Acte de propriété 10/02/2013 à 18h15

Maurice, 79 ans, une maison de 60m² vendue en viager : « On en a bavé »

Lauren Clerc | CFPJ

Maurice vit depuis un demi-siècle dans sa maison « Castor » qu’il a en partie construite, dans le 93. Il ne peut plus assumer seul les charges : « Tout ça pour ça ».


Maurice montre le plan du quartier des Castors (Lauren Clerc)

Pour entrer chez Maurice, il faut attendre patiemment que la porte électrique du garage finisse de s’ouvrir. Personne n’échappe à son œil de flic, collé derrière la fenêtre de sa cuisine. Et gare à ceux qui s’aventureraient à occuper son trottoir, il n’hésiterait pas à sortir son fusil. Volets fermés, il est cloîtré dans une maison sombre où les souvenirs rougissent ses yeux.

« On en a bavé »

« J’ai rencontré Dédé, ma femme, en 1958, on s’est mariés dans la foulée. On a vécu chez ma mère qui nous a rapidement foutus à la porte, c’était une garce. Elle m’a déshérité. Elle vivait avec un Algérien, elle lui a tout filé. »

Le mouvement des Castors

Le mouvement des Castors, né en France à la fin de la Seconde Guerre mondiale, est fondé sur le principe de l’autoconstruction coopérative. Il donne, aujourd’hui encore, la possibilité aux futurs propriétaires de financer une partie de leur achat en effectuant des heures de travail collectif pour construire les maisons d’un quartier. Ce mouvement, coordonné par plusieurs associations fédérées par la Confédération nationale d’autoconstruction CASTORS, est aujourd’hui implanté au niveau national et compte près de 50 000 adhérents.

Des amis recueillent les jeunes mariés et les logent dans leur grenier. « On en a bavé, c’était pas du blabla ». Dédé confie Fanny, fille d’une première union, à sa mère, car Maurice n’accepte pas sa présence. Le couple apprend quelques temps plus tard qu’un quartier des « Castors » (voir encadré) va voir le jour à Noisy : un lotissement entier construit grâce à la solidarité de ses futurs habitants.

En échange d’un prix d’achat très bas, chacun donne à la collectivité des heures de travail pour bâtir les logements. Au total, soixante-dix maisons seront édifiées, dont celle de Maurice et Dédé. Le vieil homme brandit le plan du quartier : « Y’en a qui jubileraient de l’avoir, moi je l’ai gardé, ça m’a servi ». Il le déplie comme une carte au trésor :

« Le pavillon était tracé à la craie blanche sur le sol ! On me disait de ne pas acheter, mais j’ai écouté personne. C’était ça ou on vivait comme des clodos ! Dédé voulait pas mais j’ai dit : “C’est moi qui fais les heures, t’inquiète pas” ».

800 heures de travail et 20 ans de crédit


Un meuble recouvert de coupures de presse des années 1980, avec les stars préférées de Maurice (Lauren Clerc)

Maurice assure donc ses « heures de castor ». Il y travaille le samedi, le dimanche, les jours fériés et les vacances, à côté de son plein-temps de chauffeur-magasinier, pour réunir les 800 heures de travail qui seront déduites du prix d’achat de sa maison.

« Ici, y’avait des lapins, des chevreuils et même un faisan. C’était que des bois avant. Je payais du vent et je savais pas ce que ça allait donner ». Morceau par morceau, le rêve prend forme : « la carcasse, le toit, le garage... Quand Dédé a vu le pavillon monté, elle était bouche bée. De la craie aux murs, ça fait deux choses différentes ».

Le 27 juillet 1961, Maurice et Dédé intègrent enfin les lieux avec leur fils, Jo, né six mois plus tôt. Mais les « heures de castor » n’empêchent pas un endettement sur vingt ans, difficile à rembourser avec de faibles revenus :

« On s’est privés, on mangeait pas de viande, le gosse oui, mais nous c’était un bout de pain avec du fromage ».

