Tribune 27/02/2013 à 17h17

Supprimer le département ? Evitons le débat caricatural


Tribune

En temps de déficit public repartant à la hausse modérée, d’endettement public s’approchant dangereusement des 100%, la réforme territoriale va avoir lieu dans un contexte très contraint et risque d’être trop polémique.

Dans la chasse aux coupes claires, la tentation de simplifier excessivement le débat est dans l’air. Les départements devraient, entend-on à nouveau, être supprimés. Voici une solution simple en apparence : si la dépense locale – environ 220 milliards d’euros – pose problème, éliminons ce niveau de collectivité territoriale – 70 milliards d’euros de dépenses. Cette idée est-elle pour autant pertinente ?

Un échelon politiquement désuet

L’échelon serait politiquement désuet. L’argument est peut-être recevable dans les aires les plus urbanisées ; et encore, à propos de visibilité des collectivités, les allocataires des minima sociaux connaissent bien les services départementaux, et savent qu’ils sont aussi l’objet de suivis allant au-delà de la perception de l’allocation… Evoquant ces aides, nous approchons une motivation plus profonde et donc moins avouable. Le département dépense en effet deux tiers de son budget de fonctionnement pour l’action sociale, en grande partie du fait des transferts de compétences opérés après 2004.

Ainsi, derrière l’argument de la disparition du département, les néolibéraux auront du mal à cacher leur souhait de tailler dans les dépenses – RSA, handicap, personnes âgées, famille – largement à la charge de ce niveau territorial – 35 milliards d’euros. Leur parade est alors de dire qu’il faut transférer ces aides aux intercommunalités et que cela sera gage de bonne gestion.

Le problème est alors le suivant : chaque transfert passé a coûté de l’argent et a peu contribué à la rationalisation des moyens. En quoi dès lors l’évolution recommandée est-elle à priori efficiente ?

Par ailleurs, à bien y regarder, le département est relativement bien géré : il dépense 20% du fonctionnement pour son personnel et assume 18% de l’investissement public local. Le secteur communal dépense plus de 80 milliards d’euros pour le fonctionnement ; les départements, 54, alors qu’ils ont dû absorber contrairement aux communes les transferts importants de charges sociales. Le propre des lieux communs est qu’ils sont tenaces.

Pour les urbains, pas forcément néolibéraux, mais assimilant le département à une collectivité d’indécrottables ruraux jacobins surreprésentés au Sénat, la tentation est également grande de prôner sa disparition.

Un rôle de solidarité rurbaine incontournable

Cette fois la mesure est proposée au nom de l’égalité face au suffrage –
représentativité plus équilibrée entre l’urbain et le rural – ; et au nom du libéralisme culturel – la parité. Est-il possible de souligner que d’autres moyens peuvent remédier à ces défauts : le changement des modes de scrutin et de circonscription électorale peut être préconisé. Surtout, à l’instar de ce qui est prévu à Lyon pour les métropoles, une fusion département-intercommunalité
est possible ; mais l’envisager partout sans discernement, est-ce pertinent ?

Le département joue sur 80% du territoire un rôle de solidarité rurbaine incontournable. Souvent trop routinier, parfois dispendieux, trop engoncé dans la notabilité, le département doit être réformé. Mais si ces critères sont retenus pour tous, que dire en la matière des régions et du secteur communal ?

Et les communes ?

Pourquoi les thuriféraires du nouveau management public sont-ils ainsi muets au sujet des ratios communaux : les communes dépensent 52% de leur budget de fonctionnement pour rémunérer leur personnel, 25% pour la politique achat (fournitures, etc.) et 15% seulement pour des interventions – incluant l’action sociale.

Elles ont peu diminué leur recrutement alors qu’elles transféraient des
compétences aux intercommunalités et qu’elles n’ont pas eu à gérer de transferts massifs de charges depuis 1982…

Afin d’engager le débat sur l’éventuel acte III sereinement, évitons les caricatures et essayons d’évaluer à priori la situation en appliquant les critères de la performance publique avec discernement.

Si la disparition du département est possible dans les aires métropolitaines, il faudrait démontrer a priori que cela contribue à la bonne gestion et que cela préserve l’action sociale. Et il faut dans tous les cas se préoccuper aussi du nombre trop important de communes et convertir nombre d’entre elles à la gestion plus rationnelle des moyens.

  • 4478 visites
  • 85 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Saul
    Saul
    visiteur
    • Posté à 17h42 le 27/02/2013
    • 173990
      visiteur

    il est clair que la France souffre d’une trop importante lourdeur question institutions territoriales, le fameux mille feuilles.... Etant un des pays possédant le plus de communes (+ de 36 000), le plus logique serait de tailler à ce niveau là, d’en regrouper afin d’en supprimer un bon packasse.
    Mais la commune étant dans les gènes du pays, impossible. Alors on fait de l’intercommunalité, échelon qui se rajoute et qui complique encore plus le schmilblick....interco que l’on complique encore plus avec l’apparition des « métropoles » et bientôt des « pôles métropolitains » (ces derniers allant prendre des compétences du conseil général : la reflexion de l’auteur sur la fusion département/poles métropolitain étant juste, mais si on l’applique de manière différenciée, alors on brise le principe d’égalité de l’administration des territoires).
    J’vous dis pas le merdier que ça fout dans la définition des compétences de chacun des échelons, sans compter le surcoût financier que ça entraine (notamment par les doublons que ça entraine).
    Mais n’espérez pas que ça se simplifiera un jour : ça permet, pour nos politiques, d’avoir la possibilité d’avoir des baronnies pour tous, le cout n’ayant plus d’importance pour eux(puisque c’est nous, braves gens, qui raquons...)
    une étude d’un universitaire bordelais avait montré par exemple que la moitié des encartés du PS était des élus (tout niveau confondus)...pas mal non ?
    faudrait voir pour ceux d’en face, mais ça doit être pas mal aussi....

