique et éthique réduit. C'est exactement, à mon avis, le sens des grands raouts mondiaux sur le climat, du Grenelle de l'environnement, et même de la révolution morale en cours aux Etats-Unis.
Car il n'y a pas d'illusion à avoir : les Américains, pas plus que les Européens, les Chinois ou les Indiens courant après le rêve des premiers, n'ont l'intention de réduire leur train de vie. Mieux : ils espèrent atteindre un jour celui des ultra riches.
Faut-il déplorer que quelques uns, parmi ces derniers, se soucient de minimiser un brin l'impact de leur mode de vie irresponsable ?
Un livre passionnant à lire sur sur le sujet : « Comment les riches détruisent la planète », de Hervé Kempf, sorti en 2007 au Seuil, d'une actualité brûlante.
Photos : L » 'Ecomanor », bâtisse grand luxe mais écolo (EcoManor)
- 24182 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque























81
(Pour réagir, connectez-vous)
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 11H18 | 19/12/2008 |
Le problème est clairement le CONSUMÉRISME.
Je sais pas vous, mais j'ai compris depuis fort longtemps qu'acheter des choses, en rêver auparavant, ne me rendrait jamais heureux. Bon, je dis pas que de temps en temps quand j'ai plus une seule fringue potable, ça me dérange pas de faire les magasins de seconde mains pour me dégoter des trucs sympas, mais de là à baser ma vie sur des gadgets en tout genre, je ne le supporterais pas. C'est déprimant.
Regardez Scarface (je sais la référence est douteuse), Tony Montana rêve de tout avoir (argent, drogue, femmes). Il y a une scène vers la fin où il se trouve dans un resto avec sa femme. Il est dégoutté, il pensait être heureux lorsqu'il aurait tout, mais au contraire avoir tout le fait tomber des nues, la jouissance a été de beaucoup trop courte durée et il ne peut en tirer aucune satisfaction.
C'est un message tellement banal, mais tellement vrai.
Triste de voir que si peu de gens aient conscience de cet état de fait. SarkoLand = marketoland = beurkland à vous donner l'envie de poser des bombes.
à siko
De pierrot le ouf
Gros con supporter de l'OM | 14H52 | 19/12/2008 |
Bon commentaire, mais t'aurais du t'arrêter au premier paragraphe…
Puis on n'a pas attendu Sarko pour créer une société de consommation… Et de la à avoir envie de poser des bombes !
Puis Skarface, il est déjà timbré au début du film, et il se bourre de coke et d'alcool, et c'est plus ça que le fric qui le rend fou, donc, en effet, c'est un réference douteuse : -D
De Naradamuni
sans | 11H22 | 19/12/2008 |
Les antiproductivistes sous-estiment gravement la capacité du capitalisme à survivre à l'effondrement environnemental au prix éventuellement d'un véritable désespècement. Le « capitalisme vert » n'est pas une simple opération de greenwashing destinée à repeindre en vert les guérites de la société industrielle et de l'hyperconsommation mais correspond au projet de modifier profondément la planète mais aussi l'humanité.
L'idéologie du développement durable est ainsi en train de connaître une mutation.
Le « développement durable » à la Nicolas Hulot qui reposait sur une logique de bons sentiments était certes un marché de dupes puisqu'elle consistait à « polluer un peu moins pour pouvoir
polluer plus longtemps », mais restait encore trop critique. Pour preuve : le gentil Nicolas ne vient-il pas de déclarer que « le capitalisme est obsolète » ? Bolchévique !
C'est pourquoi Laurence Parisot, patronne du Medef, et Claude Allègre, ex-ministre socialiste, proposent, eux, de passer d'une écologie dénonciatrice et culpabilisatrice à une écologie réparatrice, c'est à dire de marier croissance et écologie, capitalisme et écologie. Ce « capitalisme vert » est celui qui triomphe depuis le Grenelle de l'environnement : sa devise est de « polluer pour pouvoir dépolluer » avec l'objectif de créer de nouveaux marchés tout aussi juteux que ceux qui ont permis jusqu'alors « la domination des uns sur les autres et de tous sur la planète ». Ce « capitalisme vert » repose sur une fuite en avant dans la destruction/création qui caractérise la logique même du capitalisme. Cette écologie réparatrice a besoin de deux choses : tout d'abord de choses à réparer… la destruction des écosystèmes ne serait donc plus un mal mais une véritable aubaine.