Entre quatre murs, qui n’étaient que du plâtre, il faut faire avec les moyens du bord :

« On avait deux cageots d’oranges pour faire la table. Pendant un an, on a vécu comme ça. Ma femme et mon fils dormaient dans un lit, moi sur une chaise longue. Je ne partais pas du tout en vacances et tout notre argent passait dans les traites. »

Dédé reste à la maison pour s’occuper du petit. « Si elle travaillait, fallait donner l’argent à la nourrice, donc ça servait à rien », lâche Maurice, fataliste. Véronique naît en 68, puis Pascal en 74, et la famille ne peut plus tenir à cinq dans ses 44m², il faut agrandir. Maurice prend en charge les travaux. Le pavillon gagne une chambre et une terrasse couverte, mais ses habitants sont toujours à l’étroit.


Un grand portrait de Johnny Hallyday, sous verre, trône sur la commode d’une des chambres de la maison de Maurice (Lauren Clerc)

Le viager comme ultime solution

Le viager

Avec le viager, une personne, généralement âgée, peut vendre sa maison en contrepartie d’une rente garantie à vie, et perçoit le versement d’un bouquet, qui correspond au versement immédiat d’un capital initial au moment de la signature du contrat de vente. Il est librement déterminé entre vendeur (crédirentier) et acheteur (débirentier). En moyenne, il est fixé à 30% du prix total du bien immobilier : le solde du prix de vente restant est ensuite converti en rente viagère, que le crédirentier touche jusqu’à sa mort, par versements mensuels, établis en fonction de l’âge et de l’espérance de vie du vendeur.

Le viager peut être « libre » (le vendeur ne vit plus dans sa maison), occupé (le vendeur devient usufruitier de son bien, il peut continuer à y vivre) ou fait parfois l’objet d’une colocation entre crédirentier et débirentier. L’acheteur fait un pari sur la durée de vie du vendeur et paie la rente, de la même façon que la mensualité d’un prêt. Il fait une très bonne affaire si le crédirentier meurt rapidement… ou se ruine s’il vit plus longtemps que prévu !

Dans le cas de Maurice, la rente s’élève à 500 euros/mois. Il a touché 65 000 euros sur le bouquet de 100 000 euros et le reste, héritage de Dédé, a été versé à ses trois enfants vivants en trois parts de 11 666 euros.

Quand Dédé meurt d’un cancer, en 2003, Véronique et Pascal ont déjà quitté le domicile familial. Il ne reste plus que Jo, atteint à son tour d’un cancer. En 2009, Maurice le trouve inanimé au pied de son lit. « Savoir qu’il est mort comme un chien par terre, ça me restera toujours sur la conscience ».

Désormais seul pour assumer les charges, Maurice ne peut plus faire face avec sa retraite et décide de vendre en viager (voir encadré). Il met une pancarte, qu’il retire rapidement :

« Ceux qui venaient me faire des propositions, c’étaient que des malhonnêtes. Ils voulaient me donner l’argent au black, je veux pas finir en taule moi ! »

C’est finalement un homme aisé qui lui achète son bien. Les négociations avec le notaire sont houleuses. Maurice rend les armes pour un bouquet de 100 000 euros, ainsi qu’une rente viagère de 500 euros par mois. Les enfants n’ont pas leur mot à dire. Fanny, Véronique et Pascal perçoivent tout de même leur part du bouquet, héritage de Dédé.

Quant à Maurice, il ne semble pas avoir peur de la mort. Il a déjà préparé le texte qui sera lu le jour de son enterrement, et le médaillon de sa tombe payée d’avance. « Je suis comme un clochard maintenant ; j’ai tout perdu. Tout ça pour ça ».

Acte de propriété

Maison F4 de 60 m² et 303 m² de terrain avec garage trois voitures, vendue en viager pour un bouquet de 100 000 euros à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Valeur actuelle : 250 000 euros.

