
L'Amérique prise de fièvre électro-nucléaire

Quel que soit le gagnant de l'élection présidentielle, de nouvelles centrales nucléaires pousseront bientôt comme des champignons sur le territoire américain. McCain veut au moins quarante-cinq réacteurs neufs d'ici 2030. Obama, lui, ne donne pas de chiffre, mais s'engage à promouvoir « une nouvelle génération de technologies nucléaires qui prenne en compte le coût, la sécurité, le devenir des déchets, et la prolifération des risques ». (Voir leurs réponses détaillées sur l'énergie au questionnaire Science Debat 2008.)
Les compagnies électriques américaines sont sur les starting blocks. Ces sept dernières années, elles ont été galvanisées par le soutien de l'administration Bush-Cheney, qui a injecté des milliards de dollars dans le secteur nucléaire. (Jetez un œil à l'édifiant document de travail du Congrès, daté de septembre, ci-contre). Une sollicitude dispensée au nom de l'indépendance énergétique et de la lutte contre l'effet de serre, pour relancer la machine complètement en panne depuis l'accident de Three Mile Island en 1979.
L'opinion publique réticente
Depuis trente ans, aucun projet de nouveau réacteur n'avait été soumis à la Nuclear Regulatory Commission, qui instruit les dossiers et accorde les permis de construire. L'opinion publique n'en voulait plus, secouée par les accidents de TMI et de Tchernobyl. Les compagnies électriques, quant à elles, redoutaient les contrôles désormais délirants de la NRC et les délais trop coûteux supportés par leurs chantiers.
Résultat : une industrie nucléaire vivant sur ses acquis, se contentant d'entretenir un parc vieillissant, avec pour seul projet la recherche et la conception de sites pour stocker les déchets, des milliers de tonnes de combustible usé s'accumulant dans les piscines des centrales depuis les années 60. Même cela n'a pour l'instant pas encore abouti, puisqu »aucun centre de stockage n'existe encore aux Etats-Unis.
Or, ces derniers mois, rien moins que trente demandes de nouveaux réacteurs ont été déposées à la NRC. Certes, aucun chantier ne devrait obtenir d'autorisation de démarrage avant deux ou trois ans, tant les procédures d'enquêtes préalables sont longues et compliquées. Mais cette effervescence est symptomatique d'un revirement complet de la situation nucléaire américaine.
Dans l'opinion, la peur de manquer d'électricité l'emporte désormais sur la peur de l'accident, d'autant qu'aucun problème majeur dans une centrale (c'est-à-dire n'ayant pas généré d'écho international) n'est survenu depuis 1986. Dans la mouvance écologiste, le débat fait rage : au nom de la lutte contre l'effet de serre, le nucléaire et son cortège de risques est-il désormais acceptable ?
Entre la peste nucléaire et le choléra climatique…
Les politiques, pour leur part, ne s'affrontent pas très fort sur le sujet, on l'a vu, divergeant sur des détails, et non sur le principe. John McCain clamait ainsi, au printemps dernier :
« Les Français sont capables de produire 80% de leur électricité grâce au nucléaire. Il n'y a pas de raison pour que les Américains ne puissent pas faire la même chose. »
Pour une fois que les Français servent d'exemple, et non de repoussoir ! Moyennant quoi, en dépit de l'opposition farouche d'irréductibles environnementalistes refusant mordicus ce choix entre la peste nucléaire et le choléra climatique, le parc nucléaire américain va sans doute augmenter dans des proportions importantes.
Aujourd'hui, cent quatre réacteurs sont en activité dans trente et un Etats, fournissant 20% de l'électricité nationale. Le nucléaire est donc la seconde source d'électricité américaine derrière le charbon.
Mais il y a un hic : le prix de la construction des dits-réacteurs. Non que le prix de revient d'une centrale atomique ait jamais été bas : au début des années 80, les derniers réacteurs en chantier avaient coûté jusqu'à 5 milliards de dollars pièce, selon le Nuclear Energy Institute. A cause, notamment, des interminables délais supportés par les projets.
