Armee 27/02/2013 à 16h27

Quand le Mali était la pépinière à décoration des officiers médiocres

Francis Simonis | Maître de conférences Histoire de l'Afrique

« La mort ou l’épaulette, l’anémie et la fièvre, parfois la gloire », voilà ce que le lieutenant de spahis [unité de cavalerie de l’Armée d’Afrique, ndlr] Gaston Lautour comptait trouver au Mali, qui s’appelait alors le Soudan français, à la fin du XIXe siècle.

Pour lui, qui n’avait pu intégrer Sain-Cyr, le départ aux colonies était l’occasion « de sortir de l’ornière autrement que par ces éternels examens, toujours les mêmes et devenus presque inaccessibles par l’affluence énorme de concurrents ».

De solides travaux ont fait judicieusement remarquer que l’affectation outre-mer résultait plus d’une contrainte que d’une volonté délibérée pour la plupart des officiers français. Le départ aux colonies était ainsi la sanction d’études médiocres, le dernier quart des promotions de Saint-Cyr étant systématiquement versé dans l’infanterie de marine.

Il en était de même à l’Ecole Polytechnique : le futur général Archinard, qui mena trois campagnes au Soudan, fut affecté dans l’artillerie de marine comme tous ses camarades aussi mal classés que lui, après être sorti 137e sur 141 de sa promotion…

Un formidable coup d’accélérateur pour leur carrière


Arrivée des Français à Yola (Wiki Commons)

La participation aux conquêtes coloniales offrait alors aux officiers à l’avenir mal engagé l’occasion unique de surmonter leur mauvais classement initial. Des combats où ils espéraient se mettre en valeur, ils attendaient un formidable coup d’accélérateur pour leur carrière. Les récits militaires illustrent à l’envi cette soif de gloire et de promotion.

Le lieutenant Lecerf, par exemple, ne voyait dans les colonies qu’un moyen de gagner des galons. Pour lui qui détestait le Soudan, « un sale pays à tous les points de vue », le départ pour l’Afrique était « une veine à exploiter ». La conquête de Koundian, au Mali, par Archinard en 1889 n’avait d’autre intérêt que de lui permettre de faire la preuve de ses qualités militaires et d’être inscrit au tableau d’avancement pour le grade de lieutenant-colonel.

La prise de Bandiagara, au Mali, lors de la campagne de 1892-1893, relevait du même processus. Madame Paul Bonnetain en a laissé un vibrant témoignage dans « Une française au Soudan », récit de voyage publié en 1894. Alors que des instructions ministérielles enjoignaient fermement à Archinard de ne plus faire de conquête, il choisit de « gagner ses étoiles de général en détrônant un souverain quelconque » et « en faisant tuer inutilement un certain nombre de troupiers ».

Il aurait pu alors rentrer victorieusement dans Tombouctou, mais ayant appris la prise d’Abomey, au Bénin, par le colonel Dodds promu général, il aurait reporté son projet à la campagne suivante. Destitué à son retour en France, il n’eut jamais l’occasion de prendre la cité mystérieuse, pour le plus grand malheur du colonel Bonnier.

Le général Mangin, « boucher des Noirs »

L’itinéraire du général Mangin, dont les « Lettres du Soudan » seront publiées post mortem, illustre jusqu’à la caricature le comportement des officiers français. Au fil de sa correspondance, on découvre un officier ambitieux et impatient, supputant ses chances de promotion, s’enthousiasmant, perdant espoir, se morfondant, puis croyant de nouveau à une récompense prochaine.

On suit avec effarement les calculs savants d’un homme qui voit en 1894 un fait capital pour sa carrière dans son inscription au tableau de novembre pour le grade de capitaine, et note cyniquement que sur les quatre officiers de sa promotion qui se trouvaient au Soudan, les trois autres avaient été tués à l’ennemi.