L’achat et l’extension

  • L’achat

- Prix d’achat des 44m² initiaux (1958) : 1 562,60 euros (1 025 000 anciens francs) ;

- Frais de notaire : 156 euros (102 400 anciens francs) ;

– Frais d’agence : aucun ;

– Apport : 670,77 euros (440 000 anciens francs) ;

« 800 heures de travail dans le quartier pour aider aux constructions des maisons castors ont été nécessaires. »

– Somme empruntée : 35 014 euros ; mensualités de 132 euros (870 francs) pendant 22 ans, de 1958 à 1980.

  • Travaux d’extension

– Extension en 1980 (60 m² habitable au total, soit 15 m² gagnés) et divers travaux (création d’un garage, d’une chambre et d’une terrasse couverte chauffée) : 15 244 euros ;

– Somme empruntée : aucune.

  • Travaux ultérieurs

– Ravalement en 2006 : 150 euros. Il l’a fait lui-même avec son fils ;

– Ravalement du pignon droit (2012) : 2 200 euros, payés par le nouveau propriétaire et compris dans le prix d’achat.

Charges : environ 193 euros par mois

  • En tant que propriétaire : 10 euros par mois

– Taxe foncière : 0 euro. Il n’est pas imposable (plus de 75 ans) ;

– Taxe sur les ordures ménagères : 124 euros par an, soit environ 10 euros par mois.

  • Autres charges : environ 183 euros par mois

– Taxe d’habitation : exonéré (il est devenu non imposable car ses revenus sont trop faibles) ;

– Eau : 58 euros par an, soit environ 5 euros par mois ;

– Electricité : 245 euros par an, soit environ 20 euros par mois ;

– Gaz : 1 707 euros par an, soit environ 140 euros par mois ;

– Assurance logement : 217 euros par an soit environ 18 euros par mois.

MERCI RIVERAINS ! Corrado DeLuca
  • 61591 visites
  • 227 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Paco Picopiedra
    Paco Picopiedra
    Ami de Crackity Jones
    • Posté à 18h31 le 10/02/2013
    • Internaute 197242
      Ami de Crackity Jones

    « “ On s’est privés, on mangeait pas de viande, le gosse oui, mais nous c’était un bout de pain avec du fromage ” »

    ah « l’accession à la propriété », que du bonheur...

    « Je suis comme un clochard maintenant ; j’ai tout perdu. Tout ça pour ça »

    Cher ami, vous venez de toucher 100000 euros et êtes sûr de vivre dans votre maison jusqu’à la fin de vos jours avec une petite rente de 500 euros par mois, si c’est après votre décés que ça vous pose des problèmes, heu comment dirais je...

    « L’acheteur fait un pari sur la durée de vie du vendeur »

    Vous êtes sûr que c’est dans un texte de Loi ça ?

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à Paco Picopiedra
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 20h05 le 10/02/2013
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      Ben alors vous connaissez plus vos classiques : Lien (finalement il y a une fois où Galipeau ne s’est pas trompé : « vous pouvez vivre très longtemps avec ce que vous avez »)

    • Torquemadam
      Torquemadam répond à Paco Picopiedra
      Statistique anonyme
      • Posté à 16h58 le 11/02/2013
      • Internaute 63510
        Statistique anonyme

      Ce n’est pas dans le texte de loi mais de fait avec un viager, on fait un pari sur la durée de vie restante du vendeur...

      Pour le reste, totalement d’accord.

      • Paco Picopiedra
        Paco Picopiedra répond à Torquemadam
        Ami de Crackity Jones
        • Posté à 12h41 le 12/02/2013
        • Internaute 197242
          Ami de Crackity Jones

        UN pari ? Non ici ça se pratique quand une personne agée n’a pas assez d’économie, les gens achètent la maison sans espérer que la personne décède le plus tôt possible, c’est plus un arrangement pour tous dans lequel tout le monde peut y gagner plutôt qu’un pari sur la mort à venir qui serait d’autant plus ridicule...

         
        • Torquemadam
          Torquemadam répond à Paco Picopiedra
          Statistique anonyme
          • Posté à 14h06 le 12/02/2013
          • Internaute 63510
            Statistique anonyme

          Euh, si on vit au pays des bisounours peut être...
          En général, quand on achète en viager, c’est avec l’espoir que la personne décède rapidement (ah ce fameux extrait des tontons flingueurs...) ou éventuellement pour être sûr d’avoir une habitation bien précise.