Mais demain, en dépit d'une situation politique et réglementaire redevenue favorable, quand les autorisations de nouveaux réacteurs auront été délivrées par la NRC, ce sera bien pire.
La semaine dernière, à Raleigh en Caroline du Nord (chez moi), la presse locale faisait ses gros titres sur une nouvelle présentée comme inquiétante : le projet de mise en chantier des deux nouveaux réacteurs annoncés en fanfare, cinq mois plus tôt, par la compagnie électrique Progress Energy pourrait bien être repoussé. Motif : leur construction coûterait trop cher aux consommateurs du comté. Progress Energy s'est rendu compte que le prix annoncé à la NRC en déposant la demande de permis devait en fait être multiplié par deux.
En cause, les augmentations fulgurantes et récentes de l'acier, du béton, et des coûts généraux, sans parler du fait que les réseaux électriques vacillants doivent être complètement revus, et qu'enfin les sécheresses de plus en plus fréquentes dans la région obligent à des colossaux travaux hydriques d'approvisionnement en eau de refroidissement.
Les Etats-Unis ne disposent plus guère des compétences indispensables
Le journal News & Observer ajoutait une raison supplémentaire, en mentionnant une analyse publiée le 15 octobre par le cabinet indépendant Standard & Poors : à cause de leur industrie vieillotte, les Etats-Unis ne disposent plus guère des compétences et des sites de fabrication indispensables à l'équipement de centrales nucléaires modernes. Ils devront donc se fournir à l'étranger. Je n'ai pas réussi à mettre la main sur cette étude, mais le New York Times confirmait dimanche cette cruelle faiblesse américaine.
En pleine crise financière mondiale, alors que les crédits sont accordés au compte goutte, y compris aux industriels, où les compagnies électriques trouveront-elles les moyens de leurs projets ?
En avril, Progress Energy déclarait encore, très confiante dans l'évolution en cours : « Pour relancer le nucléaire dans notre pays, on a besoin d'une législation stable, qui ne bouge pas sans arrêt, et d'un soutien politique fort » (soit dit en passant, c'est très précisément ce que les partisans français des énergies renouvelables clamaient depuis des années à propos de leur propre boutique, écrasée pendant quarante ans par la doctrine nucléaire nationale).
Un peu moins assuré, mais toujours rassurant, le responsable financier de Progress Energy expliquait ceci la semaine dernière : ce n'est pas une mauvaise chose que la bourse se soit effondrée maintenant, juste avant le début d'un projet de construction qui va durer dix ans. Si le krach boursier était intervenu à mi-construction, Progress Energy aurait dû emprunter à mi-chemin à un taux d'intérêt délirant pour poursuivre son chantier.
Faut-il en conclure que la crise est profitable à la relance du nucléaire ? Voyez en France comment ça se passe… Ici, en tout cas, c'est loin d'être aussi évident que veulent le faire croire les partisans de l'atome.
► Lire aussi : la série d'articles sur les nouveaux enjeux du nucléaire américain dans la revue écolo Plenty Mag : Nuclear energy, is it good or bad ? ; The hidden cost of nuclear power.
► Le rapport sur le nucléaire dans le monde publié en novembre 2007 par les Verts au Parlement européen, « The World Nuclear Industry Status Report 2007 », téléchargeable sur leur site.
Photo : Centrale de Limerick à Pottstown, Pennsylvanie en 2006 (Kevin Lamarque/Reuters).
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De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H10 | 22/10/2008 |
l'écologique est simplement le marché le plus porteur. On fera du nucléaire, mais surtout de l'éolien et du solaire… et on en vendra a credit au tiers monde. Voyez Gore arriver en Czar de l'Énergie dans un cabinet Obama et toute un pan de cette monnaie qui ne vaut plus rien épongée par des transactions trillionnaires avec la Chine et l'Inde
http://nouvellesociete.org/5185.html
http://nouvellesociete.org/415.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De fabinet
17H21 | 22/10/2008 |
L'énergie nucléaire reste toujours l'énergie de l'avenir.
Seuls quelques arriérés ne le réalisent toujours pas.
Ces derniers, pour la plupart, ne savent même pas qu'une bougie rejète du CO2.
