Pourquoi les journalistes ne choisissent pas les titres des articles qu’ils écrivent ?

Dans la plupart des rédactions, les journalistes proposent des titres. Mais c’est toujours la rédaction en chef qui a le dernier mot sur eux. En cas de désaccord, ce qui est en réalité assez rare, une discussion s’engage et on cherche un compromis.
Le texte et le titre proposés par les rédacteurs font l’objet de plusieurs relectures. Les relecteurs sont les chefs de service ou les rédacteurs en chef, ainsi que les journalistes spécialisés dans la relecture, vérification et mise en forme des articles : « secrétaires de rédaction » ou « éditeurs ».
Ces relecteurs modifient parfois des phrases obscures dans le texte, ils changent parfois l’ordre de paragraphes. En cas de modification substantielle, ils consultent le rédacteur.
Les titres, dans les journaux et sur les sites web, font l’objet d’une attention particulière : c’est la vitrine de l’article. Un bon titre doit remplir deux qualités :
- être clair : résumer clairement le contenu de l’article ;
- être accrocheur : donner envie de lire.
Ces deux qualités sont parfois en tension, et il faut généralement trouver un équilibre. Le risque est d’être trop informatif (donc plat) ou trop incitatif (donc obscur ou putassier).
Pour ce qui est du Web, une troisième qualité est requise : la conformité aux règles de référencement. Il faut que les mots du titres correspondent aux recherches Google des gens qui vont chercher cet article.
Enfin, rédiger les titres, c’est composer un bouquet : il faut avoir en tête l’ensemble des autres titres de la page. S’il y a déjà un titre commençant par « Pourquoi », on évite d’une faire un deuxième sur le même moule, par exemple.
Les rédacteurs proposent souvent de très bons titres, mais ce n’est pas toujours le cas. Ils peuvent être inhibés par ce que vont penser leurs sources (« je dois faire sérieux ») ou bien ne pas avoir en tête les autres titres de la page, ou encore, pour ce qui est du Web, oublier les impératifs de référencement.
C’est parce que Libération a confié la rédaction des titres aux éditeurs que leur qualité et leur drôlerie est devenue légendaire dans les années 80.
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Comment ca marche?





jamais le temps de tout faire
jamais le temps de tout faire
AMHA, parce que le rédac’chef ne fait confiance à personne pour avoir du titre raccoleur. Ce qui se retourne souvent contre lui, à en juger par les nombreux posts dans les forums des divers journaux, posts par lesquels les lecteurs font des remarques à ce sujet - le plus souvent, avec raison et justesse de vues.




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