L’Occident, les Arabes et l’homosexualité : le texte intégral
Suite à la publication de l’article de nos partenaires de Street Press sur Rue89, une grosse polémique a éclaté entre l’auteur de l’article, les auteurs cités et la rédaction de Rue89.
Selon l’article de Street Press, dans leur ouvrage « Les féministes blanches et l’empire », Stella Magliani-Belkacem et Félix Boggio Ewanjé-Epée affirment que l’homosexualité, identité occidentale, n’est pas adaptée au monde arabe et africain. « Et par “ analogie ”, pas adaptée non plus à ceux qui en sont issus : les habitants des “ quartiers populaires ” », écrit l’auteur de l’article.
Le sujet, sensible, a suscité des centaines de commentaires et la colère des auteurs du livre qui estiment que leur travail n’a pas été compris (ou lu). J’ai longuement discuté avec Stella Magliani-Belkacem ce vendredi. Elle conteste plusieurs éléments de cet article [Steet Press dispose de l’enregistrement de l’entretien].
Elle relève également une erreur dans la tribune que nous avons commandé à Abdallah Taïa en réaction à l’article de Street Press : elle rappelle que ni elle, ni son coauteur ne font partie des « Indigènes de la République », ce que n’a pas écrit Street Press. Une réponse de Stella Magliani-Belkacem sera publiée sur Rue89 dans les prochains jours.
Extrait de « Les féministes blanches et l’empire », de Félix Boggio Éwanjé-Épée et Stella Magliani-Belkacem (Editions de la Fabrique).
Chapitre 5 - Solidarité internationale et hégémonie occidentale (début)
« Jusqu’ici, nous avons voulu souligner ce que le mouvement féministe avait négligé, dans ses analyses et ses choix stratégiques, et qui a donné lieu à une collusion d’intérêts avec un pouvoir raciste. Il est selon nous impossible de mener à son terme cette démarche sans prendre en compte les enjeux propres à la lutte contre les oppressions sexuelles – contre l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie. Ces luttes sont distinctes du combat féministe dans son ensemble et elles ont suivi une trajectoire, des scissions et des modalités d’organisation propres.
Mais nous sommes convaincu•e•s que l’oppression sexuelle s’inscrit pleinement dans le système qui produit les genres et les hiérarchise. Il existe des similitudes claires entre la dynamique des mouvements féministes de la seconde vague et les mouvements révolutionnaires homosexuels de la même époque, tout comme il existe des points communs dans la manière dont les forces réactionnaires réinvestissent des idées formulées par ces deux mouvements.
Comme dans le cas du féminisme, la réaction contemporaine n’a eu de cesse ces dernières années de faire des non-Blancs la première menace contre les homosexuels.
Du “ jeune de banlieue ” viriliste et macho jusqu’aux musulmans “ intégristes ”, les hommes noirs et arabes, mais aussi les cultures non occidentales – en particulier islamique – sont représentés comme une force majeure de la domination hétérosexiste contemporaine.
Comme on l’a souvent rappelé, cette manœuvre n’est là que pour dédouaner la France blanche de son homophobie, de sa lesbophobie et de sa transphobie structurelles, inscrites dans la législation, les dispositifs scolaires et médicaux ou encore les politiques d’accès aux soins. »
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sans
sans
Sinon les droits de l’Homme sont aussi une notion occidental qui n’a de sens dans quasiment aucune autres cultures .
Y faudrait quand meme un jour , arreter de taper sur l’homme blanc , parceque j’ai beau chercher , je ne vois aucune culture ou cicilisation qui ai etait exemplaire a tous niveau .
On nous parle toujours de la colonisation , mais franchement , que ce soit l’Islam , Rome ou un autres empire , tous ont détruit les us et coutumes des peuples soumis a la maniere forte ou douce . Parcequ’en gros un habitant de Leptis Magna avait quand meme plus de point commun avec un Romains qu’avec un habitant des desert d’Arabie ......




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