Paris : NKM a préféré Le Parisien à Jean-Michel Aphatie, il râle
Ce vendredi matin, Jean-Michel Aphatie a twitté, avant même de prendre l’antenne, et il était mécontent (ou ironique) à cause de Nathalie Kosciusko-Morizet et du Parisien. Et de Nathalie Kosciusko-Morizet dans le Parisien.
« Mardi sur #RTL, #NKM réfléchissait encore à sa candidature à Paris. Hier, elle l’annonce au Parisien. Elle réfléchit vite #lapolitique. »
Mardi sur #RTL, #NKM réfléchissait encore à sa candidature à Paris. Hier, elle l’annonce au Parisien. Elle réfléchit vite #lapolitique
— jean-michel aphatie (@jmaphatie) February 15, 2013
Ce que suggère l’intervieweur vedette de RTL, c’est que Nathalie Kosciusko-Morizet aurait menti à son micro, donc à lui et à ses auditeurs. Mardi matin, elle savait déjà qu’elle irait.
On est allé réécouter l’entretien de mardi. Extraits :
« Jean-Michel Aphatie : Et s’il n’est pas candidat, vous le serez à Paris ?
NKM : Eh bien, vous verrez à ce moment-là ; ou peut-être avant. Qui sait !
JMA : Peut-être avant. C’est-à-dire ?
NKM : Mais Jean-Michel Aphatie, je n’ai pas du tout ... enfin, je n’ai pas achevé ma réflexion. A vrai dire, c’est une décision qui est très difficile. C’est une décision qui est très difficile parce que ça peut paraître oiseux ou un peu curieux. Mais quand on est maire, c’est une relation presque charnelle qu’on a avec ses administrés. C’est une décision qui n’est pas facile à prendre, dans un sens ou dans l’autre. Pour moi, ça veut dire : quitter une ville, ça veut dire aussi renouer un lien. On prend ce genre de décision, seulement en les prenant totalement, en se brûlant totalement dedans. Voyez, c’est quelque chose de presque intime comme décision et quand elle sera complètement prise, je le dirai. »
NKM, qui sait très bien ne pas répondre aux questions, ne dit pas que Paris ne l’intéresse pas. Elle enrobe et prononce des mots de désir (« une relation charnelle », « se brûler totalement ») qui sentent déjà la déclaration de candidature. Aphatie aurait pu rebondir sur ce vocabulaire, il ne le fait pas.
Il accepte donc la réponse : « Quand [ma décision] sera complètement prise, je le dirai. »
Ce qui se joue pour l’ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy, c’est l’annonce, et elle doit se faire au bon moment. Ratée, comme Rocard en 1980 ou Balladur en 1995, elle précède la défaite.
Nathalie Kosciusko-Morizet a préféré Le Parisien, quotidien de la capitale, une photo romantique et une interview écrite, donc possiblement relue et mieux maîtrisée à une petite phrase sollicitée à la fin d’une émission de radio (quand NKM et le Parisien ont-ils négocié l’interview ?).
Mardi matin, si NKM savait déjà sûrement que François Fillon n’irait pas à Paris, planait encore une hypothèse Borloo, qui s’est dégonflée entretemps.
Un article du Monde décrit les raisons de l’accélération du calendrier NKM. On y comprend une chose. Mardi, NKM n’est pas prête à clamer son ambition, mais pouvait la faire ressentir (brûler, etc). Jeudi, elle est politiquement dans l’obligation de parler. Jean-Michel Aphatie aurait donc pu twitter :
« Ai invité NKM trois jours trop tôt pour avoir sa déclaration de candidature. Je ne suis pas assez fort pour accélérer le temps. #lejournalisme »
- 21446 visites
- 48 réactions












4

Wouaooouh!
Wouaooouh!
« Nathalie Kosciusko-Morizet a préféré Le Parisien, quotidien de la capitale, une photo romantique et une interview écrite, donc possiblement relue et mieux maîtrisée à une petite phrase sollicitée à la fin d’une émission de radio (quand NKM et le Parisien ont-ils négocié l’interview ?). »
Au-delà de la personnalité des présumés candidats et sans aucune sympathie-aucune- pour Madame Kosciusko-Morizet, je comprends tout à fait qu’elle ait le droit de s’exprimer où elle l’entend puisqu’elle en a le choix et je me contre-fiche des états de nerfs de l’insupportable Apathie.
Je dirais même que je m’en amuse.




Partager