Peut-on me photographier dans la rue et utiliser cette photo ?
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Ah bon ?
Et qu’en est il des journaux régionaux ?
Un matin je me réveille et je me vois sur une photo, publiée dans un article dont j’ignore tout.
Cela fait plus de 6 mois que je n’ai pas visité le lieu de la photo donc elle à au moins cette date.
Après avoir contacté le journal en question, on m’as répondu que ce n’était pas toujours facile de demander la permission de tous et que par conséquent, ils ne le faisait pas.
Le journal étant publié, je ne peux même pas en demander le retrait....
C’est un avocat que vous devez voir.
C’est gratuit.
Mais faut prendre rendez-vous et y aller.
Quand vous en aurez vu trois, vous saurez si votre droit à l’image a été bafoué ou si vous faites un flan pour rien.
Si vous êtes photographié parmi mille personnes à un carnaval, ce n’est pas pareil que si vous êtes photographié avec votre maitresse devant le Carlton comme illustration de l’affaire du même nom.
tout d abord, merci pour vos réponses.
Sur cette photo, nous sommes 5 personnes ne nous connaissant pas et, j’en suis au centre. Juste 5 personnes marchant dans la rue.
Usée dans un journal papier.
Après lecture de vos liens, ce genre de situation est permise visiblement.
Ce qui me chagrine c’est qu’il est évident que ces journaux possèdent une « banque » de photo dans laquelle ils piochent au besoin.
A l’occasion d’autres photos ou j’apparais ou bien même celle ci ont déjà pu être utilisées ou le seront plus tard...
Bien que légal, je trouve cela assez choquant.
Je pense qu’il est d’abord question de savoir s’il y a préjudice.
Dans le cas contraire, il n’y a pas de mal à éditer la photo d’un lambda
Et que dire du fameux « droit à l’image » lorsque l’on sait le nombre de caméras qui nous filment partout, et dont on ne sait pas vraiment si les millions d’enregistrements sont détruits ensuite ou pas !
Que votre photo se retrouve éditée dans un article d’un journal régional ?
Si vous êtes un personnage lambda, cela ne porte pas à conséquences.
Cela en aurait, par contre, si vous étiez un truand en cavale !
Quand un journaliste fait une photo de la foule dans une rue, il est en effet difficile de passer faire signer à chacun une autorisation de « paraître »
Si la photo est bo-o-nne,
ça fait’d’mal à perso-o-nne.
En France*, la liberté d’expression est une liberté fondamentale, mais pas une liberté absolue. En clair : elle connait des limites là où d’autres libertés entrent en jeu.
les libertés de la personne par exemple. Ainsi, certaines publications peuvent porter atteinte à une personne. C’est pour ça que sont prohibées - entre autres - l’injure et la diffamation. Nul n’a le droit de porter atteinte à autrui, ni à son honneur ou à sa réputation. Injurier quelqu’un, c’est lui coller une gifle, virtuellement, certes, mais une gifle quand même. Ça lui porte atteinte, donc la loi l’interdit.
Ce mécanisme de liberté » s’applique à l’image de la personne. Égratigner virtuellement autrui peut se faire par la parole ou l’écrit (nous venons de le voir avec l’injure), mais aussi par l’utilisation de son image. En France, chacun est propriétaire de son propre corps, ainsi que de son image.
Pour utiliser mon image (la diffuser, la publier), on doit recueillir mon consentement. Donc non on n’a pas le droit de me prendre en photo dans la rue et d’utiliser cette photo sans préalablement me demander mon accord.
Il serait trop simple de s’arrêter là. Car à ce petit jeu, aucun journal n’a le droit de publier aucune photo faute d’accord des personnes photographiées. heureusement, chaque citoyen bénéficie de la liberté d’expression. Cette liberté l’autorise à publier librement des informations, y compris des photos pour illustrer ces informations.
Donc si une photo est publiée, il faut se demander quelle était l’intention de celui qui l’a publiée. Si son intention était de nuire, il tombe sous le coup de la protection de la personne. Si son intention était d’informer, il bénéficie de la liberté d’expression.
Voilà à quelques nuances près comment fonctionne la liberté de publication appliquée au droit à l’image. Liberté d’expression, protection de la personne, droit à l’image, etc.
(* Je précise « en France » car on se trompe souvent en confondant la liberté d’expression américaine - bien plus libérale, quasi absolue - et la liberté d’expression en France - où la loi protège l’individu contre l’arbitraire)
En tout cas, vous devriez pouvoir demander le floutage de votre visage sur cette photo.
Je ne connais pas la législation en vigueur pour une photo prise dans la rue, mais lors d’une réunion, quelqu’un voulant prendre des photos doit demander aux participants si ils souhaitent apparaître sur les photos. le visage de ceux qui refusent doit être flouté (ou plutôt, le photographe se débrouille pour prendre des photos de là où les personnes n’apparaissent pas).
peut on me filmer avec une caméra de surveillance et utiliser ces images ?
délinquante avérée
délinquante avérée
D’après l’article 9 du code civil et le respect dû à la vie privée, il faut une autorisation de la personne pour utiliser sa photo.
Cf la fiche de la SCAM : le droit à l’image des personnes




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