De fait, la vie humaine comptait peu pour celui qui sera plus tard à l’origine de l’emploi massif des soldats africains lors de la Première Guerre mondiale, et se taillera une solide réputation de « boucher des Noirs » en les faisant massacrer par milliers au Chemin des Dames en 1917.

Se plaindre de ne pas avoir été blessé

Pourtant, les espoirs des officiers ne furent que rarement satisfaits. Les récits militaires montrent une recherche générale de l’action d’éclat, du fait d’arme porteur de promotion et de décoration. La maladie, l’ennui et le désenchantement furent plus souvent au rendez-vous que la gloire dans cette « pépinière à décoration » dénoncée par le député anticolonialiste Paul Vigné d’Octon.

Pour être promu ou médaillé, en effet, mieux valait avoir été blessé au combat, ce qui n’était pas une mince affaire. La situation défiait alors la raison, puisqu’on pouvait voir des soldats, comme Anthelme Orsat, se plaindre avec désolation, après un engagement, de n’avoir pas été blessé.

Mais ce n’était que partie remise, et notre brillant marsouin, qui se lamentait sur son propre sort, y réussit un jour au-delà de toutes ses espérances, puisqu’il finit par se faire tuer aux environs de Bissandougou en 1891 !

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  • LIVINGSTONE89-4
    LIVINGSTONE89-4
    Insurgé anti-bobo
    • Posté à 16h40 le 27/02/2013
    • Internaute 198975
      Insurgé anti-bobo

    Aujourd’hui, c’est le chef de guerre Hollande qui espère donner un coup d’accélérateur à sa carrière !
    C’est raté, et la guerre est loin d’avoir porté ses fruits néo-coloniaux....

    • yabon
      yabon répond à LIVINGSTONE89-4
      Cyborg marxien en service
      • Posté à 17h35 le 27/02/2013
      • Internaute 98602
        Cyborg marxien en service

      C’est vachement intéressant ce que vous racontez.

  • mioumiou
    • Posté à 16h46 le 27/02/2013
    • Internaute 34943

    Quels cons ces militaires !

    • Grande Anse
      Grande Anse répond à mioumiou
      Homme sans qualité
      • Posté à 09h24 le 28/02/2013
      • Internaute 143691
        Homme sans qualité

      C’est vachement intéressant ce que vous racontez.

    • Paul-Louis
      Paul-Louis répond à mioumiou
      Hollandais
      • Posté à 18h09 le 28/02/2013
      • 183502
        Hollandais

      C’est normal qu’ils soient cons...Ils ont été recrutés parmi des civils

  • mauser
    • Posté à 16h48 le 27/02/2013
    • Internaute 4683

    En execptant quelques fautes historiques comme le boucher du chemin des dames renseignez vous sur le rôle d’un certains capitiane Osti. Je ne vois pas d’înteretdans la chose . Relisez si jamais vous l’avait fait Jomini, Clausewitz zt Napoléon.
    Pour mangin il n’est qu’un des boucher de 1914/18 la faute à l’école de guerre de l’époque. Relisez Foch ....Une bonne lecture l’un des dernier papiers de secret défense

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 20h29 le 27/02/2013
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument
  • Saul
    Saul
    visiteur
    • Posté à 18h14 le 27/02/2013
    • 173990
      visiteur

    quelques petits trucs qui interpellent :

    « voilà ce que le lieutenant de spahis »
    cet officier a alors changé d’arme, vu qu’il n’y a jamais eu de régiment de spahis au Soudan (une exception, les spahis soudanais, mais durant l’entre deux guerres). Comme l’article le précise, ce sont des troupes de « l’armée d’Afrique », c’est à dire les forces d’Afrique du nord, pas de l’AOF dont les troupes relevaient de la coloniale...

