à lire sur L'Atelier des îcones 22/02/2013 à 18h57

Oublier Photoshop ? La polémique autour du vainqueur du World Press Photo

Rien de tel qu’une bonne polémique pour faire avancer le débat sur la photographie, explique André Gunthert, professeur à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS) sur son blog. La photo primée cette année au World Press Photo, le « Nobel » du photojournalisme, en donne une bonne illustration, l’auteur du cliché, le danois Paul Hansen, ayant été accusé d’avoir abusé de « Photoshop ». Or, selon André Gunthert, ce n’est certainement pas ce logiciel qui a été employé, et d’autre part, il faut selon lui dépasser ces « pseudo-interdits techniques » pour apprendre à débattre réellement d’esthétique. Un point de vue qui, n’en doutons pas, fera lui-même débat...


Les deux versions de la même photo primée au World Press (capture d’écran)

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  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 07h58 le 23/02/2013
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    J’ai lu l’article et je ne vois pas de point commun avec ce qu’en dit PHaski, le worldpress est suffisament démonté pour éviter ce genre d’amalgame avec le nobel. André gunter parle de « le prix Pulitzer du photojournalisme ».

    « Comme la majorité des controverses récentes à propos de photographie, celle-ci s’est focalisée sur la question de la retouche et de l’esthétisme, à partir de deux articles du Monde et de Télérama. Le premier soulignait que “le contraste prononcé et l’éclairage travaillé de cette image n’ont pas manqué de relancer le débat sur la question de la retouche des images par le logiciel Photoshop dans le photojournalisme”. Plus polémique, le second estimait que “son auteur a vraiment eu la main lourde dans ses retouches sur Photoshop. En saturant ses couleurs, il cherche à sortir son cliché de l’instantané, à le rendre comparable à une peinture.” » L’auteur poursuit sur l’utilisation possible d’autres logiciels de post prod et évacue la question sur un terme générique pour signifier « retouche et que si la retouche se fait par x ou y, tout les monde s’en contrebalance et que définitivement le problème n’est pas là.

    Le danois n’a pas été accusé, photoshop n’est pas encore un délit et le travail de post prod n’a jamais été nié.
    La polémique tient plus au mécanisme de sélection du prix nobel de photo journalisme et sur ce qu’est le photojournalisme et le statut de l’information. Lain Mingan :
    “L’image en tant que telle, alors qu’elle est issue du champ naturel, devient une forme de non-vérité qu’on affiche, et à laquelle on donne une vertu esthétique qui n’a pas lieu d’être. La limite est la manipulation de l’information pour vouloir accentuer les traits d’une image : on passe du témoignage à la propagande, ce qui est totalement irrespectueux du public.”

    Un point qui est peu développé à mon sens est le parallèle pub et photo journalisme. Il y a toujours eu des échanges et une cannibalisation mutuelle.
    Le discours à une certaine époque était que le photo journalisme était porteur de sens, sens dont été friande la communication et que la comm était porteuse d’innovation visuelle, innovation dont le photojournalisme était très friand.
    Il me semble que ce débat n’est plus et que la communication l’a définitivement remporté, pour des raisons qui ne sont pas liées à la photographie.
    L’information, pour la photo comme pour le journalisme écrit, est devenue une vaste pub corporate ou l’aspect documentaire ou simplement informatif n’a plus sa place.

    Dans son article précédent Lien André Gunthert pose aussi la question du statut de l’image photographique.
    “La décontextualisation de la photo primée ôte à cette discussion tout élément concret. Le cas est pourtant des plus intéressants, car Paul Hansen a clairement choisi deux interprétations différentes de son image. Sa première publication en Une du Dagens Nyheter optait pour une version plus chaude et plus lumineuse (version choisie et assumée par le photographe comme en témoigne l’agrandissement grand format publié par le quotidien à l’occasion de la remise du prix). La version soumise au World Press propose en revanche une vision aux couleurs éteintes qui donne à l’image un petit air de ‘Nuit des morts-vivants’ (voir ci-dessus). Plutôt qu’à une critique de la retouche, cette variation sensible de l’ambiance lumineuse invite à questionner les contextes d’utilisation des images du photojournalisme. On peut en effet douter que la seconde version, sinistre, aurait été retenue pour illustrer la Une du Dagens Nyheter. Celle-ci paraît plus appropriée pour une exposition en galerie.”