    • Axel Borg
      Axel Borg répond à Saul
      Valls, démission !
      • Posté à 18h20 le 27/02/2013
      • Internaute 198719
        Valls, démission !

      Le plus logique était de garder 36000 communes.

      Etant la seule République Laïque de l’UE, le plus logique serait de passer à la monarchie ou d’abandonner la laïcité ?

      Ce n’est pas un raisonnement, ça.

      Les 36000 communes ne posaient aucun problème, et elles permettent de bien mailler le territoire.
      Sans n’avoir jamais empêché que plusieurs communes se regroupent pour l’eau, l’élec ou ce qu’elles veulent.

      Il n’y avait aucune raison de casser le maillage républicain.

      Surtout que depuis la décentralisation, les postes et écoles sont centralisés dans le chef-lieu de canton, les centres des impôts sont centralisés dans le chef-lieu d’arrondissement, les centres sécu et le tri postal sont centralisés dans le chef-lieu de région, etc.

      Bientôt, il n’y aura plus qu’un bureau de tout ça à Bruxelles qui enverra des enveloppes à des sociétés de services privés « en mission de service public » comme disent les assassassin des choses publiques, pour ne pas dire de la République, tellement ce sera « décentralisé ».

      • Saul
        Saul répond à Axel Borg
        visiteur
        • Posté à 19h24 le 27/02/2013
        • 173990
          visiteur

        hum, je ne vous suis pas très bien... (que viennent faire la laïcité et la monarchie dans le schmilblick ?)
        quand je dis que le plus logique était de tailler dans les communes, c’est en termes de nombre = il sera plus économique et bien plus efficace de réduire le nombre de 36 000 que 96 (nombre de départements métropolitains).
        Surtout que nombres d’entre elles sont devenues « inutiles » en terme d’efficacité administrative, vu que la plupart, comme vous le dites, ont perdu nombre de services publics (poste etc) centralisés sur un chef lieu de canton/arrondissement etc, qu’elles sont regroupées dans des interco (j’ai plus le chiffre, mais c’est de l’ordre de 80/90% des communes qui font partie d’une interco) à qui elles ont délégué une partie de leurs compétences (nombre variable selon le type d’interco) et que bon nombre d’entre elles ne comptent que très peu d’habitants ––> lourdeur administrative et par conséquent financière.
        Cela dit, il est impossible de supprimer l’échelon communal, puisque ça fait partie des « gênes » de la France : la première mission de la commune est la tenue de l’état civil, ce qui « parle » concrètement aux gens. Mais l’utilité de communes de 425 habitants, souvent elles même contiguës d’une autre commune (vu le maillage urbain de plus en plus dense du territoire) est plus que discutable...
        Concernant l’échelon purement républicain, ce serait plutôt le département qui est une création exclusivement républicaine (crées afin de casser les provinces et les identités provinciales).
        Enfin ne voyez pas dans ce que j’ai dit mon opinion personnelle, juste un constat rationaliste, je suis farouchement jacobin (et donc contre toute formes de décentralisation) et encore plus antieuropéen ; -)

         
        • Axel Borg
          Axel Borg répond à Saul
          Valls, démission !
          • Posté à 19h49 le 27/02/2013
          • Internaute 198719
            Valls, démission !

          « il sera plus économique et bien plus efficace de réduire le nombre de 36 000 »

          La preuve, les autres ils ont moinsse de communes...

          • Saul
            Saul répond à Axel Borg
            visiteur
            • Posté à 20h15 le 27/02/2013
            • 173990
              visiteur

            et ça ne marche pas plus mal (et même mieux...)
            Beaucoup de pays ont surtout bien moins d’échelons administratifs, c’est surtout ça qui pose problème. Y’a qu’à voir : Etat–>Régions–>départements–->intercommunalité (et le plus aberrant étant que deux villes peuvent appartenir à plusieurs intercos ! genre ville X et Y faisant partie d’une même communauté urbaine mais aussi d’un SIVU commun à elles deux, par exemple...)–->commune. Bref au minimum 5 niveaux d’échelons territoriaux. bien plus que dans certains pays, même ceux de type fédéral.
            Le résultat, et je pense qu’on se rejoindra là dessus, et que nous sommes revenus avec la décentralisation à un type d’organisation féodale, avec ses baronnies et seigneuries diverses.

            • Axel Borg
              Axel Borg répond à Saul
              Valls, démission !
              • Posté à 20h54 le 27/02/2013
              • Internaute 198719
                Valls, démission !

              Et qu’il convient d’en revenir au seul maillage républicain, cadre du maillage des services publics.

              Après, qu’une commune s’associe avec certaines communes pour le ramassage scolaire, et avec d’autres pour le syndicat des eaux, ça peut se comprendre.
              Et ça ne crée pas d’échelons territoriaux.
              Le tout c’est que les communes soient libres de s’associer avec les communes qu’elles veulent ou de ne pas s’associer.