          • Paco Picopiedra
            Paco Picopiedra répond à Torquemadam
            Ami de Crackity Jones
            • Posté à 14h10 le 12/02/2013
            • Internaute 197242
              Ami de Crackity Jones

            « Euh, si on vit au pays des bisounours peut être... »

            Quelle réponse nulle, quel niveau déplorable...

            Ben je vis donc chez les « bisounours », faut nous envoyer d’urgence les journalistes !

            • Torquemadam
              Torquemadam répond à Paco Picopiedra
              Statistique anonyme
              • Posté à 15h03 le 12/02/2013
              • Internaute 63510
                Statistique anonyme

              Elle est peut être si ce n’est nulle, empreinte de cynisme...
              Quand on achète via un viager, on espère quand même que la personne clapote rapidement sans forcément avoir de mauvaises intentions.
              Sinon, le viager n’a pas trop d’intérêt pour l’acheteur qui devrait alors se tourner vers une forme classique d’achat.

              Pour le vendeur, c’est exactement l’inverse par contre, il espère vivre longtemps et il s’assure une rente.

              Ce n’est pas pour rien que l’insee sort des tables de mortalité et de survie...

              • Paco Picopiedra
                Paco Picopiedra répond à Torquemadam
                Ami de Crackity Jones
                • Posté à 16h15 le 12/02/2013
                • Internaute 197242
                  Ami de Crackity Jones

                vous aimez d’abord l’argent mais sachez bien que nombreux sont ceux qui préfèrent l’humain, généraliser votre cas est non seulement immature mais en plus particulièrement faux...

                • Torquemadam
                  Torquemadam répond à Paco Picopiedra
                  Statistique anonyme
                  • Posté à 16h55 le 12/02/2013
                  • Internaute 63510
                    Statistique anonyme

                  Non, ce n’est pas nécessairement une préférence de l’argent.

                  Mais l’achat en viager se fait entre personnes qui ne se connaissent et dont le seul lien est une transaction immobilière dont le coût final dépendra de la durée de vie d’un des protagonistes.
                  Donc, les discours sur l’humain trouvent vite leur limite. Si ce type de transaction avec ses implications ne vous plaisent pas, il existe d’autres manières d’acheter un bien immobilier.

                  • Paco Picopiedra
                    Paco Picopiedra répond à Torquemadam
                    Ami de Crackity Jones
                    • Posté à 17h01 le 12/02/2013
                    • Internaute 197242
                      Ami de Crackity Jones

                    pas difficile de se faire des amis quand on veut toujours avoir raison même sur des théories aussi médiocres que celles-ci ?

                    ça doit vous pourrir le contact social ça...

                    Si vous utilisez le viager pour faire une « affaire » c’est que seul l’argent vous préoccupe, l’ean chaude c’est chaud et l’eau froide froid, ok ?

                    • Torquemadam
                      Torquemadam répond à Paco Picopiedra
                      Statistique anonyme
                      • Posté à 11h33 le 13/02/2013
                      • Internaute 63510
                        Statistique anonyme

                      Quand j’achète un bien ou un service, j’essaie d’avoir le meilleur rapport qualité/prix. Je ne pense pas que ce soit une préférence absolue à l’argent pour autant...
                      J’arrive à séparer ma consommation du reste de ma vie.
                      En cas d’achat en viager, j’éprouverais un (légitime ?) soulagement à la mort du propriétaire. Le contrat conclu implique son décès et le dit. Pour ne pas se soucier de l’argent, il faut soit ne pas en avoir soit en avoir beaucoup. Je ne suis dans aucun de ces cas donc, je fais attention à ce que je dépense et à mon budget.

                      Après, je suppose que vous êtes au courant que l’ensemble des entreprises le font avec leurs employés (regardez les annexes comptables, l’IAS19 notamment).

                      Par ailleurs, ma vie sociale va bien, je vous remercie de vous en inquiéter.