    Le photojournalisme va permettre d’aborder deux marchés de front avec la meme image qui va recevoir des traitements différents.
    Le marché de l’information et celui des galeries ou des expositions et concours. Les deux marchés ne sont ils pas antagonistes ? Quelle est la valeur informative et pour quelle réalité artistique.

    • LIVINGSTONE89
      LIVINGSTONE89 répond à huutaa
      Explorateur
      • Posté à 09h17 le 23/02/2013
      • Internaute 198660
        Explorateur

      Et le marché du blalbla a de beaux jours devant lui, à te lire.

      • A déménagé le 25.04.2013
        • Posté à 10h01 le 23/02/2013
        • Internaute 150693

        Et le championnat de la concentration de connerie dans le moins de mot possible tient en toi un athlète d’ampleur planétaire.

      • lonesome
        lonesome répond à LIVINGSTONE89
        un parmi tant d'autres
        • Posté à 10h11 le 23/02/2013
        • Internaute 165032
          un parmi tant d'autres

        dès que cela dépasse deux lignes vous êtes perdu.

  • Specht
    Specht
    Commentateur
    • Posté à 20h21 le 22/02/2013
    • 185722
      Commentateur

    D’accord avec Gunthert. La manipulation de la photographie, ou la retouche, par un logiciel participe du travail de création du photographe. Du temps de l’argentique le développement du cliché permettait aussi de modifier plus ou moins les teintes, l’atmosphère, etc.

    Je reste beaucoup plus étonné de constater qu’on prime une photographie qui joue le jeu de la manipulation mentale organisée. Car défiler en nombre avec des cadavres d’enfant (vrais ou parfois faux) dans les bras est une banalité du monde arabe (Libye, Palestine, Liban...), une guerre de communication connue depuis les années 1970.

    • Makach
      Makach répond à Specht
      Walou
      • Posté à 23h22 le 22/02/2013
      • Internaute 65727
        Walou

      C’est cela, oui.

      C’est d’ailleurs ce dont se sont plaint les Talibans pakistanais, après qu’ils ont tiré sur le petite Malala Yousufzai : ils ont trouvé, eux aussi, que la couverture médiatique de leur(s) acte(s) par les médias était « biaisée » :
      Taliban Demands Unbiased Coverage of Its Attempted Murder of a 14-Year-Old Girl
      (en anglais)

      • Specht
        Specht répond à Makach
        Commentateur
        • Posté à 00h54 le 23/02/2013
        • 185722
          Commentateur

        Vous rapprochez deux situations complètement différentes, avec une belle erreur de raisonnement. Vous travaillez chez Euronews ?

      • Makach
        Makach répond à Makach
        Walou
        • Posté à 01h34 le 23/02/2013
        • Internaute 65727
          Walou

        C’est bien le genre de manifestation que vous dénoncez ?

        (Bon, d’accord, cette fois-ci, Malala Yousufzai étant à l’hôpital au même moment, ils ne brandissent pas son cadavre, mais sa photo. Mais c’est bien la « guerre de communication connue depuis les années 1970 » (sic !) qui vous déplaît, à vous et aux Talibans, n’est-ce pas ?)

         
        • Specht
          Specht répond à Makach
          Commentateur
          • Posté à 15h37 le 23/02/2013
          • 185722
            Commentateur

          Non, je parle d’un contexte différent que vous n’avez apparemment pas connu, où l’on donnait de la nourriture au quidam qui voulait bien se joindre à une manifestation, et où l’on déguisait des enfants en blessés ou macchabées dans le cadre d’une guerre de l’information.

        1 autres commentaires
    • Alain Jpeg
      Alain Jpeg répond à Specht
      yaourt nature
      • Posté à 03h57 le 23/02/2013
      • Internaute 78455
        yaourt nature

      « La manipulation de la photographie, ou la retouche, par un logiciel participe du travail de création du photographe. »

      Du photographe oui, si vous voulez, mais on parle de photojournalisme là, pas de création artistique. Quand BHL manipule les faits dans des articles de presse pour obtenir l’effet qu’il a souhaité vous appelez ça du journalisme, vous ?

      • lonesome
        lonesome répond à Alain Jpeg
        un parmi tant d'autres
        • Posté à 10h14 le 23/02/2013
        • Internaute 165032
          un parmi tant d'autres

        par principe faire une photo (choisir le sujet, cadrer...) c’est un choix, donc une manipulation. L’objectivité journalistique n’existe pas plus en photojournalisme que dans la presse écrite.