              • Saul
                Saul répond à Axel Borg
                visiteur
                • Posté à 21h15 le 27/02/2013
                • 173990
                  visiteur

                Le principe de mutualisation est très bon puisque théoriquement devant s’averer plus économique et efficace sur un plan global au sein d’un territoire donné.
                Mais le problème est justement que ces associations sont concrétisées en France par des structures intercommunales qui aboutissent en général à l’inverse, c’est à dire à un alourdissement des couts : on créera pour institutionnaliser cette mutualisation une structure intercommunale (logique et même indispensable rien que sur le plan juridique), dont les membres (président, conseillers etc) seront choisis parmi des élus des communes concernées
                –-> du coup rémunération supplémentaire pour chacun d’entre eux (au titre de « président », « vice président », « conseiller ») ce qui n’est pas illégitime mais représente tout de même une charge financière en plus pour les citoyens (qui payent déja pour assurer les indemnités du même gonze en tant qu’élu municipal). + création de services propres à cette interco : services de gestion, DRH, mais aussi les services chargés de la mutualisation (exemple service intercommunal de transport scolaire, de propreté etc).
                Jusque là rien que de très logique. Dans la même logique, on se dit du coup que les personnels des communes concernées verront leur effectif baisser (puisque mutualisation, les services communaux concernés par l’interco deviennent « inutiles »)....Sauf que dans la très grande majorité des cas, les communes conservent leur propre service, ceci pour des raisons de « prestige », emploi etc....
                du coup vous avez souvent sur un même territoire des doublons de services (ce qui, contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’augmente pas l’efficacité du service rendu, mais au contraire amène l’inverse du fait « d’empiétement », rivalités entres structures communales et interco (pour raison politique par exemple...)
                Résultat : au lieu que le cout du service (dans le sens de prestation) qui est mutualisé soit moins cher pour l’usager, au final il se révèle beaucoup plus cher, et surtout rendu de manière moins efficace.

                • Axel Borg
                  Axel Borg répond à Saul
                  Valls, démission !
                  • Posté à 00h10 le 28/02/2013
                  • Internaute 198719
                    Valls, démission !

                  Ce que vous appelez mutualisation, je l’appelle centralisation.

                  On prend trois centres, et on les remplace par un centre.

                  J’allais à 15 km à mon centre des impôts, je vais maintenant à 30 km.
                  C’est mutualisé, décentralisé, que des mots à la 1984 pour dire l’inverse : en fait de mutuel un centre bouffe les autres, et en fait de décentralisation tout est remis à un centre toujours plusse éloigné des administrés qui n’ont qu’à écouter du vivaldi pendant des plombes.

                  Et comme pour ma part, je trouve très bien que les communes autour de Marseille puissent avoir une autre politique que celle de Gaudin, je suis plutôt pour laisser le pouvoir aux communes et ne pas accroitre le pouvoir déjà énorme de Gaudin.

                  Et si vraiment les histoires de coût vous affole autant, militez pour qu’on remette le paiement des intérêts aux calendes grecques et qu’on affecte le budget aux choses importantes.

                  • Saul
                    Saul répond à Axel Borg
                    visiteur
                    • Posté à 19h34 le 28/02/2013
                    • 173990
                      visiteur

                    là vous dérivez sur autre chose et mélangez tout : la mutualisation dans l’interco, c’est des communes mettant des moyens et ressources en commun pour assurer un service identique à toutes. Par exemple un service de collecte des OM ou encore un service d’assainissement et de distribution d’eau collectif...exemple que vous même prôniez !
                    les centres d’impôts, c’est l’Etat et personne d’autre, il ne s’agit en aucune façon de décentralisation, mutualisation ou dieu sait quoi, mais d’une politique étatique de gestion de services. C’est bien beau d’avoir l’esprit de contradiction, mais faudrait connaitre ce dont on parle pour être un minimum crédible, et éviter de tout mélanger....

                    quant aux histoires de couts, ce genre de sortie peut le faire pour quelques uns n’y connaissant rien, mais c’est une réalité : c’est vos impôts qui financent tout ce schmillblick, m’étonnerait beaucoup que la hausse des votres vous indifféreraient pour que dalle en échange...
                    pour info, un des principes de bases de la finance publique, c’est la bonne utilisation des deniers publics....pas la gabégie.

        • vivivivi
          vivivivi répond à Saul
          indépendant
          • Posté à 18h40 le 01/03/2013
          • Internaute 123431
            indépendant

          moi ce que je dis c’est que l’intercommunalité est de la merde en barre, et en boule :
          dans ma ville, l’intercommunalité a décidé d’y mettre la totalité des logements sociaux requis pour la globalité des communes en faisant partie dans un parc de logements où il va s’y trouver les 30% en totalité autant vous dire la tête des villageois qui voient d’un mauvais oeil un nouveau ghetto en perspective à côté de chez eux...
          car au lieu de répartir dans l’ensemble de la communauté de communes les 30% obligatoires ils vont se retrouver dans un seul et même quartier bien entres eux et bien à part au milieu de la ville..... pour l’intégration on repassera.....

          en outre une fois en place difficile pour le citoyen moyen de faire entendre sa voix et de refuser quoique ce soit....

          en effet revenir à la commune les 36000 pourquoi pas met dans le quotidien plus de pouvoir au petit citoyen puisque plus de proximité avec les décideurs......

          mais c’est bien noyer le poisson qu’ils veulent c’est bien retirer la puissance citoyenne qui est visée

          • Saul
            Saul répond à vivivivi
            visiteur
            • Posté à 21h51 le 01/03/2013
            • 173990
              visiteur

            assez d’accord : le problème de l’interco peut aboutir à de la gabégie et à une plus grande distance entre citoyen et autorité (encore que sur le plan communal, dans les grandes villes, ça n’est pas plus de « proximité » en réalité, juste de la poudre aux yeux).
            Mais le problème de garder 36 000 communes, c’est de garder toutes les petites qui n’auront pas, du fait de leur taille, les moyens d’assurer des missions de service public qui leur incombe : difficile pour une commune de quelques centaines d’habitants d’acheter une benne à ordure par exemple pour assurer le ramassage des poubelles, ou de le déleguer à une société privée, dans les deux cas ça dépasse ses capacités financières. le ramassage des déchets étant pourtant une compétence obligatoire de la commune (dans le cadre des pouvoirs de police générale du maire qui comprend l’obligation d’assurer l’hygiène et la salubrité des voies publiques de la commune)

            • vivivivi
              vivivivi répond à Saul
              indépendant
              • Posté à 00h33 le 02/03/2013
              • Internaute 123431
                indépendant

              dans cas vous avez raison, elles peuvent faire comme certaines le font déjà se regrouper pour partager les frais dans certains investissements importants, mais dans ce cas c’est plus démocratique d’interroger les habitants et le conseil général plutôt que de s’en remettre les yeux fermés à des gens d’intercommunalité qui prendront des décisions sans vous et sans que vous puissiez réagir.

