« Je vais la massacrer, je vais la défigurer »
Vendredi matin, lecture du billet de Daniel Schneidermann qui nous recommande de nous plonger dans le chroniques de cet avocat lillois, maitres Mô. En voici une, la dernière :
« Laurence est figée devant le SMS, elle n’arrive pas à penser, elle sent la sueur qui lui inonde le dos, elle n’a qu’un mot en tête pour l’instant, écrit avec des pierres et qui écrase tous les autres : elle a peur. Elle est terrorisée.
Le problème est qu’elle le connaît, Igor, oh oui, elle ne le connaît que trop, après ces vingt ans, et après l’accélération qu’elle a constatée toute cette année, surtout ces derniers mois : ce n’est pas une menace en l’air. Il est en rage, à nouveau. Il va le faire. Il va s’en prendre à Nathalie, il va lui faire du mal...
Elle panique, regarde autour d’elle, ne sait pas quoi faire. Prévenir Nathalie, et sa sœur, oui, mais comment ? Et de toute façon, quoi, après ? Les trois femmes n’ont qu’un endroit où aller, leur maison, le “foyer conjugal”. Où Igor les attend, comme tous les jours, probablement déjà armé de sa rallonge électrique habituelle, celle qu’il tient, pliée en deux, pour la fouetter, elle, son épouse adorée, lorsqu’il en ressent le besoin. »
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Ami de Crackity Jones
Ami de Crackity Jones
C’est ce qui arrive tous les jours à chaque fois de façon différente... Le principe consumériste de notre société capitaliste libérale nous fait croire que le bonheur serait dans le matérialisme alors qu’il ne fait que susciter ressentiments sur ressentiments « Moins je possède et moins je suis possédé » « Tout ce qui a un prix n’a que peu de valeur » F. Nietzsche
Du coup passer dans le cerveau rincé par la publicité et autres propagandes néolibérales du « bonheur objet » aux « individus objets » il n’y a qu’un pas puisque l’autre n’est plus le sens à ma vie via le contact social l’autre devient un moyen d’accès à l’idée que je me fais du bonheur et donc il m’appartient puisqu’il me sert, si jamais je ne l’avais plus dans mon entourage immédiat je ne pourrais plus passer mes frustrations et complexes sur lui...
OUi les hommes comme ça sont des gros porcs mais ils sont de plus en plus nombreux et devinez pourquoi...




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