         
        • Alain Jpeg
          Alain Jpeg répond à lonesome
          yaourt nature
          • Posté à 11h41 le 23/02/2013
          • Internaute 78455
            yaourt nature

          Certes, mais il y a quand même une différence entre choisir un sujet et un angle, et manipuler les faits à volonté pour obtenir l’effet souhaité. Il n’y a plus de limites avec les logiciels de retouche d’images, et je ne serais pas contre une plus grande rigueur.

        • huutaa
          huutaa répond à lonesome
          Même pas avec des pincettes.
          • Posté à 12h37 le 24/02/2013
          • 183774
            Même pas avec des pincettes.

          Non mais existe ou existait et existe encore chez certains une éthique journalistique.
          Ehique n’est pas seulement un concept moral mais une définition objective toujours appuyée par un corpus de lois.
          Définition mouvante selon les époques. La subjectivité photographique, journalistique ne pose jamais problème dans la mesue ou les ´derives sont prévues et sanctionnées.
          Ce qui caractérise notre époque c’est le bruit médiatique et la mort de l’information. Le worldpress ne parle pas de photographie ou de journalisme.
          « En régime médiatique, la visibilité d’une photographie dépend exclusivement de la place qui lui est assignée par la hiérarchie de l’information.
          Destiné à être consommé dans un contexte de loisir par un public étendu, le produit médiatique ne peut s’appuyer que sur des principes sémiotiques élémentaires, dont la simplicité garantit l’appropriation.
          Le mystère de leur popularité ou de leur appropriabilité exceptionnelles paraît évidemment moins opaque si l’on se souvient qu’elles ont été sélectionnées, reproduites ou commentées de façon répétée, autrement dit que ces photographies sont elles-mêmes devenues des objets médiatiques à part entière, soumis à l’exposition itérative qui produit la notoriété. Images au carré, les photo-icônes perdent le statut de médiateurs transparents de l’information pour prendre celui de formes graphiques valorisées, au terme d’une institutionnalisation au caractère largement auto-réalisateur. L’aveuglement des commentateurs à ces mécanismes en dit long sur leur capacité à identifier les logiques médiatiques. » André Gunthert

        2 autres commentaires
      • Conventionnel
        Conventionnel répond à Alain Jpeg
        On ne peut régner innocemment
        • Posté à 11h35 le 23/02/2013
        • Internaute 169038
          On ne peut régner innocemment

        Si je peux me permettre, l’important n’est pas que M. Levy serait ou ne serait pas journaliste, ou philosophe, ou diplomate ou même agent travaillant pour le compte de plusieurs puissances étrangères .... Ce qui est plus gênant, c’est la façon dont certains le considèrent ou même le traitent ; surtout lorsqu’il s’agissait du chef de l’exécutif d’une grande puissance (qui a fort heureusement été éconduit lors des dernières élections).
        De même, à mon avis, l’important n’est pas la retouche, mais que le jury d’un prix de journalisme puisse décerner son prix en fonction de l’aspect esthétique d’une image. Et Haski l’a bien vu, lui qui relève justement le parallélisme avec un des prix Nobel ... Un prix qui contrairement aux autres, ne récompense pas des scientifiques ou des écrivains géniaux, mais depuis quelques années, des personnalités qui ne sont pas vraiment signalées pour leurs qualités mais pour la polémique qu’ils peuvent porter dans le camp de l’axe du bien.

         
        • Alain Jpeg
          Alain Jpeg répond à Conventionnel
          yaourt nature
          • Posté à 11h52 le 23/02/2013
          • Internaute 78455
            yaourt nature

          Votre remarque sur le choix esthétique du lauréat est intéressante, mais à mes yeux le fait que le photographe soit un journaliste ou pas revêt malgré tout une grande importance.

          • Conventionnel
            Conventionnel répond à Alain Jpeg
            On ne peut régner innocemment
            • Posté à 12h28 le 23/02/2013
            • Internaute 169038
              On ne peut régner innocemment

            D’accord ! Mais qu’est-ce qu’un journaliste ? Quelqu’un qui dispose d’une carte de presse ou quelqu’un qui dispose d’une déduction fiscale, qui est envoyé « sur le terrain » par une agence ou qui est autorisé par la loi (française) à invoquer le secret professionnel ?
            Personnellement, j’ai beaucoup de mal à répondre à la première question ...
            *< ; O)

          • huutaa
            huutaa répond à Alain Jpeg
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 12h23 le 24/02/2013
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            La rectitude photojournalistique.
            Codes de déontologie, éthique et définition morale de l’image de presse Lien