Détruisons, polluons, saccageons !
L'économie verte ne s'en portera que mieux ! Cette « écologie réparatrice » a besoin aussi de réparateurs et de réparations. Du côté des réparateurs, nous avons déjà la collection complète des techno-scientistes et des économistes à la botte qui répètent que « moins » serait forcément « pire ».
Plus question donc de se méfier du complexe militaro-industriel et de ses savants-fous ou de mettre en accusation nos grands génies de la finance planétaire (encore que) : les voilà même élevés au rang de sauveurs de l'humanité car nous aurons besoin d'un complexe techno-scientifique pourvu de ressources financières quasi-illimitées.
On nous promet ainsi, pour demain, la généralisation des techniques de manipulation artificielle du climat, la création d'un immense bouclier artificiel autour de la Terre pour le protéger des rayons solaires, de couvrir 3 % du globe pour contrebalancer le doublement des émissions de CO2, de répandre un million de tonnes de poussière d'aluminium et de souffre dans l'atmosphère afin de faire baisser la température terrestre de un degré, de généraliser des arbres OGM mangeurs de CO2 ou des avions sales (polluants) laissant derrière eux des quantités énormes de fines particules en suspension afin de filtrer les rayon du soleil ou d'injecter des couches importantes d'aérosol sulfaté dans la haute atmosphère, de couvrir les océans avec des boules de tennis de couleur blanche, de recouvrir les glaciers avec de la mousse de PVC, de développer des puits de carbone pour réinjecter du CO2 dans le sous-sol, etc, etc. Tout est prêt : les capitaux, les savoirs techno-scientistes, les fantasmes…
Tout sera tenté plutôt que de remettre en cause la logique mortifère du système.
Sacrifier la planète et l'humanité pour sauver le capitalisme :
http://www.e-torpedo.net/article.php3 ? id_article=2844&titre=Sacrifier-la…
à Naradamuni
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H28 | 19/12/2008 |
On se sent moins seul avec certains commentateurs de Rue89 , quand meme ..
Cordialement .
à Numerosix
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 11H31 | 19/12/2008 |
Ouais, tellement dommage que nous ne soyons pas voisin dans la vie réelle.
à siko
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H53 | 19/12/2008 |
Oui , mais il y a une faille dans ce raisonnement . C'est un de mes potes qui avait bien répondu , quand je lui disais « Ce serait bien si on etait tous voisins , les gens sympas, pas dangereux et pas trop cons comme nous , hein ? »
-Oui , mais t » imagines l » ambiance dans les autres quartiers ?
à Naradamuni
De princeMichkine
juriste | 11H34 | 19/12/2008 |
merci à vous naradamuni : ça fait plaisir de voir enfin quelqu'un dire aussi bien ce que je pense.
Toutes ces gesticulations sont des cauthères sur une jambe de bois. Ce n'est pas les « grenelles de l'environnement » et « paquet climat » dont se gargarise le mari de la chanteuse qui vont nous sortir de là.
On va droit dans le mur avec tout ce CO2 et ce méthane (cf la sècheresse que commence à connaître l'Australie).
Il faut remettre en cause toute cette consommation de pétrole, de charbon, et l'agriculture intensive, toutes ces vaches et tous ces cochons qui nous envahissent !
La faillite des industries automobiles est largement méritée puisqu'elles n'ont pas réussi à nous proposer des modèles non polluants, malgré tout le PNB qu'ils ont dégagé pendant des années.
C'est le problème n°1 : nos enfants vont mourir de cancers de la
à princeMichkine
De princeMichkine
juriste | 11H35 | 19/12/2008 |
peau à 20 ans si on continue comme ça, pour le plus grand bénéfice de quelques une..
à Naradamuni
De déluge
menuisier | 11H43 | 19/12/2008 |
Pareil que N°6 et Siko.
à Naradamuni
De coatl
SR | 12H11 | 19/12/2008 |
On t'a reconnu Paul Ariès, tu peux afficher ton vrai nom…
Très amicalement tout de même, vous m'éviter d'écrire moi-même cet argumentaire.