                      • Paco Picopiedra
                        Paco Picopiedra répond à Torquemadam
                        Ami de Crackity Jones
                        • Posté à 12h05 le 13/02/2013
                        • Internaute 197242
                          Ami de Crackity Jones

                        « Quand j’achète un bien ou un service, j’essaie d’avoir le meilleur rapport qualité/prix. »

                        Vous êtes bien conditionné, un parfait consommateur idéal donc...

                        Votre intérêt c’est le fric donc vous utiliseriez le viager pour le fric, le mien étant l’humain je l’utiliserais pour l’humain mais continuez donc de tourner en boucle je vous prie puisque vous n’avez aucun argument...

                        • Torquemadam
                          Torquemadam répond à Paco Picopiedra
                          Statistique anonyme
                          • Posté à 17h12 le 13/02/2013
                          • Internaute 63510
                            Statistique anonyme

                          Remarquez que vous tournez en boucle aussi dans ce cas...
                          Mon intérêt diffère selon ce que je suis en train de faire. Je ne suis pas limité et oui quand j’achète un bien ou un service, je regarde son coût.
                          Le vendeur aussi regarde à son intérêt...

                          Le viager est un mode de vente d’un bien immobilier avec des caractéristiques bien précises. Mon intérêt et celui du vendeur sont en général pas conciliables, l’un voulant un maximum d’argent pour son bien, l’autre voulant dépenser le moins possible.

                          Ça n’a que peu à voir avec l’humain... L’humanisme n’a rien à voir la dedans...

        10 autres commentaires
    • Pupina
      Pupina répond à Paco Picopiedra
      Khubiste
      • Posté à 21h35 le 11/02/2013
      • Internaute 195836
        Khubiste

      Je trouve aussi qu’il y gagne : 100 000 euros tout de suite, 500 euros par mois et le logement... Ce n’est pas « vivre comme un clochard ».

      Ceci dit, je ne comprends pas le viager : je veux dire, quand on n’a pas d’enfants (ou des enfants odieux) et qu’on vit dans la maison, c’est pratique pour la personne âgée, d’accord, c’est le bon filon, surtout s’il vit longtemps. Pour l’acheteur, c’est u bon filon si on peut vivre dans la maison et que la personne est en toute fin de vie. Mais spéculer sur la mort des gens, je trouve ça plutôt horrible.

      • Paco Picopiedra
        Paco Picopiedra répond à Pupina
        Ami de Crackity Jones
        • Posté à 12h39 le 12/02/2013
        • Internaute 197242
          Ami de Crackity Jones

        voilà c’est particulièrement détestable on est bien d’accord...

         
        • Pupina
          Pupina répond à Paco Picopiedra
          Khubiste
          • Posté à 22h28 le 12/02/2013
          • Internaute 195836
            Khubiste

          Oui, mais je crains que vous ayez mal compris Torquemadam. Parce qu’acheter en viager, c’est bien spéculer sur la mort de quelqu’un, on prend pas un viager avec des gens de cinquante ans. C’est ça la logique du viager. Et c’est pour ça que je trouve cette pratique malsaine.

          • Paco Picopiedra
            Paco Picopiedra répond à Pupina
            Ami de Crackity Jones
            • Posté à 09h08 le 13/02/2013
            • Internaute 197242
              Ami de Crackity Jones

            j’ai parfaitement compris et je dis qu’ici, par exemple, j’ai une amie qui travaille dans le social et cette façon de vendre lui permet de sauver un sacré paquet de petits vieux sans retraite, ensuite on va pas dire aux gens d’acheter en entier la maison et d’y laisser l’habitant dedans !

            Donc non à la base c’était pour aider les vieux sans retraite particulièrement nombreux, qu’ensuite il y ai des connards pour spéculer sur la mort j’en suis certain, capitalisme libéral oblige, mais au départ c’était un beau principe.

            Tout dépend dans quel état d’esprit on se trouve soi-même certes mais espérer la mort de quelqu’un est le signe d’une profonde pathologie...