    « l’emploi massif des soldats africains lors de la Première Guerre mondiale“–> c’est un mythe, si Mangin a effectivement proné l’utilisation de la ‘force noire’, dans les faits les états majors se sont très vite rendu compte que les troupes ‘sénégalaises’ n’étaient pas des plus efficaces sur le front (du fait de leur mauvais équipement, et surtout des conditions climatiques qui faisaient des ravages dans la troupe). Du coup, ces troupes ont surtout été utilisées à l’arrière (garde des dépots de ravitaillement etc).

    mais article interessant

    • jyeden
      jyeden répond à Saul
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 19h59 le 27/02/2013
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      Mangin en plus de son emploi de la force noire « a utiliser avant l’hiver » est bien connu pour son affection pour son ordonnance, un solide africain ! ! !
      Alphonse Boudard , qui connu une de ses anciennes domestiques en parle un peu dans « mourrir d’enfance ».
      Mais ce « bougre » de général ayant fait huit enfants à sa femme , Boudard ne le nommait pas, de crainte qu’un descendant ne le poursuive en diffamation
      voilà ! !

    • Francis Simonis
      Francis Simonis répond à Saul
      Auteur(e) de l'article Maître de conférences Histoire (...)
      • Posté à 09h14 le 28/02/2013
      • Internaute 197858
        Maître de conférences Histoire (...)

      Merci pour votre commentaire.

      Je confirme mes affirmations. La note sur l’appertenance des spahis à l’Armée d’Afrique est de la rédaction, pas de moi. Les spahis de l’Armée d’Afrique ne sont pas intervenus au Soudan : Lautour faisait bien partie des spahis soudanais. L’escadron des spahis soudanais participera par exemple à la colonne Joffre sur Tombouctou en 1893-1894 et comptera dans ses rangs celui qui n’était encore que le capitaine Laperrine. Sur ce sujet, vous pouvez voir le livre du lieutenant-colonel Mordacq : « Les spahis soudanais », Paris, Lavauzelle, 1912. Ne l’ayant pas sous la main, je ne peux vous en dire plus, mais de mémoire je crois que la dissolution de l’escadron a eu lieu en 1902.
      Au sujet de l’emploi des Africains lors de la Première Guerre mondiale, 180.000 tirailleurs dits sénégalais furent envoyés en France ou 30.000 laissèrent leur vie. Il est vrai qu’ils n’ont pas gagné la guerre à eux seuls, comme on le croit parfois en Afrique, mais ils participèrent malgré eux à un conflit qui ne les concernait pas. 6000 Africains tombèrent au Chemin des Dames. Sur ce sujet vous pouvez cliquer sur le lien qui figure dans l’article. Il vous dirigera vers un autre site où je développe la question.
      Notons enfin que si les Africains ne servirent pas plus que les autres de chair à canon, la population malienne pense de nos jours que ça a été le cas. Aujourd’hui, la France fait la guerre, mais ce sont les Tchadiens qui meurent par dizaines ... Et qu’on le veuille ou non, vu d’Afrique, cela ressemble bougrement à de la chair à canon...

      • rafioso
        rafioso répond à Francis Simonis
        paysan
        • Posté à 12h40 le 28/02/2013
        • Internaute 145922
          paysan

        Dans l’article dommage de ne pas avoir évoqué 2 officiers : Voulet et Chanoine, dont la colonne se fera largement remarquer surtout au sud du niger actuel...

         
        • Saul
          Saul répond à rafioso
          visiteur
          • Posté à 17h38 le 28/02/2013
          • 173990
            visiteur

          oui, parait que c’est leur histoire qui a inspiré Coppola pour le personnage du colonel Kurtz dans Apocalypse now
          (Moati avait fait un film sur eux, mais franchement décevant)

        1 autres commentaires
      • Saul
        Saul répond à Francis Simonis
        visiteur
        • Posté à 17h35 le 28/02/2013
        • 173990
          visiteur

