à lire sur France24 11/02/2013 à 17h28

Le premier ministre tunisien persiste et signe pour un gouvernement de technocrates

Le premier ministre tunisien Hamadi Jebali a accordé une interview à la chaîne France24 pour expliquer sa proposition de former un gouvernement de technocrates au lieu de son cabinet actuel en majorité constitué par le parti islamiste Ennahdha dont il est issu.

« Je l’ai fait pour sauver le pays », déclare-t-il, en soulignant qu’il n’a pas consulté les partis politiques, et nenvisage pas de soumettre sa proposition à l’Assemblée constituante tunisienne. Mais si les partis s’y opposent, il se considèrera comme démissionnaire.

Au passage, Hamadi Jebali estime que les assassins de Chokri Belaïd la semaine dernière ont cherché à pousser la Tunisie « vers le chaos », sans plus de précisions, et qualifie le parti Ennahdha de « mouvement démocratique » qui ne lui met pas de « bâtons dans les roues ».

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  • Deïr Yassin
    Deïr Yassin
    Intolérable depuis 1948
    • Posté à 02h49 le 12/02/2013
    • Internaute 151422
      Intolérable depuis 1948

    « Au passage, Hamadi Jebali estime que les assassins de Chokri Belaïd la semaine dernière ont cherché à pousser la Tunisie “vers le chaos” sans plus de précisions ».

    Cet éditorial de The Guardian a une opinion la-dessus :
    ’’Tunisie : meurtre pour le gain politique’’ ou ’à qui profite le crime’.
    « Beaucoup de critique peut être adressé à An-Nahdha qui dirige le pays depuis la révolution. Le suicide politique n’en fait pas partie ».

    L’éditorial pointe l’ancien régime, aussi pour les profanations de mausolées, et montre la réaction de Valls-Avec-Moi comme un exemple à ne pas suivre : Lien
    N’est pas The Guardian qui veut.

    • Fantomiald
      Fantomiald répond à Deïr Yassin
      Robin des Bois légal
      • Posté à 14h52 le 12/02/2013
      • Internaute 81539
        Robin des Bois légal

      Je pense qu’on peut incriminer Ennahdha.

      Le meurtre n’a pas été revendiqué. Ce qui prouve que le commanditaire à un intérêt strictement politique à l’assassiner sans se compromettre aux yeux de l’opinion publique.

      Le fait que l’on ne puisse intuitivement accuser Ennahdha sans se dire que ce serait du suicide politique de sa part nous bloque. Or, rien de meilleur pour un tel meurtrier d’avoir comme alibi le simple fait que ce meurtre le met dans des sales draps.

      Ennahdha a bien intérêt à assassiner Chokri Belaïd : c’est le leader du Front Populaire qui évolue et enregistre une percée dans les quartiers populaires, base électorale acquise à Ennahdha depuis le 14 janvier 2011 alors que le principal opposant à Ennahdha, Nida Tounes, a acquis le crédit des progressistes et des libéraux et des laïcs. Pour Ennahdha, ce n’est pas Nida Tounes qui risque de le faire disparaître, mais le Front Populaire. L’assassinat de Belaïd n’a pour objectif que décapiter ce mouvement d’une de ses plus fortes têtes.

      Enfin, Ennahdha n’a pas manqué, via beaucoup de ses représentants comme Habib Ellouze, de menacer voire d’appeler au meurtre de Chokri Belaïd.

  • papa_deddine
    papa_deddine
    retired
    • Posté à 17h18 le 12/02/2013
    • Internaute 109154
      retired

    je pense que la Tunisie s’enfonce chaque jour davantage vers le chaos et , pour tout l’or du monde , je ne souhaiterai pas aux Tunisiens ce que nous Algériens, avons vécu durant une décennie.
    J’ai lu dans une certaine presse que 15.000 volontaires actuellement faisant partie de la brigade au service de l’occident pour détruire la Syrie, ces brigands ont été rappelés par leur Emir pour rejoindre la Tunisie ...
    Si la sagesse ne l’emportera pas chez les voisins Tunisiens , la catastrophe sera inévitable.
    Et...tout ce qui se passe c’est avec le fonds Qatari et Saoudien INCROYABLE ! !