            • Torquemadam
              Torquemadam répond à Paco Picopiedra
              Statistique anonyme
              • Posté à 12h00 le 13/02/2013
              • Internaute 63510
                Statistique anonyme

              A la base ? ? ?
              Le viager existait déjà dans l’antiquité. Chez les romains, en échange de l’attribution à titre viager de terres conquises, l’attributaire devait le service militaire.

              C’est loin d’être un concept récent pour petit vieux démunis...

              • Paco Picopiedra
                Paco Picopiedra répond à Torquemadam
                Ami de Crackity Jones
                • Posté à 12h02 le 13/02/2013
                • Internaute 197242
                  Ami de Crackity Jones

                c’est un outil et comme chaque outil chacun fait ce qu’il en veut, les pourris qui ne pensent qu’au fric l’utilisent pour le fric et les humanistes pour les humains...

                vous pensez qu’il n’y aurait que des pourris sur terre à ne penser qu’au fric ?

                • Torquemadam
                  Torquemadam répond à Paco Picopiedra
                  Statistique anonyme
                  • Posté à 17h26 le 13/02/2013
                  • Internaute 63510
                    Statistique anonyme

                  Il n’y a pas que des pourris sur Terre, ce n’est pas la question.
                  Ça n’a pas que peu à voir la question même. Dans toutes transactions, chacun essaie d’optimiser son intérêt en fonction des contraintes. Ce n’est ni bien ni mal, c’est comme ça.

                  Se cacher derrière une pudibonderie parce que ce n’est pas politiquement correct de dire ça, ce n’est pas d’un intérêt flamboyant. Vous voulez aider des personnes âgées, vous pouvez le faire de manière totalement désintéressé sans toucher à leur bien aussi, c’est nettement plus humain que le viager !

                  • Paco Picopiedra
                    Paco Picopiedra répond à Torquemadam
                    Ami de Crackity Jones
                    • Posté à 20h31 le 13/02/2013
                    • Internaute 197242
                      Ami de Crackity Jones

                    « Dans toutes transactions, chacun essaie d’optimiser son intérêt en fonction des contraintes. Ce n’est ni bien ni mal, c’est comme ça »

                    Absolument pas et tout le reste est faux... je sais pas comment vous pouvez faire pire là... -_-

                    Généraliser c’est ne pas connaitre l’humanité mais ça fait un moment que je vous le dis à vous aussi d’aller faire un tour parmis les vrais gens vous verriez qu’on est tous différents.

                    Je comprends qu’au sein de l’oligarchie la consanguinité et la dégénérescence de la race fasse des ravages mais quand même un peu de tenu, merci.

            • Pupina
              Pupina répond à Paco Picopiedra
              Khubiste
              • Posté à 19h34 le 13/02/2013
              • Internaute 195836
                Khubiste

              Acheter un viager, c’est forcément parier sur la durée de vie de la personne !

              • Paco Picopiedra
                Paco Picopiedra répond à Pupina
                Ami de Crackity Jones
                • Posté à 20h22 le 13/02/2013
                • Internaute 197242
                  Ami de Crackity Jones

                ok c’est bien et bé écoutez, vivez, rencontrez des vrais gens et ensuite on en reparlera hein, merci.

          • Torquemadam
            Torquemadam répond à Pupina
            Statistique anonyme
            • Posté à 11h52 le 13/02/2013
            • Internaute 63510
              Statistique anonyme

            Effectivement, c’est l’idée.
            Pas que j’approuve la logique du viager bien qu’elle a une utilité aussi pour le vendeur, mais on spécule sur la mort.

            Personnellement, je ne peux pas acheter en viager pour cette raison.

        10 autres commentaires
  • emiboot
    emiboot
    Mammifère
    • Posté à 18h50 le 10/02/2013
    • Internaute 81944
      Mammifère

    - Prix d’achat des 44m² initiaux (1958) : 1 562,60 euros (1 025 000 anciens francs) ;
    – Extension en 1980 (60 m² habitable au total, soit 15 m² gagnés) et divers travaux (création d’un garage, d’une chambre et d’une terrasse couverte chauffée) : 15 244 euros ;

    10 FOIS PLUS ? ? ? Effrayant.

    • Anabase
      Anabase répond à emiboot
      chti
      • Posté à 01h21 le 11/02/2013
      • Internaute 48813
        chti

      Nous avons eu dans les décennies 70 et 80 de l’inflation, avec un pic à 14%, et personne n’en est mort. Les remboursements de crédit immobilier étaient aisés, parce que les salaires suivaient l’inflation...