; )
à Naradamuni
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 12H34 | 19/12/2008 |
Naradamuni, vous avez de mauvaises influences ! ôô
à Lohiel
De Naradamuni
sans | 14H43 | 19/12/2008 |
ôô…
à Naradamuni
De Akaa
14H04 | 19/12/2008 |
+∞
Ce qu'il ne faut pas sous-estimer non plus, c'est la capacité de survie des capitalistes. La planète peut bien mourir, des millions de personnes être déplacées, des conflits éclater un peu partout, eux auront toujours les moyens de se mettre bien en chaud dans les quelques endroits encore vivables. Que les pauvres crèvent, comme ça on sera enfin entre gens civilisés… La propriété vous fait survivre à tout à partir d'un certain seuil, ça fait des siècles que ça dure et pourtant, des crises on en a vu.
Sur la raréfaction des énergies fossiles, ça fait 30 ans au moins qu'un économiste a fait une étude poussée là dessus, prédisant en gros ce qui se passe aujourd'hui. Enfin bref, pour nous qui habitons dans moins de 100 mètres carré (la honte quand même, deux fois moins que la moyenne américaine pour les mieux logés d'entre nous), mais qui ne détruisons pas plus que ces bouffons dans leurs palais verts, le pire est devant nous…
à Naradamuni
De pierrot le ouf
Gros con supporter de l'OM | 14H55 | 19/12/2008 |
Merci pour le lien, et le commentaire !
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 11H55 | 19/12/2008 |
Je suis très surpris.
Juan Pablo n'est pas encore intervenu pour nous expliquer que péter dans la soie (verte), c'est écologique.
De oui ben non
11H56 | 19/12/2008 |
On appliquera à l'écologie les règles qu'on a appliquées pour le développement « classique ». Comment faire toujours plus de fric ? Comment fabriquer du « vert » à moindre coût ? ou comment maintenir la masse populaire dans l'indigence au profit des multinationales qui seront « sur évaluées » en bourse pour flouer le petit qui veut jouer dans la « cour » des grands . Le « bio », considéré comme valeur marchande ne résoudra rien ! Il détruira la planète, comme par le passé, pour le bien de l'humanité…
Pessimiste, moi ? Allons, réaliste, malheureusement !
à oui ben non
De LeTresMoche
victime de la crise | 13H23 | 19/12/2008 |
Je vous rassure tout de suite, l'issue ne peut etre que positive :
- Cas 1 :
L'homme reussit a survivre apres un enorme cataclysme ecologique et revoit entierement sa place dans l'ecosysteme, il acheve enfin le cercle vicieux dont il heritait, auquel il participait et dont il etait victime. Il instaura de nouvelle valeurs natuelles, il vecut heureux jusqu'a la fin de ses jours et eut le nombre d'enfant optimal.
- Cas 2 :
L'homme agonisa en se debattant dans une succession de transformations ecologiques dont il fut la cause.
Dans les deux cas, la planete est sauve !
De bifteack
pierreux | 11H58 | 19/12/2008 |
Le vert et une relance du consumérisme, plus sain surement, mais non sans incidence sur l'impacte écologique de ces produits. Une initiative personnel sur la façon de consommer à un impacte mais minime car la production reste privée et réduite au loi du marché ( produire de façon la plus rentable et profitable ) La seul solution et de rendre les moyen de production collectifs . Mais la c'est un autre problème fuite des capitaux, restructuration du système économique etc…
à bifteack
De Naradamuni
sans | 14H58 | 19/12/2008 |
fuite des capitaux ?
Vous parlait de l'argent-dette dont environ 80% n'exitent qu'en écriture informatique ?
Les délocalisations qui se déroule grâce à notre soumission depuis des années vous nommez cela comment ? … fuite de … ?
Restructuration du système économique ?
Restructuration d'un système inhumain antisocial par essence même ?
« L'économie verte » n'est elle pas une de ces fameuses restructuration qu'on nous intime dans tous les domaines, toujours pour soit disant le mieux, le plus… ?
En enlever la notion de profit, peut-être pour commencer, non ?
De p.
12H01 | 19/12/2008 |
Entièrement d'accord.
Mais ce n'est pas demain que les très riches américains changeront leur way of life. Alors en attendant, le pragmatisme me fait dire que c'est mieux que rien ; c'est un premier pas.
sinon « fille du mogul écolo Ted Turner ». C'est quoi un mogul écolo ? ? ?