            Fer de lance des pratiques photo­graphiques de la véracité, le photojournalisme est depuis toujours l’objet de discours de légitimation éthique. À quoi cette fragilité éthique du photojournalisme tient-elle ? Quelle définition du photojournalisme la déontologie construit-elle ? Par l’examen de la genèse et du développement des codes de déontologie, cet article propose d’analyser certains des moments les plus déterminants de la construction éthique du photojournalisme. L’objectif est ici de jeter les bases d’une histoire morale de la photographie de presse, qu’il faudrait mettre aux côtés de toutes les autres (esthétiques, sociales, institutionnelles, culturelles) également constitutives de l’identité complexe du photojournalisme. Les recherches actuelles consacrées à l’esthétique, à l’histoire ou à la sémiotique de l’illustration photographique le démontrent : le photojournalisme est une catégorie fondamentalement instable et constamment reconfigurée par les discours. L’éthique de l’image de presse s’inscrit dans la perspective de ces reconfigurations historiques.

        3 autres commentaires
      • Specht
        Specht répond à Alain Jpeg
        Commentateur
        • Posté à 15h45 le 23/02/2013
        • 185722
          Commentateur

        Comme l’a dit Lonesome, le cadrage n’est déjà plus objectif. Le photojournalisme est une prise de position. De plus le tirage constitue en soi un travail d’ordre artistique, car le photographe cherchera toujours à renforcer tel ou tel caractère du cliché. Le photojournalisme mêle l’informatif à l’art parce qu’il doit faire émerger d’une situation donnée l’émotion qui la hante. De temps en temps cependant, une photo est parfaite par nature.

        À voir pour comprendre, le travail formidable qui a été fait pendant la guerre du VIetnam.

         
        • Alain Jpeg
          Alain Jpeg répond à Specht
          yaourt nature
          • Posté à 18h34 le 23/02/2013
          • Internaute 78455
            yaourt nature

          Je veux bien qu’il y est une partie artistique dans la photographie, mais la photo devrait obéir aux mêmes exigences que le journalisme tout court. Le cadrage n’est pas objectif, ok, mais il en est de même du choix de l’angle pour le gratte-papier. De là à trafiquer les faits pour faire émerger une émotion, c’est exactement ce que fait BHL quand il se prend pour un journaliste, et ce n’est absolument pas du journalisme pour moi.

          • Conventionnel
            Conventionnel répond à Alain Jpeg
            On ne peut régner innocemment
            • Posté à 11h15 le 24/02/2013
            • Internaute 169038
              On ne peut régner innocemment

            Nous sommes presque sur la même ligne, mais j’aimerais que vous précisiez ce que sont « les exigences qui s’imposent au journalisme ». Parce que si vous pensez à l’ objectivité, c’est une Arlésienne.
            Pour ma part, je préfère l’engagement, pourvu qu’il soit affiché et notoire plutôt que ce qu’il faut bien considérer comme l’asservissement à la ligne fixée par le bailleur.
            L’objectivité n’est qu’un leurre utilisé par le corporatisme pour camoufler sa bassesse.

            • Alain Jpeg
              Alain Jpeg répond à Conventionnel
              yaourt nature
              • Posté à 17h26 le 24/02/2013
              • Internaute 78455
                yaourt nature

              Je pense qu’on peut être engagé tout en respectant une certaine exactitude des faits, prenez par exemple les photos accompagnant les articles de Rue 89, on y a vu un bon paquet de sarko grimaçant, mais s’ils utilisaient des photos manipulées pour créer un aspect lugubre ou menaçant ça serait là un abus à mes yeux.

              • Conventionnel
                Conventionnel répond à Alain Jpeg
                On ne peut régner innocemment
                • Posté à 17h41 le 24/02/2013
                • Internaute 169038
                  On ne peut régner innocemment

                Si il y a une obligation éthique c’est bien celle de relater des choses exactes, vérifiées et de façon conforme à la législation ; pour éviter les poursuites pénales.
                Pour les photos, on a vu ces jours-ci un reportage photographique d’Audrey Cerdan sur les Amis de Sarkozy. C’est un chef d’oeuvre et je vous conseille de retourner le voir si vous l’avez manqué. Et c’est parfaitement conforme à la déontologie d’un journaliste (il n’y a pas de manipulation d’images ; simplement un choix.
                *< ; O)

        4 autres commentaires
  • Skygge
    Skygge
    Kamelåsa?
    • Posté à 21h13 le 22/02/2013
    • Internaute 83377
      Kamelåsa?