      • emiboot
        emiboot répond à Anabase
        Mammifère
        • Posté à 02h29 le 11/02/2013
        • Internaute 81944
          Mammifère

        « Les remboursements de crédit immobilier étaient aisés, parce que les salaires suivaient l’inflation... » Et les loyers aussi.
        Aujourd’hui c’est pile le contraire : le loyers / achat monte, le niveau de vie chute, on manque dramatiquement de logement (et c’est pas prêt de s’améliorer), l’euro reste fort.
        Je sais tout cela mais je suis estomaquée du changement - certes un peu arbitraire puisqu’on ne parle pas vraiment des mêmes montants dans les mêmes contextes.
        Bref...

         
        • Anabase
          Anabase répond à emiboot
          chti
          • Posté à 22h45 le 11/02/2013
          • Internaute 48813
            chti

          il était possible à l’époque, et d’autres internautes l’ont rappelé, avec un salaire d’ouvrier de faire l’achat d’une maison , ce qui est impossible actuellement.

          • emiboot
            emiboot répond à Anabase
            Mammifère
            • Posté à 11h41 le 12/02/2013
            • Internaute 81944
              Mammifère

            Si, si c’est encore possible. A condition d’habiter en campagne, profonde et de savoir bricoler (pas mal). J’ai vu de chouette truc à restaurer à moins de 100 000€, avec du terrain et tout. En Auvergne (profonde).
            Mais en ville c’est foutu, c’est clair.

            • Anabase
              Anabase répond à emiboot
              chti
              • Posté à 12h47 le 12/02/2013
              • Internaute 48813
                chti

              ça oblige d’avoir une voiture au moins, s’il faut faire des dizaines de kilomètres pour travailler et ravitailler et donc au bout du compte un coût de la vie aussi élevé qu’en ville.

              • emiboot
                emiboot répond à Anabase
                Mammifère
                • Posté à 12h57 le 12/02/2013
                • Internaute 81944
                  Mammifère

                Ah mais je ne dis pas le contraire voisin. Seulement en Auvergne, même ’en ville’, la voiture est une (quasi) obligation. Faut dire qu’il n’y en a pas des masses, des villes, avec à la fois les commerces, les écoles, le taff et les administrations, le tout à moins de 3 km de diamètre.

            • Anabase
              Anabase répond à emiboot
              chti
              • Posté à 12h47 le 12/02/2013
              • Internaute 48813
                chti

              ça oblige d’avoir une voiture au moins, s’il faut faire des dizaines de kilomètres pour travailler et ravitailler et donc au bout du compte un coût de la vie aussi élevé qu’en ville.

        5 autres commentaires
      • BLAGUE A PART
        BLAGUE A PART répond à Anabase
        étudiant
        • Posté à 12h11 le 11/02/2013
        • Internaute 198066
          étudiant

        Oui mais le prix des materiaux changeait tous les mois et il fallait pas trainer pour construire ou alors pouvoir stocker les materiaux en toute securité (il y a beaucoup de fauche la dessus et certains ecument la nuit les chantiers).En un an le budget de la maison pouvait augmenter de 10 % mettant en l’air tout le montage financier .Aprés bien sur le desendetement allait vite .

      • We want a shrubbery
        We want a shrubbery répond à Anabase
        Fonctionnaire à chat. Ni!
        • Posté à 13h42 le 11/02/2013
        • Internaute 100046
          Fonctionnaire à chat. Ni!

        Ce fut en effet pain bénit pour mes parents, qui ont acheté à taux fixe fin 1972 et ont fini de rembourser en 87, plus tôt que prévu !