        9 autres commentaires
    • malthus2050
      malthus2050 répond à Saul
      touriste perpétuel
      • Posté à 20h03 le 27/02/2013
      • Internaute 66869
        touriste perpétuel

      l’ autre moitié c’ est sans doute leur conjoint ou la famille.

    • pemmore
      pemmore répond à Saul
      geek
      • Posté à 21h11 le 27/02/2013
      • Internaute 121073
        geek

      D’abord rien n’indique que ces 36000 communes sont une catastrophe sur le plan gestion, la majorité ont un budget plutôt équilibré ,la catastrophe provenant de grandes villes qui se lancent dans des travaux pharaoniques et font vite appel à une communauté de communes qui étaient bien gérées avant.
      la disparition du département n’est pas une bonne idée car dans une région il y a émulation entre départements pour créer de l’emploi, faire venir des entreprises, s’attaquer aux formations nécessaires aux besoins locaux.
      La je vois dans le val de loire, 4 départements ont un solde commercial positif et un chômage plus faible que le reste de la France un est un tout petit peu dans le rouge et visiblement met les bouchées doubles pour rejoindre les autres.
      Le négatif de notre pays c’est l’île de France qui monopolise toutes les ressources et ne donne pas grand-chose en retour.

      • Saul
        Saul répond à pemmore
        visiteur
        • Posté à 22h15 le 27/02/2013
        • 173990
          visiteur

        assez d’accord avec vous sur la première partie de votre post, c’est en ça que je voulais venir : globalement, tout échelon territorial confondu,sur un plan financier c’est devenu catastrophique (notamment pour les raisons que vous avez évoqués, travaux pharaoniques etc, mais j’y rajoute comme dit plus haut les conséquences de « doublons »). D’un autre coté, l’interco devient indispensable pour des petites communes (une commune qui par exemple n’a pas les moyens de se payer un service de collecte d’ordures avec centre de traitement etc).
        Concernant les départements, là aussi d’accord avec vous, c’est à mon sens l’échelle à conserver aussi, rien que pour sa caractéristique de « petite » échelle qui remplit le besoin de « proximité » (très à la mode ça...).
        Perso, ce serait les régions qu’il faudrait supprimer, l’argument de la mondialisation etc necessitant de plus grandes échelles ne me paraissant pas pertinents : une simple déconcentration de l’Etat à cette échelle suffirait pour la gestion régionale. Juste mon opinion of course.
        (De plus, les régions recouvrant souvent grosso modo les anciennes provinces de la monarchie)

    • pemmore
      pemmore répond à Saul
      geek
      • Posté à 18h38 le 01/03/2013
      • Internaute 121073
        geek

      En théorie je serais assez d’accord avec vous.
      Nous serions suédois Allemands pas de problème
      Sauf que nous vivons dans un pays latin avec des incapables et des escrocs(l’un n’empêche pas l’autre à tous les étages)
      Comme chez-moi, une commune avec peu de besoins, bien gérée et très peu endettée, mais une communauté de commune ou le chef-lieu de canton voudrait bien faire financer ses errances par les autres.
      Faut pas se gêner tant qu’à faire.
      Je vois au mans quelque chose d’intéressant, après la construction ruineuse d’un méga terrain de foot ces débiles insistent pour que le conseil général participe à payer les pots cassés.
      Celui-ci refuse, l’argent est pour aider à la création d’emplois et autres mais pas pour une équipe de foot et son clapier.
      Aux supporters de payer leur du.
      En attendant ce sont les habitants de la communauté de communse intégrés de force et n’ayant même pas participé aux délibérations qui vont payer un truc parfaitement inutile.
      12000 places pour un club de 3ème division ! , faut le faire.
      En attendant des lois cadres les communautés de communes sont à supprimer car elles provoquent encore plus d’embauches de fonctionnaires sans réduire celles des communes.
      Il y a toujours autant d’employés municipaux dans mon village alors quel est l’intérêt ?
      Et puis si les Parisiens voulaient nous montrer l’exemple, pourquoi ces 19 mairies, une seule leur suffit pas ?
      La surface est la même que guéméné penfao.

      • Saul
        Saul répond à pemmore
        visiteur
        • Posté à 22h23 le 01/03/2013
        • 173990
          visiteur

        vouis avez bien résumé. Perso, outre ce que je disais, je serais plutôt pour le regroupement ou fusion de communes en une seule, pour éviter les doublons dus à l’interco. Car des communes qui se touchent et comprennent en tout et pour tout 10 000 habitants par exemple, c’est plutôt inutile de garder autant de structures municipales...l’interco a été conçu comme une solution mais ne fait en réalité que rajouter une couche de plus. Bref au lieu de faire une communauté de communes pour reprendre votre exemple, il aurait été plus simple de fusionner tout ça en une seule commune.
        (concernant Paris, c’est un statut spécifique, Paris étant à la fois une commune et un département)

    • vivivivi
      vivivivi répond à Saul
      indépendant
      • Posté à 18h44 le 01/03/2013
      • Internaute 123431
        indépendant

      bien voyons tout cela pour ne pas revenir sur la loi de 1973 !
      on voit émerger plein de rustines inutiles à l’économie mais utile pour enfermer le citoyen dans la dépendance, dans la limitation pour qu’il n’ai plus les moyens de se faire entendre.....
      coupons dans les intérêts de la dette, revenons à la création monétaire, envoyons tous au diable ces banquiers véreux comme l’a fait l’islande et vous verrez qu’on aura plus besoin de faire des économies.

