Tribune 22/02/2013 à 12h42

Paris-Marseille, récit d’une fracture républicaine

Erwan Ruty (Ressources urbaines)


Tribune

Ce mardi matin, Jean-Marc Ayrault reçoit une vingtaine de ministres à Matignon, pour leur présenter une feuille de route qui les engage dans le fameux « retour de l’Etat et du droit commun » dans les quartiers ; j’attends les annonces parmi d’autres journalistes. A l’autre bout de l’Hexagone, Marseille est en pleine déliquescence. Le retour du droit commun, vu des quartiers populaires phocéens ? Une blague.

Ce matin, mardi 19 février, c’est donc CIV (pour ceux qui n’ont pas fait l’ENA : Conseil interministériel à la ville). Le petit salon de Matignon est joliment décoré, guéridons et lambris classiques. A l’autre bout de la France, depuis le quartier dit « de la mosquée » à Marseille, capitale de la rupture, Ahmed Nadjar, un collègue du réseau de Presse & Cité m’appelle, sous tension :

« On coule. On en a marre. On ne viendra pas à Paris, on s’en fout… »

Il devait monter à la capitale pour rencontrer des acteurs de la politique de la ville. Il ne montera pas. C’est que Yassin Aïbèche, 19 ans, est mort le 14 février, abattu par un policier à Marseille. Yassine est le frère d’un de son collègue, Karim, un jeune de la cité Félix Pyat, qui vient de faire un passage dans le média que gère Ahmed, Med In Marseille.


HLM à Marseille (SIMON ISABELLE/SIPA)

Média soupape de sécurité

Depuis des années, son média est une soupape de sécurité pour les quartiers nord. Quand les gens vont mal, ils frappent à la porte de la rédaction de son site internet, l’un des plus vieux travaillant dans les banlieues. Les gens vont le voir lui, pas la police, pas la justice, pas l’Education nationale, pas le maire, pas le Préfet.

Med In Marseille est géré dans la même précarité que ses confrères médias des quartiers. En panne de trésorerie, le média fonctionne sans subvention depuis le début de l’année. Trop difficile. Il n’y parvient plus. Il est usé ; plus qu’un directeur de rédaction, il est aussi devenu éducateur social. Il écrit encore avec quelques-unes de ses collègues, comme Henda, parce que sans ça, son monde s’écroulerait sans doute.

Ici, à Paris, à Matignon, une ribambelle de journalistes papillonnent un peu au début. Une flopée de mesures est annoncée. Après le coup de fil d’Ahmed, je ne sais pas si je vais rester écouter la litanie ministérielle. Marseille brûle. Au sens où : les Marseillais brûlent leur vie. Ahmed :

« Ici, on brûle différemment, on n’est pas à Paris. Ici, c’est pas les voitures qui brûlent, c’est les gens. »

Et puis, il reprend, fataliste :

« Mais on le sait, s’il y a le feu, les moyens ressortiront. On nous sollicitera à nouveau. »

Engagé pour quoi ? Engagé par qui ?

Med In Marseille est sous pression. Malgré les pressions et parfois les menaces, Ahmed veut continuer l’aventure de son « sous-média pour sous-citoyen, pour donner voix au chapitre aux damnés de la République… »

Je ressens un décalage. Comme un malaise. Ici, partout, des Gardes républicains en habit d’apparat. A Marseille, une bonne partie des trente policiers de la Bac nord, arrêtés cet automne pour corruption, ont été relaxés au bénéfice du doute. Ahmed, entre sentiment d’urgence et abattement :

« Les gamins, ces derniers jours, ils n’avaient qu’une envie, c’est de descendre le flic ! Ici, c’est une autre génération. C’est pas la même qu’en 1983 ! Les jeunes sont armés ! On est dans une autre réalité. »

Le directeur de Med In Marseille voulait publier l’appel du grand-père, du père et du frère de Yassine sur son site. Mais il retrouve son jeune collègue Karim complètement abattu… Sollicité pour organiser une marche, Karim veut surtout se reposer. Il réalise qu’il ne reverra plus jamais son frère. La marche n’aura sans doute pas lieu. Que restera-t-il de son passage à Med In Marseille ? Le sentiment d’avoir vu ce qu’était un média engagé ? Désabusé, Ahmed lance :

« Les autres médias aussi, ils sont engagés. Mais engagés par le pouvoir. Moi je suis engagé auprès des miens. On continuera, même sans argent. Mais on fera autre chose, je ne sais pas. Sans doute, je monterai une entreprise, comme avant, pour être indépendant. Qu’ils aillent tous se faire foutre. »

« Le gouvernement ne vous abandonnera pas »

Jean-Marc Ayrault, poursuit, face à la presse blasée :

« L’Etat républicain est de retour. Celui de l’Egalité des citoyens […]. Je veux m’adresser aux habitants des quartiers populaires : ce gouvernement ne vous abandonnera pas. Vous aussi, vous êtes l’avenir de la France, car notre pays ne renouera pas avec la croissance et la prospérité sans redonner du travail aux milliers de chômeurs des banlieues […]. C’est un message de détermination et d’espoir que je veux lancer. Nous sommes à vos côtés.

