Tribune 10/02/2013 à 09h58

La Tunisie après le meurtre de Chokri Belaïd : « Jasmin mon cul »

Taoufik Ben Brik | journaliste

Tribune

Je jette un regard autour de moi : à qui confier ma détresse ? Où trouver une âme criblée de mille coups, mais rebelle, pour me confesser à elle ? Je me penche au fond de moi-même et je frissonne.

Making of
Sous la dictature de Ben Ali, déjà, le journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik était une « grande gueule », ce qui lui avait valu harcèlement, persécutions et prison dont Rue89 s’était fait l’écho. Dans l’après-Ben Ali, ce Tunisien en colère reste une voix solitaire, originale, violente, parfois nihiliste, qui a dépassé le stade du désanchantement pour atteindre celui de l’écoeurement. A ce titre, ce texte reflète son état d’esprit au lendemain de l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd. Une voix tunisienne que Rue89 a plusieurs fois accueillie dans les moments difficiles. C’en est un. P.H.

La poursuite du fauve mangeur d’hommes et la lutte contre ces forces invisibles servent- elles à quelque chose ? Je pars pour dire l’ami, mais les mots déchaînés m’entraînent vers l’Amour :

« Ils m’en veulent de rejeter leur monde, un monde de notables et de mondains. Ils m’en veulent d’avoir craché sur leurs argents et leurs reconnaissances. Ils font tout pour me caser, m’acheter, me corrompre, me réduire à l’état de légume. Ils veulent désamorcer ma nuisance par des chemins de traverse, des raccourcis et des ricanements affublés de faux nez. Ne savent-ils pas que je suis pauvre… mais orgueilleux ? Sans le sou, mais toujours debout ? Ils sont pauvres, les riches. »

En relisant « La Conjuration des Imbéciles » de John Kennedy Toole, et en revoyant « Kagemusha » de Akira Kurosawa, je vous toise : la montagne ne bouge pas. Je suis l’enfant de la balle.

Où est-ce que j’ai raison ? Où est-ce que j’ai tort ? Quand est-ce que j’ai eu raison ? Quand est-ce que j’ai eu tort ? On s’en fout comme de l’an quarante.


Colèe et tristesse des Tunisiens aux obsèques de Chokri Belaïd vendredi (Thierry Brésillon)

« Je reste le maboul du douar »

Je ne suis pas raison. Ma folie n’a jamais eu raison de leur raison. Je reste le maboul du douar. Ils restent les cheikhs de la tribu.

Simplement : nous étions sous Ben Ali une peuplade sodomisée, lobotomisée. Tous cocus. Comme tous les cocus, ils ne veulent ni ne peuvent voir ni rien savoir de ce que leurs femmes leur tressent dans le dos. Il y a des vérités, disent-ils, pas bonne à savoir.

Ma gaffe, c’est d’avoir exhibé sur la place publique et au clair de la lune mes deux cornes de cocu. J’étais le bruiteur qui bruite l’âme brisée du Tunisien sur un récif d’acier.

Je n’avais pas honte de dire que Ben Ali m’a épousé. Que Ben Ali m’a rendu un homme cheval. Que Ben Ali me pissait dessus ma tête de macchabée. Ce monde de tarés m’en voulait d’avoir scandé des scandaleuses vérités.

Aujourd’hui, mes co-cocus se réunissent comme des alcooliques anonymes et se la racontent leur misère d’hier sous ZABA. Ils se disent révolutionnaires et post-dictature et font tout pour ne pas voir ce qui se trame maintenant et ici sous leur matelas.

D’actualité, ce ne sont pas leurs femmes qui font des enfants dans leurs dos, mais ce sont leurs mères qui forniquent avec le premier…survenu. Mais, chut… ne dites rien. Une mère, c’est sacré. Le temple de la virginité. Elle ne copule point. Jamais de la vie. N’insistez pas.

Eh bien, sachez-le, fils de ma mère, la Tunisie qui s’est donnée à Ben Ali continue à se donner sans vergogne à ses enfants naturels : Mohamed Ghannouchi [che du parti islamiste Ennahdha, ndlr], Beji Caid Sebssi [dirigeant et autres Rached Ghannouchi, tous majordomes de Leila Trabelsi, la belle. Une orgie fantasque sous les yeux approbateurs et non hilares de ses propres enfants.