      • Saul
        Saul répond à vivivivi
        visiteur
        • Posté à 22h18 le 01/03/2013
        • 173990
          visiteur

        la loi de 73 (je suppose que vous parlez de celle dite Rotchild) n’a rien à voir avec le schmilblick. Et pour cause, seul l’Etat empruntait avant ça à la Banque de France, pas les collectivités locales (qui n’avaient pas droit à l’emprunt, elles étaient à cette époque sous la tutelle de l’état sur ce plan là). Aujourd’hui quand une commune emprunte, c’est à des taux tout ce qu’il y a de plus bas rassurez vous (enfin s’ils n’ont pas pris des taux variables...). Il n’y a pas en théorie, ce qui se passe avec l’Etat, c’est à dire des interêts qui s’ajoute au fur et à mesure que la dette grandit. Ceci notamment pour une raison simple : une commune n’a absolument pas le droit de prévoir un budget déficitaire, la loi lui impose qu’il soit équilibré. Contrairement à l’Etat qui lui a cette possibilité. Dans le cas de l’Etat, c’est pour ça notamment que la dette augmente : quand vous dépensez 50 milliards de plus que vos recettes, que vous empruntez juste pour assurer seulement vos budgets de fonctionnement (en gros le salaire de vos fonctionnaires, ce qui est interdit pour la commune, l’emprunt ne doit servir qu’aux dépenses d’investissement) c’est clair qu’au bout d’un moment, ça va coincer sévère.... Il y a eu un exemple récemment avec ce maire, Gatigneau : il était totalement hors des clous en ayant un budget déséquilibré (il semble qu’il avait commandé des travaux plus que ce que pouvait assurer son budget d’investissement !), et ça il le savait forcément...facile après d’aller pleurer en plantant la tente avec grève de la faim et tout....

         
        • vivivivi
          vivivivi répond à Saul
          indépendant
          • Posté à 00h31 le 02/03/2013
          • Internaute 123431
            indépendant

          vous simplifiez trop.
          l’État ne dépense pas plus qu’il n’emprunte, c’est le poids insupportable des intérêts qui rend déficitaire le bilan de notre pays..
          la bonne preuve est qu’avant la loi de 73 l’état n’était jamais déficitaire avec plus de dépenses de fonctionnement. 73 a mis fin aux trente glorieuses et on comprend maintenant pourquoi... le canal d’écoulement de l’argent a changé de destinataire, au lieu de revenir dans l’économie nationale, il part dans les poches des financiers et des spéculateurs, avec une toute petite part pour les boursicoteurs du dimanche.
          Comment trouver normal de payer deux ou trois fois le prix des dépenses d’état ?
          comment justifier cela ?

          • Saul
            Saul répond à vivivivi
            visiteur
            • Posté à 22h15 le 02/03/2013
            • 173990
              visiteur

            ça n’est pas faux, mais avant 73 (en fait avant fin des années 70), le budget de l’Etat restait équilibré c’est à dire que le poste dépense n’était pas supérieur au poste recettes.Car, contrairement à ce que vous dites, depuis plus d’une une trentaine d’années, l’Etat dépense plus qu’il ne reçoit. en gros une quarantaine de milliards d’euros de déficit chaque année en moyenne (en gros les recettes sont de 300 milliards, les dépenses sont de 350...pour 2013, l’Etat va dépenser 60 milliards de plus qu’il ne reçoit). déficit qui se cumule avec celui des années précédentes et qui à l’arrivée se rajoute à la dette. Même sans interêt, vous vous surendettez forcément avec ce type de gestion...
            Faire des emprunts en gardant des budgets équilibrés, même avec interêt c’est largement supportable, leur remboursement étant budgetisable sur la partie recette du budget N+1.
            Ce ne sont pas les interêts eux même qui sont la cause de la dette (les interets d’emprunts sont tout ce qu’il y a de plus bas, même si c’est plus que l’ancien système of course). la cause en revient à nos politiques qui ont laissé s’accumuler les déficits budgétaires, et du coup laisser enfler la dette, les interêts jouant alors le rôle d’accélerateur.
            (au passage, je suis aussi opposé à cette réforme de 73)

            • vivivivi
              vivivivi répond à Saul
              indépendant
              • Posté à 12h56 le 03/03/2013
              • Internaute 123431
                indépendant

              ça s’appelle les subprimes,
              l’outil a été testé et approuvé par de nombreux utilisateurs financiers et ils l’exploitent aujourd’hui à le taille des nations, nous n’avons pas fini de souffrir ça commence juste, bientôt l’esclavage remis au goût du jour et , comme tout est à la déliquescence, on verra des ventes aux enchères d’individus..........

              celui qui dit que tout cela n’est pas un complot se fourre le doigt dans l’oeil ou est pathétiquement naïf.

        3 autres commentaires
  • LIVINGSTONE89-4
    LIVINGSTONE89-4
    Insurgé anti-bobo
    • Posté à 17h50 le 27/02/2013
    • Internaute 198975
      Insurgé anti-bobo

    Pourquoi comparer des pourcentages en dépenses de personnel, d’investissement, d’aide sociale, ... entre des structures qui n’ont pas les mêmes missions ?
    A par la mauvaise foi, je ne vois pas....