Salutations
à fabinet
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 17H34 | 22/10/2008 |
Comme certains ne savent pas que les centrales nucléaires rejettent pas mal de saloperies que l'on ne sait pas retraiter…
à compte sup. à la demande du riverain 25.08
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 01H09 | 23/10/2008 |
on parle pas mal des rejets (surtout chez Obama), mais moins des risques a la source.
les USA ont un atout majeur : leurs reserves d'uranium.
or j'ai vu que plus de 10.000 licences avaient ete accordees aux nouveaux chercheurs d'or pour transformer des regions entieres en gruyere.
je vous laisse imaginer les risques commerciaux, ecologiques et surtout securitaires…
à fabinet
De Mr_Quiconque
18H31 | 22/10/2008 |
« Energie d'avenir », oui bien sur mais tu diras moins cela lorsque les réserves non renouvelables d'uranium seront épuisées.
Il faut également tenir compte des conditions d'extraction de l'uranium (toxique sur le plan chimique) à ciel ouvert qui compromet l'avenir des riverains et du retraitement des déchets et des centrales en fin de vie qui vont encombrer la vie et la santé des générations à venir pour des dizaines de milliers d'années.
Conférence très intéressante de Jean-Marc Jancovici sur l'utilisation des énergies, parts, pics, etc.
(les graphiques montrés lors de la conférence s'affichent à droite de la vidéo)
http://storage02.brainsonic.com/customers2/entrecom/20080227_Spie/sessio…
à Mr_Quiconque
De Jaùsep
| 19H57 | 22/10/2008 |
Dans son livre « L'avenir climatique » (Seuil) Jean-Marc Jancovici
déclare que l'utilisation de surgénérateurs, donc la fission d'éléments fertiles tels que Uranium 238 et Thorium 232 plusieurts centaines de fois plus abondants que l'U235 procurerait à l'humanité un horizon de ressources illimité, ou du moins, ajoute-t-il, l'humanité disparaîtra avant pour une autre raison si nous acceptons de recourir à la surgénération puis éventuellement à la fusion dont la disponibilité commerciale aboutira à l'horizon d'un siècle.
pages 246 et 247 du livre de JM Jancovici.
à Jaùsep
De Mr_Quiconque
20H40 | 22/10/2008 |
Le surgénérateur est plus séduisant sur le papier que la centrale classique sauf que le projet superphénix a été abandonné alors c'est bien de chercher une échappatoire mais pour l'instant cela reste du domaine de l'éventualité, du rêve.
Les tenants du lobby du nucléaire classique ont entre les mains un système qui fonctionne et pour lequel la demande va augmenter, de plus ils seront morts quand les réserves d'uranium seront épuisées alors ils ne vont pas se priver.
Quand tous les habitants de la planète bénéficieront d'une énergie renouvelable et non polluante, peut-être pourra-t'on envisager de la gaspiller, ce n'est pas encore le cas, loin de là, alors pour l'instant il faut mettre de plus en plus l'accent sur les économies d'énergie ainsi que sur la recherche.
à fabinet
De Slackdaddy
Geek avec une conscience | 20H22 | 22/10/2008 |
c'est vraiment le commentaire pro-nucleaire le plus con que j'ai jamais lu !
à fabinet
De toto56
yop | 06H12 | 23/10/2008 |
et quand tu respire ?
le nucléaire est vraiment dangereux, il ne faut pas se voiler la face (tu ne doit pas habiter près de Tricastin).
j'ai l'impression qu'aucun système de production d'énergie de masse n'est vraiment bon pour notre environnement, le plus dangereux étant le nucléaire.
les américain n'ont jamais utiliser d'amiante car les personnes qui travaillaient dans les mines ne pouvait pas être assuré, et celà dès 1900. il en était de même pour les manœuvres et électricien. donc peu d'amiante aux états-unis.
on parlait alors jusque dans les année 90, d'une matière extrêmement innovante en France.
quand il faudra dépolluer les vieilles centrales nucléaire, le problème serra le même que pour le désamiantage. Ca coutera des fortune, et certains sites resteront pollués pour des centaines de milliers d'années.
voilà l'avenir du nucléaire.