En trente ans, depuis la marche pour l’Egalité, beaucoup a été fait. Et pourtant, le constat est là : les inégalités persistent entre les banlieues et le reste du territoire. Pire encore, elles ont recommencé à s’accroître depuis une dizaine d’années. Dans ces quartiers, plus d’une personne sur trois vivent encore sous le seuil de pauvreté. Contre un sur huit ailleurs […].

Il reste beaucoup à faire [...]. Mais je ne suis pas venu annoncer un énième Plan Marshall miraculeux pour les banlieues. Les habitants des quartiers ont d’abord besoin qu’on les écoute, que l’on tire parti de leur expertise pour identifier les problèmes et y apporter des solutions efficaces [...]. C’est pourquoi, je viens vous proposer 27 mesures. »

Le tout à budget constant (500 millions d’euros). On a envie de dire : amen. Mais cet amen-là sera-t-il entendu jusqu’à Notre-Dame de la Garde, et jusqu’au quartier de la mosquée ?

Quelques mesures annoncées au CIV du 19 février
  • 1 000 quartiers prioritaires (contre 2 500 aujourd’hui) ;
  • un nouveau contrat de ville regroupant les politiques sociales, urbaines, économiques et environnementales conduites pour les quartiers ;
  • les communes seront les chefs de file de cette politique ;
  • 30% des emplois d’avenir seront alloués aux quartiers ;
  • des agences Pôle emploi seront ouvertes dans les quartiers où le chômage est le plus important ;
  • des « emplois francs » (exonérés de charges) en CDI pour les jeunes issus des quartiers seront expérimentés sur 10 sites pilotes (2 000 emplois, 5 000 euros/emploi) ;
  • des conventions engagées avec chacun des ministères (une dizaine) ;
  • poursuite de la rénovation urbaine, et entre 150 et 200 nouveaux projets pour les quartiers les plus en difficultés ;
  • les habitants associés à la gouvernance de la politique de la ville dès le début des projets de contrat ville ;
  • des contrats pluriannuels pour les associations.

Et Cécile Duflot, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires, de conclure, à la sortie du CIV : « On ne peut pas meurtrir des territoires en faisant disparaître les services publics, il y a un devoir d’investissement pour l’avenir. Il faudra être inventif. » Sera-t-elle entendue à Bercy ?

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  • velkro
    • Posté à 13h04 le 22/02/2013
    • Internaute 198156

    Muais la routine.
    On va continuer a soupoudrer de subventions pour acheter la paix sociale dans les » quartiers », et les habitants des ruralités continueront de voter FN

    • LIVINGSTONE89
      LIVINGSTONE89 répond à velkro
      Explorateur
      • Posté à 14h39 le 22/02/2013
      • Internaute 198660
        Explorateur

      Ce qui n’est pas dans la routine, c’est qu’un grand média indépendant se fait l’écho d’un comité interministériel avec tant de courtoisie et de fidélité !
      Tout y est, jusqu’à la diapo de synthèse... hmmmm... les bons élèves....
      « Le gouvernement ne vous abandonnera pas » - parole de Ayrault pensant à la distribution prochaine de subventions à la presse en ligne !

    • SSII-LOVER
      SSII-LOVER répond à velkro
      Damné de la prestation
      • Posté à 17h38 le 23/02/2013
      • Internaute 198841
        Damné de la prestation

      Les préjugés sur la ruralité ont la vie dure. Il faudrait s’y rendre de temps en temps. Naître à la campagne n’implique pas que l’on devienne un raciste. Bizarrement c’est même plutôt l’inverse, une simple lecture de la carte des résultats du 1er tour vous le prouverait. Score du FN en Haute Vienne : 16% / Score du FN dans les bouches du Rhône : 23%.

  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 13h10 le 22/02/2013
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    Quartiers nord en résistance
    CQFD Lien

    Quand les opérations de concertation menées par les pouvoirs publics ne débouchent sur rien d’autre que des relogements forcés, certains habitants de ces cités, partiellement dégradées mais totalement vivantes, au nord de la ville de Marseille, se rebiffent. Leurs exigences ? Vivre dignement là où ils ont construit leurs existences. Ni plus ni moins.

    « Dans le cadre de la rénovation du quartier de la Savine, la communauté urbaine, où je suis élue, prévoyait la préservation des collines. Or, j’ai pu constater sur le plan local d’urbanisme qu’une partie de la zone jouxtant le haut du quartier rénové pourrait être destinée à devenir une carrière », explique, calmement et au milieu du brouhaha, Joëlle Boulay, adjointe à l’urbanisme à la mairie des 15e et 16e arrondissements de Marseille. Le silence se fait d’un coup dans cette salle du groupe scolaire de la Savine. La petite cinquantaine de personnes ayant fait le déplacement ce 15 novembre était conviée à un de ces « ateliers de concertation » organisés par l’Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU), prétendant faire le lien entre, d’une part, les décideurs rassemblant des bailleurs sociaux, un représentant du préfet et le chef de projet urbain, et, d’autre part, des habitants et commerçants de la cité. Car, ce quartier, accroché aux pentes occidentales du massif de l’Étoile, est inscrit dans le vaste programme de l’ANRU, qui, sur la ville de Marseille, a pour objectif de réhabiliter, rénover, ou reconstruire, selon les cas, quatorze cités composées principalement de logements sociaux.