    Pourquoi oublier CS/LR ? La modification « technique » de la photographie est aussi vieille que la photographie.
    Pourquoi les donzelles vont le Ventoux en vélos à ***** euros quand ils pourraient utiliser des vélos vintages du début XIXème ?
    Perso je suis plutôt « naturel » dans mes shoots mais cette photo est très bien. La sat et le contraste, avec les lumières poussées, ca fait limite École Hollandaise... peinture, vui.

    De toute facon, comme n’importe quel art, c’est surtout contacts, chance et la facon de se montrer qui font le talent, pas l’inverse.

    • Alain Jpeg
      Alain Jpeg répond à Skygge
      yaourt nature
      • Posté à 03h58 le 23/02/2013
      • Internaute 78455
        yaourt nature

      « comme n’importe quel art »

      C’est un concours de photojournalisme, pas de création artistique.

      • huutaa
        huutaa répond à Alain Jpeg
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 08h20 le 23/02/2013
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        mais c’est compter sansc l’école hollandaise.

         
        • Conventionnel
          Conventionnel répond à huutaa
          On ne peut régner innocemment
          • Posté à 11h50 le 23/02/2013
          • Internaute 169038
            On ne peut régner innocemment

          Mouais. Parlons alors plutôt de Goya (Le Tres de Mayo) ou même de Picasso (Guernica) parce qu’il est historiquement et culturellement très contestable de considérer les peintres flamands comme des membres de l’Ecole hollandaise ...

          • huutaa
            huutaa répond à Conventionnel
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 12h15 le 24/02/2013
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            Et alors une fois que vous avez dit ca vous avez remis au centre une vérité photographique ou défini ce que sont l’école flamande ou hollandaise ?

            • Conventionnel
              Conventionnel répond à huutaa
              On ne peut régner innocemment
              • Posté à 15h53 le 24/02/2013
              • Internaute 169038
                On ne peut régner innocemment

              J’ai seulement fait une remarque pour relativiser le contenu de votre commentaire, sachant qu’on englobe souvent la peinture flamande dans la peinture hollandaise.
              Et c’est une erreur. Parce que si on considère les oeuvres en ce qu’elles ont de commun avec la photographie, on peut dire que la peinture flamande serait plus « journalistique » (comme peuvent l’être le Tres de Mayo ou Guernica) quand la peinture hollandaise serait plus esthétisante ...

        3 autres commentaires
  • luxonthenet
    luxonthenet
    touristas
    • Posté à 22h13 le 22/02/2013
    • Internaute 195895
      touristas

    effectivement lorsqu’on travaillait en pellicule, on pouvais choisir son type en fonction du rendu voulu. Ton froid / ton chaud - contrasté ou pas - du grain ou non. en N&B, les grands photographes avaient tous un tireur photo attitré, qui allait chercher des informations dans le négatif pour magnifier. en fonction des envies. un petit tour sur un photographe comme salgado est un bon exemple

  • Almo
    Almo
    Mediathecaire
    • Posté à 23h41 le 22/02/2013
    • 180738
      Mediathecaire

    Bonjour.

    Moi qui ne suis qu’un photographe amateur, j’aimerais vraiment qu’un professionnel - et non la brochette d’éditocrates dépourvus de culture technique (pléonasme) et dénoncés à raison dans l’article - confirme ou infirme mon intuition.

    A mon humble avis, l’aspect « artificiel » de l’image, déjà présent dans le fichier d’origine, vient plutôt du fait que nous - le public - n’avons pas encore intégré les caractéristiques, véritablement nouvelles, des images produites par les capteurs numériques.
    Allez faire un tour sur les sites des fabricants et observez les caractéristiques techniques des ’appareils reflex haut de gamme : les modèles qui se tirent la bourre chez les photographes pro (Canon EOS 1DX, Nikon D4, etc...) affichent des sensibilités avoisinant les... 200 000 ISO.
    Or, à quiconque pratiquait la photographie il n’y a ne serait-ce que quinze ans, ce chiffre a de quoi donner le tournis : je ne vous fais pas le calcul, mais il nous dit tout simplement que les appareils actuels sont, en gros, VINGT FOIS PLUS PERFORMANTS que ce que permettaient les plus sensible des pellicules argentiques. C’est une révolution, et je vais tenter d’expliquer pourquoi le cliché d’Hansen en est à mes yeux l’incarnation.