(sans compter les diverses avaries qui vont se multpliées dans les anées à venir pour les vieilles centrales).
je miserais quand à moi sur des production locale (élolien, solaire, et hydrolien en bord de mer).
Il faut savoir que 40% de nôtre énergie par en chaleur (résistance) lors de son acheminement sur les lignes de tension.
pour beaucoup le produire local est la seule solution d'avenir en matière d'énergie.
à fabinet
De lesuperdidou
Saltimbanque | 08H09 | 23/10/2008 |
…et quand on pète, c'est du méthane…
à fabinet
De 3wisss
attend de vrais réformes | 08H50 | 23/10/2008 |
J'ai jamais pensé : comparer ce que rejette une bougie et ce que rejette une centrale nucléaire…
Je suis tout à fait d'accord avec vous fabinet : « L'énergie nucléaire reste toujours l'énergie de l'avenir »… l'énergie de l'avenir au sens où c'est elle qui conduira la terre à sa surchauffe ! ! !
De nombreux travaux sont réalisés pour améliorer l'énergie faite à partir du vent, du soleil et de l'eau. Le problème c'est que c'est plus chère car moins rentable d'utiliser ces techniques… C'est le profit qui prime, mais le jour où il fera 50° à l'ombre, c'est pas avec des billets de 500€ qu'on pourra avoir moins chaud… et je vous assure que les climatiseurs eux-mêmes ne tiendront pas !
à 3wisss
De fabinet
09H28 | 23/10/2008 |
» c'est elle qui conduira la terre à sa surchauffe ! ! ! «
Le nucléaire responsable de l'effet de serre ! ? Elle est bien bonne celle-la….
“Le problème c'est que c'est plus chère car moins rentable d'utiliser ces techniques…”
Juste mais ce n'est pas le problème majeur. Le rendement et la capacité de production sont très faibles et jamais, au grand jamais, le solaire, l'éolien et l'eau ne pourront fournir suffisamment d'énergie. Sauf à se chauffer au bois et à rouler en charrette (ce que les anti-nucléaires font rarement, je me demande pourquoi ? )
Ah si ! l'eau le peut dans le cadre de la fusion nucléaire (mais je viens d'écrire un vilain gros mot )
Bonne journée
à fabinet
De déluge
menuisier | 10H17 | 23/10/2008 |
Fabinet, tu as de splendides oeillères.
Quand il n'y aura plus d'uranium, que feront les gigantesques cocotte minutes ?
Y at-il de l'uranium en France ? Non, donc pas de vraie indépendance énergétique, mais de belles tensions en perspective avec les pays producteurs qui seront l'équivalent de l'OPEP.
» et jamais, au grand jamais, le solaire, l'éolien et l'eau ne pourront fournir suffisamment d'énergie »
Suffisament d'énergie pour quoi ?
Ne comprends tu pas que nous gaspillons cette énergie comme des paniers percés ? Et que l'effort ne doit pas être porté sur « produisons plus d'énergie », mais « consommons en moins » ? Bien sur AREVA n'aime pas ce genre de discours, on comprend pourquoi.
« Sauf à se chauffer au bois »
Et l'isolation ,c'est fait pour quoi ? Le solaire passif c'est de la roupie de sançonnet ? Les habitations à énergie positive ça n'existe pas ?
Enfin et sur le fond :
Nous avons un mode de développement complètement fou, où, après avoir quasiement cramé les réserves d'hydrocarbure, nous nous trouvons collectivement comme des junkies courant après un produit de substitution, prêts de nouveau à lancer une autre série de catastrophe.
Il serait peut être temps de se désintoxiquer, car DE TOUTE FACON on n'a pas le choix.
à déluge
De fabinet
21H53 | 23/10/2008 |
Les œillères sont la, c'est juste, mais pas sur le bon canasson.
Quant à ne pas avoir le choix, je suis tout à fait d'accord, le nucléaire est la seule solution viable. Tous les pays émergents s'y mettent et les pays occidentaux poursuivent leurs efforts de nucléarisation.