    « Le malaise français ne serait donc qu’un bégaiement de l’histoire, un processus connu qui, en temps de crise, conduit inexorablement les classes populaires vers le populisme, la xénophobie, le repli sur soi, la demande d’autorité. Cette analyse occulte l’essentiel, le durcissement de l’opinion est d’abord le fruit d’une mise à distance radicale des classes populaires. En effet, pour la première fois dans l’histoire, les classes populaires ne sont pas intégrées au projet économique et social des classes dirigeantes. La nouvelle géographie sociale permet de révéler ce bouleversement. Après trois décennies de recomposition économique et sociale du territoire, le constat est redoutable. Contrairement à ce qui a toujours prévalu, les classes populaires ne résident plus “là où se crée la richesse”, mais dans une “France périphérique” où s’édifie, à bas bruit, une “contre-société”. Lien
    Une nouvelle définition de la ville, une classe dirigeante sur des territoires protégés, une administration (police) et un sous prolétatriat pour des activités non exportables et ne demandant aucun métier.

    ‘Les spécialistes n’ont cessé de se répandre sur le malaise des banlieues ’, mais certaines évidences ont continué de leur échapper : à commencer par le fait que l’urbanisme rendait impossible l’appropriation de l’espace par ses habitants. À Marseille, l’achèvement des grands programmes de construction HLM coïncida avec la crise industrialo-portuaire et la montée consécutive du chômage au sein de la population ouvrière, en particulier des jeunes. Ceux-ci eurent tout le temps de réaliser l’extrême hostilité du nouvel environnement.
    En lisant l’histoire de Marseille selon Alèssi Dell’Umbria 1, il est difficile de ne pas remarquer combien le passé de cette ville est marquée par les destructions successives dont elle a fait l’objet. Ce n’est pas la moindre des vertus de l’auteur que de donner à ces destructions un sens politique, celui d’une lutte sociale pour l’inscription dans les murs et les rues de manières de vivre.” Lien

    Comment la gentrification est devenue, de phénomène marginal, un projet politique global.
    À la faveur du tournant néolibéral des années 1980, la gentrification s’est hissée au rang de projet politique et de vision normative du futur de la ville que gouvernements urbains et “ partenaires ” privés s’activent à mettre en œuvre. Pas plus les agglomérations de vieille industrie lourde telles Manchester, Bilbao ou Liverpool que des villes régionales telles Lyon, Malmö, Ljubljana ou Leipzig n’échappent aujourd’hui au phénomène. Lien

    Que Marseille quitte la France.

    • miscanthus
      miscanthus répond à huutaa
      Triploïde
      • Posté à 13h42 le 22/02/2013
      • Internaute 195439
        Triploïde

      Merci pour ce lien ...

      Le vrai problème à Marseille ce n’est pas que la majorité soit pauvre, c’est plutôt le copinage, le népotisme et le trafic d’influence généralisé à tous les niveaux, surtout les plus hauts, et la considération de la loi comme un mal pas nécessaire.

      Les Savines de Marseille est un bon exemple, le projet de rénovation urbaine change tous les jours de A à Z au gré des vents politiques des élus locaux (arrondissement, MPM, conseil général et régional), de la logirem et de l’Etat ... pendant que les habitants restent dans des immeubles dégradés, pas isolés, pas toujours étanches à la pluie, avec des gros problèmes de moisissures et de joints amiantés dégradés, sources de désagréments mais aussi de gros problèmes de santé.

      Résultat, ça donne toujours une réalisation complètement bancale, sans contrôle de la qualité constructive, un fric fou jeté par les fenêtres, sans aucune concertation ou prise en compte des besoins des habitants ... où les seuls gagnants sont (et encore pas toujours) les politiques et les boîtes du BTP qui s’en sont mis plein les poches.

      • huutaa
        huutaa répond à miscanthus
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 15h26 le 22/02/2013
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        .

  • Racaille la Rouge
    • Posté à 13h21 le 22/02/2013
    • 174747
      zig-zag

    N’est il pas curieux que les investissement concernant Marseille culture 2013 ne concerne pas les quartiers Nord ? ? Et ne soit en aucun cas « populaire »

    • huutaa
      huutaa répond à Racaille la Rouge
      Même pas avec des pincettes.
      • Posté à 13h33 le 22/02/2013
      • 183774
        Même pas avec des pincettes.

      Qu’est ce que la culture a avoir avec ca ?
      Culture & propagande « Lille 2004 », capitale européenne de la culture
      L’inauguration de « Lille 2004, capitale européenne de la culture » commença par une cérémonie tout à fait républicaine. Avec moult invités et corps constitués. Le buffet était offert par une multinationale de l’hôtellerie, le groupe Accor, sponsor officiel de « Lille 2004 ».