        Merci pour votre réponse.
        on est à peu près d’accord, mais c’est sur l’interprétation qu’on diffère : loin de moi l’idée de minimiser ou nier le sacrifice des « Sénégalais » (terme générique, en réalité tout ceux qui venaient d’AOF), mais, et vous l’aurez compris je pense, de relativiser sur cet emploi de « massif » qui a longtemps nourri le mythe de l’Africain chair à canon sacrifié pour économiser du Français 100% gaulois.
        Comme vous le dites vous même, 180 000 ont servi en métropole, avec des pertes de 30 000.
        Chiffres paraissant énormes, et qui le sont. Mais en proportion des populations d’AOF, ils représentent un taux de conscription et de pertes qui démentent le mythe précité. A comparer avec les taux métropolitains, 8 millions de Français passés sous l’uniforme, sur une population totale de moins de 40 millions. Soit un taux de 20% (unique dans l’histoire de France). Et avec près de 1,4 millions de morts (rien que pour ceux de la classe 1914, 1 sur 4 tué...) de suite on n’est plus dans les mêmes proportions...ce qui n’enlève rien au pertes terribles et souffrances des troupes sénégalaises. Mais parler d’emploi massif est un abus de langage comparé au autres troupes engagées.
        Que les Africains aient un ressenti est une chose, la réalité en est une autre. Quant à la guerre actuelle au Mali, loin d’être sur que les Maliens aient une quelconque amertume du fait de l’engagement de leurs troupes..
        Concernant les deux escadrons de spahis sénégalais, non c’est après 1902 (dans l’entre deux guerres, mais à vérifier, en tout cas sur qu’un des escadrons tenaient garnison durant cette période au Soudan, et l’autre à Dakar), ce régiment a servi durant la pacification du Maroc et a compté parmi les troupes de garnison dans ce pays pendant un temps.
        Merci pour vos conseils de lecture, j’en prends note.

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 19h03 le 27/02/2013
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    J’espère que jamais aucun ministre ou président français ne s’excusera pour les exactions liées à la colonisation.

    Contrairement aux théories fumeuses colportées en Afrique, la majorité des « blancs » n’ont absolument rien à se reprocher. La plupart de nos compatriotes ont des aïeux qui vivaient dans des conditions peu enviables au XIXème siècle.

    Comme le montre cet article, les crimes liés à la colonisations ont été perpétrés par une certaine frange de la bourgeoisie. Les citoyens français dans leur ensemble ne peuvent donc pas être tenus pour responsables.

    • a déménagé le 29.04.2013
      • Posté à 03h42 le 28/02/2013
      • Internaute 9564

      « Contrairement aux théories fumeuses colportées en Afrique »
      Ces théories sont surtout colportés ici. En Afrique, les citoyens de nos anciennes colonies auraient plutôt tendance à une grande majorité à regretter que nous soyons partis.
      J’ai toujours ressenti de la gêne devant ce discours « simpliste » : C’était toujours mieux ’avant’ ! « Il y avait du travail, on gagnait de l’argent ».
      On m’a même demandé (en RDC) quand est ce que nous reviendrons :
      « tu vois bien que nous ne sommes pas capable de gérer ce pays ».
      Et j’ai entendu ces discours des dizaines de fois et ce n’était le fait d’individus illettrés et isolés.

      • silsilsil
        silsilsil répond à a déménagé le 29.04.2013
        Odieux campagnard
        • Posté à 08h48 le 28/02/2013
        • Internaute 121365
          Odieux campagnard

        En Afrique, les citoyens de nos anciennes colonies auraient plutôt tendance à une grande majorité à regretter que nous soyons partis.

        « tu vois bien que nous ne sommes pas capable de gérer ce pays ».

        Les esclavagistes usaient du même argument au XVIIeme siècle : l’esclavage est peut-être injuste mais les noirs ont une meilleure vie dans nos plantations que sur ce continent sauvage qu’est l’Afrique.

        Seule un partie de la classe bourgeoise en manque de domination sociale rêve de reconquérir l’Afrique. For heureusement, la majorité des citoyens français comprennent que les Africains doivent s’auto-determiner et sont donc contre la colonisation.