Seuls les obscurantistes tiennent les mêmes discours depuis 40 ans et le feront encore dans 30 ans. Libre à eux.
à fabinet
De Mr_Quiconque
17H29 | 24/10/2008 |
Je travaille sur des sites industriels. Certains sont allumés 24h/24 et 7j/7 en pur perte lorsque personne ne circule dans certaines parties des bâtiments non conçues à la base pour économiser l'électricité. D'autres n'ont pas d'ouvertures et sont éclairés également 24h/24, 7J/7. Un autre très connu dans ma région est ceinturé par un couloir de plusieurs centaines de mètre (pas loin du kilomètre je pense) dans lequel il y a une clim » tous les 5 mètres, surement destiné à servir de zone tampon car ce n'est pas un couloir de circulation. Si le bâtiment avait était mieux conçu, ce couloir aurait surement été inutile.
Les villes font des efforts mais regardez les éclairages urbains. Certains sont encore à base de globes, à quoi cela sert-il d'éclairer le ciel la nuit ? Avec des réflecteurs mieux conçus il est possible d'orienter les rayons lumineux vers le sol, cela permet de diminuer la puissance des ampoules, etc, etc.
Bref si l'on chassait le gaspillage à grande échelle sur les sites et sur les structures existantes il y aurait de quoi mettre 1 ou 2 centrales en retraite anticipée. Peut-être plus.
Vous affirmez que « le nucléaire est la seule solution viable », à titre de provocation je vous suggère de dire cela aux « liquidateurs » de tchernobyl, du moins ceux encore en (sur)vie.
Pour être plus constructif, puisque vos affirmations péremptoires à propos du nucléaire se gargarise des termes « solution viable » je vous suggère de taper par exemple « solaire solution viable » ou bien « éolien(ne) solution viable » dans votre moteur de recherche préféré. Il y a des éoliennes à axe verticale très intéressantes, là aussi je vous laisserai mener vos recherches.
Qui a des oeillères maintenant ?
à déluge
De fabinet
21H54 | 23/10/2008 |
et à propos de l'isolation … merci.
J'ai bien ri …
; )
à fabinet
De déluge
menuisier | 22H06 | 23/10/2008 |
Continue de rire : Ca te tiendra chaud.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H14 | 22/10/2008 |
Ils prennent tous les risques concernant tous les genres de syndromes chinois que ce soit dans le nucleaire ou dans l » economie , aux USA …
à Numerosix
De pablico
18H13 | 22/10/2008 |
les usa sont encore en 110volt.. qu'ils passent déjà en 220 ou plus comme nous, cela fera moins de perte d'acheminement du à l'effet joule.
moins de pertes moins de centrales…(enfin sur le papier…)
à pablico
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 18H55 | 22/10/2008 |
19/20 en techno
De Chuck Norris
15H41 | 22/10/2008 |
Et qu'est-ce que les candidats ont proposé comme mesures et pris comme engagement concernant la maîtrise de la demande en énergie ? Encore plus que dans la question de la source d'électricité, c'est là que se situe le noeud du problème…
A voir tout de même que les USA ont su valoriser certains de leurs atouts naturels pour développer une production d'électricité d'origine renouvelable adaptée aux situations géographiques et climatiques locales, principalement dans le solaire ou l'éolien. Là-dessus ils sont en avance sur l'Europe, même si la structure ultra-atomisée (sans jeu de mots sur le nucléaire) de leur marché ne favorise pas une réponse globale et cohérente à l'échelle fédérale.
Qu'ils commencent par revoir la logique de leurs marchés énergétiques complètement déréglementés avant de se poser la question du nucléaire…
Et parallèlement, les Américains (nous non plus d'ailleurs) ne sauront faire l'économie d'une réflexion sur les usages dispendieux et le gaspillage de l'électricité et de l'énergie plus généralement.
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 15H51 | 22/10/2008 |
La fuite en avant que ce soit dans l'économique ou l'énergétique ne mène à rien de bon pour l'humain.