      2 Cette manifestation, qui devait s’étaler sur l’année 2004, était la plus sponsorisée de toute l’histoire des politiques culturelles. Ce dont ne manqua pas de se féliciter, dans son discours d’introduction, Martine Aubry, maire de Lille et présidente de « Lille 2004 » : 7 millions d’euros, qui équivalaient aux dépenses de marketing et de promotion, pour un budget opérationnel de 70 millions d’euros. Le ton était donné.
      Prologue. Choses vues à « Lille 2004 »

      3Madame le Maire et présidente de la manifestation céda aussitôt la parole au PDG de Carrefour qui, quelques mois plus tard, défraierait la chronique pour avoir été débarqué de son groupe, non sans un dédommagement de quelque 35 millions d’euros. Soit la moitié du coût opérationnel total de « Lille 2004 ». La contribution de Carrefour à la « capitale européenne de la culture » s’élevant à un million d’euros, voilà de quoi relativiser la générosité du mécène…

      4 Outre les cadeaux qu’il se réservait dans sa hotte, ce saint Nicolas des marges arrières sponsorisa des contes pour enfants dans les écoles primaires durant toute l’année 2004. Sans oublier d’introduire, aux couleurs de l’« événement », un jeton servant à débloquer l’indispensable caddy qu’on remplirait des bonnes choses de la culture régionale sous le regard d’un « ambassadeur de “Lille 2004” » posté dans tous les hypermarchés.

      5 Le mécène se fit aussi artiste. Les « métamorphoses » étant l’un des thèmes de « Lille 2004 », une rue fut donc « métamorphosée », par son agence de communication favorite, en « rue Shangaï », à grand renforts d’enseignes commerciales chinoises, dont bien sûr l’étendard de notre « Champion de la France qui gagne » lancé à l’assaut des marchés mondiaux. Tout cela ressemblait à une nouvelle guerre de l’opium… Lien

      Triomphe de la culture d’entreprise

      31 Lire Pierre Bourdieu et Hans Haacke, Libre-échange, Seuil, 1994.

      57Il y a déjà bien des années que les entreprises ne ménagent pas leurs efforts pour acquérir une légitimité culturelle permettant d’anoblir ou de dissimuler la trivialité de leurs pratiques économiques puis de conquérir des parts de marché. Cette stratégie fut longtemps l’apanage des grandes firmes, visant par là un public élitiste, notamment à travers l’art contemporain31. (Ainsi le groupe Pernod-Ricard, désormais l’un des premiers groupes mondiaux d’alcools, est-il devenu le premier acheteur de peinture d’avant-garde, avec l’ambition de se défaire de l’image populaire associée à ses apéritifs, qu’il avait cultivée jusqu’alors.)

      Mais l’instrumentalisation de la culture cède peu à peu la place à la production d’une culture faite par et pour l’entreprise.

    • miscanthus
      miscanthus répond à Racaille la Rouge
      Triploïde
      • Posté à 14h45 le 22/02/2013
      • Internaute 195439
        Triploïde

      Populaire c’est difficile, vu que c’est la Chambre de Commerce et d’Industrie qui porte le projet vu la guéguerre continuelle entre les élus de Marseille (et à l’intérieur de Marseille), la communauté urbaine, les communes/communautés de commune d’Aix, Aubagne ...

    • spleenlancien
      spleenlancien répond à Racaille la Rouge
      Merde à l'or
      • Posté à 14h59 le 22/02/2013
      • Internaute 78672
        Merde à l'or

      Bah, ils ont filé 400 000€ pour faire venir Guetta. Ils peuvent pas tout faire....

      David Guetta : une subvention de la ville Marseille pour un concert du DJ fait polémique

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 13h39 le 22/02/2013
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Bref, on va encore arroser d’argent des quartiers où tout sera foutu dans un an.

    • LIVINGSTONE89
      LIVINGSTONE89 répond à Atlantis
      Explorateur
      • Posté à 14h32 le 22/02/2013
      • Internaute 198660
        Explorateur

      Le socialisme, c’est maintenant !

    • miscanthus
      miscanthus répond à Atlantis
      Triploïde
      • Posté à 14h57 le 22/02/2013
      • Internaute 195439
        Triploïde

      Arroser certainement pas concernant Marseille, plutôt
      - faire sauter les quartiers pauvres proches du centre ville (quartier des Crottes par exemple) en virant massivement les pauvres, parfois la batte de base ball à la main pour motiver les récalcitrants (ex Rue de la République). Le tout pour construire de beaux gratte ciels et éco-cités avec l’espoir vain d’attirer les cadres dont Marseille manque.
      - laisser crever sur place les quartiers excentrés, et volontairement très mal desservis, où les HLM sont des barres construites à la va vite dans les années 60 et en extrême fin de vie, qui ont disparu partout ailleurs en France.

      • Atlantis
        Atlantis répond à miscanthus
        Etudiant apolitique
        • Posté à 17h10 le 22/02/2013
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        Attention, quand je dis « arroser », je ne dis pas arroser bien ni beaucoup. De toute manière, depuis 30 ans, la politique de la ville est un échec total alternant clientélisme électoral et soutien aux boites de BTP, avec des collectivités qui se font volontairement escroquer à chaque contrat de marché public.
        Ce que vous dites sur Marseille est intéressant, pourriez vous préciser quand vous parlez de batte de baseball ?

         
        • Snorkette
          Snorkette répond à Atlantis
          olé olé
          • Posté à 22h25 le 22/02/2013
          • Internaute 196444
            olé olé

          C’est la vérité. De toute façon, on ne règlera rien tant qu’on aura des taux de chômage aussi hallucinants. Il est stupide de croire qu’on peut offrir la belle vie à une population pauvre, donc marginalisée, avec les mesurettes de la politique de la ville. Si en France, on recommençait à acheter ce qu’on consomme, comme lors des Trente Glorieuses, on verrait sûrement la différence.