         
        • a déménagé le 29.04.2013
          • Posté à 13h30 le 28/02/2013
          • Internaute 9564

          Je vous relate tout simplement ce que d’innombrables Africains m’ont répétés maintes fois, ne m’en sert pas comme « argument » et ne défends nullement la colonisation.
          Je fait même état de ma gêne devant ce discours tenu par des Africains.
          Vous auriez peut-être mieux à faire à vous demander les raisons qui poussent ces gens à penser de cette manière, et peut-être comprendriez vous le pourquoi de cette « logique » plutôt troublante.

          • Saul
            Saul répond à a déménagé le 29.04.2013
            visiteur
            • Posté à 20h43 le 28/02/2013
            • 173990
              visiteur

            assez d’accord, ayant vécu aussi en Afrique, j’ai été témoin des mêmes réactions que vous. (un truc qui m’étonnait à l’époque, les anciens tirailleurs jouissaient d’un certain respect)

            • a déménagé le 29.04.2013
              • Posté à 01h45 le 01/03/2013
              • Internaute 9564

              J’ajouterai même que cela est assez particulier des pays francophones, car j’ai eu droit a ce genre de réaction dans tous les pays « visités », alors que ce n’est pas le cas dans les pays anglophones. Il y aurait plutôt même une attitude opposée...

        3 autres commentaires
  • malaka
    malaka
    architecte
    • Posté à 21h14 le 27/02/2013
    • 182218
      architecte

    il ne faut pas mettre tout les militaires dans le meme chapeau . il ne faut pas oublier que l’infanterie (ancienne coloniale) est le corps de l’armée le plus decoré .

  • romme
    romme
    Salarié
    • Posté à 23h01 le 27/02/2013
    • Internaute 89958
      Salarié

    C’est pénible ces inexactitudes à la fin. Mangin était tout sauf médiocre, comme le montrent ses succès à Verdun et en 1918, même s’il était inutilement dur avec ses troupes et à servi de bouc émissaire en 1917. Par ailleurs, le mauvais rang de classement en sortie des grandes écoles militaires n’est il pas plutôt le résultat d’une ségrégation sociale quasi- institutionnalisé dans une institution où les préjugés des vieilles classes dominantes pesaient encore lourds ? (cf. L’affaire Dreyfus)

  • Grande Anse
    Grande Anse
    Homme sans qualité
    • Posté à 23h10 le 27/02/2013
    • Internaute 143691
      Homme sans qualité

    Pour avoir une idée du joyeux bordel et de la chaude camaraderie qui régnaient entre Français, aux confins du Sahel, entre AOF et AFN...

  • dzan
    • Posté à 10h15 le 28/02/2013
    • Internaute 26357

    Qu« il était joli les temps des colonies !

  • togovisions
    • Posté à 11h05 le 01/03/2013
    • Internaute 198435

    Arrêtés et torturés, leur seul tort est de vouloir l’instauration de l’état de droit au Togo !
    La dictature de Faure Gnassingbé est déchaînée contre les membres de l’opposition politique et de la société civile rassemblées au sein du Collectif Sauvons le Togo. Arrêtés et torturés physiquement ou psychologiquement, leur seul tort, c’est de vouloir l’instauration de l’état de droit au Togo, des réformes constitutionnelles et institutionnelles visant à assurer des élections libres, transparentes et équitables !
    Cette video montre quelques unes de ces personnes et leur engagement sans mesure et désintéressé dans une lutte pacifique, un combat d’idées pour le bien de tous les togolais. Ils ont pour la plupart sacrifié leur vie personnelle (professionnelle et familliale), parcouru le territoire togolais de long en large, pour sensibiliser et mobiliser les populations togolaises afin de mettre définitivement fin au cycle infernal « élections – contestations – répressions – négociations ».

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