    Il est clair que les collectivités locales sont trop nombreuses et que les missions sont à moitié réparties dans une sorte de puzzle bizarre...
    En apparence, car certaines missions sont à moitié partagées.
    Le maire de ma ville me disait que pour refaire la voirie d’un boulevard, il devait faire intervenir l’état (département) pour une portion, le conseil général pour une autre, et sa mairie pour le reste : comment voulez vous que ça marche ?
    Et les personnels se partagent le bifsteack en prenant les décisions à de mulrtiples étages... Chacun contrôle l’autre, et peut bloquer les dossiers qui mettent des mois à avancer péniblement.

    Il faut simplifier les collectivités locale, on ne s’en sort plus avec cette gabegie !
    Guichet unique pour l’aide sociale, un seul service pour les problèmes d’urbanisme, etc..., ce serait plus simple, plus efficace et économe.

  • Axel Borg
    Axel Borg
    Valls, démission !
    • Posté à 18h02 le 27/02/2013
    • Internaute 198719
      Valls, démission !

    Document ♦ Acte III de la décentralisation ….. ou l’implosion de la République

    Un avant-projet de loi vient d’être transmis au Conseil d’Etat. Le texte doit être examiné au Conseil des ministres le 27 mars ou le 3 avril pour être discuté en première lecture au sénat en mai et promulgué avant la fin 2013.

    On lira dans Informations Ouvrières du 28 février un article présentant les principaux objectifs de ce projet à travers des citations de l’exposé des motifs extraites du texte de 175 pages qui circule depuis quelques jours.

    SOUMETTRE LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES À LA DICTATURE DE L’UNION EUROPÉENNE
    « L’article 102 vise à permettre la participation des collectivités territoriales au paiement des amendes résultant de la reconnaissance de manquements de la France à ses obligations nées de l’application du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. »

    DES DROITS DIFFÉRENCIÉS SUIVANT LES TERRITOIRES
    « L’article 55 ouvre la possibilité (…) d’adapter de manière souple l’exercice de certaines compétences de l’Etat et des collectivités territoriales aux réalités des territoires. »

    TERRITORIALISER LA RÉPUBLIQUE EN AUTANT DE « TERRITOIRES » CONCURRENTS AUX COMPÉTENCES DIFFÉRENTES
    « Le pays serait découpé en métropoles d’au moins 500 000 habitants, concurrentes, et dont les compétences seraient variables suivant les décisions de “ conférences territoriales ” qui en assureraient la “ gouvernance ” ».
    Ces conférences seraient habilitées à décider des compétences des communes, du département, de la région ou de l’Etat qui seraient transférées aux métropoles.

    C’est dans cette situation que la mobilisation des 108 maires de huit communautés de communes environnant Marseille Lien refusent la dissolution de leur commune dans la métropole. Informations Ouvrières donne la parole à l’un d’entre eux, André Jullien, maire de la Bouilladisse : « Nous sommes prêts à des actions d’envergure et nous avons même envisagé la possibilité de démissionner ».
    Lien

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 18h04 le 27/02/2013
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Et si on prenait les choses dans l’ordre .Ce qui marche , à peu près, ce sont les régions, les départements, les agglos, les grosses communes et celles de taille moyenne, les communautés d’agglos et de communes de taille respectable.
    S’attaquer d’abord aux départements est un non sens, vu une fois de plus depuis la ville, par des gens qui ne connaissent rien du rural dont l’entité département est incontournable.
    Flinguer les petites communes qui sont pléthore, capables de rien ou pas grand chose , qui coutent une fortune aux contribuables pour l’état civil et les scrutins, ainsi que les communautés de communes trop petites, les pays (entité bizarre consommatrice de deniers publics et dont il ressort généralement du vent ) et revoir la finalité de l’Etat, que l’on flingue à qui mieux mieux mais dont l’investissement et le maintien de la cohérence du territoire vis à vis des lois sur -par exemple - l’aménagement et l’urbanisme , le logement- éviterait la corruption permanente des élus .
    Mais on peut rêver, l’acte III de la décentralisation sera une fois de plus, un ratage lamentable, continuant de couter une fortune aux administrés et au pays, poursuivant la restauration d’ une féodalité que l’on avait su oublier à l’image du reste de l’Europe. qui vit encore dans l’esprit des rois !
    ça va faire 30 ans que ça dure et aucun politique à ce jour n’a été capable de créer un système aussi satisfaisant que pendant les 40 glorieuses, par couardise électoraliste et pour la gestion des territoires et il faudrait encore y croire ?

    • Axel Borg
      Axel Borg répond à vieilanarfatigué
      Valls, démission !
      • Posté à 18h28 le 27/02/2013
      • Internaute 198719
        Valls, démission !

      C’est sûr que huit maires à 500€ par an ça coûte plus cher qu’un maire des huit regroupées à 2000€ par mois.

      Mais bon pour vraiment bien économiser, il faudrait un maire pour toute l’UE, élu à vie pour éviter les frais de scrutins...

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à Axel Borg
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 09h05 le 28/02/2013
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        Alors ça c’est la réponse stupide par excellence ! 8 communes c’est aussi 8 secrétaires de mairie, x agents communaux que l’on pourrait mutualiser, c’est aussi 8 salles polyvalente servant 1 fois par semaine que l’on pourrait mutualiser, c’est aussi, un marché de voirie par an que l’on pourrait mutualiser, etc....j’ai bossé pour ces blaireaux pendant 45 ans et j’ai toujours un pied la dedans et les économies qui pourraient être faites sont absolument considérables.
        Visiblement vous ne connaissez pas le sujet.