          Sinon, dépénaliser le cannabis serait déjà une bonne chose pour faire baisser la violence dans les quartiers

        1 autres commentaires
  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 15h28 le 22/02/2013
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    Les ripoux bac n’ont pas été relaxés ils ont été réintégrés dans l’attente de leur procés. C’est pas faute de l’appui de la hiérarchie jusqu’à leur ministre de tutelle.
    « Tous les policiers de la Bac Nord de Marseille mis en cause dans une affaire de racket ont été réintégrés, rapporte mardi Mediapart. Tous, sauf un : le policier qui avait témoigné sous x pour dénoncer les pratiques de ses collègues, selon le journal en ligne.

    “Les 17 policiers de la BAC Nord mis en examen (...) ont tous été autorisés à reprendre leur travail”, indique Mediapart. “Même les sept policiers placés en détention provisoire pendant plus de deux mois pourront donc prochainement exercer sur la voie publique.” Seule contrainte, ces policiers ne pourront plus exercer dans la BAC ou dans une unité en civil.

    Quant au policier qui avait tenter d’alerter sa hiérarchie, il a été révoqué début août 2012 par le ministère de l’Intérieur, pour “insubordination”, “

    L’enquète se poursuit et semble prendre le chemin des sommets :
    Patricia Krummenacker et Caroline Charpentier, les deux juges chargées de l’instruction, s’intéressent aux responsabilités éventuelles de la hiérarchie policière. Les patrimoines et le train de vie des quinze policiers de la BAC mis en examen pour ‘infractions à la législation sur les stupéfiants’ et ‘vols en bande organisée’ ont été passés au peigne fin. Ces derniers sont notamment suspectés d’avoir volé des stupéfiants et de l’argent aux délinquants qu’ils interpellaient.

    Les enquêteurs visent désormais leur encadrement. Une question les taraude : la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) des Bouches-du-Rhône a-t-elle choisi la politique de l’autruche pour gérer l’affaire en interne dès lors qu’elle a eu connaissance des infractions commises par ses fonctionnaires ? Selon nos informations, les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) cherchent à obtenir l’ensemble des documents et des notes de service internes susceptibles de répondre à cette question. Ainsi, fin janvier, plusieurs pièces ont été saisies à l’Evêché, les locaux de la police marseillaise

    Et l’enquète rebondit sur l’affaire du meutre d’un indicateur.
    ‘une note confidentielle, datée du 8 février 2012, du patron de la police des polices de Marseille, adressée au procureur de la République, dans laquelle il apparaît que celui-ci prend très au sérieux le fait que des policiers de la BAC nord aient pu fournir des renseignements de nature à favoriser un assassinat. Il s’agit de la divulgation hors du milieu policier de l’identité d’un informateur de la BAC nord qui s’avérerait être Lyes Gouasmia, ayant préalablement dénoncé l’auteur d’un incendie de bus très médiatisé’, affirme le commissaire divisionnaire Didier Cristini.

    Le chef de l’IGPN de Marseille fait référence à l’affaire Mama Galledou, cette jeune étudiante de 28 ans d’origine sénégalaise grièvement brûlée dans un bus en octobre 2006. ‘Cette divulgation serait le fait d’éléments de la BAC nord auprès du milieu des dealers, dans un contexte de protection policière imposée faisant suite au service rendu’, poursuit le policier. Et de préciser : ‘Un petit groupe de policiers directement intéressé au dynamisme du marché de la drogue, dans lequel ils pratiquaient (et pratiqueraient toujours) des extorsions, aurait considéré cette protection policière comme contraire à leur intérêt, et auraient pris Gouasmia en grippe.’

    Il n’y a aucune rupture républicaine, Paris Marseille... Il n’y a pas de République, tout court.
    ‘Et Cécile Duflot Sera-t-elle entendue à Bercy ?
    cet amen-là sera-t-il entendu jusqu’à Notre-Dame de la Garde, et jusqu’au quartier de la mosquée ? Vous etes sur de vos questions ?
    De quelle mosquée parlez vous ? Et quel quartier ?
    et vous croyez parler pour ces memes quartiers.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 14h00 le 22/02/2013
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Bidon, pipeau -clarinette, pisser dans un violon pour jouer la traviata,le changement c’est maintenant ! ça fait plus de trente ans que ça dure, que les politiques se cassent tous le nez sur le problème, que l’on investit des sommes monumentales pour rien ou pas grand chose , que l’on y a mis tous les experts possibles dans toutes les disciplines,et qu’il n’en sort rien, rien du tout, que dalle,que tchi,nada,que pouic !
    Pourquoi ?
    Parce qu’on a fait des villes un tout organisé a priori par le pouvoir à un moment donné récent de l’histoire sociale. A ce moment , l’humanité est confrontée pour la première fois à un défi majeur celui de la surpopulation et du logement, des villes avec des millions d’habitants alors que le citoyen à des milliers d’années de conditionnement autre que celui ci .L’urbanisme : on ne sait pas faire à des échelles pareilles : c’est un constat !
    Le contexte a donc changé aussi surement que les châteaux fort d’hier ont disparu, que les remparts ont été abattus sans que les gens changent.
    Leur trouver du boulot : Leur faire démolir ce qu’ils honnissent tant et leur donne de l’espoir et du boulot : leur faire construire avec eux une ville de rêve.
    Mais cela à un prix, et pas d’argent celui ci, mais de mettre le pouvoir, les politiques et leurs magouilles immobilières, les promoteurs dehors , dans des ghettos pour bourges, avec gardes et clébards à l’entrée et interdiction d’en sortir !