C'est un mania des média version écolo ? ?
De coatl
SR | 12H06 | 19/12/2008 |
Super qu'ils fassent des économies sur le chauffage. Comme ça ils pourront se lacher sur l'eau de la piscine, le plein dans le Hummer et les week end aux Bahamas…
Et évidemment, pas question de revenir sur l'habitat individuel et l'urbanisme qui oblige à des conso d'énergie par habitant complètement délirantes.
Pour que 6 milliards d'êtres humains vivent comme des Américains, il faudrait 5 planètes…
à coatl
De pierrot le ouf
Gros con supporter de l'OM | 14H57 | 19/12/2008 |
J'avais entendu 20 planêtes…
De LeTresMoche
victime de la crise | 12H26 | 19/12/2008 |
Les riches croient qu'il ne faut que du pognon pour resoudre les problemes, malheureusement pour la planete (et nous surtout en fait) c'est pas le cas : le bon mot c'est « sacrifice »
Je serai vraiement convaincu le jour ou ils prendront un planeur pour aller d'un chateau a l'autre.
à LeTresMoche
De yan
loin | 16H13 | 19/12/2008 |
oui, construire des maisons de1400m² et se venter qu'elles sont écolo est ridicule.
On aurait pu faire 10 baraques pour le même prix.
écolo veux dire également raisonnable non ?
De Anthropia
12H45 | 19/12/2008 |
La cour donne l'exemple, les bourgeois suivront, puis les manants quand ils auront l'argent nécessaire, mais ce faisant les coûts chuteront, les constructeurs pourront mettre à la disposition du plus grand nombre ce qui n'était réservé qu'à certains, on assistera au développement d'un nouveau modèle fordien, une maison écolo pas chère, un modèle unique pour le plus grand nombre,
à condition bien sûr que les riches membres des conseils d'administration laissent la croissance repartir en augmentant les salaires, car pour acheter le durable, encore fauf-il durer.
http://anthropia.blogg.org
à Anthropia
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 13H02 | 19/12/2008 |
Mais c'est fait, les salaires augmentent et même vertigineusement…
Ah bon ? leurs salaires ?
C'est déjà un premier pas de fait, non ?
De deecurl
| 12H51 | 19/12/2008 |
je pense sincèrement que la bonne solution est d'accepter de diminuer son train de vie. ce qui ne veut pas dire « vivre moins », mais « vivre autrement ».
pour moi, se faire construire des palaces « écolos » est plus un moyen d'étaler son argent en s'achetant une bonne conscience.
car cela occulte une composante essentielle d'un comportement durable : faire la part du nécessaire et du superflu, du plaisir réel et du besoin créé de toute pièces.
personne n'a BESOIN de 1000m², je doute même qu'ils en aient envie d'ailleurs.
enfin, pragmatiquement je reconnais que ça peut créer des précédents ou amener à un certain systématisme dans la construction (je vois bien la tendance se confirmer petit à petit dans les autres couches de la population, un peu comme les écrans plats…). bref, si les causes sont discutables (consumérisme, effet de mode), espérons que le résultat sera positif.
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 12H59 | 19/12/2008 |
Mais au fait : en France, où en est-on ?
Borloo, ministre de la ville, lance ses maisons pour pauvres.
Quelques mois plus tard, ministre de l'environnement, il entend pénaliser les habitations dont l'équipement ne permet pas de substancielles économies d'énergie.
Personne ne lui a jamais posé la question de savoir ce qu'il compte faire à propos des cabanes quasi insalubres qu'il a osé mettre sur le marché : il les surtaxe, il les démollit ou il leur offre un équipement et une isolation conforme à ses nouvelles normes…
De jide
jide.romandie.com | 13H32 | 19/12/2008 |
« la baraque Turner Seidel consomme de 80 à 90% moins d'énergie qu'une maison de la même taille dans la région. »
Soit autant ce que consomme une maison américaine de taille normale, vu qu'elle est 5 fois plus grande, et probablement autant qu'un village africain de 300 personnes.
C'est beau le progrès !
http://jide.romandie.com
à jide
De filou64
fantaisiste | 18H27 | 19/12/2008 |
Moi, j'aurais plutôt vu les américains investir dans le billet …vert : -)