De Alex Engwete
Consultant | 16H02 | 22/10/2008 |
« Obama […] ne donne pas de chiffre, mais s'engage à promouvoir “une nouvelle génération de technologies nucléaires qui prenne en compte le coût, la sécurité, le devenir des déchets, et la prolifération des risques” »
Si Obama est élu président, il n'y aura aucune centrale nucléaire qui sera en chantier. Il marmonne du bout des lèvres son soutien pour l'énergie nucléaire pour parer les attaques de McCain qui, comme Cheney, est sous l'emprise du lobby nucléaire… Comme vous le notez si bien, c'est un centre d'entreposage des déchets qui pose problème, car personne n'en veut près de chez soi —pas en tout cas dans la Yucca Mountain (des groupes citoyens anti-nucléaires sont à cran dans le Nevada contre ce projet qui semble mort-né dans ce coin du pays) — pas même en Arizona chez McCain, grand gourou du nucléaire, comme en témoigne ce clip d'Obama qui a inondé pendant un certain temps le « marché publicitaire » de l'audiovisuel du Nevada :
à Alex Engwete
De Hélène Crié-Wiesner
(auteur)
Ecrivain, spécialisée en environnem... | 19H22 | 22/10/2008 |
Ah, merci, je ne l'avais pas vu, ce clip-là ! Pour le reste, je suis plus ou moins d'accord avec vous : une administration Obama ne poussera guère à la roue pour accélérer les projets nucléaires. Mais 1) l'équipe d'Obama ne peut pas ouvertement être contre en ce moment, ce serait prendre trop de risque sur le plan électoral, et McCain aurait beau jeu de lui rétorquer que les US ont besoin de produire leur propre énergie. 2) L'industrie nucléaire a sa propre force d'inertie. A cause de toutes les raisons que je donne dans l'article, la machine est repartie, les projets sont lancés. Après, ce n'est plus qu'une question de coûts de construction, d'exploitation, et de prix de vente de l'énergie. Là-dedans, les soucis climatiques ont fort peu d'importance. Non plus que la question des déchets, on le voit bien en France où on a le plus énorme prog nuc. du monde.
De Phil2922
Retraite invalidité | 16H20 | 22/10/2008 |
N'importe comment, on installe partout des centrales nucléaires qui semblent prendre le dessus sur les énergies renouvelables.
Quand à l'information comme quoi Borloo peut arroser le premier vote du grenelle de l'environnement, il n'y a pas de quoi se gausser (Sauf devant Boutin…), car le texte proposé ne faisait aucune proposition concrète. D'ailleurs des écologistes (je n'ai pas le détail…) se seraient abstenus… !
http://phil195829.overblog.com
De Pépé61
Enterré vivant | 16H31 | 22/10/2008 |
Vite, faites chauffer le nouvel Airbus, il faut aller fourguer une centaine de centralens nucléaires aux amerloques ! Avant que les réserves d'uranium de la planète ne soient épuisées. Et aussi avant de savoir combien va coûter le démantèlement des anciennes installations qui ont déja largement dépassé leur durée maximale de vie prévue au départ, et qui enregistrent actuellement une augmentation sérieuse de la fréquence des incidents « de niveau 0 ou 1 ».
à Pépé61
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 17H19 | 22/10/2008 |
on ne sait quasiment pas détruire/démanteler une centrale nucléaire… et les très rares essais qu'on ait fait se sont soldés par une facture si salée et des problèmes si épineux qu'on continue à remettre à demain… voir ici, vertigineux :
http://www.unesco.org/courier/1999_03/fr/planete/txt1.htm
et pendant ce temps, l'Allemagne se couvre de panneaux solaires… … …
à Lohiel
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 17H36 | 22/10/2008 |
à propos, quelqu'un a des nouvelles de malville ?
à compte sup. à la demande du riverain 25.08
De Houvaton nouveau compte
21H53 | 22/10/2008 |
Malvil le film ? Avec Serrault, Villeret, Dutronc, Trintignant ….
C'est drôle je l'ai visionné la semaine dernière. « On » me l'a sorti d'un mulot puis transit par clef USB dans mon ordi. : -)
Si le titre ne donne rien, chercher à son auteur !
à Houvaton nouveau compte
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 06H24 | 23/10/2008 |
Non, la centrale Super Phénix