    • LIVINGSTONE89
      LIVINGSTONE89 répond à vieilanarfatigué
      Explorateur
      • Posté à 14h31 le 22/02/2013
      • Internaute 198660
        Explorateur

      Vous avez raison, les français se sont fait escroquer la Hollande et ses sbires !
      Vous progressez, bien que vous n’en tiriez pas (encore) les bonnes conclusions.

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à LIVINGSTONE89
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 15h14 le 22/02/2013
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        S’il n’y avait que par Hollande , on en serait pas avec un passif pareil ! Ils sont tous, absolument tous à mettre dans le même sac, vous compris !

  • LIVINGSTONE89
    LIVINGSTONE89
    Explorateur
    • Posté à 14h29 le 22/02/2013
    • Internaute 198660
      Explorateur

    « Yassine est le frère d’un de son collègue, Karim, un jeune de la cité Félix Pyat, qui vient de faire un passage dans le média que gère Ahmed... »

    Comment vous dire... ?

    • vieilanarfatigué
      vieilanarfatigué répond à LIVINGSTONE89
      Changer le monde, c'est se (...)
      • Posté à 15h33 le 22/02/2013
      • Internaute 125168
        Changer le monde, c'est se (...)

      Dire quoi ? qu’aux prochaines municipales l’UMP sera enfin pour le mariage homo-idéologique avec les fachos ? Pauvre type !

    • Lionel06
      Lionel06 répond à LIVINGSTONE89
      Dessoucheur
      • Posté à 17h50 le 22/02/2013
      • Internaute 30683
        Dessoucheur

      C’est bon, on a compris : non seulement tu est un idiot de raciste mais tu es aussi un gros trouillard.

  • zeek
    zeek
    dubitative
    • Posté à 14h45 le 22/02/2013
    • Internaute 85764
      dubitative

    « C’est que Yassin Aïbèche, 19 ans, est mort le 14 février, abattu par un policier à Marseille » vous ne trouvez pas le mot « abattu » un peu fort ? pourquoi ne pas parler d’assassinat tant que vous y êtes ?
    L’enquête est en cours et au vu des circonstances, il est loin d’être acquis que ce jeune homme ai été tué volontairement. Ce jeune homme n’a pas été « abattu », il a été tué.

    • Souad
      Souad répond à zeek
      quoi ?
      • Posté à 20h37 le 22/02/2013
      • Internaute 44005
        quoi ?

      abattu, assassine
      balle dans le dos

    • la choukette
      la choukette répond à zeek
      libre penseur si possible
      • Posté à 17h10 le 23/02/2013
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      abattre, verbe transitif
      Sens 1 Jeter à bas, faire tomber quelque chose qui était dressé.
      Sens 2 Tuer un animal [Vétérinaire].
      Sens 3 Tuer un homme ou une femme à l’aide d’une arme à feu.

      le mot « abattu » n’est pas caricatural c’est le mot juste qui définit parfaitement le fait.

      a moins que la police ne soit équipée de pelles à tarte en guise d’armes à feux

  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 14h48 le 22/02/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Business as usual.
    Contrat aidés, grands projets immobiliers (aussi appelés cadeaux au secteur du BTP), mille-feuille administratif. Rien de neuf, quoi.

    Je trouvais la logique d’empowerment intéressante. Pas l’impression qu’elle soit appliquée par le CIV. Dommage.

    On continue à acheter la paix sociale, à suivre la trajectoire de moindre résistance...

  • alonzanfan
    • Posté à 16h44 le 22/02/2013
    • Internaute 24871

    La politique les medias l audio visuel tout passe par Paris notre culture est parisienne on vie dans un pays ou le local est tue moi qui suis du sud je suis ecoeure pas de television locale rien que le nean Parisien avec leurs politiciens corompus les problemes des cites est en majeure parti un probleme de pauvrete il est tant de reprendre ce qu on nous a pris et de redonne les moyens aux media locaux par commence a avoir une ou plusieurs chaines locale sur la TNT

    • Atlantis
      Atlantis répond à alonzanfan
      Etudiant apolitique
      • Posté à 17h07 le 22/02/2013
      • Internaute 39710
        Etudiant apolitique

      Vous êtes du sud (Médecin, Gaudin, Tapie ect...) et vous tapez sur les parisiens corrompus ?
      Quel grand comique.

      • vincelemat
        vincelemat répond à Atlantis
        Fou incadrable
        • Posté à 22h11 le 22/02/2013
        • Internaute 47435
          Fou incadrable

        La dernière foi, j’allume la radio, et qu’est-ce que j’entends ? « Attention, on annonce cinq kilomètres de bouchon à la porte Maillot » (Je savais même pas que cet endroit existait.) C’est comme le coup du sens des « départs en vacance » ou des « retours », le sens par rapport à quoi ? A Paris bien entendu...
        Et ce ne sont que deux exemples pris au hasard, pour un provincial (la grande majorité de la population), c’est carrément lourd et énervant...