    Vous vous souvenez des photos de l’année dernière, montrant ces plongeurs olympiques aux visages déformés, saisis en plus mouvement dans une posture rigoureusement interdite à l’oeil nu ? Pourquoi ces images nous étaient-elles inédites jusqu’alors ? Parce que personne n’avait eu l’idée de les prendre ?
    Non. C’est parce que, depuis quatre ou cinq ans, ça y est, on peut prendre une photo au 1/8000ème de seconde sans lumière additionnelle, une photo qui figera n’importe qui dans n’importe quel mouvement, sans recours au flash ni à la pose ni à la mise en scène. Une photo prise avec la plus petite ouverture, celle qui d’habitude demande un trépied et une pause de plusieurs secondes, mais permet que tous les plans soient au point. Ou même une photo prise dans le noir.
    En photo, tout est histoire de compromis : plus de sensibilité égal moins de piqué, plus de vitesse égal moins de profondeur de champ, etc... Sauf qu’avec cette nouvelle donne numérique, le photographe bien équipé n’a presque plus à choisir.

    Et c’est le cas sur cette photo, à mon sens, qui paraît posée et mise en scène, sauf que c’est notre regard qui en est probablement le plus responsable, pour les raisons évoquées plus haut.
    Le piqué, le gel des mouvements et des expressions, le fait que tous les plans soient nets, tout cela était réservé jusqu’ici aux images mises en scène ou recomposées informatiquement, celles de la communication moderne. Désormais, cette qualité particulière est à portée de main nue, il va falloir s’y faire et ça n’a pas grand chose à voir avec le diable Photoshop. Je ne l’ai lu nulle part, mais les clichés des plongeurs de Londres sont peut-être parmi les premières véritables images du 21ème siècle : elles étaient, auparavant, impossibles à prendre.

    La technologie actuelle est tout simplement sur le point de donner naissance à de nouvelles images, que nous allons devoir apprendre à décryper. Comme à l’arrivée des appareils portatifs, de la couleur, du flash... ou de la photographie elle-même, dont on disait qu’elle anéantirait la peinture ou volerait les âmes. Pour l’anecdote, ces mêmes capteurs numériques ont fait encore plus que ce qu’ils étaient censés faire : alors que Canon mettait au point l’EOS 5D II, il y a quatre ans, un ingénieur qui passait par là a eu l’idée d’ajouter une fonction vidéo, juste comme ça, au cas où. Résultat : les performances vidéo de l’appareil se sont révélées tellement supérieures aux attentes que blam, maintenant tout le monde tourne avec ça, y compris des longs-métrages qui - dès lors qu’ils ont bénéficié d’un bon chef-op’ - passent parfaitement sur grand écran. Compromettant au passage la caméra HD, c’est-à-dire le maillon industriel censé remplacer la vielle DV. Une révolution, donc.

    –-

    Reste le problème du tirage, du traitement différencié des zones de l’image (en labo au siècle dernier, sous Lightroom aujourd’hui).
    Et là, c’est l’éternel faux débat : nous n’acceptons que difficilement qu’une photographie de guerre - qui rappelons-le, n’est jamais prise que pour être vue - soit belle et paufinée, et préférons trancher le noeud gordien de la technique en décrêtant qu’un reporter n’a pas à se prendre pour un artiste. Allez-y, réécrivez l’histoire de la photographie de reportage selon ce critère. Bon courage. Ah, et si vous pouviez ressusciter Kevin Carter au passage, ne vous privez pas.

    Je ne dis pas que la photo prise par Hansen ne pose aucun problème particulier (il ne manquerait plus que ça !). Mais aux plumitifs / primitifs qui en viendraient presque à accuser le photographe de voler son âme au photographié, une cure de désintox : regarder, dans « War photographer », la séquence où James Nachtwey travaille de pair avec son tireur. Ce serait le minimum syndical afin d’éviter de se tromper de procès... et surtout de réduire le regard humain à un détecteur de Photoshop (a fortiori pour en voir là où il n’y en pas !). A mon humble avis...

    • huutaa
      huutaa répond à Almo
      Même pas avec des pincettes.
      • Posté à 07h36 le 23/02/2013
      • 183774
        Même pas avec des pincettes.

      Culture technique ca n’existe pas. Aujourd’hui le moindre clampin est un artiste et on trouve le moindre ersatz artistique jusqu’au milieu des centres commerciaux. Ca fait 15 ans que le numérique existe professionellement et « on » est encore incapable du moindre recul vis à vis de ce type d’images.
      Vous n’avez aucun humble avis, vous devriez apprendre la modestie.
      Art partout et culture nulle part.

