Pourquoi la maternité de Port-Royal a manqué de lits
Les parents qui ont perdu leur bébé in utero, faute de place, à la maternité de Port Royal-Cochin (Paris XIVe), référence de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris n’ont pas tort de mettre en cause « le manque de place à l’hôpital ».
L’information est passée inaperçue, mais le manque de lits, lié à la restructuration en cours des hôpitaux de l’Assistance publique, posait problème aux soignants qui ne cessaient depuis des mois d’alerter la direction de l’hôpital sur leur sous-capacité et leur saturation permanente.
Si les trois enquêtes (médicale, administrative et judiciaire) sur le drame de ces parents n’ont pas encore abouti, une chose est sûre : il manque depuis plusieurs mois dix-neuf lits (sur 119) dans ce qui devrait être la plus grande maternité d’Ile-de-France.
Contre « l’hôpital entreprise »
Cette suppression de dix-neuf lits est la résultante d’un jeu de dominos :
- toute une aile de la maternité est actuellement fermée car elle doit laisser place prochainement au service d’urologie de l’hôpital Cochin ;
- le bâtiment dans lequel se trouvait ce service est en effet vétuste : il doit être rénové et accueillir les services d’un autre hôpital, l’Hôtel-Dieu ;
- ce dernier est peu à peu en train d’être vidé, car l’administration générale de l’AP-HP projette d’y installer son siège afin de faire une opération immobilière sur son site actuel de l’Avenue Victoria (à Châtelet, Paris IVe).
« On nous répondait que nous n’étions pas assez efficients et que nous devions garder les femmes moins longtemps après l’accouchement », témoigne un gynécologue, sous couvert d’anonymat.
Depuis la loi Bachelot, les équipes médicales ne sont plus décisionnaires de la politique hospitalière. Ils étaient descendus dans la rue, à l’époque, contre « l’hôpital entreprise ».
« Les effectifs étaient au complet »
Le communiqué diffusé lundi soir par l’AP-HP renvoie au mois de mars les résultats d’une étude approfondie, et explique pour l’instant que :
« L’examen de l’organisation de la maternité de Port-Royal au cours de cette période permet de dire que les effectifs soignants, médicaux et paramédicaux, étaient au complet et que la disponibilité des lits et des salles permettait de recevoir les urgences.
L’examen médical de cette patiente n’a pas conduit à la décision de la prendre en charge en urgence. “
Pourtant, Dominique Cabrol, gynécologue obstétricien et chef de la maternité Port-Royal, confirme au Parisien que :
‘Le déclenchement était bien prévu jeudi, mais on était en saturation totale’.
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Sur Rue89A l'Hôtel-Dieu, un gourou de la com pour vendre un hôpital « light » - Sur francetvinfo.frDrame de Port-Royal : le point sur l'enquête
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délinquante avérée
délinquante avérée
le problème de la maternité de Port Royal serait à replacer dans l’ensemble de la fonction hospitalière en France : manque de postes, fermeture de lits.
Les médecins urgentistes de l’hôpital de Grenoble menacent de démissionner en bloc et des blocs, parce qu’ils ne sont pas assez nombreux, les gens attendent trop etc
Il s’agit maintenant d’un choix de société : la santé ou les armes ...




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