  • Autist Preaching
    Autist Preaching
    Bourioul
    • Posté à 18h51 le 10/02/2013
    • Internaute 75415
      Bourioul

    Pauvre vieux... Malgré ses dehors antipathiques (voire l’intro), il fait plus pitié qu’autre chose...

    La maison de retraite des Babayagas faisait carrément plus envie.

    • LuLabY
      LuLabY répond à Autist Preaching
      Putain immaculée
      • Posté à 19h11 le 10/02/2013
      • Internaute 105890
        Putain immaculée

      Projet individuel ou projet communautaire.... telle est la question !

      Perso j’ai ma réponse....

    • Isouille
      Isouille répond à Autist Preaching
      fripouille
      • Posté à 19h18 le 10/02/2013
      • Internaute 194399
        fripouille

      C’est vrai qu’il n’a pas l’air sympa ce monsieur.
      Je plussois qu’on préfèrerait aller rejoindre les babayagas que finir comme lui....

    • ibere
      ibere répond à Autist Preaching
      hic
      • Posté à 21h54 le 10/02/2013
      • Internaute 197931
        hic

      « La maison de retraite des Babayagas faisait carrément plus envie. »

      ouais, c’est sûr, que du bonheur collectif : maison réservée à 20 personnes, grassement subventionnée et interdite aux hommes !

      • Autist Preaching
        Autist Preaching répond à ibere
        Bourioul
        • Posté à 22h13 le 10/02/2013
        • Internaute 75415
          Bourioul

        Si ton idéal de retraite, c’est l’accueil au fusil de chasse derrière une porte quatre verrous munie d’un judas, qui serais-je pour juger, je te le demande ?

      • Buabilion
        Buabilion répond à ibere
        • Posté à 16h11 le 11/02/2013
        • 183666

        Fanny habite désormais chez les Babayagas, sa revanche sur les cons masculins old style.
        Elle va régulièrement sur la tombe de sa belle-grand-mère, cette « garce » qui vivait librement avec un Algérien... Et de sa mère, Dédé, que Maurice n’écoutait jamais...

        Y aurait-il finalement une justice ? « Tout ça pour ça »

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 18h53 le 10/02/2013
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    On est loin des pauvres assistés que nous dépeint la droite.

    • De blangier
      De blangier répond à silsilsil
      Balayeur de rue
      • Posté à 01h20 le 11/02/2013
      • Internaute 197567
        Balayeur de rue

      Pour la droite, les assistés ne sont pas pauvres, mais au contraire, bien trop riches. Tout comme les travailleurs ...
      Et toute cette racaille vie sur le dos des malheureux rentiers qui ne cessent de s’appauvrir de jour en jour... pauvre France ! (TM)

  • oneshot
    oneshot
    Egalitarisme asservissant
    • Posté à 18h55 le 10/02/2013
    • Internaute 197860
      Egalitarisme asservissant

    Mais quelle infamie ce site.

    Le « Lauren Cler » s’est dit : « oh mate le johnny, ça c’est bon ça ! »

    Toujours la même barbaque jetée...

    Sinon, courage Monsieur.

    • Buabilion
      Buabilion répond à oneshot
      • Posté à 15h35 le 11/02/2013
      • 183666

      « Mais quelle infamie ce site. » Ben va te faire voir ailleurs donc.

      • oneshot
        oneshot répond à Buabilion
        Egalitarisme asservissant
        • Posté à 17h07 le 11/02/2013
        • Internaute 197860
          Egalitarisme asservissant

        JAwohl.
        CE qui ne m’empêche de me faire voir ici mon brave.

         
        • Buabilion
          Buabilion répond à oneshot
          • Posté à 22h30 le 11/02/2013
          • 183666

          « mon brave »... comme tu y vas ! Tu te prends pour qui ?
          Mais dis-moi, vous étiez pourtant tous au garde à vous quand les ténors du Fnump nous répétaient en boucle « la France, on l’aime ou on la quitte. » Applique donc cette petite phrase à Rue89, juste pour voir si tu es un peu cohérent avec toi-même.
          Sal’

        1 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5
Verbes thématiques