Qui va croire que des Moncef Marzouki [le président tunisien, ndlr], Mohamed Abou, Moustafa Ben Jaafar, Khalil Zéouia, Sihém Bensedrine, maquisards sous Ben Ali, rentrent dans les rangs, applaudissent, portent des cravates et font Kiss aux caméras, dès qu’il s’agit de coups d’Etat ou d’Etat d’urgence. Magots ou magouilles obligent. Ils étaient mes compères. Pires que des traitres, ils sont devenus des responsables.

« La Thawra, wala zebbi ni révolution, ni zebbi », le blues que chante la rue.

« Le seul acte révolutionnaire, c’était la fuite de Ben Ali »

En revanche, dites : il était une fois la révolution, tout juste après le 14 janvier. Le seul acte révolutionnaire, c’était la fuite de ZABA. Et basta. Pour la suite, c’est une question de raison d’Etat.

Les complices de Ben Ali, ceux qui ont enterré avec lui le cadavre exquis et se sont partagés comme des hyènes la charogne ; gardent entre leurs mains les clés de verre de la ville et ne laissent personne s’introduire ni s’échapper.

Le pouvoir de l’argent, le pouvoir des armes, le pouvoir directionnel, la presse et surtout le pouvoir de nomination, ce pouvoir quasi-divin sont toujours entre les mains des orphelins de Zaba.

Pour le peuple, que dalle. Une révolution continue, c’est mettre à plat tout un système. Or, le système est toujours là, florissant, resplendissant et on ne peut rien contre lui et il peut tout contre nous. Les mêmes têtes, le même gang pour le même hold-up. Un changement dans la continuité sans changement. Juste une révolution de palais, barbe et djellaba. Zaba s’est déguisé en Zaballah.

D’ailleurs, la Tunisie peut-elle s’offrir une révolution ? Elle n’en a pas les moyens. Une question à mille inconnus. Comment révolutionner un pays qui vit archaïquement et anachroniquement son histoire, sa géographie, son passé, son présent, son futur sans futur (No hope). La gabegie. Un gribouillage de débiles mentaux.

La gifle : une vérité sous embargo que seuls les ombres de l’ombre détenaient : on vient de découvrir que la Tunisie, ce tigre maghrébin, s’est avéré non pas un pays du tiers monde, mais du quart monde.

« L’Etat s’arrête aux portes de Tunis City »

L’Etat s’arrête aux portes de Tunis City. Un Etat en banqueroute, en faillite, la totale, qui ne donne du travail, de l’estime, du succès, de l’argent, du pouvoir, du sexe, qu’a ceux qui ont entre leurs mains le graal.

A l’intérieur, le pays ressemble à Eboli. Gafsa, Sidi Bouzid, Kasserine, des Tombouctou, des Kandahar. A deux heures de vols des cités lumineuses de l’Europe, Tunis crève la faim.

Ces villes de l’intérieur qui ont marché un certain janvier 2O11 sur Tunis vivent toujours la misère, la paupérisation, l’ignorance institutionnalisée. Vingt huit pour cent de la population vit sous le seuil de la pauvreté. Donc, les pauvres sont le double que les moins pauvres.

Que reste –il du pays si la majorité noire et anonyme vit la démerde ? Dix pour cent de riches qui se gavent et bradent ce pays ou son semblant ? Dans ces villes de l’intérieur, ces villes qui suintent la guigne, ce ramassis de gourbi- ville, il n’y a pas de cinémas, pas de théâtres, pas de places publiques, pas de jardins, pas d’arbres, pas d’oiseaux, pas d’eau, sauf un soleil grand grand comme un cerceau et rouge rouge comme un fourneau, qui accable les costauds de la smala.

Sans lieux communs, sans Polis, sans agora, peut-on rêver de politique ?

Faire de l’élection un festival de rue ? Sans débats- combats, sans idées, sans livres, sans lectures, sans nourriture spirituelle, peut-on penser le pays, peut-on réinventer la liberté et croire qu’il est possible d’atteindre la lune avec un ballon ?

« Rien n’est possible dans ces lieux de désolation »

Peut-on croire à l’impossible alors que rien n’est possible dans ces lieux de désolation, de désastre séculaire, ces paysages de pierres où les oueds sont de pierres, les arbres sont de pierres, les hommes sont de pierres.

