Voile à la crèche Baby Loup : il existe des parades...
Déception ou soulagement, chacun apprécie de manière parfois passionnée l’arrêt de la Cour de cassation. Une fois de plus, Baby Loup revient sur la devant de la scène médiatique et surtout politique.
L’affaire Baby Loup a commencé en 2008 : une crèche privée licencie une salariée sur la base du non respect du règlement intérieur, exigeant la neutralité confessionnelle de son personnel. La justice passe et repasse. Dernier épisode en date, un arrêt de la Cour de cassation de Paris rendu le 19 mars :
« Le licenciement d’une salariée au motif qu’elle porte le voile n’est pas fondé. »
Aujourd’hui, les défenseurs d’une laïcité stricte s’indignent quand les gardiens de la liberté religieuse applaudissent.
Pour ou contre ? Cette vision binaire doit être dépassée. Les questions posées par cette affaire sont en fait multiples. Est-ce un déni de justice que la loi s’applique équitablement aux citoyens et ne rentre pas dans le camp de la justice d’opinion ? Est-ce à la justice ou au législateur d’y amener des réponses ?
Ce que le privé ne peut pas, le public le peut
Dans l’attente d’une solution, il existe des parades pouvant être mises en œuvre dans le cadre légal existant. Ce que le privé ne peut pas imposer dans ses murs (est-ce une mauvaise chose ?), le public lui le peut.
Comment ? Par une simple convention passée entre une crèche privée et la collectivité territoriale qui l’accueille. Ce commun accord permettrait ainsi d’étendre le droit public et ce même dans une crèche privée. Ce qui suffirait déjà à apaiser les tensions et les passions sur ce sujet.
L’accord, pour qu’il soit reconnu, peut se baser ainsi : la collectivité territoriale propose une fourniture de subvention, même marginale, à la crèche privée. Par conséquent, la collectivité peut dans son conventionnement demander le respect de la neutralité comme pour n’importe quel service public.
D’autre part, l’intervention d’un prestataire venant travailler dans une crèche privée permet également de facto à la collectivité d’exiger la continuité du devoir de neutralité confessionnelle.
D’autres réponses existent certainement. Il n’y a donc peut-être pas de quoi crier au loup.
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délinquante avérée
délinquante avérée
peut être la crèche Baby Loup peut-elle trouver une parade en devenant délégation de service public, mais le problème ne sera pas réglé car il existe ailleurs et même de plus en plus. J’avais travaillé avec une association de formation professionnelle qui a été obligée par le tribunal d’accepter des élèves voilées. Or, ces étudiantes ne trouvaient déjà pas de stage en entreprise et encore moins de travail si elles ne retiraient pas leur voile pour aller travailler.
Est-ce que ces femmes, leurs pères, frères, cousins, voisins vont arriver à comprendre qu’ici la religion est affaire privée et ce n’est pas parce qu’une femme est voilée qu’elle est meilleure musulmane ? que le voile l’empêche de travailler, sauf si elle monte son propre poste, son propre commerce ?
La cour de cassation vient de relancer la guerre du voile.




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