      • LIVINGSTONE89
        LIVINGSTONE89 répond à huutaa
        Explorateur
        • Posté à 09h22 le 23/02/2013
        • Internaute 198660
          Explorateur

        Cesses ton combat d’arrière garde et ton blabla verbeux, et essayes d’être « humble » pour une fois... Ce visiteur est passionnant !

         
        • Alain Jpeg
          Alain Jpeg répond à LIVINGSTONE89
          yaourt nature
          • Posté à 18h39 le 23/02/2013
          • Internaute 78455
            yaourt nature

          C’est sûr qu’il y en a que ça arrange quand on peut trafiquer les photos...

        • Alain Jpeg
          Alain Jpeg répond à LIVINGSTONE89
          yaourt nature
          • Posté à 18h43 le 23/02/2013
          • Internaute 78455
            yaourt nature

          Où placer la limite si on autorise la modification des photos ? Changer les couleurs ça a l’air de passer, pourquoi ne pas retirer les bourrelets, les gardes-du-corps qui dépassent, les bijoux un peu trop clinquants, ajuster la taille des protagonistes pour tout harmoniser, ou ajouter des auréoles tant qu’à faire ?

        2 autres commentaires
    • Conventionnel
      Conventionnel répond à Almo
      On ne peut régner innocemment
      • Posté à 12h14 le 23/02/2013
      • Internaute 169038
        On ne peut régner innocemment

      Votre commentaire pose beaucoup de questions ...
      Parce que vous oubliez que quelles que soient les qualités de définition du capteur, la limite est fixée par l’otique de la prise de vue.
      Parce que vous oubliez que l’Ecole nationale des Beaux Arts, comme toutes les écoles d’arts, ne forme pas des artistes. Mais que des personnes - qui possèdent ou non le « don » - viennent y acquérir des recettes (techniques).
      Parce que vous oubliez qu’un photographe de presse n’est pas quelqu’un qui serait sorti d’une école de journalisme et encore moins d’une école de Beaux Arts.
      Parce que vous oubliez sans doute que dans la profession, il n’y a que les passionnés - les vrais amateurs - qui passent la rampe. Parce que les vrais professionnels sont généralement parqués dans les « pools » d’agences, « embedded » ou non.

      • huutaa
        huutaa répond à Conventionnel
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 12h18 le 24/02/2013
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        racontez votre xpérience du monde de la photographie et du photo journalisme.
        Art et don tous les poncifs.

         
        • Conventionnel
          Conventionnel répond à huutaa
          On ne peut régner innocemment
          • Posté à 15h58 le 24/02/2013
          • Internaute 169038
            On ne peut régner innocemment

          Ce qu’il y a de bien avec les poètes - ou les fous - c’est qu’ils ne comprennent pas souvent ceux qui disent la même chose qu’eux, mais avec des mots raisonnables.
          *< ; O)

          • huutaa
            huutaa répond à Conventionnel
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 10h14 le 25/02/2013
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            Touché coulé.

            • Conventionnel
              Conventionnel répond à huutaa
              On ne peut régner innocemment
              • Posté à 10h22 le 25/02/2013
              • Internaute 169038
                On ne peut régner innocemment

              Certainement pas camarade !
              « Le poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer ... ».
              *< ; O)

        3 autres commentaires
  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 09h01 le 23/02/2013
    • Internaute 110884
      -

    L’argumentation de Gunthert pour nier l’utilisation de Photoshop est inepte techniquement, les retouches évidentes de cette photo peuvent avoir été faites avec PS ou Lightroom ou à peu près n’importe quel logiciel. LE sujet de la polémique n’est pas l’esthétisme mais l’éthique du photojournalisme, Gunthert est une fois de plus à côté de la plaque.

  • A déménagé le 25.04.2013
    • Posté à 10h10 le 23/02/2013
    • Internaute 150693

    Un débat particulièrement inepte que celui de l’utilisation ou pas de logiciel, au nom d’une image « non biaisée »...

    Le fait de cadrer est en soi une interprétation ou une manipulation majeure de la « réalité ». Inclure ou exclure du champs de vision, l’angle et le rapport à la chose photographiée sont le reflet de l’intention du photographe, sa vision et son discours.

    Tant que l’on n’aura pas admis qu’une image ne peut être -par définition- neutre, qu’elle ne peut se confondre avec quelque réalité que ce soit , on en restera à l’écume et à discourir sur le sexe des anges.