Même un plan Marshall ne peut sauver ce pays de la misère et de l’handicap. Je ne suis pas fataliste, je suis réaliste. La Tunisie, c’est pas la peine. Le bonheur n’est pas tunisien. Le paradis, un peu plus loin.

Au sud de l’eau, mes pays se plaisent dans les conneries d’antan. Sommes-nous arabes, musulmans, croyants ou païens ? ... Le monde dialogue avec les Martiens et les petits hommes verts alors qu’on se bat pour la couleur d’un voile et la longueur d’une barbe.

Y a-t-il dans les parages un cinéaste, un poète, un homme de théâtre à qui je dois une belle phrase, une image, un personnage, une balade ? Que des épaves qui puent la moisissure et la sardine. Jasmin, mon cul.

  • 14774 visites
  • 28 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 10h36 le 10/02/2013
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    Excellente analyse.
    Démocratie ou pas, nous sommes toujours cocus, voir violés.
    C’ est la force des contre pouvoirs mis en place par le pouvoir (personne d’autre malheureusement ne peut le faire) qui arrive un peu à rendre le cocufiage acceptable.

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 11h04 le 10/02/2013
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Taoufik BenBrik : Quelle magnifique écriture, désenchantée bien sûr, mais si forte !

    Le paradis et le bonheur existent-ils ailleurs ? Je ne crois pas.
    Vous citez des génies et leurs chefs d’oeuvre :
     ».../...En relisant « La Conjuration des Imbéciles » de John Kennedy Toole, et en revoyant « Kagemusha » de Akira Kurosawa, je vous toise : la montagne ne bouge pas. Je suis l’enfant de la balle. ».../...
    Je vous souhaite de découvrir encore des cinéastes , des poètes, des écrivains de cette envergure et où que vous soyez surgira un moment de bonheur.
    Il n’y a jamais rien d’autre à espérer.

  • Deïr Yassin
    Deïr Yassin
    Intolérable depuis 1948
    • Posté à 11h29 le 10/02/2013
    • Internaute 151422
      Intolérable depuis 1948

    « Jasmin mon c.. ».

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 11h31 le 10/02/2013
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    texte terriblement beau et désespérant.
    Si le jasmin pue actuellement, je lui souhaite quand même de retrouver son parfum originel. « Voeu pieux » ?

  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 12h12 le 10/02/2013
    • 181210
      Juif errant

    La seule réponse du libéralisme aux cris de colère : le sang.
    Qui se foutait de la gue..le du monde en présentant les « révolutions » comme un espoir pour tous les laissés-pour-compte des dictatures que ce même libéralisme a installé ?
    Nos médiatocrates emplumés, ici même et ailleurs.

    • Pivar
      Pivar répond à .666
      Pyropygiste
      • Posté à 17h39 le 10/02/2013
      • Internaute 160918
        Pyropygiste

      Le libéralisme, source de tous les maux... Je pense que c’est un chouya plus compliqué.

      On notera que les principaux médias ayant présenté ces « révolutions » comme un espoir, l’appelant révolution de jasmin et d’autres noms tout mignons sont pour beaucoup des journaux de gauche, anti-libéraux, comme Libération ou l’Humanité.

      Les quelques uns qui étaient montrés du doigt parce qu’ils ne partageaient pas l’euphorie ambiante, ce sont par exemple Marine Le Pen ou Bernard Lugan. Et ils avaient pour ce coup-là raison de se méfier.

  • le journal de personne
    le journal de personne
    Une info scénario
    • Posté à 12h14 le 10/02/2013
    • Internaute 142875
      Une info scénario

    Le coup du foulard

    Lorsqu’un jour le peuple veut vivre, force est pour le destin d’y répondre,
    force est pour les ténèbres de se dissiper, force est pour les chaînes de se briser

    Lien

  • Tchislo5
    Tchislo5
    soft machine
    • Posté à 12h33 le 10/02/2013
    • Internaute 197629
      soft machine

    Il en a marre Taoufik. Combien sont-ils à travers la rive sud à en avoir marre ? Réponse : beaucoup et ils se savent débordés par la bande, ils sont conscients, bien plus que nous ne saurions l’être nous, « de la rive nord ». Nous en avons plein la gueule de nos lucidités, de notre « pouvoir » d’expression, plein la gueule. Mais pas grand’chose derrière à suivre. Ainsi deux désespérances se croisent sans se voir, crient sans se comprendre. Quel gâchis ! Où sont passés nos combats, ont-ils réellement existé ?