      • alonzanfan
        alonzanfan répond à Atlantis
        • Posté à 23h55 le 22/02/2013
        • Internaute 24871

        Vous etes Parisien...pour moi tous les politiciens sont corompu et les gaudin tapis ect ne sont que des avatars parisien car ou UMP ou PS ect ...

         
        • Atlantis
          Atlantis répond à alonzanfan
          Etudiant apolitique
          • Posté à 22h40 le 23/02/2013
          • Internaute 39710
            Etudiant apolitique

          Non, je ne suis pas parisien, je suis de l’est, d’ailleurs, je n’aime pas spécialement cette ville.

        1 autres commentaires
  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 16h54 le 22/02/2013
    • Internaute 112628
      assis

    que faire pour rehabiliter les quartiers dont les habitants :
    - abandonnent les cady des supermarche devant les entrees
    - balancent leurs poubelles par les fenetres voir meme leurs vieux electromenagers
    - pissent dans les caves et les ascenseurs
    - brulent les boites aux lettres
    - crachent et fument dans les halls
     ?

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 17h57 le 22/02/2013
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    Depuis les années 50, toutes les politiques publiques ont favorisé la région parisienne. Il est tout à fait normal que le FN fasse son beurre en allant chercher des électeurs dans les régions oubliées (est de la France, nord, certaines parties du sud...)

  • Alcove
    Alcove
    Educateur
    • Posté à 19h09 le 22/02/2013
    • 176767
      Educateur

    Pour travailler tous les jours dans un quartier en ZSP je me dis c’est bien beau tous ça mais la base serait déjà, pour mon quartier :

    - Faire appliquer les peines de prison pour les personnes condamnés.

    - Que la police soit présente et fasse bien sont boulot. Quand on laisse des mineurs fumer du shit devant le commissariat mais qu’on gaze des jeunes de 12 piges sans raisons faut pas s’étonner du reste....

    - Que le justice fasse le sien aussi et arrête de laisser se balader des voyous avec des CV long comme mon bras sous prétexte qu’ils sont mineurs ou qu’ils ont une promesse d’embauche bidon.

    - Que tous les adultes que côtoie les jeunes reprennent leur places et arrête de se laisser bouffer, ne rien laisser passer et reprendre les bases de politesse et du vivre ensemble. Embaucher plus d’éducateur, d’AVS, d’animateurs et de profs.

    - Que les profs arrête de bosser dans leur coin sans tenir compte du tissu associatif et de la vie hors établissement , surtout pour finir par venir pleurer qu’ils ne tienne plus leur collège/lycée alors que ça fait 15 ans qu’on essaie de bosser avec eux.

    - Arrêter de faire des ghetto ethnique, quand je vois les familles maghrébine quitter le quartier car « y’a trop de noir » ou des classes composé uniquement de jeunes originaire d’Afrique de l’Ouest je suis pas super optimiste pour la suite.

    - Arrêter le replis communautaire et laisser la religion dans la sphère privée.

    En résumé : Mixité, sévérité pour les délinquants/criminel, du lien sociale et un cadre solide pour la jeunesse. A mon sens le reste suivra si déjà on commence par là.

  • labrisure
    labrisure
    Personnage exceptionnel
    • Posté à 19h57 le 22/02/2013
    • Internaute 48949
      Personnage exceptionnel

    Rien de nouveau :

    - On va rénover des HLM qui seront dégradés dans l’heure
    - On va réinstaurer des services publics qui seront saccagés H24 et qui n’attiereront aucun fonctionnaires
    - On va encore financer à coup de centaines de millions d’€ des associations aux résultats douteux.

    Le seul moyen de sortir ces quartiers de la misère est d’y implliquer les habitants responsables :

    - Entretien des parties communes par les familles avec sanction pour celles qui ne jouent pas le jeu.
    - Mise en place de patrouille citoyenne

    • miscanthus
      miscanthus répond à labrisure
      Triploïde
      • Posté à 00h38 le 23/02/2013
      • Internaute 195439
        Triploïde

      Pas mal comme programme, mais pour être complet il manque la prière du matin devant une statue représentant vos idées : vous êtes plutôt Caudillo ou Duce ?

      PS : venez passez une journée dans les Quartiers Nord de Marseille, ça vous éviterait de dire ces amas de conneries ...

      • labrisure
        labrisure répond à miscanthus
        Personnage exceptionnel
        • Posté à 00h43 le 23/02/2013
        • Internaute 48949
          Personnage exceptionnel

        Ce n’est pas un programme, mais quelques idées. Dites moi ce qui est mauvais dans le fait de demander aux familles locataires des HLM d’entretenir les parties communes ? Ca se fait dans un tas de copropriétés.

        Egalement, c’est vrai qu’il est connu que les HLM sont propres, jamais dégradées. D’ailleurs, c’est pour ça que les investisseurs s’y précipitent.