    • Alain Jpeg
      Alain Jpeg répond à A déménagé le 25.04.2013
      yaourt nature
      • Posté à 18h48 le 23/02/2013
      • Internaute 78455
        yaourt nature

      Ah parce qu’on ne peut être neutre il faut tout autoriser ? On peut autoriser les journalistes à inventer des faits pour mieux retranscrire leur vision d’un évènement alors ?

      • A déménagé le 25.04.2013
        • Posté à 21h09 le 23/02/2013
        • Internaute 150693

        « inventer des faits pour mieux retranscrire (une) vision d’un évènement »

        En prenant une photo, vous feriez ça comment ?

         
        • Alain Jpeg
          Alain Jpeg répond à A déménagé le 25.04.2013
          yaourt nature
          • Posté à 21h19 le 23/02/2013
          • Internaute 78455
            yaourt nature

          Ben on peut inventer que sarko n’a pas de bourrelet par exemple, inventer qu’il n’a pas de garde du corps dans le dos, inventer qu’une personne n’a pas de bijoux clinquant au doigt sinon (je ne me souviens plus de quelle femme politique il s’agissait là). Sinon on peut inventer que la lumière était terne pour toute une photo mais que quelques visages spécifiques détonnent pour bien charger le côté émotif, cf la photo primée. Mais pourquoi s’arrêter là et ne pas inventer un halo de lumière autour au dessus d’une tête pour donner un aspect encore plus biblique ?
          En prenant la photo c’est difficile je vous le concède, mais quand il n’y a pas de limite à la retouche c’est assez simple vous en conviendrez.

        1 autres commentaires
  • migloo
    migloo
    anarcho-élitiste de pacotille
    • Posté à 10h18 le 23/02/2013
    • Internaute 90438
      anarcho-élitiste de pacotille

    Le problème c’est l’oeil (au sens large : optique et neurologique) qui n’est pas équipé pour discerner tout ce que contient *réellement* la photo brute.
    Le traitement numérique standard n’invente rien : il révèle ce qui est difficile à voir en jouant sur la « balance » des blancs, saturation, refocalisation des flous, déconvolution des bougés, débruitage etc... Ce n’est pas plus de la tricherie que de porter des lunettes ou des prothèses auditives.
    Là où ça se corse c’est que l’outil de base (Photoshop ou Gimp) est aussi équipé de « plugins » conçus pour la falsification : effacer une Rolex, ajouter un personnage et autres tricheries pas si faciles à détecter même pour un expert.

    • Alain Jpeg
      Alain Jpeg répond à migloo
      yaourt nature
      • Posté à 19h08 le 23/02/2013
      • Internaute 78455
        yaourt nature

      Votre argument de « l’oeil » est pertinent, mais il ne s’applique pas à ce cas selon moi : les couleurs ont été ternies dans l’ensemble sauf sur quelques visages qui ressortent après coup. Ce n’est pas un traitement qui respecte la réalité des faits, mais qui au contraire les manipule pour influer sur notre perception en jouant sur nos émotions.

      • A déménagé le 25.04.2013
        • Posté à 21h17 le 23/02/2013
        • Internaute 150693

        Avez-vous quelques connaissances concernant le tirage d’épreuves argentiques, en particulier la technique de cache/contre-cache utilisée pour contraster un ciel sur-exposé par exemple ?

        ou déboucher des visages dans l’ombre ?

         
        • Alain Jpeg
          Alain Jpeg répond à A déménagé le 25.04.2013
          yaourt nature
          • Posté à 21h32 le 23/02/2013
          • Internaute 78455
            yaourt nature

          Du tout. Mon propos n’est pas de dire que l’argentique ne permettait pas les manipulations ou que le numérique est diabolique, mais qu’il faut imposer une certaine éthique au niveau de la retouche dans le photojournalisme (pour le reste c’est très bien hein).

        1 autres commentaires
  • Artefact75000
    Artefact75000
    Abonnée au gaz et à l' (...)
    • Posté à 18h42 le 23/02/2013
    • 176003
      Abonnée au gaz et à l' (...)

    Une bonne photo se passe de retouche. D’autant plus qu’avec le numérique, on dispose d’un aperçu immédiatement.

    • Fred24
      Fred24 répond à Artefact75000
      Rural
      • Posté à 16h34 le 24/02/2013
      • Internaute 89386
        Rural

      Vous n’avez jamais du faire de phot....Parce que si vous vous contentez de l’aperçu donné par l’écran d’un appareil...hum.....

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