    Bien sûr que oui. Longue vie aux mabouls de tous les douars, de toutes les cambrousses, de tous les faubourgs pouilleux et oubliés par le vent de l’histoire politique. Changement mon cul !

    à bas toutes les normalisations. Merci m’sieur Ben Brik.

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 12h35 le 10/02/2013
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Il n’y a qu’un Taoufik Ben Brik et Il est tunisien, une chance de plus pour ce pays.

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 13h15 le 10/02/2013
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    « La révolution consiste à aimer un homme qui n’existe pas encore » (Albert Camus). Joli coup de gueule, Monsieur Ben Brik...

  • Señor Oulqo
    Señor Oulqo
    Gros con de droite
    • Posté à 13h47 le 10/02/2013
    • Internaute 195938
      Gros con de droite

    Nazislamistes = SA
    Nazihadistes = SS

    Le meutre de cet opposant fait partie d’un schéma qu’on a déjà vu. La faiblesse des gouvernements allemand et italien entre les deux guerres, c’est qu’à la sortie de la boucherie de 14-18 personne n’a eu le courage de faire donner l’armée pour liquider les factieux avant qu’il ne soit trop tard.

    S’il reste une armée solide en Tunisie, qui ne soit pas encore trop infiltrée par les nazislamistes, elle doit reprendre les méthodes de Ben Ali en plus musclé, prendre prétexte de ce meurtre pour interdire les partis islamistes, ainsi que les ONG apparentées, et liquider toute récalcitrance. Et cela avec le soutien de la France et des autres pays occidentaux, au lieu de faire les pleureuses dès qu’un droit de l’homme est violé.
    Pour mémoire quand-même, quand il s’est agi de nous libérer nous des nazis en 44-45, personne n’a fait la fine bouche devant les moyens employés dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils étaient au respect des droits de l’homme ce que la marée noire est au respect du littoral.

    • Tchislo5
      Tchislo5 répond à Señor Oulqo
      soft machine
      • Posté à 17h47 le 10/02/2013
      • Internaute 197629
        soft machine

      C’est trop tard. L’armée face aux forces de police et apparentée n’a jamais été la plus forte, ce flic de Ben Ali y a veillé. Les séides caciques en uniformes font des signes sémaphoriques aux islamistes tant ils redoutent de laisser l’opposition laïque leur faire payer leurs crimes passés et les assigner devant des juges démocratiques si jamais la constitution devait être concoctée avec leurs idées.

    • Paco Picopiedra
      Paco Picopiedra répond à Señor Oulqo
      Ami de Crackity Jones
      • Posté à 19h06 le 10/02/2013
      • Internaute 197242
        Ami de Crackity Jones

      « Et cela avec le soutien de la France et des autres pays occidentaux, au lieu de faire les pleureuses dès qu’un droit de l’homme est violé »

      désolé mais vous niez la nuance avec une ferveur particulièrement contestable, la guerre c’est l’horreur maintenant ce n’est jamais la peine d’en rajouter...

      « Pour mémoire quand-même, quand il s’est agi de nous libérer nous des nazis en 44-45, “

      ‘Nous’ êtions envahis c’est pas la même...

      Sinon, 50 interventions en afrique en 50 ans, franchement vous avez pas l’impression de parler au vent ?

      • Señor Oulqo
        Señor Oulqo répond à Paco Picopiedra
        Gros con de droite
        • Posté à 20h04 le 10/02/2013
        • Internaute 195938
          Gros con de droite

        Ah ? Le nord Mali n’était pas envahi par les nazihadistes ?

         
        • EdkOb
          EdkOb répond à Señor Oulqo
          • Posté à 00h14 le 11/02/2013
          • Internaute 85736

          Nazihadistes (quel étrange vocable) qui étaient des alliés de circonstance pour foutre la pâtée à Kadhafi.

          C’est quand même très récent, ce foutoir organisé par BHL et Sarkozy qui encensaient les libérateurs de la Libye, parmi lesquels il y avait justement ceux qui ont ensuite migré au nord-Mali.

          Mais on peut remonter plus loin, se demander qui a armé les talibans, pour foutre la pâtée aux soviétiques en Afghanistan.

          Je sais, je suis un crypto-coco, faut bien rester simple et binaire.