         
        • Saul
          Saul répond à vieilanarfatigué
          visiteur
          • Posté à 19h28 le 28/02/2013
          • 173990
            visiteur

          « Visiblement vous ne connaissez pas le sujet. »

          me suis fait la même réflexion...

        1 autres commentaires
    • Saul
      Saul répond à vieilanarfatigué
      visiteur
      • Posté à 18h45 le 27/02/2013
      • 173990
        visiteur

      pas faux (concernant les « pays », cet interco a été supprimée. Et bientôt ce devrait être aussi le même sort pour les syndicats de communes)

      • Le flou stoique
        Le flou stoique répond à Saul
        Cf fiche n°15673B
        • Posté à 22h52 le 27/02/2013
        • Internaute 58563
          Cf fiche n°15673B

        Tout dépend de ce qui a été fait des pays, c’est comme tous les outils ! Ici en Auvergne la priorité est donné aux pays (qui n’ont pas disparu d’ailleurs contrairement à ce que tu dis, mais qu’on ne peut plus créer effectivement), et ils ont montrés aussi bien du bon que du mauvais, tout dépend juste des priorités et en cela rien de différent par rapport aux communautés de communes. L’avantage du pays c’est qu’il a enfin permis d’avoir un vrai questionnement sur les projets de territoire à un niveau local et pas seulement régional.

         
        • Saul
          Saul répond à Le flou stoique
          visiteur
          • Posté à 23h25 le 27/02/2013
          • 173990
            visiteur

          je n’ai pas dit disparue, mais supprimée. Mais il me semblait qu’à terme ces structures devaient être remplacées par d’autres (et bien sur que certaines ont donné des résultats, comme d’ailleurs d’autres formes d’interco. c’est surtout pour les grosses EPCI que l’on voit le phénomène gabégique)

        • vieilanarfatigué
          vieilanarfatigué répond à Le flou stoique
          Changer le monde, c'est se (...)
          • Posté à 09h07 le 28/02/2013
          • Internaute 125168
            Changer le monde, c'est se (...)

          Les pays sont surtout des relais de la région (et donc de l’Europe) pour fédérer des projets intercommunaux......je crois qu’il y a des moments où il faut s’arrêter de déconner avec l’argent public.

        2 autres commentaires
  • CitizenSim
    CitizenSim
    Au monde
    • Posté à 18h07 le 27/02/2013
    • Internaute 114259
      Au monde

    Avant de supprimer purement et simplement les départements, ne serait-il pas envisageable d’en réduire le nombre ? Est-il pertinent de garder un département (la Lozère) trois fois moins peuplé que le seul 15ème arrondissement de Paris ?
    A tous les niveaux des regroupements semblent possibles : Est-il utile de garder deux Normandie au niveau régional ? Ne faudrait-il pas regrouper deux à deux certains départements (Drôme - Ardèche par exemple) ? Et de nombreux regroupements de petites communes seraient possibles si des querelles de clocher entre gens qui sont nés quelque part ne l’empêchait pas... Il faut tout de même rappeler que la moitié des 36 000 communes de France comptent moins de 425 habitants !

    • Axel Borg
      Axel Borg répond à CitizenSim
      Valls, démission !
      • Posté à 18h38 le 27/02/2013
      • Internaute 198719
        Valls, démission !

      La question n’est pas le peuplement, mais de surface de territoire à gérer.

      Le samu du XVe met moins longtemps à aller chercher quelqu’un à l’autre bout de l’arrondissement que le samu du 48 à traverser la Lozère.

      La DDE 48 a plusse de route à gérer que le XVe.

      Les gamins du 48 ont plusse de bornes à faire pour aller à l’école.

      Tu vas me dire qu’on n’a pas attendu la suppression du maillage républicain pour supprimer les services publics répartis dans les communes et les départements et nous faire faire des bornes.
      M’enfin ce n’est pas une raison pour continuer dans ce sens.

      Par ailleurs, les assemblées générales à 425, c’est déjà quelque chose.

      • Saul
        Saul répond à Axel Borg
        visiteur
        • Posté à 18h47 le 27/02/2013
        • 173990
          visiteur

        « La question n’est pas le peuplement, mais de surface de territoire à gérer. »

        exactement. le principe créateur était de faire un territoire dont toutes les parties étaient à moins d’une journée de cheval de la ville administratrice dudit territoire (c.a.d la prefecture)

      • CitizenSim
        CitizenSim répond à Axel Borg
        Au monde
        • Posté à 19h11 le 27/02/2013
        • Internaute 114259
          Au monde

        Je crois que c’est à la fois la surface et le peuplement,
        mon com’ visait surtout à montrer les disparités de peuplement des territoires et les disparités de surface existent également.
        Vous avez raison de souligner l’importance des communes et de la présence territoriale, mais ce n’est pas parce que nos dirigeants utilisent la « décentralisation » pour sabrer les budgets et défaire les services publics territoriaux, qu’une rationalisation du maillage administratif est mauvaise en soi... je crois que depuis la création des départements (et la fameuse journée de cheval qu’évoque Saul ci-dessus) les peuplements et les enjeux ont bien changés. On peut regrouper deux départements (et donc supprimer une préfecture et un conseil général) sans sucrer au passage (ni dégrader) le financement de la voirie, des collèges, de l’action sociale... de même pour les communes, je parle de regroupements, de la même façon que vous évoquez plus haut des regroupements de communes sur certaines compétences.