         
        • miscanthus
          miscanthus répond à labrisure
          Triploïde
          • Posté à 23h19 le 23/02/2013
          • Internaute 195439
            Triploïde

          Aux Savines, vous avez
          - des logements mal conçus : tous les bâtiments sauf la petite Savine ont été construit dans le cadre d’opérations nationale « Coup de poing » hors marchés publics, avec la même conception pourrie que les bâtiments soient à Lille ou Marseille (on trouve des tours K un peu partout en France ... c’est les mêmes). Aucune isolation, 2 façades sur 4 pas du tout étanches à la pluie (ça tombe mal, c’est juste celles qui sont exposées au vent) ... de l’amiante dans toutes colles de cloisons.
          - des bâtiments et des logements qui se sont dégradés faute d’entretien/maintenance de la part du bailleur : pas de rénovation depuis 40 ans, des murs, plafonds NOIRS de moisissures dans une grande partie des salles de bains mais aussi des autres locaux, à cause de l’étanchéité des murs/absence de ventilation, de l’amiante qui est au contact des habitants au fur à et à mesure que les cloisons se dégradent ...
          - un quartier ghetto : aucun commerce ni travail à proximité, le bailleur ayant par ailleurs détruit le bâtiment qui hébergeait les très nombreuses activités associatives. Tu mets Savines sur ton CV, pour trouver un boulot c’est pas gagné.
          - aucune mixité sociale : tous les logements sont de type TRES sociaux (ce qui est rarement le cas) avec la grande majorité des personnes en dessous du seuil de pauvreté ...
          - un lieu totalement enclavé : pas de voiture ? très difficile de sortir du quartier. En bus, compter 2h30 pour rejoindre le centre de Marseille
          - heureusement un cadre magnifique (hauteurs de Marseille avec vue sur la mer)

          Bref, un bidonville ghetto construit sans vue d’avenir et quasiment impossible à rénover cinquante ans plus tard, vu que le budget nécessaire ferait exploser tous les comptes de la LOGIREM sans compter la logistique, avec une pression politiquement pour le conserver sciemment pour parquer les pauvres ... et vous exigez qu’ils entretiennent les parties communes ?

          Egalement, c’est vrai qu’il est connu que les HLM sont propres, jamais dégradées. D’ailleurs, c’est pour ça que les investisseurs s’y précipitent.

          Il y a HLM bien fichu et HLM ghetto ... Je vous garantis qu’il y a des logements sociaux où il fait bon vivre, et ce même à Marseille chez la Logirem ...

          Et si les investisseurs ne se précipitent pas pour créer des logements sociaux, c’est pour une raison totalement scandaleuse : depuis trente ans, l’Etat subventionne bien PLUS le locatif privé spéculatif à travers les lois Robien, Scellier, Duflot que le locatif social ! ! ! ! ! !

          Logement social de type PLAI (le plus social et plus subventionné) : subvention de l’ordre de 1500€ TTC/logement ...
          Logement privé bénéficiant du dispositif Duflot : jusqu’à 54000€ déductible d’impôt sur 9ans ...

        1 autres commentaires
  • didounette03m
    didounette03m
    en attente
    • Posté à 08h51 le 23/02/2013
    • Internaute 197012
      en attente

    « Ces derniers sont notamment suspectés d’avoir volé des stupéfiants et de l’argent aux délinquants qu’ils interpellaient.“(Les ripous relaxés de Marseille)
    Ils font ça partout en France, c’est bien connu et ça s’est toujours fait.
    Comment voulez-vous que les gens deviennent intègres, quand notre police, nos politiciens et tous nos dirigeants sont des RIPOUX ?
    En plus eux ils se gavent alors que les gens des quartiers crèvent.
    L’exemple vient en réalité de ceux qui nous gouvernent, des voleurs, menteurs, tricheurs.

  • momodu15
    • Posté à 16h11 le 23/02/2013
    • Internaute 198921

    Quel article ridicule...
    Encore un bobo néo colonial qui parle de Marseille comme il y a 100 ans on parlait de l’Afrique : sans rien y connaitre et avec tout le paternalisme du planqué dans un salon.
    Med’in Marseille n’est qu’une pompe à fric communautariste, dont le niveau éditorial nécessite un polder pour éviter que la mer ne le submerge. Ton copain journaleux, c’est pas une soupape de sécurité, c’est une outre pleine de vent.

    Ce sont précisément des gens comme vous qui maintenez les quartiers dans cet état, en encourageant les feignants dans leur flemme, en dédouanant les trafiquants-pauv-victimes-de-la-société, et en ne mettant jamais en avant l’immense majorité de braves gens qui souffrent en silence de ce que vous passez votre temps à excuser.

    Il faut dire que vous en vivez bien, du sociétal à deux balles. Faudrait pas tuer la poule aux oeufs d’or.

  • retour
    retour
    penseur barbon
    • Posté à 12h01 le 24/02/2013
    • Internaute 193410
      penseur barbon

    A quand Une vrai politique de la ville, de l’habitat, d’une bonne gestion des parcs sociaux, d’un peu plus de mixité n’existant plus depuis la loi Boutin... Actuellement dans les cités plus aucun entretien plus aucun respect des locataires une ghettoïsation systématique, un enclavement total peu de structures sociales. Comment voulez-vous que ça fonctionne !

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