          • Señor Oulqo
            Señor Oulqo répond à EdkOb
            Gros con de droite
            • Posté à 00h29 le 11/02/2013
            • Internaute 195938
              Gros con de droite

            Ce n’est pas parce que j’utilise un tueur pour protéger mes intérêts que je ne le pendrai pas comme il le mérite quand je n’aurai plus besoin de lui.

            Simple et binaire, en effet...

            • EdkOb
              EdkOb répond à Señor Oulqo
              • Posté à 00h58 le 11/02/2013
              • Internaute 85736

              Sauf que tout cela ce n’est que du bla bla stérile de commentaires d’articles pour faire son malin, bien au chaud devant son écran (d’où je vous parle).

              Les tueurs dont vous parlez ont totalement échappé aux contrôles que leurs créateurs avaient supposé pouvoir mettre en place. Pas la moindre reconnaissance, ces tueurs ingrats !

              La créature de Frankenstein a quand même pulvérisé le WTC. Entre autres.

              De quoi sont capables les tueurs en Afrique ? Tout pareil que ceux des montagnes d’Afghanistan, qui, vous le savez très bien, échappent totalement à votre vision binaire d’élimination après usage.

              C’est un peu plus compliqué, mais il semble que les occidentaux raisonnent en binaires, alors qu’il faudrait emprunter des chemins un peu plus nuancés.

              La stratégie des USA (et assimilés) en Afghanistan est un échec, donc vos envies de pendaisons des tueurs sont vaines, ineficaces, inopportunes et totalement en échec : qui donc se retire, les talibans ou les forces coalisées du monde « libre » ?

              • Señor Oulqo
                Señor Oulqo répond à EdkOb
                Gros con de droite
                • Posté à 01h06 le 11/02/2013
                • Internaute 195938
                  Gros con de droite

                Depuis vingts ans, ces hordes islamistes ont tué environ 3000 personnes en occident, dont 2500 en une seule fois le 11/9/01.

                Beau bilan. Des incapables surtout. Rien d’effrayant.

                • EdkOb
                  EdkOb répond à Señor Oulqo
                  • Posté à 01h22 le 11/02/2013
                  • Internaute 85736

                  Vous vous gaussez de pouvoir pendre les tueurs que vous avez manipulés. Dans votre vision binaire assumée (relisez votre message précédent, très cher !).

                  Puis vous « vantez » les capacités en crimes des mêmes tueurs en reconnaissant implicitement qu’ils ont totalement échappés à leurs créateurs. « Beau bilan », écrivez-vous !

                  Vos messages courts et oiseux (surtout contradictoires) sont votre faiblesse.

                  S’il fallait en faire une banale guerre de chiffres et de chiffonniers, je pourrais vous opposer des crimes bien plus nombreux, sous la forme de bombes occidentales contres des populations civiles pacifiques.

                  Comme je sais que c’est votre but, cette bataille de chiffonniers stérile, je ne m’y rendrais pas.

                  Mais j’attends votre propos sur les tueurs que vous ne pourrez pas et jamais pendre, comme vous le prétendez binairement dans votre message précédent.

                  Vous excellez à ne jamais rendre compte de vos inepties. Vous en avez pendu combien, exactement, de tueurs que vous avez utilisés ?

                  • Señor Oulqo
                    Señor Oulqo répond à EdkOb
                    Gros con de droite
                    • Posté à 02h15 le 11/02/2013
                    • Internaute 195938
                      Gros con de droite

                    Au moins autant que de bouteilles de mauvais rouge que vous avez encore une fois picolées ce soir, mon brave monsieur.

        • Paco Picopiedra
          Paco Picopiedra répond à Señor Oulqo
          Ami de Crackity Jones
          • Posté à 09h35 le 11/02/2013
          • Internaute 197242
            Ami de Crackity Jones

          vous voulez dire par les fous furieux de dieu ? Oui ils y ont bien été grâce à notre intervention en libye entre autre...

          les français avec les africains c’est un peu comme les australiens avec le milieu naturel, on importe 30 lapins et ensuite l’ïle entière se retrouve ravagée, alors du coup on importe des animaux pour tuer ces rongeurs ce sont prédateurs qui pullulent...

          l’être humain, se croyant le plus fort, alors que c’est surtout l’impression du con, veut imposer à son voisin, à la nature ce qu’il pense, plutôt que de vivre sa propre existence... Pourquoi ? Seuls eux ne le savent pas...