         
        • Saul
          Saul répond à CitizenSim
          visiteur
          • Posté à 20h27 le 27/02/2013
          • 173990
            visiteur

          il me semble pourtant que c’est seulement la surface qui compte, mais vous me collez un doute, (en pensant notamment avec la création de nouveaux départements dans la région parisienne dans les 60’s), les seuils de population étant par contre une caractéristique pour qualifier les plus grosses intercos. Sur les regroupements, c’est effectivement une piste à envisager plutôt que de rajouter des couches supplémentaires (quand vous voyez que dans les DOM, le même territoire est à la fois département ET région...).
          Pour la Normandie, c’est une question de « baronnie » il était envisagé au départ de ne faire qu’une seule région « Normandie », mais comme Lecanuet et un autre baron de droite, tout deux de la région, voulaient chacun « leur » région...–-> hop, haute et basse Normandie !

        • Axel Borg
          Axel Borg répond à CitizenSim
          Valls, démission !
          • Posté à 20h31 le 27/02/2013
          • Internaute 198719
            Valls, démission !

          Je ne vois pas ce qu’il y a d’intéressant à supprimer des préfectures et des conseils généraux.
          A part empêcher les gens d’être en règle avec leur permis de conduire, leur carte grise ou leur titre de séjour.

          Et plus on supprime de conseillers municipaux moins les voiries seront surveillées.

          L’action sociale sera dégradée si les gens doivent aller dans un autre village parce qu’il n’y a plus de mairie.
          Et il y aura moins de conseillers municipaux pour être au service de la population.

          Pour tout dire, vu qu’on est passé de 20 millions à 60 millions, on devrait plutôt diviser des communes et des départements qu’en regrouper.

          Je n’ose même pas imaginer ce que c’est que d’essayer de voir un conseiller municipal du Xe arrondissement de Paris, où un conseiller général d’île-de-france.

          • Saul
            Saul répond à Axel Borg
            visiteur
            • Posté à 20h51 le 27/02/2013
            • 173990
              visiteur

            la multiplication de conseillers ne changerait rien à part alourdir les budgets. le conseiller municipal/général/régional n’a surtout qu’une fonction de délibération au sein du conseil, pas de s’assurer du bon fonctionnement des services ou de la surveillance des voiries : pour ça il y a des DST etc, c’est du ressort des services de la collectivité.

            • Axel Borg
              Axel Borg répond à Saul
              Valls, démission !
              • Posté à 21h02 le 27/02/2013
              • Internaute 198719
                Valls, démission !

              Les conseillers municipaux des petites communes ne sont pas payés.

              Et ils passent plus régulièrement dans nos bleds que les agents DDE qui eux sont payés.

              Ce sont eux qui demandent à ce qu’on coupe une branche avant qu’elle tombe et qu’un usager n’appelle la plate-forme nationale EDF ou France Telecom (c’est décentralisé à tombouctou...) pour une panne.

        • pemmore
          pemmore répond à CitizenSim
          geek
          • Posté à 20h51 le 27/02/2013
          • Internaute 121073
            geek

          Imaginez une chose ,on accole deux départements ensemble , une seule préfecture et les limes à 100km, vous vous rendez compte faire 100 km pour un papier un examen etc c’est pas tellement plausible dans l’état de notre administration. Le pays s’est plus ou moins construit autour de chefs lieux de départements , comment détruire une ville aux dépends d’une autre ?

          • Saul
            Saul répond à pemmore
            visiteur
            • Posté à 20h52 le 27/02/2013
            • 173990
              visiteur

            par la déconcentration.

            • Axel Borg
              Axel Borg répond à Saul
              Valls, démission !
              • Posté à 21h07 le 27/02/2013
              • Internaute 198719
                Valls, démission !

              Il voulait dire « comment peut-on en arriver à le désirer ? »

            • Le flou stoique
              Le flou stoique répond à Saul
              Cf fiche n°15673B
              • Posté à 23h10 le 27/02/2013
              • Internaute 58563
                Cf fiche n°15673B

              donc encore plus de services administratifs encore plus lourds, bref au final une note encore plus élevée..

              • Saul
                Saul répond à Le flou stoique
                visiteur
                • Posté à 23h23 le 27/02/2013
                • 173990
                  visiteur

                dans les deux cas il y a autant de services administratifs.
                mais dans la déconcentration, on économise des postes de décision politique (élus etc) et on y gagne (enfin théoriquement) en vitesse d’exécution. Bref au final c’est moins cher.

        9 autres commentaires
      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à Axel Borg
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 10h36 le 28/02/2013
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        La DDE n’existe plus depuis 2007 !

    • pablico
      pablico répond à CitizenSim
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 19h52 le 27/02/2013
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      Faut-il vendre les communes qui ne rapportent rien aux Qatari ?
      allons allons......

  • Specht
    Specht
    Commentateur
    • Posté à 19h30 le 27/02/2013
    • 185722
      Commentateur

    Les départements avaient été créés à une époque ou les communications se mesuraient en jours à cheval. Le tissage administratif en départements répondait à un impératif d’efficacité rationnelle. À l’heure de l’automobile et de l’internet, de la fusion des services entre départements et régions, n’est-il pas temps de supprimer cette fragmentation qui n’a plus lieu d’être au profit de la simple région, quitte à modifier quelques tracés ? Nous pourrions ainsi accélérer la décentralisation de la France, ce qui permettrait à de nombreuses grandes villes de prendre enfin de l’essor et de mettre un terme aux batailles stériles entre Conseil départemental (nouvelle appellation) et Conseil régional. Toulon, par exemple, souffre de l’hégémonie envahissante de Marseille, et le développement d’Amiens est étouffé par Paris.

    • Axel Borg
      Axel Borg répond à Specht
      Valls, démission !
      • Posté à 20h13 le 27/02/2013
      • Internaute 198719
        Valls, démission !

      C’est sûr qu’on est à l’heure de cramer plusse de gasoil en bagnole parce qu’internet déconne à la campagne.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
Verbes thématiques