        8 autres commentaires
    • Tmal
      Tmal répond à Señor Oulqo
      Parti rider...
      • Posté à 00h59 le 11/02/2013
      • Internaute 112672
        Parti rider...

      « S’il reste une armée solide en Tunisie »

      La dernière fois qu’il y a eu une armée solide en Tunisie ils l’ont envoyée glander en Italie et ça a mal fini pour eux... Depuis il n’y a plus jamais eu d’armée solide en Tunisie...

      • Señor Oulqo
        Señor Oulqo répond à Tmal
        Gros con de droite
        • Posté à 01h06 le 11/02/2013
        • Internaute 195938
          Gros con de droite

        Ah si, il y avait l’armée française jusque dans les années 50.

  • Paco Picopiedra
    Paco Picopiedra
    Ami de Crackity Jones
    • Posté à 19h12 le 10/02/2013
    • Internaute 197242
      Ami de Crackity Jones

    Après les révolutions, les privatisations...

    « Aller plus loin dans l’ouverture libérale

    A défaut de pouvoir compter sur une aide financière à la mesure des défis économiques et sociaux qu’elles affrontent, l’Egypte et la Tunisie sont vivement encouragées par le FMI et la Banque mondiale à aller plus loin dans l’ouverture libérale, quitte à s’adresser aux grands groupes internationaux pour financer leur développement. Aux yeux des bailleurs de fonds internationaux et des multinationales occidentales déjà installées au sud de la Méditerranée et qui souhaitent disposer d’une plus grande facilité d’action, l’option des partenariats public-privé (PPP) fait presque figure de solution miracle. Le principe ? Une entreprise privée financerait, construirait, puis exploiterait un service public (eau, énergie, santé…) pour le compte de l’Etat ou de ses collectivités : une privatisation, fût-elle temporaire, qui ne dit pas son nom. Ainsi, avec un cynisme qui leur est propre, les institutions financières internationales demandent à ces démocraties naissantes l’équivalent de ce qu’elles exigeaient des dictatures il y a peu. »

    La révolution d’accord mais tant que ça continue d’entretenir la marge bénéficiaire de l’actionnaire...

  • OnONe
    OnONe
    Révolté et très partisan
    • Posté à 20h28 le 10/02/2013
    • Internaute 198359
      Révolté et très partisan

    Attendez ! ! Rue89 n’est pas ravi de la disparition du Chavez tunisien ? ? ? ?

  • EdkOb
    • Posté à 00h43 le 11/02/2013
    • Internaute 85736

    « Magots ou magouilles obligent. Ils étaient mes compères. Pires que des traitres, ils sont devenus des responsables. »

    Rien à ajouter.
    Votre tribune est d’une terrible dignité.

    Vous êtes impitoyable, sans concessions, debout et lucide.

    Trop lucide, c’est là votre douleur. Le spectacle de la « révolution » devient obscène, de nouveaux rituels se mettent en place, ils s’appuient sur les anciens. Nous sommes de plus en plus impuissants, des forces terribles sont à l’œuvre, qui s’appuient sur une inculture mondialisée.

    Sur la terreur.

    Il y a des poches, des zones de quart-monde partout, dans tous les pays, certains sont plus atteints que d’autres. Ces poches gagnent partout du terrain, s’agrandissent.

    Actuellement, la Tunisie semble être prise au piège, un vieux piège que les années Ben Ali semblaient avoir totalement dissimulées, mais qui n’a pas disparu pour autant, qui s’est renforcé : celui de la pauvreté, celui de l’indigence, celui de l’inculture.

    Ce vieux piège d’un dictateur soutenu par des puissances politiques à bout de souffle (la vieille Europe cacochyme et velléitaire) pour absolument maintenir un peuple sous le joug, ce piège explose aujourd’hui.

    Les voleurs de révolutions sont sont à l’œuvre. En France, après 1789, ils ont été les vainqueurs.

  • Rhesus K
    Rhesus K
    outrée l'outre!
    • Posté à 03h29 le 12/02/2013
    • Internaute 194199
      outrée l'outre!

    UNE excellente analyse pour élargir l’idée : le printemps arabe ne fait que commencer..

    des problèmes de personnel alternatif disponible..

Verbes thématiques